Sharp Objects : la série thriller sombre, glauque et mystérieuse avec Amy Adams, futur phénomène de l'été ?

Mise à jour : 01/08/2018 10:21 - Créé : 9 juillet 2018 - Alexandre Janowiak
Affiche, Sharp Objects saison 1
72 réactions

Un an après la diffusion de Big Little Lies, immense succès critique et public, le réalisateur Jean-Marc Vallée revient au petit écran avec sa nouvelle série : Sharp Objects. Après visionnage des quatre premiers épisodes (la série en comptera huit), on vous explique pourquoi la mini-série HBO pourrait être le petit phénomène de l'été en cinq raisons.

GARANTIE SANS SPOILERS !

 

 

DES BASES INTRIGANTES

Sharp Objects raconte l'histoire de Camille Preaker, une journaliste spécialisée dans les affaires criminelles. Ainsi, tout juste sortie de son séjour en hôpital psychiatrique, elle retourne dans sa ville natale. Sur place, elle va enquêter sur les meurtres de deux jeunes filles qui vont l'amener à affronter ses propres démons et fantômes du passé.

Créée par Marti Noxon (Buffy contre les vampires) et produite par Blumhouse (derrière Get Out, Paranormal Activity ou American Nightmare), la série dispose d'une base solide puisqu'il s'agit d'une adaptation du livre éponyme à succès de Gillian Flynn, l'auteur-scénariste de Gone Girl et Dark PlacesSi peu de choses énoncées et pourtant déjà bien assez de données pour se jeter sans vergogne sur Sharp Objects.

 

photo, Sharp Objects saison 1, Amy AdamsDes morts qui en rappellent d'autres 

 

L'AMBIANCE POISSEUSE

Dès son ouverture, Sharp Objects plonge le spectateur dans une atmosphère pesante et mystérieuse. Des regards étranges, des souvenirs inquiétants et surtout des longues virées dans les rues de cette ville du Missouri qui ne sont pas sans rappeler les déambulations angoissantes dans le petit village de Derry et autres bourgades "Kingiesque". Déterminée à rendre mal à l'aise rapidement les spectateurs, la série HBO enfonce d'ailleurs le clou dès ses premiers instants dépourvus de dialogues pendant près d'une dizaine de minutes. Le ton est donné.

Au fil des séquences et des rencontres de Camille Preaker, la série de Marti Noxon instaure ainsi l'ambiance glauque qui forgera le reste du récit. Des décors sales, des lumières poisseuses et des couleurs ternes qui accompagneront perpétuellement ces personnages perdus psychologiquement et aux sombres réminiscences. Seule lueur d'espoir et manière d'échapper un instant à leurs conditions dans ce monde noir : la musique.

 

Photo Amy AdamsUne atmopshère crasseuse de tous les instants

 

LA PATTE DE VALLÉE

Après le succès de Big Little Lies qu'il réalisait, Jean-Marc Vallée met à nouveau en scène l'intégralité de Sharp Objects. Au visionnage, impossible de ne pas retrouver les spécificités du cinéaste. Si la série est présentée comme un thriller énigmatique aux airs de True Detective, le canadien préfère s'attarder, une nouvelle fois, sur l'aspect psychologique de ses protagonistes.

Le réalisateur de Demolition s'amuse à nous ancrer dans la peau de son héroïne Camille Preaker en jouant de ses souvenirs troubles, des fantômes de son passé et de son esprit tourmenté. Au coeur de la construction narrative du show, on retrouve ainsi les habituels flashs de souvenirs, caractéristiques de Jean-Marc Vallée, où le passé enfoui prend brièvement le dessus sur le présent et la réalité. Le moyen de mettre en place un puzzle mental efficace et de faire du show une expérience très sensorielle (la musique encore). Qui apprécie le style de Vallée, trouvera donc son bonheur dans Sharp Objects.

 

Photo Patricia Clarkson, Amy AdamsLes interactions maternelles et sororelles, marque de fabrique de Vallée également

 

AMY ADAMS, MAÎTRESSE DE LA PARANO

Après s'être offert une florissante carrière au cinéma et enchainé les rôles auprès des cinéastes talentueux David O. Russell (FighterAmerican Bluff), Denis Villeneuve (Premier contact), Paul Thomas Anderson (The Master), Tim Burton (Big eyes), Tom Ford (Nocturnal Animals) et prochainement Adam McKay (Backseat), Amy Adams a confirmé au fil des années qu'elle était une des meilleures actrices de sa génération.

Avec Sharp Objects, elle délaisse le grand écran et s'octroie une belle parenthèse télévisée. Si elle avait déjà cotoyé furtivement le monde des séries au début des années 2000 avec The Office notamment, la comédienne explore cette fois pleinement le petit écran avec ce rôle de journaliste alcoolique, dépressive et paranoïaque. L'occasion pour Amy Adams de livrer une performance habitée et torturée étourdissante. 

 

photo, Sharp Objects saison 1, Amy AdamsFabuleuse Amy Adams

 

LES CINQUIÈMES RAISONS

Depuis ce début d'année 2018, la chaîne HBO n'a pas réalisé une seule bévue. Mosaic était une belle expérimentation, la saison 2 de Westworld confirmait sa grande valeur, Succession impressionne au fil de sa diffusion quand Barry nous a tout simplement scotchés à tous les niveaux. Avec une telle équipe autour de Sharp Objects, il y a donc peu de chance que la chaîne fasse un faux-pas.

De plus, si la série est portée par la talentueuse Amy Adams, elle jouit d'un superbe casting avec l'expérimentée Patricia Clarkson en tête de ligne mais aussi les étoiles montantes Eliza ScanlenSophia Lillis (Ça) et Sydney Sweeney remarquée dans Everything Sucks !The Handmaid’s Tale et bientôt à l'affiche d'Under the Silver Lake.

La saison 1 de Sharp Objects est diffusée en US+24 chaque lundi soir à 20h50 sur OCS City à partir du 9 juillet 2018.

 

Affiche, Sharp Objects saison 1

commentaires

... 25/07/2018 à 21:26

Et ta mère Anakin, elle est meilleure que Mindhunter ?? Non mais oh

prometheus56 23/07/2018 à 13:34

J'ai visionné les 2 premiers. Franchement je ne suis pas la hype... Ça sent le déjà vu, rien de très original à première vue. J'aime bien Amy Adams mais là franchement, c'est pas la méga performance...

Stag 20/07/2018 à 14:09

Je n'ai pas accroché non plus... un cadavre, une enquête, un patelin, un personnage central traumatisé... tout ça c'est déjà vu, malgré Amy Adams qui déploie ici tout son talent. Si vous manquez de temps, aucune raison de vous précipiter sur cette série.

Hank Hulé 19/07/2018 à 15:50

ben je me suis fait chier sur ce premier épisode.

Alyon 10/07/2018 à 11:53

Ah Big Little Lies, quelle belle surprise : l'interprétation, la musique , les enfants, le traitement de l'histoire même si on comprends vite les tenants et les aboutissants !!
J'ai adoré.

Je vais donc me jeter sur cette nouvelle série au plus vite!

Alexandre Janowiak - Rédaction 10/07/2018 à 10:49

@Topinou,

en effet, petite erreur de ma part. C'est corrigé ! ;)

Topinou 10/07/2018 à 10:46

Petite erreur : Jean-Marc Vallée n'a pas réalisé seulement 2 épisodes de Big Little Lies mais bien l'intégralité de la première saison. ;)

Anakin 10/07/2018 à 10:40

Bien meilleur que Mindhunter de Fincher qui est sur Netflix

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