The Impossible : critique submergée

Perrine Quennesson | 19 novembre 2012 - MAJ : 09/03/2021 15:58
Perrine Quennesson | 19 novembre 2012 - MAJ : 09/03/2021 15:58

Juan Antonio Bayona (L'Orphelinat, Jurassic World : Fallen Kingdom) filme l'horreur dans The Impossible, où Naomi Watts, Ewan McGregor et Tom Holland essaient de survivre après le tsunami du 26 décembre 2004, en Thaïlande.

The Impossible. Un très juste titre-tiroir dans lequel il est possible de ranger de multiples significations. Impossible comme pour Juan Antonio Bayona de mettre en images ce drame familial sans tomber dans les écueils du genre. Impossible comme cet événement apocalyptique qui a mis le monde en émoi. Impossible, encore, comme la quête des membres de cette famille pour se retrouver. Et pourtant tout cela est devenu réalité.

 

photo, Naomi Watts, Tom Holland

 

En 2007, avec L'Orphelinat, Bayona avait mis en images un terrible secret de famille enfoui dans l'inconscient avec une grâce de la mise en scène et un à-propos fantastique à la fois cauchemardesque et salvateur. Cette jolie réussite lui a permis de monter The Impossible avec les têtes d'affiches remarquables que sont Naomi Watts et Ewan McGregor. Ils sont ici des touristes en vacances avec leurs trois garçons dans une Thaïlande paradisiaque pour les fêtes de fin d'années.

Une très courte mise en place nous permet de comprendre les liens entre les personnages et la nécessité de ce séjour. Mais très vite, tout bascule quand un grondement retentit au loin pour devenir rapidement cette immense vague dévastatrice et inarrêtable que fut le tsunami de décembre 2004. Soudain, le chaos. La famille est séparée. La mère, grièvement blessée, avec le plus grands des enfants d'un côté et le père avec les deux plus petits de l'autres.  Le film met en images leur survie et leur tentative de retrouvailles. Et si le long-métrage n'était pas estampillé d'un, pour une fois, utile « tiré d'une histoire vraie », la fin semblerait grotesque et les violons too much.

 

photo

 

Mais la force de Bayona, au delà d'une mise en scène époustouflante - cette séquence de l'arrivée de la vague tueuse restera dans les mémoires - c'est de ne pas choisir la tension et l'urgence mais de prendre l'option de s'intéresser à l'atmosphère et de se servir de ses personnages pour rendre compte des conséquences d'une catastrophe. On ne se contente pas de suivre les états d'âme des cinq membres de cette famille mais ceux-ci servent de vaisseaux pour explorer les différentes facettes de l'horreur.

Entre les hôpitaux bondés et sales, le trauma qui refait surface, la peur de n'être qu'un parmi des milliers ou encore l'espoir quasi-mécanique que les survivants entretiennent pour ne pas sombrer, toutes ces choses traversent le film avec subtilité et intelligence. Si McGregor et Watts font un sans-faute, le palme revient à l'étonnant Tom Holland, le jeune acteur jouant l'ainé de la fratrie. Bouleversant lorsqu'il perd ses repères, impressionnant quand il devient l'égal de sa mère face au désastre, il est notre point de repère et le grand « sacrifié » de l'histoire. Son innocence ne s'en remettra pas et nous, difficilement.

 

Affiche française

Résumé

Oui, car impossible, c'est aussi l'après. Comment se remettre d'un tel événement ? Ce n'est d'ailleurs peut-être pas un hasard si le titre n'apparaît qu'à la fin du film.

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commentaires
Camille
21/05/2020 à 16:17

Chiant, film a l'américaine ( la famille, tjs la famille, ils auraient du prendre Vin Diesel!!!), musique insupportable.

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