Critique : Sexcrimes

Thomas Messias | 18 octobre 2007
Thomas Messias | 18 octobre 2007

Les apparences ne peuvent qu'être trompeuses. C'est le message de ce Sexcrimes tordu en diable, qui sous ses faux airs de thriller premier degré recèle un humour fait de burlesque et de parodie. Le film commence comme un  Hollywood night. Avec un sérieux de cathédrale, John McNaughton présente un à un des personnages puissament stéréotypés, telle cette jeune fille de bonne famille qui lave des voitures en petite tenue pour gagner trois piécettes.

 
Et puis la toile d'araignée se déroule, et Sexcrimes (titre tellement affreux qu'il sonnerait presque juste) révèle toute sa perversité et sa délicieuse ambiguïté. Rebondissements improbables en veux-tu en voilà, scènes de sexe génialement surjouées (se référer à la scène excitante et hilarante dans laquelle Matt Dillon, les yeux quasiment hors des orbites, déguste du champagne sur l'appétissante poitrine de Denise Richards) : McNaughton nous offre un film qui procure un plaisir immédiat et primaire tout en riant de la trivialité avec laquelle il le fait.

 
Car il faut bien l'avouer, on reste suspendu à son siège d'un bout à l'autre du film, impatient de savoir jusqu'où les scénaristes vont aller dans l'aberration. Réponse : loin, très loin, et c'est tant mieux. Le je m'en foutisme avec lequel McNaughton accomplit les nombreux twists est un régal, notamment lorsqu'il se permet d'insérer pendant le générique de fin des explications abracadabrantesques sur le comment du pourquoi. Orné d'un casting quatre étoiles (de Denise Richards, impeccable en pure salope, à Bill Murray, épatant comme d'habitude), Sexcrimes est un spectacle absolument unique valant mille millards de fois mieux que les suites qui l'ont rapidement accompagné.

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