Critique : Effraction

Par Laurent Pécha
14 juillet 2012
MAJ : 29 mai 2024
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Depuis 8mm, Joel Schumacher et Nicolas Cage n'avaient plus collaboré ensemble (qui a dit tant mieux ?). Pour leurs retrouvailles avec Effraction, le duo invite une actrice oscarisée à se joindre à eux (Nicole Kidman) pour œuvrer dans un récit archi-rebattu. A savoir le film de prise d'otages ici sur fond de crise du couple vedette. Nicolas et Nicole ne s'aiment plus trop, lui travaille sans cesse et elle semble avoir un faible pour l'installateur d'alarme (Cam Gigidet, bellâtre vu dans Bulersque). L'intrusion d'une bande de kidnappeurs dans leur maison de riches va alors leur servir de catharsis.

Avec une telle thématique bien lourde, un festival de rebondissements et dialogues prévisibles (« tu vas l'ouvrir ton coffre ou je te coupe la main ». « Je l'ouvre que si tu laisses partir ma fille »,…), Effraction n'a qu'une seule chance d'être sauvé : jouer la carte de la subtilité. Avec Joel « deux de tension » Schumacher derrière la caméra et Nicolas « grimaces » Cage devant, le miracle n'a évidemment pas lieu. Bien au contraire.

Ennuyeux au possible, surjoué de partout (l'ensemble du casting s'est lancé un pari de celui qui en ferait le plus), Effraction aurait du n'avoir le droit, comme aux USA, qu'à un sort déjà enviable de DTV. Mais chez Metropolitan, on aime le Cage et on rêve sans doute de refaire le coup miraculeux – une fois n'est pas coutume – du Dernier des templiers et son presque million d'entrées. Et un nanar de plus pour Cage en salles, un !

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