Critique : Madhouse

Frank Einstein | 16 septembre 2013
Frank Einstein | 16 septembre 2013

Voici un exemple de ce qui s'est fait de pire dans le genre plagiat de classiques du cinéma d'horreur par un tâcheron récidiviste, j'ai nommé l'obscur Ovidio G. Assonitis, auquel on devait déjà des resucées de "L'exorciste" ("Le démon aux tripes" en 1974) et des "Dents de la mer" ("Tentacules" en 1977 et "Piranha 1" en 1981, co-signé par James Cameron). Le voilà donc de retour avec une de ses bonnes vieilles recettes sans saveur dont il a le secret :

Malaxez une grosse dose de thriller psychopathologique avec des réminiscence d'épouvante gothique, ajouter un peu de giallo, mais pas trop, puis laisser mariner le tout une heure trente pour obtenir le temps réglementaire d'un long métrage. Prévoyez une sauce à la mode slasher pour coller à l'air du temps. Le résultat : un mauvais digest de tout ce qui a pu faire du blé dans le genre.

Ce serait faire un grand honneur que de rappeler quelques titres dont il s'inspire (pour le pire, je vous le rappelle) : "Sisters" de Brian de Palma, "Alice, sweet Alice" d'Alfre Sole, "La malédiction" de Richard Donner (surtout pour les apparitions du molosse), et la les filmographie de Dario Argento (pour la comptine et le psychopathe sérieusement atteint). Il pense même à carrément piquer une scène finale au déjà pas fameux "Happy birthday to me" de Jack Lee Thompson, datant de la même année. A son crédit, la photographie est plutôt soignée et la mise en scène plutôt travaillée. Mais on ne peut s'empêcher de bailler entre les quelques meurtres qui parsèment un scénario incohérent, longuet et sans inventions.

La palme d'or de la plus mauvaise interprétation peut être décernée à l'insupportable voisine, improbable mélange physique de Mireille Matthieu et Ellen Burstyn, qui nous honore d'une "grande séquence" de près de 5 minutes d'inutiles escapades, avec force grimaces et couinements, à travers les escaliers de l'immeuble avec comme couronnement du ridicule une planque sous un lit de camp, n'ayant qu'un pauvre drap translucide, dans une pièce bien éclairée ! (Ceux qui ont eu le courage de voir le film jusque là comprendrons leur douleur... par une crampe de rires).

Bref, économisez votre temps pour revoir un bon film.

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