Aliens vs. Predator : Requiem - critique noire

Laurent Pécha | 2 janvier 2008 - MAJ : 04/03/2020 14:35
Laurent Pécha | 2 janvier 2008 - MAJ : 04/03/2020 14:35

Après un premier épisode de sinistre mémoire, il était difficile d'être excité en entrant dans la salle de AvP 2. Pourtant, la bande-annonce, gore à souhait, avait attisé la curiosité et on se prenait à rêver d'assister enfin à un vrai affrontement titanesque entre les deux monstres de sagas cultes. Le miracle n'a pas eu lieu mais ce Requiem là explose sans difficulté son prédécesseur pour offrir un spectacle particulièrement bancal mais disposant de fulgurances savoureuses.

À commencer par un côté brut de décoffrage qui permet d'assister à un massacre en règle de l'espèce humaine, et ce sans aucune pitié pour une quelconque considération narrative. Dès qu'un humain se retrouve nez à nez avec une créature, sa vie s'arrête nette et de manière bien éprouvante. S'il y a quelques exceptions (il faut bien tenir une heure trente), voir que ni les enfants, ni la gentille famille, ni les femmes enceintes, n'échappent à la vindicte des monstres venus de l'espace, procure un vrai plaisir de cinéma (si, si !). C'est bête et méchant. C'est gore et efficace. Ca ferait presque un bon film (bourrin) si l'autre partie du spectacle promis était du même acabit.

 

photo

 

Mais là encore, la bataille tant attendue entre le Predator et les aliens dont un prealien au look plutôt bien vu, tourne court. Handicapés par une mise en scène brouillonne, un montage épileptique et malgré une superbe photo de Daniel « Massacre à la tronçonneuse » Pearl, les combats ont une sérieuse tendance à frustrer. On a bien du mal à s'y retrouver et l'on doit la plupart du temps se contenter de reconnaître au final que le Predator, « il est hyper plus fort que les aliens ».

 

Affiche française

Résumé

Résumé du duel : un minimum de scénario, des humains-acteurs qui ne servent qu'à se faire étriper, des aliens facilement dégommables (Ripley et ses marines en auraient massacré un million à ce rythme là), un predator redoutable et véritable héros du film, des plans bien gore assortis de répliques bien idiotes. Pour commencer l'année en douceur, on a connu pire. Même si, un petit Predator 3 ou un Alien 5 aurait été une toute autre douceur cinématographique.    

Lecteurs

(2.3)

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commentaires

cepheide
26/09/2018 à 14:42

Too gill ! Vraiment !

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