La Couleur du crime : Critique

Laurent Pécha | 24 septembre 2007
Laurent Pécha | 24 septembre 2007

Du réalisateur de Couple de stars et Un noël de folie, on n'attendait pas vraiment de se faire scotcher de la sorte. Freedomland est un film qui vous prend aux tripes par sa noirceur et la justesse des sentiments qu'il dégage. Construit autour d'un mystère (qu'est devenu l'enfant de Julianne Moore à l'arrière de la voiture volée, est-il encore en vie ? L'a-t-on kidnappé ?) dont le dénouement laissera place à des séquences d'émotions rares, Freedomland détonne dans la production US mainstream dans sa capacité à tâter du social et du politique (les questions raciales sont au coeœur du débat tout comme le mal-être d'hommes et de femmes vivant dans une société qui les a laissé de côté).

 

 

Et puis surtout, Freedomland bouleverse dans sa seconde partie quand le drame se noue et le lourd secret est éventé. Là, lors d'une scène magistrale de près d'un quart d'heure, le génie absolu du jeu d'actrice de Julianne Moore éclate. À fleur de peau, la comédienne craque littéralement devant l'écran et nous avec, à la fois consternés et secoués par les aveux d'une femme qui a dérapé d'un manière totalement pathétique. À ses côtés, les figures graves du toujours parfait Samuel L. Jackson et de la précieuse Edie Falco (capable de vous arracher des émotions profondes avec son seul regard) ajoutent à la toute puissance du drame et font de Freedomland, film certes imparfait (Joe Roth n'est pas non plus un monstre de subtilité), une œoeuvre émotionnelle peu commune qui accepte sa noirceur jusqu'au bout.

 

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