The I-Land : que valent les trois premiers épisodes de la série entre Lost et Hunger Games signée Netflix ?

Camille Vignes | 12 septembre 2019 - MAJ : 12/09/2019 16:32
Camille Vignes | 12 septembre 2019 - MAJ : 12/09/2019 16:32

Sorte de crossover entre Lost, les disparus, Hunger Games et Le Labyrinthe, et à peine arrivée sur Netflix, on fait un premier point sur la mini-série The I-Land après trois épisodes avant un bilan complet.

Attention spoilers !

 

 

 

C'EST QUOI LE TOPO ?

Dernière création de Neil LaBute (connu notamment pour Nurse Betty ou The Wicker Man), The I-Land est la seconde série que le cinéaste signe pour Netflix après Van Helsing, une série d’épouvante fantastique commencée en 2016 et encore en cours. Portant les casquettes de showrunner, scénariste, réalisateur et producteur pour The I-Land, il a officié avec Lucy Teitler (Mr. Robot) pour le scénario et Jonathan Scarfe (avec qui il a déjà travaillé sur Van Helsing) pour la réalisation. 

Et s’il convient de dire qu’aucune de ces personnes ne s’est particulièrement distinguée pour ses faits d’armes dans le paysage sériel, il faut quand même bien admettre que les bandes-annonces de The I-Land nous avaient laissés un peu interrogatifs. 

 

photoTu vas regarder ou je te bute

 

La perspective de voir dix personnes amnésiques s’essayer à la survie en milieu hostile façon Lost, les disparus paraissait excitante et l’idée d’assister à une expérience mentale, simulée par des ordinateurs et donc biaisée par celui qui les contrôle, ajoutait une touche intrigante au tout. Tandis que les trailers n’avaient rien vendu de transcendant (voire un spectacle plutôt très moyen) côté décors, mise en scène et jeux des acteurs. 

Bref, on a regardé les trois premiers épisodes de la série pour voir si nos réserves allaient être confirmées ou si on allait être agréablement surpris et… bah on est toujours aussi méfiants.

 

photoEt on attend toujours le gore...

 

LOST : LES PRISONNIERS

The I-Land n’est, pour ce qui est des deux premiers épisodes, rien d’autre qu’un thriller d’aventure. Une mini-série avec un intérêt assez restreint qui n’apporte rien au genre et au médium et qui peut parfois être ressentie comme une immense perte de temps. Neil LaBute et Lucy Teitler déroulent un scénario banal, émaillé de quelques fulgurances - toujours (ou presque) utilisées en cliffhanger -, histoire d’être sûr que le spectateur continuera son visionnage - sans jamais que la mise en scène ne transcende la fragilité de l’histoire. 

On ne va pas le dire 12 000 fois, The I-Land aborde des thèmes similaires à la série de Damon Lindelof et J.J. Abrams, laissant les personnages dévoiler leur véritable nature face aux éléments et aux dangers qui rôdent sur une île (en tout cas dans les deux premiers épisodes). Malheureusement, les acteurs - trop faibles pour la plupart (notamment de la protagoniste principale incarnée par Natalie Martinez), ne parviennent que rarement à donner vie aux dialogues maigrichons et caricaturaux de la série.

Les altercations entre les personnages, qui auraient pu se révéler être une véritable démonstration de l’humain poussé dans ses plus bas retranchements, retombent trop souvent comme un soufflé.

  

photoL'arme change, mais la même scène se répète beaucoup trop de fois

 

The I-Land est une mini-série en sept épisodes, or on a la fâcheuse impression de devoir attendre la fin du troisième pour sortir de la phase d’exposition (presque la moitié de la série en gros). Le deuxième étant une redite étirée du premier (découverte de l’île, confrontation entre les personnages pour savoir qui fait pipi le plus loin, premiers blessés, premiers mystères…), tandis que le troisième révèle enfin de quoi il s’agit et épaissit le récit. Soit une expérience anthropologique simulée par des ordinateurs et menée sur des criminels particulièrement violents afin de découvrir si une personne peut changer en fonction des circonstances dans lesquelles elle évolue… 

En ça, en déployant une armada technologique pour mettre à l’épreuve les prisonniers (ou à mort, le directeur de la prison semble très pressé de les voir s’entretuer), The I-Land semble lorgner du côté de Black Mirror et de ses concepts noirs et futuristes. La série offre même quelques moments intéressants, donnant parfois l'impression d'assister à une véritable télé-réalité où en permanence chacun jauge, teste et se méfie de l'autre, teasant le caractère ambivalent de certains médecins, sombre de certains criminels et celui, plus cruel, du directeur de la prison. 

 

photoK.C. (Kate Bosworth), un autre personnage qui peut se révéler intéressant (ou se planter totalement...)

 

Sans égaler le virtuose des concepts des premières saisons de Black Mirror, The I-Land dégage un goût amer. Elle promet une réflexion sur l’humain et un débat sur l’inné et l’acquis qui donne envie de continuer. Mais cette envie est quasi systématiquement contrecarrée par une réalisation problématique, jamais à la hauteur du concept. À voir donc si l’intrigue saura surmonter les faiblesses de mise en scène avec les prochains épisodes. 

The I-Land est disponible en intégralité sur Netflix depuis ce jeudi 12 septembre. 

 

affiche

commentaires

Jürgen
20/09/2019 à 03:48

Je comprend vraiment pas les gens qui dégrade cette série franchement. Oui c’est vrai dès le début c’est pas trop ça mais pars là suite j’ai eu pas mal de suspens et là fin ma même étonné perso moi est mon pote avons adoré cette petite série c’est juste vous qui êtes bien trop difficile et là critique facile mais bon les français son bon cas ça toute façon moi je dit bravo netflix c’était plutôt pas mal merci

FatBrioche
16/09/2019 à 00:39

Je n'ai pour l'instant regardé que le premier épisode. J'étais juste pommé : tout le monde est amnésique mais apparemment ça ne les dérange pas plus que ça (je sais pas, sur une plage avec des gens que tu connais et sans te souvenir de ton propre nom, t'es pas juste en panique total aussi badass que tu sois ? Mais non, allons faire bronzette et se faire une petite baignade en s'esclaffant... Wtf ?), les personnages sont caricaturaux au possible (enfin pour les deux filles qui se détestent au premier regard, le prédateur sexuel et le black voilà les autres sont en revanche complètement plats), et il m'a suffi d'un seul plan pour comprendre avec certitude que tout ceci était lié à une simulation ou un truc dans le genre (bon, le genre cinématographique de la série combiné à son titre m'avait déjà mis la puce à l'oreille, mais clairement niveau suspens ça se pose là...). Je me suis dit au début que le comportement pour le moins improbable des personnages avait un lien avec le récit, mais la fin de l'épisode m'a clairement fait comprendre que non (et les critiques et commentaires me l'ont confirmé). Je ne sais pas si je vais continuer cette série, peut-être pour me marrer devant l'écriture absolument loufoque de ces personnages et du récit mais aussi un peu parce que l'intrigue a l'air d'avoir quelques atouts (je trouve en fait le concept vraiment intéressant...), mais là tout de suite je suis découragé.

Kouak
15/09/2019 à 13:34

Bonjour,
bon , bin voilà, c'est fait...
Difficilement, mais c'est fait...
Conclusion : Il n'y a pas que le sujet de la série qui parle d'expérience....
La série toute entière semble être expérimentale...
Les dialogues, les acteurs, les situations,..TOUT !

Exemple de dialogue :
-On ne veut plus de céréales ! On veut des oeufs !
-Oui, chérie, fait nous donc des oeufs...
-Bin tu sais, nos comptes sont pas au beau fixe....

Il semblerait, ici, que le dialoguiste ait pris l'expression "la poule aux oeufs d'or" au 1er degré...

Ou encore le "on n'est pas chez Séphora ici !" judicieusement placé dans une énième engueulade...
Je n'ai pas pris le temps de regarder la VO pour savoir quelle marque y était si habilement citée.

Exemple de situation devant toute la troupe (Rouges et jaunes réunis)
-Tu caches des choses !
-Et toi ! Tu leur as parlé des chutes d'eau douce qu'on a trouvé un peu plus loin dans la jungle !
3 épisodes plus tard :
-Que fais-tu là ?
-Je creuse des coques de noix de coco pour pouvoir récupérer l'eau de pluie...

Hein ? WTF !

Et j'en passe et des meilleures !

Chacun se fera sa propre opinion...

Je n'incite personne à ignorer cette série...C'est simplement une opinion parmis d'autres...
Mais je n'incite personne à la regarder non plus, dois-je dire...

Bref, je vais me rabattre sur Marianne...La série...Pas l'hebdomadaire...

Bonne fin de Week !

hanni_84577
14/09/2019 à 16:50

Jamais vu aussi mauvais acteurs que dans cette série là..... j'ai été jusqu'au 4ième quand même et j'ai laissé tomber.... j'en pouvais plus.... l'histoire paraissait pas mal mais alors cette bande d'acteurs nuls.... :-/

Aturin
14/09/2019 à 15:00

J'en suis à 4 épisodes.

Même si la réalisation n'est pas folichonne, je me suis tranquillement laissé emmener lors des 2 premiers épisodes qui ont sans trop de problèmes réussi à m'ouvrir l'appétit. Hélas le 3ème épisode fait tomber lourdement le soufflet.
Quand les américains donnent dans de la socio-psychologie, ce n'est jamais bien fin, et en effet, on est gâté niveau binarité. Je passe sur les échanges totalement irréalistes entre les scientifiques tous plus agressifs les uns avec les autres et sur le blabla caricatural du directeur de prison.

Bref, j'ai coupé au milieu du 4ème épisode, et je ne suis vraiment pas certain de terminer malgré l'intérêt suscité par les deux premiers épisodes.

prometheus
14/09/2019 à 08:26

J'ai visionné les 3 premiers puis direct le dernier.
C'est une vraie purge copiant des séries bien plus inspirées qu'elle.
Tout est raté la dedans, et surtout les personnages.

Chris
14/09/2019 à 00:40

Vu 3 épisodes aussi (et pas certain du tout de continuer), premièrement c'est laid et même très laid visuellement, ça sent le manque de moyens à plein nez, ensuite les acteurs sont très mauvais, seule Natalie Martinez s'en sort plutôt bien (et encore..), et pour finir c'est réalisé avec les pieds vraiment, même un épisode d'une série AB production pourrais faire aussi bien. Pour le scénario après 3 épisodes, bah on se doute que l'explication de l'épisode 3 ne sera pas l'explication finale et qu'il y aura des rebondissements (enfin j'espère pour eux), mais vraiment ça ne donne pas envie de continuer tant ça

Chris
14/09/2019 à 00:35

Vu 3 épisodes aussi (et pas certain du tout de continuer), premièrement c'est laid et même très laid visuellement, ça sent le manque de moyens à plein nez, ensuite les acteurs sont très mauvais, seule Nata

ja i vu la saison 1
14/09/2019 à 00:01

au debut ca part a la lost
puis a l episod 3 on nous explique les en jeux
j aurai preferer que ca ce termine sur un cliffanger pour la fin
c est male jouer male filmer
heureusement l actrice martinez popotin eins sont la pour nous emoustiller
conculsion je pense pas que y aura un saison 2
le loste de netflix c est pas pour mainenant

Chris11
13/09/2019 à 19:52

A peine 5 minutes, et voir déjà des chemises blanches immaculées alors qu'ils sont censés s'être réveillés sur une plage... mais pas un grain de sable ni une goutte d'eau. Les chemises sont d'une blancheur à faire palir ma machine. Ya personne sur le plateau pour, juste donner l'idée que peut être, quelques éclaboussures ou taches, même mal faites, ça peut être une bonne idée dans un souci de réalisme???

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