Horribilis Critique : Horribilis

Stéphane Argentin | 19 avril 2006
Stéphane Argentin | 19 avril 2006

Si vous êtes à la recherche d'un bon petit film d'horreur, ni outrancièrement gore et malsain type Saw ou Hostel), ni ouvertement pop-corn (type Destination finale), alors Horribilis est fait pour vous.

Bien que largement inspiré de L'Invasion des profanateurs de sépultures (une créature extra-terrestre prend possession du corps des humains), Horribilis n'est ni un remake, ni une suite mais une histoire originale sortie tout droit de l'imagination du scénariste – réalisateur James Gunn, soit un détail qui force déjà le respect. « Respect », voilà bien le maître mot que Gunn, issu du cinéma dit « Troma » (il a écrit, réalisé et/ou interprété plusieurs productions du genre), s'est appliqué à suivre à la lettre du début à la fin.

 

 

Ainsi, à défaut d'originalité, le cheminement narratif a le mérite d'être parfaitement efficace. Après une première partie de présentation dans les règles des principaux personnages en parallèle de la menace grandissante, Horribilis pénètre ensuite peu à peu dans le « survival horror » avant de se conclure dans un déluge de sang et autres substances visqueuses et fétides. Toutefois, et sans pour autant verser dans le grandguignolesque, des petites pointes d'humour bien senties disséminées ça et là aident à « digérer » les différentes poussées de gore. Outre leur objectif purement distractif, ces dernières permettent également d'entretenir le climat du film, notamment grâce à leur formidable réussite artistique (chapeau bas aux concepteurs).

 


Mention particulière aussi pour les interprètes, avec à leur tête Nathan Fillion qui retrouve là un peu de son « Mal », cow-boy intergalactique amateur de bastons de la série Firefly et du film Serenity, dans le rôle du shérif de cette petite bourgade, quasi-imperturbable face à tant d'étrangeté. Ce qui l'est moins en revanche (étrange), c'est la réussite de cet Horribilis combinant autant de talents respectueux d'un genre qui, avec un peu d'imagination, pourrait bien (ré)ouvrir la voie à d'autres œuvres originales. Un exemple à suivre en attendant la suite (restez jusqu'au générique de fin) ?

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