Evil Dead 3 - L'Armée des ténèbres : Critique

Tonton BDM | 12 mars 2013
Tonton BDM | 12 mars 2013
La grande réussite d'Evil dead III : L'armée des ténèbres, c'est avant tout le personnage cultissime d'Ash Willliams. Ne nous voilons pas la face : si on aime tant ce film, ce n'est pas [seulement] grâce à ses qualités cinémagraphiques, à son rythme et à son humour, mais [aussi et surtout] grâce à se personnage génial, cartoonesque en diable, veûle, malchanceux, prétentieux, de mauvaise foi, égoïste, menteur, souvent imbécile et franchement maladroit. L'excellent Bruce Campbell s'en donne à coeur joie dans la peau de Ash, avec un cabotinage aussi outrancier que désopilant. Un cabotinage d'ailleurs d'autant plus accentué que l'acteur incarne plusieurs rôles avec le même enthousiasme (communicatif), et qu'il est très bien servi par un script lui laissant largement, et à de nombreuses reprises, tout le loisir de laisser vagabonder sa fantaisie : punchlines destructrices, cadrages über-cool, nombreux passages comiques...
 
 


Au delà de Ash bien sûr, il y a un réçit d'aventure mêlé de slapstick et de conte fantastique, ouvertement orienté grand public et résolument bon enfant, remplaçant donc au pied levé l'horreur rigolarde des deux premiers volets. En résulte donc un film épico-comique au coeur duquel Sam Raimi se laisse aller à quelques expérimentations formelles vraiment brillantes, donnant une superbe ambiance « bande-dessinées » à son histoire pétrie de références diverses allant, pour les plus évidentes d'entre elles, des Trois Stooges aux cartoons (bruits de petits oiseaux à l'appui) en passant par Ray Harryhausen ou encore Le jour où la Terre s'arrêta (sic). On notera également la présence d'un excellent doublage français qui, s'il a bien sûr ses limites, multiplie néanmoins les bonnes trouvailles (« Chez Priba, les prix sont bas ! ») et propose une adaptation fort soignée et attachante, surtout pour qui aura découvert le film adolescent.

Résumé

Bref, si Evil dead III : L'armée des ténèbres n'a certes pas réitéré le choc thermique et cinématographique provoqué par le deuxième opus en 1987, il s'avère néanmoins un excellent divertissement familial, réalisé par un véritable orfèvre ès-iconisation, et dont certains plans marqueront, pour sûr et à jamais, la vie de chaque cinéphile un peu déviant.

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