La Planète des singes : Suprématie - Critique qui file la banane

Mise à jour : 20/08/2017 21:02 - Créé : 2 août 2017 - Simon Riaux

Aux confluents du remake, du reboot et de la franchisation qui dictent actuellement l’orientation du cinéma grand public hollywoodien, la relecture amorcée en 2011 avait tout pour rejoindre la pile de variations désincarnées qui encombrent les salles et se multiplient avec les beaux jours. Contre toute attente la saga s’est imposée comme une des propositions les plus solides et exigeantes de ces dernières années, et son troisième chapitre vient clore le cycle en beauté.

 

Andy Serkis
410 réactions

 

FREEDOM FOR MY PEOPLE

Nous avions laissé les derniers survivants de l’humanité en déroute après la civilisation simiesque naissante sur le chemin de la guerre, après que les meilleurs de chaque camp aient en vain tenté de mettre sur pied un semblant de coexistence. Lorsque démarre La Planète des Singes : Suprématie, César fait de son mieux pour préserver ses troupes d’un colonel humain décidé à éradiquer les primates, mais la radicalité des actions qu’il entreprend lui fera rapidement comprendre qu’une seule espèce sortira victorieuse de ce conflit.

Toujours aux commandes de la saga, Matt Reeves use de la recette qui faisait merveille dans le précédent chapitre, à savoir marier certains éléments emblématiques du mythe originel (le roman de Pierre Boule et la première salve d’adaptations), avec des figures essentielles du patrimoine cinématique ainsi qu’un sens aigu de l’héritage mythologique que convoque son récit.

 

Andy Serkis

César n'est plus là pour négocier

 

Il abandonne donc la structure du western et la symbolique opposant colons et natifs américains pour réinterpréter le mythe de Moïse et l’hybrider avec le film de guerre en général et Apocalypse Now en particulier. Et plutôt que nous proposer un catalogue référentiel, Reeves s’appuie sur une écriture rigoureuse, une construction très classique mais indiscutablement maîtrisée, qui se conjugue naturellement avec les œuvres qui gravitent autour de ce troisième volet.

 

Photo Amiah Miller

 

DONKEY KONG

À bien des égards, Suprématie constitue le sommet de la trilogie dans tous les domaines. Arrivée thématiquement à maturité, la narration est aussi à l’aise dans son substrat naturaliste (on croit toujours dur comme fer dans les sidérants effets spéciaux de WETA) que lorsqu’elle se risque à produire des images lorgnant bien plus vers la SF totale – lorsque nous découvrons le camp des singes, ou que ces derniers construisent un formidable mur.

 

Photo 2

Les singes sont prêts à mener leur plus grande bataille

 

Jamais l’univers de cette nouvelle trilogie n’avait été aussi maîtrisé et visuellement impressionnant. Des contreforts enneigés d’une base abandonnée,  aux ruines d’un village sans oublier une nature toujours plus puissante et sauvage, le monde qui se déploie sous nos yeux n’est plus tout à fait le nôtre et dévoile progressivement la dimension légendaire vers laquelle il s’achemine.

En témoigne un climax surpuissant, qui nous offre enfin la confrontation totale que nous annonçait la série depuis son épisode initial. Pendant près d’une demi-heure, toutes les tensions accumulées au cours des trois longs-métrages se voient libérées dans une séquence ultra-spectaculaire, dont la technicité est tout bonnement hallucinante, notamment à l’heure où tant de blockbusters renoncent à l’idée de finaliser leurs effets spéciaux.

 

Photo Caesar

Que devra sacrifier César pour assurer la victoire des siens ?

 

APOCALYPSE MONKEY

S’il a toujours été au centre du dispositif qui fit de la saga une réussite, Andy Serkis devient ici le cœur palpitant de la narration, et donc l’unique ressort émotionnel. On ne doutait pas un instant de sa capacité à pousser plus loin encore l’interprétation de César, mais force est de constater qu’il y parvient. D'ailleurs si la conclusion de cette trilogie parvient à nous émouvoir en profondeur, c'est sans doute grâce aux tours de force technologiques qui la rendent possible, mais leur réussite est avant tout à mettre au crédit de l'acteur, qui est parvenu à faire d'un artefact technique un véritable support artistique.

L’écriture de ce prophète velu est d’une telle densité et son interprétation si confondante, qu’on n’en oublie régulièrement combien sa trajectoire empreinte à des figures mythologiques bien connues. Andy Serkis se paie même le luxe d’effacer à lui seul les menues scories du film, qui veut parfois en faire un peu trop.

 

Photo 5

Ne manque plus que la statue de la liberté...

  

Ainsi, si le retour des problématiques liées à l’épidémie qui a décimé l’humanité ne manque pas d’intérêt, elles sont une nouvelle fois survolée, tandis que certaines pistes, comme le destin de Bad Ape sont à peine esquissées et manque ainsi d’impact. De menues erreurs, néanmoins aisément détectable, le scénario préférant un classicisme parfaitement digéré à une originalité feinte. Il n’en demeure pas moins que La Planète des Singes : Suprématie est à l’heure actuelle le seul blockbuster estival à pouvoir se targuer de dominer son sujet et de s’efforcer de le traiter cinématographiquement et que cela suffit à nous donner la banane.

 

Affiche française

 

Résumé

Hybridant Apocalypse Now et L'Ancien Testament, ce troisième volet de La Planète des Singes s'impose comme le sommet de cette relecture soignée et cinéphile.

commentaires

Cousteau 20/08/2017 à 02:20

ce greg est vraiment stupide au possible.....dans le genre "je sais ce que j'ai à faire merci pas besoin de leçons" je me maarre !!!

ça me fait penser au gars qui disait, dans les années 70 au volant de sa voiture, juste après avoir appris que la ceinture de sécurité devenait obligatoire, que personne ne devait lui dire ce qu'il avait à faire !!!!

les gens comme toi sont néfaste pour l'humanité...bon remarque, tu es peut-être comme ce gorille qui, à la fin du film réalise sa bêtise et décide d'aider à nouveau César......il y a donc de l'espoir pour les idiots !!!!

Sergic 15/08/2017 à 21:21

Super déçu
Film prévisible et trop long je me suis endormi
J'ai dépensé 10€ pour rien

jojo49 15/08/2017 à 12:16

Greg a une approche bien plus exigente, merci, , tant pis pour ses fautes de français, ce film est long, prévisible, sauf lorsqu il est incohérent, et d un manichéisme fatiguant. Si vous adorez les effets spéciaux, jouez à la PS,

Chris 76 15/08/2017 à 07:34

Pour ma part je suis allee voir le film dimanche soir j ai trouve qu il cloturait bien la trilogie,tout coincide avec la fameuse serie de 1970..qd les singes gouvernent la planete(La plage..les fonds souterrains avc la gare..dommage il manquait la statue de la liberte..tres beau film a voir qd on aime la planete des singes ..evidemment

Symphonyland 13/08/2017 à 01:33

Pour ma part j'ai préféré les deux premiers volets de cette trilogie.
Les effets spéciaux sont époustouflants ainsi qu'une bande son remarquable.
Néanmoins j'y ai trouvé beaucoup trop de longueurs...
Mais je reste satisfait de ce film rempli d'émotions et...de bonnes leçons d'humanisme...
Mais il ne s' agit que de mon humble avis...

Erico vespucci 12/08/2017 à 09:53

Arretez de partir dans tous les sens sur le sujet ,c est de la science fiction ,bon orthographe ou non , tout le monde à raison .

pervenche 09/08/2017 à 21:18

Et bien moi j'ai adoré.......et je suis une vieille dame de 63 ans.
Je n'ai pas vu le temps passer et j'ai même versé ma larme au final.....je suis bon public, sourire.
A voir.

Jeff 08/08/2017 à 23:11

Greg tu es un idiot.
Au fait le père de la fillette ne se fait pas assassiner puisqu'il sort un fusil sur les singes qui n'avaient pas d'intention belliqueuse. C'est d'ailleurs l'essence même de la trilogie où César recherche la paix avec les humains. Quant à ton délire sur l'écologie et "l'humain pire qu'une bête" il en dit long sur ton intelligence... Ce qui est d'ailleurs confirmé par ton niveau en grammaire

Greg 08/08/2017 à 18:41

Des singes assassinent un homme. Sa fille reste sans réactions et part bras dessus, bras dessous avec les assassins.
5mn plus tard un singe est tué. La petite fille cette fois pleure et offre une fleure au singe mourant....normal il mérite plus de compassion que son père qui après tout n'est qu'un humain !
On vous prend pour des enfants
On vous fait comprendre que vous ne valez rien...moins qu'une bête
On vous fais ressentir que vous devez mourir pour sauver la planète
....et vous applaudissez des deux mains !
...vous jubiliez à chaque humains tué non ?
Il est peut être temps de vous réveiller et d'arrêter de faire une oeuvre d'un film débiletant et infantiliser ou vous vous êtes déjà fait lessivé le cerveau !,

jean 08/08/2017 à 17:18

ds commentaires d'une bétise sans nom ! le film est excellent !

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