Game of Thrones Saison 8 Episode 3 : la Nuit des Morts-Pliants

Simon Riaux | 29 avril 2019 - MAJ : 30/04/2019 10:00
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Après une reprise comateuse, puis un épisode étiré à l’extrême dans lequel tous nos héros ont longuement bavassé, histoire de passer le temps avant une mort « certaine », l’ultime saison de Game of Thrones promettait de passer aux choses sérieuses avec un épisode 3 annoncé la « bataille de Winterfell ».

ATTENTION SPOILERS !

 

photo, Isaac Hempstead WrightBran, ça roule pour lui

 

A MORT LA MORT

Promis, cette fois, c’est du sérieux. L’armée des Marcheurs Blancs est aux portes de Winterfell, prête à fondre sur les gardiens du Nord, fédérés autour de l’alliance entre Jon Snow (Kit Harington) et Daenerys (Emilia Clarke). Le chapitre précédent nous l’a asséné, la lutte est existentielle, de son issue dépend le destin de tout Westeros.

Mais les forces en présence paraissent plus inégales que jamais, les humains n’étant manifestement pas de taille face à la glaciale armada de centaines de milliers de corps réanimés qui se dressent devant eux. Pire, il pourrait rapidement devenir une nouvelle recrue assoiffée de mort si le Roi de la Nuit les ressuscite. Voilà l’équation désespérée établie depuis le season finale découvert il y a deux ans, lorsque le Night King abattit en quelques misérables secondes le Mur millénaire supposé l’empêcher de rejoindre la terre des hommes.

Quand il y a quelques jours, Miguel Sapochnik annonçait que la Bataille de Winterfell s’inspirerait directement du survival horror, on y vit la confirmation que les 78 minutes de l’épisode tant redoutées tourneraient bien au cauchemar doloriste pour le spectateur, appelé à assister, impuissant, au massacre impitoyable des justes et des innocents. Le metteur en scène, à la tête des scènes d’action les plus impressionnantes de la série faisait face à un monstrueux défi. L’a-t-il relevé ?

 

photo, Sophie Turner"Laissons les pécors se battre"

 

DEVIL DEAD

Le cinéaste l’avait indiqué dans un récent entretien à Entertainment Weekly, l’énorme défi que constitue cet épisode est la multiplicité des points de vue, une bonne bataille étant selon ses dires dépendantes de la capacité du narrateur à adopter le bon point de vue, afin que le spectateur s’y identifie. On se souvient par exemple du sentiment de claustrophobie saisissant qui s’emparait de Jon lors de la Bataille des Bâtards, alors que les corps des belligérants l’étouffaient progressivement.

Or, le présent épisode contient une myriade de personnages, situés en des lieux d’action très différents, de la première ligne de front, en passant par les remparts, les cours du château, ses couloirs, jusque dans sa crypte. Comment tronçonner l’action en vignettes, tout en conservant le sentiment d’un tout cohérent, doté d’une véritable progression dramatique ?

 

photoLe Roi de la Nuit

 

Sapochnik répond à cette problématique en démarrant l’épisode sur une série de séquences excellement découpées et mises en scène, qui vont culminer en un premier trauma pour le spectateur et les acteurs de l’épisode, lequel pourra dès lors progresser dramatiquement. Ainsi, l’action s’ouvre sur les ultimes préparatifs et placements des troupes, dans une atmosphère à la lourdeur extrême.

Le sous-doué David Nutter éloigné de la caméra, Game of Thrones retrouve toute l’allure et l’aisance qui ont caractérisé le show par le passé. Les plans durent, la géographie est claire, tandis que le sound design confère à cet ensemble une dimension réellement angoissante, pensée sur l’ensemble de l’épisode, où les râles des morts tapissent les ténèbres, jusqu’à progressivement envahir le champ sonore, pour totalement engloutir l’espace de perception du spectateur.

Le résultat est aussi immersif que ravageur. Ainsi, le choix d'une guerre nocturne, audacieux et risqué, s'avère extrêmement payant, le cinéaste parvenant très bien à user de tous les effets de style à sa disposition pour rendre compte de la confusion qui règne au sein de Winterfell.

 

photoC'est beau une guerre, la nuit

 

LA NUIT DES MORTS PLIANTS

Voilà tout simplement un épisode admirablement mis en scène, comme en témoigne le premier choc de ce segment, à savoir la spectaculaire branlée infligée aux Dothrakis. D’autant plus spectaculaire qu’elle fait le choix de la noirceur, de la sobriété, et du hors-champ. Juste après une intervention galvanisante de Melisandre (Carice van Houten), les guerriers, munis de lames enflammées se précipitent sur les marcheurs, alors que la caméra épouse le point de vue des autres combattants restés en arrière.

La splendide nuée d’armes étincelant dans la nuit s’arrête soudain, se disperse, et s’éteint dans les glapissements d’agonie des Dothrakis. Le sort des plus valeureux guerriers de Game of Thrones aura été réglé en moins d’une minute, sous le regard sidéré du public et des héros du Nord, désormais en communion et prêts au pire.

 

photoUne retraite aux flambeaux bien bien vénère

 

Après cette fabuleuse entrée en matière, jamais l’épisode ne se relâchera visuellement (exception faites des plans à dos de dragons, toujours aussi ridicules). Le metteur en scène fait le choix de transformer progressivement son unique décor en enfer glacé, usant justement de sa caméra pour dissimuler, bien plus que pour dévoiler. Ainsi, on distinguera rarement les maquillages ou le détail de la masse des morts, l’épisode préférant les transformer en une masse grouillante, terriblement organique, dont le déferlement va de paire avec l’arrivée d’un grésil aux airs de cendres.

N’hésitant pas à s’inspirer de World War Z, Miguel Sapochnik en revisite certains concepts, avec un sens de l’horreur bien supérieur, une efficacité décuplée, et accomplit le tour de force d’emballer une interminable bataille, extrêmement spectaculaire, qui privilégie pourtant toujours le ressenti au dévoilement bourrin.

On n'avait probablement jamais ressenti à l'écran ce vertige abyssal de la dark fantasy, sa violence intrinsèque, et la puissance de ce sous-genre capable de manier le grandiose, l'épique et le monstrueux avec une égale intensité.

 

photoQuand tu arrives en free Party avec tout ton crew, après 8 heures de route

 

WINTER BIELLE

Les passages plus intimistes s’avèrent également réussis. La claustrophobie qui imprègne l’écran sitôt Arya (Maisie Williams) fuyant dans les coursives de Winterfell est saisissante, offrant quelques beaux moments de tensions et des trouvailles passablement gores. Son personnage est sans doute le mieux écrit de tout le segment, puisque le scénario parvient à faire cohabiter en elle la jeune femme éprise de violence et de mort, mue par une vengeance inextinguible, ainsi que la gamine terrifiée par l’abomination qui la traque jusque dans les couloirs du palais.

Sansa et Tyrion ne sont pas en reste, ils auront d’ailleurs droit aux premiers dialogues réussis de cette saison 8, parvenant ici et là à nous arracher une pointe d’émotion, quand tout semble perdu et que ces deux cœurs mutilés reconnaissent l’un en l’autre des alliés, autant des individus portés par un sens de l’honneur véritable.

L’ensemble des personnages jouit à nouveau d’une interprétation solide, ainsi que d’une écriture qui tient la route. On notera également les derniers instants de Melisandre, dont la sobriété, la simplicité et la puissance évocatrice ne sont pas pour rien dans le gain qualitatif de cet épisode 3.

 

photoQuand tu mets le feu

 

CORTO MALAISE

Pour autant, difficile de ne pas noter combien Game of Thrones se vautre une nouvelle fois dans quantité de facilités. Mettons les choses au clair : dès le chapitre précédent, on s’inquiétait de l’arnaque à venir, elle se voit aujourd’hui confirmée. La série aura passé deux heures à nous préparer au grand sacrifice… pour ne tuer quasiment personne et ne contrarier en rien la destinée de ces héros.

Bien sûr on dénombre quelques victimes, mais toutes sont des seconds couteaux parfaitement dispensables, de quasi-figurants pour certains (déso, Lyanna Mormont, tu étais bien rigolote et badass hein, mais ton impact sur le récit…) ou des personnages totalement secondaires aux arcs narratifs scellés depuis des lustres, et artificiellement maintenus en vie pour pouvoir servir de chair à canon.

Difficile de s’émouvoir des morts de Jorah (Iain Glen), Theon (Alfie Allen), Beric Dondarrion ou d'Edd La Douleur (alias le dernier Lord Commandant de la Garde de Nuit), tant ils ne représentent plus le cœur battant du show, ni un enjeu narratif quelconque. Pire, Game of Thrones aura joué la sécurité dans des proportions invraisemblables, quitte à ruiner la cohérence interne de l’épisode.

Paradoxalement, le soin avec lequel chacun de ces décès est mis en images souligne cruellement combien il eût été plus fort, osé, puissant, de sacrifier ne serait-ce qu'un personnage digne de ce nom. Mais bon, quand on est à laisser Varys survivre à une meute de zomblards enragés, coincé dans une crypte sans issue...

 

photoJorah aurait bien besoin de RTT

 

On ne cesse de nous présenter l’armée des morts comme une masse inarrêtable, à la puissance redoutable, mais quantité de personnages se font grignoter à moitié, balayer, blesser, sans manifestement pouvoir se faire jamais tuer. Ainsi, on ricane en découvrant l’invraisemblable survie de Jaime (Nikolaj Coster-Waldau), de Brienne (Gwendoline Christie) ou encore de Ver-Gris (Jacob Anderson), placés en situation de péril mortel des dizaines de fois. Même Samwell, dont l’incompétence au combat est ici perpétuellement soulignée, s’en tire pépouze.

Plus grave, la scène (au demeurant méchamment classe et iconique) au cours de laquelle Arya tue le Roi de la Nuit est un pur non-sens en termes d’espace, le personnage n’ayant littéralement aucune raison de se trouver à cet endroit, et aucune chance d’y survivre, encore moins d’approcher suffisamment son ennemi pour bondir dessus (un visionnage attentif de l’épisode nous amène à confirmer qu’aucun personnage ne semble muni de pogo jump, encore que ce point demeure à éclairer totalement).

  

photo"Et si j'allais jouer à la bagarre avec un dragon zombie ?"

 

DRAGON AND DUMBER

Un autre symptôme inquiète. Non seulement Game of Thrones paraît totalement vidé de la substance radicale et exigeante qui fit de la série une œuvre capable de sacrifier des personnages, offrant une matière dramatique incroyablement riche, mais elle repose désormais sur leur bêtise pour avancer.

Ainsi, cette bataille fait face à un obstacle stratégique : il suffirait à Daenerys (Emilia Clarke) et Jon, équipés de leur dragon, d’une petite dizaine de minutes à peine pour plier le combat et sortir victorieux de l’affrontement. D’où quantité d’ellipses, de micro-évènements, pour nous faire croire à l’occupation des bestiaux et à leur indisponibilité. La méthode est épaisse, mais le plus grotesque est encore à venir.

Comment se satisfaire de l’écriture de Jon (Kit Harington), quand ce dernier, saison après saison, demeure un débile léger infoutu de se battre. Présenté désormais comme le Roi du Nord, un combattant et un stratège accompli, pourquoi, dès qu’un évènement l’attriste ou l’agace, le malheureux fonce, SEUL, contre des milliers d’adversaires. Qu’un dragon zombie décime du soldat, et ce demeuré accoure, SEUL et à pied.

 

photoMort iconique d'un personnage... sympathique

 

Même constat désolant quand Daenerys réussit le tour de force consistant à lâcher son dragon en pâture à une horde de morts-vivants. Dans quel monde la Mère des Dragons peut-elle poser son fier destrier au milieu d'un champ de bataille saturé de zomblards, et ne pas comprendre qu'elle commet une impossible connerie. Bref, réjouissons-nous que tout ce petit monde ne soit pas trop porté sur le rasage, sans quoi tous les personnages masculins se seraient déjà égorgés en éternuant.

Ce type  de situations est si fréquent au cours de la bataille qu’il en entame durablement le plaisir. Evidemment on se réjouit du niveau de maestria technique atteint par la série, de la générosité avec laquelle elle nous régale en images splendides, très au-dessus de la moyenne des blockbusters contemporains. Ces réussites, sont indiscutables, et souvent synonymes d’une joie de visionnage intense.

 

photo, Kit Harington"Je crois j'ai fait une connerie"

 

Mais, en l’état, s’installe aussi le sentiment que Game of Thrones n’a plus rien à raconter, n’ose plus malmener des héros devenus cultes, et ne sait plus vraiment quoi faire d’eux. La seule menace existentielle de la série a disparu, balayée en une seconde par une héroïne vraiment trop « badass-tas-vu ». Soit. Mais il ne reste au show que trois épisodes pour retrouver ce qui fit sa force, à savoir un mélange de drama familial retors, et d’intrigues politiques subtiles. Et pour le moment, rien n’indique que Game of Thrones soit encore en mesure de retrouver l’incroyable niveau d’excellence de ses premières saisons.

S'il reste une raison d'espérer, c'est l'état dans lequel se retrouvent les adversaires de Cersei (Lena Headey) à la fin de cet épisode : à poils. En effet, si quasiment tout le monde survit, que personne d'important ne décède, nos héros n'ont plus désormais d'armée pour marcher sur Port-Real, ou pour se défendre de la Reine. Or, on se souvient de son annonce dans la précédente saison, quand elle annonçait son projet de massacrer ses ennemis une fois ces derniers triomphateurs des Marcheurs Blancs.

La perspective de retrouver Jon, Daenerys et les autres lancés dans un affrontement cette fois totalement désespéré, appelé à fracasser leurs idéaux et confronter des visions radicalement opposés demeure prometteuse.

 

photo, Lena HeadeyOn connaît quelqu'un qui risque de faire peu de quartiers

commentaires lecteurs votre commentaire !

Ronnie
02/05/2019 à 11:35

Envoyez moi tout les scénaristes au chomage serieux !
-Danerys et Jon qui se regarde sur leur dragon une grosse partie de l'episode alors que tout le monde se fait massacrer
-les dothrakis qui chargent dans le noir alors que c'est eux qui sont assiégés,
-les immaculés sacrifiés alors que ce sont leur meilleurs combattant,
-le dragon de danerys qui arrive comme une fleur en plein milieu du champs de bataille
-Jon Snow entouré de milliers de white walkers qui arrive a aller jusqu'au chateau
-Tout les autres guerriers (10 apparemment) qui se battent eux contre des centaines de WW dans le chateau
-Arya qui arrive sur une sois disant tyrolienne qu'on pas entendu parlé depuis 10 ans

Et pour couronner le tout on ne voit rien tout va TROP vite dans le noir... J'ai l'impression que cet épisode était avant tout un épisode fan service pour tout les fan qui diront que c'était mortel parce que c'était GOT, bizarrement j'ai eu le meme sentiment que pour Avengers Endgame, on s'attends à manger du foi gras mais au final on a du paté de foi...

Gay Moftron
01/05/2019 à 19:54

Plus bas, il y a qq qui dit Qu'il était important qu'il n'y ai pas de morts majeures dans cet épisode pour que le "jeu de trônes" puisse s'achever entre vivants.
Je pense justement que cette série aurait pu être un joyaux philosophique en ridiculisant pour finir tous les arcs et intrigues politiques des vivants exclusivement accaparés et focalisés sur le pouvoir et la gloire. ....En les massacrant tous.

Roro
01/05/2019 à 19:29

Vu le résultat totalement bancal, sur les 90 millions de dollars de budget, se laisser 50 balles pour le script n'aurait pas été du luxe....

brucetheshark
01/05/2019 à 14:52

Qu'est-ce que je me suis embêté...

Jojo
01/05/2019 à 10:35

Une grosse claque cette épisode, magnifique !!!

Jojo
01/05/2019 à 10:35

Une grosse claque c'est épisode, magnifique !!!

Marc
30/04/2019 à 20:56

je viens terminer le 3éme Episode de GOT Juste en un mot MAGNIFIQUE TRAGIQUE EPIQUE la meilleure bataille vu même au ciné ! La fin du NIGHT KING j'aurai voulu un combat plus long . Mais franchement j'ai hâte de voir la suite l’épisode 4 Je viens de prendre une claque c'est du grand art cette série mérite son succès .

Andrew Van
30/04/2019 à 19:13

J’ai adoré cet épisode malgré ses nombreux défauts et faiblesses… Mais il fait plaisir après 2 épisodes d’expositions dans grand intérêt.

Certes la réalisation n’est vraiment pas à la hauteur, mise en scène lambda, les cuts en pagaille, une image trop sombre (pour masquer le manque de budget et les fx vraiment crades), mais n’oublions pas qu’il s’agit d’une série, donc ne soyons pas trop exigent sur ce point. Cette bataille était peut-être trop ambitieuse et le résultat donc décevant. Mais l’épisode s’améliore quelque peu sur sa dernière partie.

Les pernicieux reprocheront le scénario ultra prévisible et téléphoné, des faiblesses d’écriture et des personnage fonction creux, mais au moins ça évite trop d’incohérence et donne un coté fun à cet épisode qui assume son kitch héroïque fantasy populaire plutôt sympathique.
En bonus, on élague un peu le casting en faisant disparaitre quelques seconds couteaux encombrants et sans grand intérêt.

Bref le meilleur épisode depuis bien longtemps. Et c’est un bon point qui laisse présager le meilleur pour la suite.

Rorov94
30/04/2019 à 15:57

On ne peu pas râler sue ce que l'on appel «raccourcis scénaristiques»...
Sinon:
-un 4x4,un crochet,une grosse pièce de viande et une marche arrière sur la plage et hop!JAWS dure 13 minutes!
-Karras saute sur la gamine,lui mes 2 baffes et hop!par la fenêtre le pazuzu!
-Marty mc Fly freine brutalement sur le parking de hill valley,les lybiens s'explosent contre la De Lorean et on appel les secours pour le doc!
Les «iakafokon» ça va 2 minutes!

Metallik
30/04/2019 à 15:56

@Stban, "qui croit avoir compris". C'est une interprétation de la scène et ça ne se tient pas du tout.
- Arya a besoin de tuer pour prendre une apparence: les white walkers sont restés super groupés tout le long.
- Quand elle saute sur le NK, elle arrive clairement de haut, elle était pas au sol planqué parmis les WW.
- Quand elle arrive sur lui, elle a son apparence et son armure. Elle aurait changé tête (assez rapide ok) mais aussi de tenu (la c'est plus très réaliste) avant de sauter sur le NK ?

C'est plus probable qu'elle se soit faufilée dans les arbres, avant que les WW arrivent: elle savait que Bran était la et que le NK allait se pointer la-bas (c'est clairement le plan établit). Après ça reste un sacré saut vu que le NK est qd même bien avancé dans la clairière.

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