Serenity - L'ultime rebellion : Critique

Sandy Gillet | 4 septembre 2005
Sandy Gillet | 4 septembre 2005

Serenity, suite et fin de la série Firefly, de Joss Whedon.

On peut aborder Serenity de deux façons : soit vous êtes un familier de feu la série Firefly (à peine quelques épisodes pour une demi-saison) qui provoqua une véritable lame de fond comme seul la télévision américaine en a le secret et vous êtes un inconditionnel avant même de découvrir la première image, soit, comme l'auteur de ces lignes, vous n'en avez cure et espérez juste voir une espèce de revival « Space-Operatique » à mi-chemin entre Star Trek première génération et la boursouflée mais imaginative série Babylon 5. Bref quelque chose de minimum fun histoire de ne pas rentrer « broucouille » des 1h50 que dure le film.

 

Photo

 

Dire que l'objectif est complètement atteint serait à peine exagéré mais affirmer que le scénariste/réalisateur Joss Whedon (créateur de la série Buffy contre les vampires faut-il le rappeler !) ne s'en sort pas avec les honneurs serait plus qu'injuste. C'est que Serenity est l'exemple typique du film alternant avec une faculté qui confine au confondant le bon et le vraiment moins bon et cela jusqu'au cœur même de certaines scènes. Le bon c'est sans conteste les chorégraphies des « fight » filmées et montées avec une précision et un sens de l'espace qu'il fait plaisir de revoir à ce niveau de production, c'est aussi les deux, trois plans-séquences qui font certes un peu « m'as-tu vu » mais qui s'intègrent parfaitement dans l'esprit même de l'entreprise (sans jeu de mot aucun !), c'est enfin la très belle scène finale de bataille en forme de pur ballet spatial qui rappelle par instants l'intensité de certains plans de Starship Troopers.

 

Photo Nathan Fillion,Summer Glau

 

Le moins bon affleure surtout lors des tunnels de dialogues qui ont paradoxalement bien du mal à faire avancer un récit chaotique : on passe en effet d'une planète à l'autre sans vraiment comprendre très bien les motivations de chacun et pourtant chaque étape est justifiée par une explication d'ordre interne (dialogues donc), externe (voix off), flash-back, message subliminal, froncements de sourcils (si si, on a pu en recenser une bonne cinquantaine !)…

 

Résumé

Mais au final si le scénario laisse un peu tout le monde sur le carreau, spectateurs inclus, sa grande force est de l'assumer ainsi en ne se cherchant aucune échappatoire sur la durée. De là vient ce sentiment diffus de film certes un peu brouillon et mal fagotté mais qui de par cette liberté de ton acquise bien malgré lui peut s'adjuger le label spécifique de « regardabilité voire plus si affinités ».

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