Avengers : Endgame - critique Apocalypse Thanos

Geoffrey Crété | 8 avril 2022 - MAJ : 08/04/2022 17:35
Geoffrey Crété | 8 avril 2022 - MAJ : 08/04/2022 17:35

Avengers : Endgame, désormais sur Disney+.

Après 22 films Marvel plus ou moins réussis et 10 ans, Iron Man, Captain America, Thor, Black Widow, Hulk, Hawkeye et leurs collègues étaient arrivés à un moment charnière. Après les événements d'Avengers : Infinity War, où Thanos a exécuté son terrible plan, le MCU (Marvel Cinematic Universe) avait beaucoup de questions à affronter, entre le futur des héros actuels et celui des nouveaux visages, comme Captain Marvel. Avengers : Endgame a t-il été à la hauteur de cette mission impossible ?

THE LEFTOVERS

Après le temps du chaos, celui des réparations. La défaite contre Thanos a laissé les Avengers survivants dans un puits de désespoir, sous le choc de la disparition de bon nombre de leurs camarades, et la moitié de la vie à l'échelle de la galaxie. Avengers : Endgame insiste sur ça dès la scène d'introduction, comme pour remuer le couteau dans la plaie laissée par Infinity War dans le coeur des fans. L'enjeu est alors simple et clair : sauver les disparus, et sauver le MCU. 

Le film des frères Russo a environ 3 heures pour y parvenir, et si elle reprend peu de temps après la fin d'Infinity War, l'aventure redouble d'efforts pour offrir une conclusion épique et digne de ce nom à la bataille contre Thanos. Iron Man, Captain America, Thor, Black Widow, Ant-Man, Hawkeye, Hulk et quelques autres vont ainsi lancer un plan de la dernière chance pour sortir de ce cauchemar, quitte à aller plus loin que quiconque avant dans le MCU. Thanos décapité, apocalypse acceptée, voyage dans le temps pour réécrire (en partie) l'histoire, sacrifice, multivers et compagnie : Endgame y va fort.

Reste une seule question : Avengers : Endgame est-il à la hauteur des attentes faramineuses autour de cette apothéose de 10 ans et 22 films ? Le spectacle a beau être parfois au rendez-vous, avec une (trop) grosse dose d'humour et d'images spectaculaires pour satisfaire le public, sans parler d'une fin qui fera beaucoup parler, la réponse est plus que mitigée.

 

photo, Robert Downey Jr.Iron Man face à sa défaite contre le Titan fou

 

LA LIGUE DU DEMI-LOL

Si Infinity War était une attraction palpitante et presque ininterrompue de 2h30, à la structure très claire et parfaitement adaptée à cet affrontement dantesque, Endgame choisit une autre voie. Au-delà du facteur humain, nécessairement traité vu la situation, le film s'éparpille, avance par à-coups, et peine à trouver son rythme de croisière jusqu'au grand final inévitable.

C'est particulièrement évident dans la première heure. Après un sacré choix narratif qui risque d'en calmer plus d'un (retrouver Thanos, le tuer, et réfléchir après), le film s'embourbe dans une longue et poussive peinture des lamentations des héros, entre grosses larmes et vilains traits d'humour. L'émotion serait belle, si elle était réellement traitée et assumée. La légèreté serait possible, si elle était maîtrisée et équilibrée.

Hormis une très touchante scène entre Natasha et Steve, c'est pauvre. Captain Marvel est encore une fois figurante de luxe. Hulk est encore pire que dans les précédents films. Le Thor version obèse est un interminable gag traîné jusqu'au climax, qui occupe le premier plan de beaucoup de scènes (gênantes) pour finalement être quasiment zappé dans l'action. Après le beau et nécessaire parfum de tragédie d'Avengers : Infinity WarAvengers : Endgame se pavane trop souvent dans une légèreté à la fois bête et hors de propos, qui n'a aucune place dans l'intrigue de cet univers désespéré. Comme pour gagner du temps, ou calmer le jeu après la conclusion morbide du précédent film, alors que l'intérêt est ailleurs.

 

photo, Mark RuffaloNon

 

INFINITY BLAME

Ce problème de rythme vient également du principal moteur du film, qui avait été largement spoilé avant la sortie du film - le voyage dans le temps, et dans l'histoire du MCU. Censé ouvrir la porte à une aventure inédite et excitante, il donne lieu à une suite de scènes parallèles et déconnectées, traitées beaucoup trop rapidement, et sans réel obstacle pour créer du suspense. Ce dernier espoir pour sauver l'univers prend alors des airs de petit jeu pas bien grave, constamment ramené à terre par l'humour sous sa pire forme.

Il y a bien des images, clins d'oeil et éclats de fan service calibrés pour satisfaire le public, mais cette partie ne décolle jamais, et n'a pas d'ampleur, dans l'action comme dans l'émotion. Au lieu de s'additionner pour démultiplier les enjeux et la tension, ces flashbacks magiques se suivent pour ressembler finalement à un enchaînement de petits sketches. C'est potentiellement drôle pour le fan averti, mais désespérément facile et sans conséquence dans la plupart des cas. En plus de soulever quelques questions de cohérence, qui s'ajoutent à de nombreuses et grossières facilités d'écriture (l'explication totalement bêtasse du retour d'Ant-Man, l'éclat de génie parfaitement insolite de Tony Stark pour lancer le fameux plan au cœur de l'intrigue).

 

photo, Robert Downey Jr., Chris Evans, Chris HemsworthLa plus très sainte-trinité

 

Mais le pire est à venir, puisque Thanos est rétrogradé au rang de vulgaire bad guy. Antagoniste mélancolique et étonnamment charismatique dans Avengers : Infinity War (qui était son film), il devient un ennemi nettement plus générique et grandiloquent ici.

Encore pire : l'un des rares vrais moments dramatiques du film (le sacrifice de Black Widow), n'est qu'une pâle copie d'une autre scène identique dans Infinity War (la mort de Gamora). Mise en scène, musique, enjeu... ce lointain écho abîme considérablement l'impact de la séquence, surtout comparé aux beaux moments tragiques d'Avengers : Infinity War.

 

photoThanos est abîmé lui aussi

 

MCU : ENDGAME

La manière dont quantité de personnages sont traités dans l'histoire et sortis au moment opportun comme des jokers, ou des obligations presque contractuelles, témoigne d'un problème de gestion parfois énorme. Pour beaucoup, c'est de la figuration de luxe à peine satisfaisante. L'harmonie d'Avengers : Infinity War, qui permettait à presque tous les héros d'avoir un moment de gloire ou au moins de caractérisation, est bien loin. C'est particulièrement grotesque et minable pour Captain Marvel, qui s'en va très vite, puis réapparaît par magie dans le climax - pour rien, au fond.

Ce Avengers : Endgame appartient à une poignée d'Avengers, ce qui est à la fois inévitable et problématique vu les enjeux. Le film donne l'impression d'exister principalement pour sa dernière demi-heure, qui affronte des questions et obligations impossibles à éluder à ce stade. En ça, ce 22e épisode de la saga MCU évite les pièges redoutés, en tournant véritablement une lourde page sans s'offrir d'alternative facile.

 

photo En route vers l'infini, et l'au-delà

 

Le spectacle est assuré dans la deuxième moitié, avec notamment un bouquet final d'une générosité certaine qui offre une poignée d'images spectaculaires et iconiques (dont une réplique exaltante). Et si la direction artistique est moins variée et riche que dans Avengers : Infinity War, et que les CGI restent l'outil principal de l'action, l'affrontement final souffre moins que bien d'autres films du MCU de cette overdose. Le travail sur les arrière-plans, les couleurs et les décors est plus maîtrisé, et nuance cette impression de gros tas de virtuel mal assemblé.

Mais passé ce shoot d'adrénaline attendu, c'est bien cette conclusion à plusieurs vitesses qui donne sa valeur au film. Thanos aura eu de lourdes conséquences sur le MCU, et plus rien ne sera comme avant après Endgame. C'était la promesse de Marvel, et elle a été tenue.

Après Infinity WarAvengers : Endgame confirme donc que le MCU est arrivé à un tel niveau de popularité et de succès que rebattre les cartes est possible. Et c'est peut-être ça qui comptera le plus à ce niveau de production industrielle. Pas que le film manque de vision ou semble effrayé par la richesse de son univers, incapable de donner de la place à tous ces fantastiques héros, ou même d'assumer dignement sa face obscure ; mais qu'il puisse promettre des aventures souvent très familières et parfois un peu inattendues, à consommer pendant encore des années.

 

affiche definitive

Résumé

Moins épique et solide qu'Infinity WarAvengers : Endgame retombe dans les travers du MCU, entre grosses facilités et batailles spectaculaires. Une apothéose pas entièrement satisfaisante donc, mais un chapitre officiellement, définitivement et violemment clos pour Marvel.

Autre avis Simon Riaux
D'une laideur miraculeuse et d'une bêtise hilarante, ce gros pudding émaillé de vannes minables essaie de défaire tout ce que le précédent opus avait accompli. Il y parvient.
Autre avis Alexandre Janowiak
Avec sa propension à l'humour si démesurée, la "sombre" fin du monde de Avengers : Endgame ressemble à une kermesse balourde interminable. Le bazar narratif n'aide pas l'ensemble qui s'enlise dans le fan service facile et les incohérences, loin de la tragédie poignante espérée. Une immense déception.
Autre avis Lino Cassinat
10 ans de MCU, 22 films, et tout ça pour ça : une souris enflée au kwashiorkor. Incapable de combler le vide laissé par le très solide Infinity War, Endgame rembobine, passe un coup de gomme magique et nous "sauve" grâce aux figures imposées en CGI brunes moches et aux vannes pouet pouet. On mourrait du téThanos, désormais on meurt d'ennui.
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Lecteurs

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commentaires
Alex92
22/06/2022 à 23:49

Pour ma part quand j’avais vu le film je l’avais trouvé moyen trop lent, il y’a des moments j’ai rigoler mais pour le reste après c’est pas mon préférer après il est pas nul il y’a certaines que j’ai aimé mais voilà je reste sur ma fin

Kojak
11/04/2022 à 15:14

La scène avec toutes les filles ensembles genre "girl power au caterpillar" avait été reprise dans la série The Boys. Je ne me souviens plus laquelle des deux m'avait fait le plus marrer.

rientintinchti
10/04/2022 à 00:04

Allez-y allez y chers clients, le dvd est disponible entre le rayon charcuterie et le rayon conserves. Dépechez vous de récupérer votre dvd spéciale édition de ce film bas de gamme.... 1 saucisse offerte avec les 1000 premiers dvd. Allez hop y en aura pour tout le monde. picorez moi tout ça et vite hein... picoti picota. Et en rentrant en solo dans votre mégane n'oubliez pas de porter le masque car vous seriez en grand danger. Et surtout n'oubliez pas de ne pas prendre votre café debout.

Markus
09/04/2022 à 11:39

Pour faire simple, je crois que ce Endgame est celui qui va le plus cliver entre les fans du MCU et ses détracteurs.

Tout simplement, parce que le film condense ce qui caractérise les films du MCU depuis 2008, pour le meilleur et pour le pire. et surtout, c'est un film de fan service absolu, même si celui-ci n'est pas non plus aussi gratuit que pour No Way home (compte tenu de l'histoire d'ENdgame et son aspect conclusif, il y a une part de fan service qui est "logqiue", même s'ils y sont allés forts).

Ce explique pourquoi on peut lire des avis qui considèrent que c'est le "best moovie ever" et d'autres qui considèrent que c'est un étron sans nom.

Tout ce que vous avez pu adorer ou detester au niveau du MCU y est.

A titre personnel, je suis moins tranché. J'avoue que les aspects émotions, voir dramatiques ont fonctionné sur moi, de même que la dernière partie qui est quant même épique. EN fait, j'ai adoré les parties 1 et 3 du film et moins la 2.
Malheureusement, il y a quant même de la cohérence scénaristique qui a été sacrifiée (des soucis de rythmes aussi) et on ne peut s'empêcher de penser qu'il ne fallait pas grand chose pour que ce soit vraiment mieux. Peut être quelques mois de pré productions.
Je pense aussi que ce film est un gigantesque "pay off" des films précédents, ce qui interfère sur son appréciation et que le film alterne les bonnes et mauvaises idées sur le traitement des personnages (royal pour Iron Man et Captain Ameica, correct pour black widow et Hawkeye, , catastrophique pour Hulk,, décevant pour Thanos, Mi figue mi raisin pour Thor).

Au final, je préfère Infinity War qui est pour moi, le meilleur film de l'univers Marvel (si si) et un des meilleurs de super éhro aussi (si si) et qui a une approche plus martiale de son histoire.
Mais pour autant, est ce qu'Endgame est un mauvais film? Je pense que les 2?5/5 d'écran large est vraiment pas cher payé quant même, vu l'émotion que j'ai pu ressentir lors des scéances de cinéma à l'époque. Mais pour autant, il ne mérite pas non plus 4 ou 5/5.

Je pense qu'un 3,5/5 aurait été plus juste et une bonne moyenne/synthèse entre l'amour inconditionné des fans, les atouts certains du film et la critique parfois légitime des autres (et les réels défauts du film).

Somfy
08/04/2022 à 20:05

Je suis bien d'accord avec le précédent commentaire,

22 ans de marasme filmographique laideux et abscon, pour arrivé à un fruit pourri ? pas étonnant.

Vue au cinéma de lequelle sa puait la chambre d'ado de 14 ans, j'aurais au moins bien ri de inconnaissance de la jeunesse, qui nous mange encore des golden grams pour avoir le cache oeuil de samuel lee jaakson

Les premier seront les dernier c'est écrit ? premier au box office mais dernier dans le respect du cinéma...

heureusement que c'est truc vont pas aux oscar... manquerais plus que ça !!

Sergent Hartman
22/10/2020 à 07:59

Fils, permets moi de te poser la même question, si tu connaissais vraiment ton sujet, tu reconnaitrais que ce film est un étron, et que la critique est encore trop positive par rapport au massacre proposé.Alors oui on a pas regardé le même film, autant Infinity War était presque parfait autant celui là est raté de a à z, rien ne va le scénario, le rythme, les idées, tout est à revoir, et c'est vraiment dommage.

Blackryu
26/05/2020 à 01:57

Une conclusion à la hauteur qui nuance avec l'excellent Infinity War... Le scénario plus posé, plus métaphysique, c'est-à-dire moins dans l'action bourrine pure et dure se montre en cohérence avec l'esprit des comics... Belle réussite !

Flo
01/02/2020 à 14:00

« This is the end
Beautiful friend
This is the end
My only friend, the end

Of our elaborate plans, the end
Of everything that stands, the end
No safety or surprise, the end
I’ll never look into your eyes…again » et…

Non, faut pas déconner, on n’est pas À Ce Point dans le Grand Balayage, et Ciao Adios! Tout le Monde… Non, juste pour certains acteurs, un peu en mode « Hugh Jackman pour Logan »… et encore, rien n’est dit, tout peut encore continuer ou recommencer, c’est l’un des principes des histoires super héroïques: on peut y caser autant de petites « fins » qu’on veut, on n’y aura jamais « La Fin », définitive… Même après votre mort (désolé), ils seront encore là.
Il n’y a que pour des histoire vraiment Adultes, à 100%, qu’on peut dire que quand c’est fini, c’est fini, point barre. Là, pensez donc à un enfant à qui on dirait « mais il n’est pas mort le monsieur, il fait juste dodo c’est tout »…

Bref. 11 ans. En fait, 20… En fait, y a aussi eu des live action plus ou moins cultes avant… Mais passons. On parle des productions tenus par les têtes pensantes Kevin Feige (qui?) et Robert Downey Jr (et oui, on l’a vu dans au moins la moitié de ces films).
Une seule grande Histoire, avec des hauts et des bas… Aucun chef d’oeuvre dans le lot, c’est surtout et toujours l’union de « chaque films en un » qui fait la force…
À l’écrire, autant souffler sur du vent, dans une Société actuelle où les gens sont incapables de faire la somme des détails d’une oeuvre (ou de n’importe quoi d’autre), plutôt que de se focaliser bêtement sur les détails qui les arrangent, en bons apprentis Juges dénués de Jurés, et fantasmant d’être des Bourreaux. ????

Histoire déjà « écrite à l’avance », comme d’hab… transposée et modernisée en live par un Marvel qui ne peut plus se contenter de l’édition de ses comics pour survivre… Maintenant un Studio de Cinéma qui, enregistrons-le enfin, a la décence de ne pas piétiner les plates-bandes des autres hein ? Non, ils ne font Que des films de (ou avec) des super héros…
Le « y en a trop », les « Grand Remplacements » par Disney/Marvel… tout ça, c’est du gros Mytho. Et au moins, ça ramène du monde en salle, dans la Vie Réelle… Vous vous rappelez encore de ça, le Réel ? ????

Tout ça pour dire qu’il n’y aura forcément… pas grand chose à dire sur un film qui va cartonner comme prévu, même en ayant comme petites « audaces » d’être encore plus funèbre et plus long (moins de séances, sacrée audace). Pas grand chose à dire entre les « Y en a marre des Marveleries » et les « Wow, le Choc, Amaziiing ! ».. seuls vrais formatages énervants à déplorer, en vérité. Ils n’obligent personnes à venir après tout. Ni même à garder la confiance de la majorité du public.
Que dire alors de plus concret, de plus contextualisé là dessus… avant que toutes ces notions finissent par disparaître, être oubliées définitivement au profit du « Moi Je, et Toi Tu… » ?

Bon, alors en avant pour ce qui s’apparente le plus à du binge watching (on s’y est sacrément habitué), plusieurs histoires à la suite, sachant que ces films de super héros sont déjà plusieurs histoires insérées en une… Énorme kaléidoscope.
Ouverture abrupte (tout le monde s’en fout toujours que Marvel présente leurs films sans un tas de logos avant?), et bonne petite leçon de cinéma pour ce qui est de résumer un drame global en une simple séquence intimiste. Le savoir faire des réalisateurs, les Frères Russo, étant plus visible que celui des équipes techniques de Marvel… Ces réalisateurs ont bien un style qui leur est propre… Et ça ce voit d’autant mieux dans des scènes « au calme ».

Bon là le début du film, c’est « The Leftovers », on le sait… et c’est montré de manière assez juste, ne serait-ce que pour laisser vivre les personnages, et les acteurs (les plus anciens surtout), sans être forcés à tout prix de réagir par l’action, plus humainement. Même l’idée de laisser la Vie suivre naturellement son cours, en Bien (Stark!) ou en Mal (ZZ Thor !!!) y est traitée… avant que le Naturel ne revienne au galop.
On ne se refait pas, ces gens ne savent pas s’arrêter d’agir pour aider les gens, c’est ce qui les définit tout de même principalement, en tant que Héros.

Départ d’une seconde Partie, énorme, en forme de « Casse » – référence déjà citée par les Frères Russo, à propos de Avengers Infinity War… alors que c’était plus un film de Guerre. Se sont-ils emmêlés les pinceaux ?
Et là, on part sur du Sur-Méta, des références en pagaille, y compris des teasings pour « l’après »… Déjà, le concept de Voyage dans le Temps y est évoqué comme ultra connu et rebattu… à travers des exemples de Pop Culture. On n’est pas comme dans un Walking Dead qui ne connaitrait pas les films de zombies, mais plus dans un Shaun of the Dead, comptant sur un public qui a de la mémoire. Un « Time Heist », super titre.
Méta aussi toute cette idée de revisiter l’Univers Marvel par ses coulisses en mode Retour vers le Futur 2, refaire des choses (et les « détruire »), en découvrir d’autres… etc.
Là on est à la fête aux caméos, aux maquillages numériques, l’argent est bien à l’écran, en toute indépendance (et ils ont dû en couper, des choses chères). Et curieusement sans que ça ait l’air trop souvent indécent. Surement à cause du caractère « discret » de la mission des héros.

Disons que c’est une question de plaisir, de fidélité, de confiance… Et même la longueur « extrême » de cette Partie (même pas vendue par la promo du film) peut nous donner l’impression de passer sans qu’on la ressente…
Long oui, mais pas vraiment de longueurs, grâce à une terrible science du rythme, encore meilleure ici que dans tous les autres « gros » films Marvel. Tellement que ça en devient diabolique, bien « carré », aux limites habituelles redéfinies … puisqu’on ne peut quasiment rien enlever n’y ajouter au film, tout s’y tient, sans heurts vraiment problématiques, et à peine quelques moments prévisibles… mais qui sont vite éclipsés par la tonnes de surprises qui nous arrivent dessus.

Et puis dernière Partie, pas trop longue aussi, en mode « Bataille finale de LOTR » mais en plus hétérogène… Moment tout aussi « Fan Service », Ultra excitant, ou partouze super héroïque comme on dit vulgairement… On a ce qu’on a attendu, et il n’y a plus de psychologie qui tienne… Tant pis pour les méchants, redevant plus unidimensionnels que les héros… Les codes super héroïques les plus binaires reprennent leur place, Action et cie, et grands sourires sur nos têtes jouissives.

Mais heureusement, on a la jolie Conclusion commémorative, évitant l’effet de « fins à n’en plus finir de "LOTR 3"… dont RDJ se moquait dans le film « Kiss Kiss Bang Bang ». ????
Hommages aux acteurs qui partent, ou juste qui s’en vont ailleurs. Malgré tout le Barnum précédent, on n’y oublie pas, ici plus que dans tous les autres films, tout ce qu’on leur doit (c’est à dire vraiment beaucoup)… que c’est pour eux qu’on y revenait à chaque fois, pour la plupart des spectateurs. À part la fin de « Spider-Man 3 » ou celle de « Logan », on n’a pas eu beaucoup de films de (ou avec des) super héros, et à gros budget, se terminant sans super costume en action, un peu en pointillés… en douceur mais avec une touche de douleur.
Le privilège d’un épisode final, la logique d’une franchise se disant qu’il vaut mieux garder les plus belles choses pour la fin, et pas pour plus tôt (même s’il y a bel et bien eu quelques très beaux moments dans les 21 autres films).
Arrive-ton à y voit encore la mécanique ultra efficace derrière tout ça..? cela dépend du niveau de crédulité et d’acceptation de chacun, comme un bon test de l’humilité et de l’ouverture d’esprit du spectateur… un miroir.

Et avec cette Conclusion, on peut ainsi mieux faire passer l’idée que les futurs films Marvel ont une chance de mettre eux aussi en avant une patte plus intimiste, moins infantile, encore plus personnelle tant qu’à faire.
C’est tout le Bien qu’on peut leur souhaiter.
C’est pas mal ça, de souhaiter de bonnes choses aux gens, même pour ceux qui font juste que nous divertir et nous apaiser un peu pendant 2 heures, ou 3 heures, qu’importe…
On devrait essayer ça plus souvent, non ? ????

Flo
27/12/2019 à 09:47

À ce niveau là, on pourrait craindre que le « Fan Service » ait gagné face au Cinéma, clin d’œil sur clin d’œil, l’humour y est toujours bien à sa place dans ce type de scénario, et ça suffit à faire le job… et pourtant, on peut aussi se dire qu’au contraire, ce « Fan Service » se transcende pour devenir Purs instants de Cinéma, visuels comme artistiques (par le jeu des acteurs surtout, encore « humain » à dives moments)…
Inouï, du jamais Vu, une anomalie dans la production des Gros Blockbusters américains actuels, ce Néo-Cinéma fait de moments appartenant à divers Genres et d’autres qui ne sont que re-Créations …

Nico1
26/12/2019 à 23:49

Mon dieu ce hulk/banner quelle honte!

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