Kingsman : Le Cercle d'or - critique Super Gold

Simon Riaux | 29 septembre 2017 - MAJ : 17/07/2020 14:28
Simon Riaux | 29 septembre 2017 - MAJ : 17/07/2020 14:28

Matthew Vaughn retrouve ses Kingsman et réalise pour la première fois la suite d’un de ses propres films, Kingsman : Le Cercle d'or. Le metteur en scène cède-t-il aux sirènes de l’époque, ou accomplit-il la promesse du précédent film, qui s’était donné pour mission de décomplexer et renouveler un genre englué dans des codes usés jusqu’à la corde ?

EVERYTHING IS BIGGER IN KINGSMAN

Quand Matthew Vaughn a décliné la proposition de la Fox de prendre la tête de la saga X-Men après son très réussi X-Men : Le commencement pour s’atteler à Kingsman, on se doutait que le monsieur nous gardait quelques as dans sa manche. Mais on ne s’attendait pas pour autant à le voir franchir le pas de la sérialisation, lui qui s’est toujours tenu à l’écart de la dimension industrieuse du 7è art pour privilégier des projets originaux, atypiques, comme autant d’OVNIS faussement pop lancés à la figure de la production contemporaine.

Et à la vue de Kingsman : Le Cercle d'or, on comprend instantanément que le cinéaste a amené le dernier né de sa collaboration avec Mark Millar à un degré de folie et de maturité inédit. Il faut à peu près une quarantaine de secondes à son récit survitaminé pour poser ses enjeux, asseoir son style et embrayer sur une scène d’action qui ferait passer le carnage épiscopal du précédent volet pour une bagarre de cours de récré.

 

Photo , Taron EgertonUne certaine idée de l'action

 

Poussant chaque aspect de l’univers établi dans des retranchements aussi extrêmes qu’inattendus (voire la caractérisation de tous les nouveaux personnages, cartoonesques et d’une inventivité en matière d’écriture souvent stupéfiante), Vaughn passe en surmultipliée et ne lâche jamais la pression, bien décidé à offrir au spectateur le trip d’action et d’espionnage ultime. Transformant l’image en terrain de jeu hallucinant, il imbrique à toute vitesse quantité d’intrigues, de situations, qui transforment rapidement Kingsman : Le Cercle d'or en un dispositif cinéphile intégralement voué au dépassement des fantasmes du public.

Grâce à un budget plus confortable, il se départit des quelques effets cache-misères qui handicapaient encore un peu Kingsman et dope ses scènes d’action avec l’hypercam, qui l’autorise à prolonger invraisemblablement ses plans, à coups de zooms, décadrages, ou travellings impossibles. Dans ses innombrables moments de pure folie cinétique, Matthew Vaughn se présente comme un des rares héritiers de Sam Raimi, tant il fait de sa caméra le personnage principal d’un film mû par une hardiesse sans cesse renouvelée.

 

Photo Pedro PascalL'agent Whiskey à bord du "Silver Poney"

 

TUER N’EST PAS JOUER

Mais Kingsman : Le Cercle d'or ne se contente pas de proposer un concentré d’action férocement ludique. On sait au moins depuis Layer Cake et Kick-Ass que Matthew Vaughn distille sciemment une vision du monde moderne, libérale, aussi critique que passionnée, un pas de deux entre attraction et répulsion. Ainsi, sous couvert de gros délire « pop », il adresse quantité d’uppercuts chirurgicaux à tout ce qui ressemble à une forme de bien-pensance ou de moraline préfabriquée.

 

Photo Channing TatumChanning "Tequila" Tatum

 

À ce titre, peut-être faut-il voir dans l’accueil un peu tiède réservé au métrage de l’autre côté de l’Atlantique une réponse à l’acidité avec laquelle les Etats-Unis y sont portraiturés. Impitoyable dès qu’il est question de montrer en quoi les valeurs fondamentales du mythique rêve américain ont été progressivement subverties, le réalisateur piétine gaiement les tares de son époque, de la conception d’un corps social hygiéniste en passant par l’obsession de la nostalgie, ou le populisme goguenard des élites.

 

Photo Taron Egerton

 

Enfin, Kingsman : Le Cercle d'or se paie même le luxe de dialoguer ouvertement avec la saga James Bond, dont il adresse les tropismes doloristes qui se sont emparés de 007 dernièrement. L’attention apportée aux parcours des personnages et à leurs enjeux est à ce titre une des plus jolies réussite du film, qui dépeint avec énormément d’humour et de tendresse un espion enamouré, dont la sincérité et la gaucherie rafraîchissent l’image de l’agent secret phallocrate et achèvent de la ringardiser tout à fait. La force de Vaughn explose ainsi au grand jour, alors qu’il parvient à assumer, embrasser et par endroits pasticher l’héritage du genre, tout en lui offrant une de ses plus intenses et spectaculaires déclaration d’amour.

 

affiche

 

 

Résumé

Une montée en puissance continue et exponentielle, d'une créativité et d'une impertinence salvatrices.

Autre avis Alexandre Janowiak
Trop de style tue le style, trop de coolitude tue la coolitude. En étant dans la surenchère absolue, Matthew Vaughn transforme la bonne surprise du premier film en gros amas de superflu dans ce Kingsman : Le Cercle d'or. Dommage.
Autre avis Geoffrey Crété
Il est possible de trouver Kingsman : Le Cercle d'or cool, malin, cool, bien mené, spectaculaire et cool. On peut aussi être consterné par cette farce chiante comme la pluie et interminable, assemblage artificiel de scènes-répliques-situations-personnages-acteurs sans grand impact, et qui ne bénéficie même plus de l'effet de surprise.

Lecteurs

(4.0)

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commentaires

Flo
27/10/2020 à 14:16

« I’m a Catholic w**re, currently enjoying congress out of wedlock with my black, Jewish boyfriend who works at a military abortion clinic. So hail S@t@n, and have a lovely afternoon, madam. »

Une anecdote au sujet du premier Kingsman: Matthew Vaugn y était un peu embêté car il voulait vraiment utiliser « Money for Norhing » de Dire Straits en intro (les 30 ans du tube à l’époque de la sortie du film), mais ça ne cadrait pas avec l’année où ça se passe… Et puis il s’est finalement dit « et puis m**de, je le fait quand même, après tout les terroristes ne sont pas obligés d’être à la mode ». Et ça nous a donné ce générique dingue où oui, de « l’argent pour rien » avec ces gravas se transformant en lettres de générique. Mais FUN.
Voilà, c’était ça Kingsman à ce moment, juste l’envie (et les moyens pour Vaughn et Mark Millar) de faire ce qu’ils ont envie, à savoir casser la routine du super espion devenu trop « dépressif », pas assez glorieux, pas assez Nick Fury de Steranko…
Oui, mais en trash. Et énergique à un point pas possible en témoigne la culte scène de l’église, à la fois horrible (des quasi innocents qui s’entre-massacrent) et jouissive (ce sont quand même des gros bigots intolérants). KM, où l’art d’être à la foi grossier et classe. Jusqu’à ce final faisant exploser des têtes de politiques et célébrités, comme des sales gosses qu’il sont.
Tombant ouvertement dans les pires clichés du genre d’une part, et les détournant complètement à d’autres moments (pas une parodie du tout).
Et le tout avait même l’audace de raconter quelque chose sur l’hypocrite lutte des classes, mais typiquement british… Une réussite géniale qui ne vieillie pas (encore) du tout.

Et là, dans le 2ème… Qu’est ce qui s’est passé ?
Le côté malpoli stylisé du film semble s’être encroûté avec le succès du premier. On assiste presque à une auto-parodie cartoonesque (des robots!?) sans surprises réelles aucune, ne racontant plus grand chose. Qui fait que, malgré une intro démarrant à fond les ballons dès la 2ème minute… ça s’assoupli trop, ça devient convenu. Et on a presque l’impression d’y voir les acteurs jouer… des sosies.

– Taron Egerton continue son arc narratif du Eggsy à la fois petit « lad » et grand homme classieux… Mais répète trop sa partie qui le voit devenir moins tendre, plus dur et impitoyable pour le bien du monde. Qui plus est, il est quasiment le reflet de son réalisateur puisque pas du tout espion queutard comme on l’aurait attendu… mais bien rangé avec… une princesse suédoise, qui plus est celle que personne n’a oublié à la fin du 1 ;-) . Une fille qu’on peut vite identifier comme étant la propre femme de Vaughn, Claudia Schiffer (créditée Claudia Vaughn, et « prod exécutive »). C’est un peu ça qui cloche et irrigue un peu le tout: le héros s’est embourgeoisé encore plus que son réal, et le film de suivre un peu trop cette voie. S’il faut attendre encore la fin pour qu’il se prenne moins la tête dans son couple et redevienne un pur badass (génial combat de manchot), c’est presque comme si le 1 n’avait pas servi…
– Edward Holcroft en Charlie y joue les sosies de Gazelle (prothèse) et de… Matthias Schoenaerts. Là aussi, c’était vraiment utile de le faire revenir ce relou ?
– Mark Strong/Merlin y joue encore à Mark Strong. Càd un second rôle toujours excellent, mais qui ne sera que rarement premier, alors qu’il le mérite bien (appelé aussi syndrome Idris Elba ;-) ). Néanmoins, il a de très bonnes scènes, et surtout il est celui qui injecte le plus d’émotions dans ce film, émotions que l’on croyait perdues.
– Julianne Moore en Poppy Adams joue à Samuel L. Jackson/Richmond Valentine, càd encore du geek libéral foufou, mais surtout un cauchemar pour républicains réac, une pub vivante contre les démocrates. Malaise, surtout que, confinée dans son petit « bourg douillet », elle n’a pas ce qu’avait Valentine: beaucoup d’interactions en face à face avec les autres héros (juste la fin). Même pas sûr d’avoir compris pourquoi elle appelle son organisation le Cercle d’Or. Et quelle naïveté de lui faire croire qu’elle tient vraiment les USA. C’est un film Fox.
– Le Kingsman lui-même n’y sert pas à grand chose, puisque détruit très vite… Et faire venir Michael Gambon pour ça, et le personnage de Roxy aussi… Ce qui pour elle, est caractéristique des personnages féminins de ce film, hélas.
– Channing Tatum se joue lui-même en sudiste benêt, dansant en maillot de lutteur juste pour faire référence à la fois à Magic Mike et Foxcatcher (deux de ses meilleurs rôles). On voit les ficelles, il n’avait pas le temps d’y être, mais il s’es incrusté quand même.
– Colin Firth est là pour faire les Nick Fury, même si son œil crevé n’est pas du tout immonde… Et passe un peu à coté de l’occasion de parodier complètement son Colin Firth coincé et maladroit qu’il nous a joué dans un tas de film. Et puis, il ne revient même pas avec des infos importantes, mais juste parce que c’est un super bon, et un copain. C’est déjà ça.
– Halle Berry (« Fox », dans le véritable Wanted) se joue elle-même, n’ayant plus de rôle à sa hauteur passée, et peinant à repasser dans une catégorie supérieure. Idris Eba encore.
– Jeff Bridges rejoue sa partition du cowboy qui mâchouille (beaucoup). Deux acteurs du Big Lebowski cloîtrés de tout le film, comment dire…
– Pedro Pascal est par contre génial en Burt Reynolds bis, comme on l’a pu dire à droite à gauche… Mais son arc narratif et émotionnel est gâché par cette trahison incohérente (personne pour au moins vérifier s’il avait au moins un Cercle d’Or sur la peau), et cette foutue morale politiquement correct du film… Pourquoi ?!! Pourquoi pas Tatum à la place, surtout ?!
– Poppy Delevingne joue a essayer d’avoir quelques rôle ciné comme sa petite soeur Cara (le Roi Arthur aussi cette année, même « famille » que Vaughn). Mais c’est un rôle humiliant là aussi pour une femme, pfff.
– Bruce Greenwood, jadis JFK (« 13 jours ») joue ici les sous-sous Donald Trump, histoire encore de ménager… Fox News, de vrais agneaux ici. C’est un film Fox, jusqu’au nom de la gentille chef de cabinet…
Et puis bon, tout ça n’est plus très provoc’, faussement même, que l’on transforme un type en viande haché, qu’on fasse un plan de doigtage, qu’on mette des gens malades en cages en disant « mais enfin les drogués sont des humains », qu’on rigole avec Elton John en super combattant super gay… Et bien sûr, rien de politique dans cette fin absurde avec applaudissements gentillets, qui ne veut surtout pas dire que l’Angleterre post Brexit irait s’allier aux USA ou à la Suède.

Bref, ça n’est jamais abouti, mais néanmoins, la chose tout de même bien préoccupante…
C’est que c’est tout de même globalement très bon à regarder, au dessus de la moyenne d’une bonne partie des blockbusters d’action habituels, avec plein d’idées (revoir la longueur des spoilers) bien que pas toutes absolument géniales, assez bien rythmé. Les plans séquences d’action, l’identité de ces films, faisant toujours bien le job même sans susciter la même ferveur. Même si les deux Galahad côte à côte, c’est superbe. On sourit, on rigole avec eux comme si on retrouvait de vieux copains après 10 ans… sauf que ça ne fait que 2 ans et demi au moins. Et qu’on peut risquer de se trouver exclu de la fête si ça vous laisse froid. D’où un certain arrière goût de se dire que « c’est tout de même du Vaughn, donc c’est pas top grave ». Sauf que lui, ce n’est pas trop une grosse entreprise, ce sont plus des indépendants. Enfin ça l’était.

En fait, comme il est dit à un moment donné, « c’est moins le commencement de la fin que la fin du commencement ». Donc, disons que ce n’est en fait que la première partie d’un diptyque introductif. Et que la « vraie » suite de Kingsman, ça sera pour une autre fois, en meilleur.
Et pourquoi pas assumer enfin leurs noms de codes, et nous refaire la Geste Arthurienne (Harry peut être un bon Arthur) en version moderne ? N’importe quoi, mais pas de charentaises s’il vous plait. Peut-être ailleurs qu’à la Fox, on verra. Tant que le plaisir reste encore présent…

– « Looking good, Eggsy.
– Feeling good, Merlin. »

Flash
02/11/2017 à 17:09

Quel pied, pas loin d'être le film de l'année (pas encore vu Blade Runner)

jango56700
19/10/2017 à 22:47

Moi j'avais trouvé super bien le 1er (9/10)
Le 2ème je le trouve un poil en dessous (8/10)
Ca reste un bon film bien décalé qui ose, l"histoire est un peu moin bien que le 1er, mais ça reste largement au dessus de ce qui se fait actuellement.
Je suis preneur pour un 3eme !!! ;)

Clems
17/10/2017 à 19:33

Déçu.
Le premier était un juste milieu entre le cassage des codes "Bond", et le film d'action comique qui se bat juste ce qu'il faut avec son budget(j'avais vraiment apprécié), mais là ...
Trop de budget qui entraine des persos secondaires sans intérêt, des scènes d'action totalement gratuites ... Et nivezau histoire c'est pas mieux : les bonnes idées du premier sont saccagées (une pensée pour la princesse salope), des méchants à peine dont on connait à peine les motivations ...
Je trouve que ça s'est perdu derrière le second degré, en oubliant qu'il faut une histoire correcte. Et finalement, ce que j'ai préféré c'est Tatum qui assume complètement le coté bidon (c'est peut-être parce que j'adore les Jump Street (qui assument eux complètement le coté ridicule) et que j'attends une suite)

noTroll
17/10/2017 à 10:58

J'ai trouvé le premier opus totalement indigeste.
Je ne comprends pas l'attraits que les gens ont pu avoir pour ce film.
Alors le second opus!
Il est pire! c'est pas drôle, c'est pas satyrique! même au 50 eme degré c'est toujours aussi creux!
Pitié pas d'autre suite à ce machin infame!

Pickle Rick
11/10/2017 à 16:33

Contrairement au premier, les critiques américaines n'ont pas aimé. Cette suite marche d'ailleurs moins bien là-bas que l'original malgré la hausse du budget et du nombre de copies.

Enfin bon, même si c'est juste un peu moins bon que le premier volet, ce sera déjà un bon film bien fun, bien généreux.

diez
07/10/2017 à 14:34

Bon divertissement , mais tellement loin de la créativité du premier. On est en terrain connu sans jamais oser prendre part à de nouvelles idées. Les intentions comiques sont souvent ratées. Les scènes d'action ne font que reprendre celle du premier et le nombre incalculable de seconds rôles vient parasiter le récit.

Le film auto-cite trop souvent son grand frère comme s'il était déjà un film culte de plus de 10 ans.

La scène a plus représentative de l'esprit de Kingsman reste la scène de Merlin dans le dernier acte.

jawssm
04/10/2017 à 17:03

On a pas dû voir le même film. Fini l'insolence, la violence sèche et la réalisation géniale de son auteur, désormais blagues vaseuses, écriture superficielle et sçènes d'action oubliables (à part la 1ère, bien mise en boîte). Vaughn est rentré dans le moule et ce n'est pas ses blagounettes salaces et la direction d'acteurs faiblarde (merci les contre-performances des Statesman, à part Pedro Pascal) qui feront passer la pilule. L'ex sale gosse se permet une critique culottée de l'administration US certes et un gros caméo sympa d'Elton John mais l'énergie, la décontraction et la jubilation propre à l'épisode précédent se sont évaporées.

Dirty Harry
04/10/2017 à 14:20

C'était sympa, j'ai préféré au premier : le rythme, les personnages, une vraie envie noble de divertir (chaque scène est efficace et atteint son but, entre humour et péripéties invraisemblables), Elton John joue mal mais on s'en fout, les scènes d'action sont inventives, et puis la musique soutient bien cet esprit ludique et généreux. Peut être un peu trop d'hypercam et une Julianne Moore pas assez présente et qui manque de "folie", un poil trop long mais dans l'ensemble c'est tout à fait sympathique de voir un film fait avec passion par leurs créateurs et pas un divertissement type Marvel, formaté, prévisible et résultat d'un statut quo d'exécutifs nommés par un conglomérat d'actionnaires, ici on se sent réellement dans une BD (rien que les couleurs font plaisir).

Lezalel
03/10/2017 à 13:40

Mouais pour l'avoir vu, je le trouve moins bon que le premier. Ma vraie déception est ces Statesmen qui n'apportent strictement rien et qui ne viennent qu’alourdir le récit; sans compter que ce soit leur introduction ou la conclusion du film, c'est simpliste pour le premier et mal branlé pour le second.
La méchante est faussement folle et c'est dommage car du coup c'est un personnage assez vide qui une fois de plus est mal travaillé.
Quand je pense que je considérai le premier comme un des meilleurs films de 2015, j'ai du mal à y croire en voyant ce deuxième opus, alors quand on m'en annonce un troisième, voir aussi une série... Cela m'attriste au plus haut point :/

Bon je tape, je tape, ça reste un bon divertissement mais on est très loin du premier épisode selon moi, faites-vous votre idée en allant le voir, ça reste le mieux à faire ;)

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