Halloween : Résurrection - critique Hallo-lose ultime

Tonton BDM | 23 octobre 2017 - MAJ : 09/03/2021 15:58
Tonton BDM | 23 octobre 2017 - MAJ : 09/03/2021 15:58

Rien qu'en regardant le casting de Halloween : Résurrection (Busta Rhymes quoi, merde), on devine que cette séquelle sera exactement du même niveau que la précédente, ni plus ni moins : un film pour djeun's, bourré de frissons faciles pour ados en goguette. Mais cette fois, y'a aussi du kung-fu.

ALLÔ, WEEN ?

Et le moins que l'on puisse dire est que passée la formidable séquence d'introduction, on aura droit à la même bouse, la même attitude iconoclaste à outrance qui a fait beaucoup de dégâts dans le ciné fantastique ces dernières années avec la Scream-isation généralisée des films fantastiques. Comme Halloween : 20 ans après, le film est destiné au jeune public mais compte d'amusantes références, comme ce joli hommage à Michael Powell et à son Voyeur (énorme chef-d'oeuvre méconnu, voyez le à tout prix) lors du premier meurtre dans la maison.

Et surtout, on peut presque tenter de préférer ce volume au précédent pour la bonne et simple raison que Rick Rosenthal tente quand même de faire évoluer un minimum la franchise, avec le meurtre de Jamie Lee Curtis, qui par plus d'un aspect, est thématiquement très intéressant.

 

Photo Jamie Lee CurtisJamie Lee Curtis

NON, HALLO-LOSE

Bon, qu'on soit bien d'accord, le film est tout pourri, certes, mais le premier quart d'heure du métrage fait d'avantage avancer le schmilblick que 15 ans de navets (Halloween 4 - 5 - 6 - 7). Par contre, passé la séquence d'intro, rideau, plus aucun intéret ! Le film est fini, les enjeux ont été exposés et résolus en 15 minutes. On va donc dire que Halloween : Résurrection contient en son sein un excellent court-métrage, un épilogue captivant et riche à la série.

Durant cette introduction, Myers finit par se débarrasser de Laurie Strode. Laurie meurt donc, et là, c'est une illustration parfaite de ce qu'on appelle ça l'OBJET A (Lacanien) en psychanalyse. Myers courait après Laurie Strode depuis 20 ans, sans jamais parvenir à la choper, un peu comme le coyote courant après le fameux Bip Bip. Dès lors, Myers se retrouve comme un con, l'atteinte de son [objet A] le plonge dans un profond désarroi, et il va même rendre son couteau à un des pensionnaires de l'asile... pour finalement rentrer chez lui, pour mourir (on le suppose en tous cas).

 

PhotOù Busta Rhymes bat Michael Myers en lui électrocutant les bijoux de famille...

"TRIQUE OR BITE MOZERFUKKER"

Si seulement il avait pu tuer le reste du film au passage. Car le reste est un navet sans nom, indigne même de l'étiquette nanar. Entre une intrigue débile et opportuniste au possible sur la télé-réalité (rappelez vous, on est en 2002, c'est encore neuf), une collection de personnages horripilants, des punchlines lourdingues et un tueur ridiculisé, impossible de prendre ce Halloween : Résurrection ni au sérieux, ni même à la rigolade. Juste avec des pinces chauffées à blanc pour violemment lui tirer la peau du cou, en souvenir de cette scène où Busta Rhymes fait du kung-fu contre Michael Myers avant de lui électrocuter l'entrejambe. Misère.

 

 

Résumé

Très clairement pas une friandise, pas même une farce, juste une crampe au cerveau et une grosse envie d'enfiler un masque blanc et de prendre un couteau de boucher. Au secours.

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commentaires
Adam
24/10/2018 à 09:24

Jamie pourquoi as tu accepté ce film ? Peurkooiiiii ????

Magnetoscope
24/10/2018 à 08:36

Halloween Résurrection = Star Wars épisodes 1 à 3 : des films qui n'ont jamais existés et ne sont que le fruit d'une hallucination collective.

George Abitbol
23/10/2018 à 22:31

Tonton BDM manque de nuance quand il évoque la saga Halloween mais sa (relative) mauvais foi (du moins quand il évoque le 7ème volet) vise juste au sujet de Résurrection ! En même temps c'est facile de tirer sur les ambulances tant ce 8ème volet est avec le 6 ce qui s'est fait de pire dans le genre du slasher opportuniste et vaniteux. Et si on peut sauver l'intro, encore que la continuité rétroactive qui justifie l'internement de Laurie Strode (et donc la survie de Myers) est somme toute très débile, ce film est bel et bien infâme. Beaucoup plus que le précédent !

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