Critique : Legend of the fist : the return of Chen Zhen

La Rédaction | 2 septembre 2010
La Rédaction | 2 septembre 2010

Après un prologue prometteur dans les tranchées françaises où un groupe de chinois venu défendre leur pays soude leur amitié dans le sang et les larmes (et le rire parfois, les Allemands ont curieusement l'air de figurants chinois grimés à la hâte), on retrouve le héros de retour dans un Shanghai d'entre deux guerres, où le Japon essaye violemment de mettre la main sur les richesses du pays.

Le héros - donc le Chen Zhen du titre - reconverti en taulier de cabaret (c'est l'affaire de 10 plans tout au plus)  décide de fédérer sur sa légende les mouvements contestataires étudiants et ouvriers et d'opposer une farouche résistance à l'opposant japonais vraiment très méchant et très vil. En plus d'être légendaire (pourquoi, on ne le saura jamais vraiment à moins, je pense, d'avoir suivi assidument la série dont le film est semble-t-il un prolongement), le héros devient super ....héros... oui, en piquant un costume de Kato dans une vitrine de cinéma.

Sur ce canavas prometteur - mêlant grande et petite histoire -, Andrew Lau aurait pu broder un nouveau Gunmen version 2010 agrémentant son film d'hommage à Bruce Lee (l'interprêtre le plus connu de Chen Zhen dans La fureur de vaincre), tout en nous donnant à découvrir la génèse d'un véritable super héros 100% chinois issu de la nécessité de fédérer le peuple pour lutter contre l'ennemi japonais. Malheureusement,  le scénario se perd dans une multiplication de pistes et de personnages secondaires (l'escouade rescapée des tranchées, les personnages féminins ambigus qui pactisent avec l'ennemi, les leaders étudiants), oet n finit par ne plus vraiment savoir qui fait quoi, sans compter sur les multiples apparitions du super héros costumé.

Au final, un vrai bordel ryhtmé à la va-comme-je-te-pousse, des montées de musiques aussi enfiévrées que courtes, des montages parallèles en pagaille lardés de surimpressions et de flashs éblouissants et j'en passe. Bref, beaucoup de bruit et de lumière pour très peu d'émotion et de compréhension. Quant à l'hommage appuyé au Petit Dragon, on va s'arrêter là parce que...

Sébastien de Sainte Croix

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