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The Mandalorian Saison 1 épisode 7 : critique qui a fait dans sa couche

Par Simon Riaux
24 avril 2020
MAJ : 21 mai 2024
17 commentaires
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L’avant-dernier épisode de The Mandalorian est là. Applaudie pour sa direction artistique et son atmosphère, la série va-t-elle nous offrir enfin une trame à la hauteur de ses personnages ?

ATTENTION SPOILERS

 

photo, Werner Herzog« Attention monsieur il va y avoir des spoilers »

 

SALADE TOMATE OIGNON

Depuis ses débuts, le show de Disney+ se plaît à revisiter au gré de ses épisodes des éléments, des décors ou des atmosphères iconiques, mythifiés par la trilogie originale de George Lucas. Mais depuis ses débuts, rarement The Mandalorian aura fait autant d’effort pour assembler autant d’ingrédients différents. À tel point et avec un tempo si soutenu qu’on a parfois le sentiment d’assister au condensé d’un long-métrage entier.

Les planètes défilent, les décors s’empilent. Vallées boisées, bars interlopes, champ de lave figée, ville sous-tension, feu de camp assiégé… tout Star Wars s’est donné rendez-vous ici, à l’image d’un bestiaire parmi les plus riches depuis l’ouverture du show, qui permet à ce segment d’offrir de très nombreux rebondissements. Ces derniers sont d’ailleurs presque toujours l’occasion de séquences impeccablement découpées, qui viennent rappeler avec force que Disney a dépensé sans compter pour faire de la licence un des fers de lance de sa plateforme.

 

photo, Gina CaranoUn plan bourré d’accros…

 

Entre un dressage de robot assez inédit et plutôt tendre, la réintroduction de la Force et une attaque nocturne aussi intense que stressante, la réalisatrice Deborah Chow se fait constamment plaisir et permet à ce pulp spatial de satisfaire l’amateur d’aventures qui font pioupiou. Mais ce 7e chapitre ne se contente pas de gesticuler en agitant des éléments reconnaissables pour les fans, il considère enfin la série comme un tout cohérent.

C’est la raison pour laquelle nous retrouvons plusieurs personnages croisés précédemment, amenés à s’allier contre leur gré. Enfin, la palette de protagonistes semble s’élargir, les relations entre eux s’approfondissent. Certes, notre héros se révèle une nouvelle fois aussi fin analyste de la nature humaine qu’un hareng dégorgé au soleil ou un client de France Loisirs, mais on a bien compris que ce n’est pas du côté de la finesse psychologique que The Mandalorian entendait se distinguer. Peu importe finalement, tant le sentiment, qui aura tardé, de voir l’œuvre prendre forme, fait du bien.

 

photo, Gina CaranoUne ambiance western plus forte que jamais

 

ROGUE DRAMA

On aura souvent lu que le show entendait émuler la patine de la trilogie originale, c’est en grande partie vrai, mais ce chapitre, le premier à appeler une continuation directe et à s’achever sur un cliffhanger, est là pour nous rappeler que c’est surtout Rogue One qui donne sa tonalité à l’ensemble. Les amateurs du film seront d’ailleurs ravis de retrouver, brièvement, les troopers d’élite que dirigeait Ben Mendelsohn dans le film de Gareth Edwards, toujours aussi classieux et inquiétants. Mais c’est surtout dans la description des rouages du post-Empire qu’on ressent l’influence des 7 Mercenaires version Disney.

La conséquence de cette orientation est la disparition brutale et un peu débile du personnage de Werner Herzog, colonne de charisme ici balayée d’un coup de blaster, à la faveur d’un nouveau ex-impérial, manifestement plus puissant. Sacrifice regrettable, mais qui vient souligner l’atmosphère délétère des lendemains de l’Empereur, lorsque s’affrontent faction et seigneurs de guerre. Un background menaçant et changeant, d’autant plus excitant qu’il met les personnages dans une position beaucoup plus incertaine que la plupart des héros Star Wars.

 

Photo Deborah ChowDeborah Chow sur le plateau de tournage

 

Ce sentiment de danger, croissant au fur et à mesure de l’épisode, permet à The Mandalorian de prendre enfin de l’ampleur narrative, en dépit de ses facilités scénaristiques. Signe que la série a bien quelque chose à offrir, elle laisse enfin son spectateur sur les rotules, alors qu’un de ses personnages les plus attachants se fait dézinguer, laissant nos protagonistes dans une situation a priori désespérée.

En effet, pour la première fois, le mercenaire en déveine (dont la légende dit que l’excellent Pedro Pascal l’a un peu interprété) se retrouve dans une situation qu’il ne domine pas, et où son équipement ainsi que ses capacités ne seront pas suffisants pour le tirer d’affaire. Un contexte dans lequel la présence de la toujours bonne Gina Carano se fait d’autant plus appréciable.

Mieux, on notera un montage à la fois posé et dynamique, qui laisse l’atmosphère gagner en ampleur, les personnalités de chacun s’exprimer, tout en usant d’alternances très bien vues lors des ultimes minutes du récit. Réussite technique, richesse visuelle, maîtrise narrative… Deborah Chow peut se vanter d’avoir porté The Mandalorian aux portes de l’hyper-espace.

Un nouvel épisode de The Mandalorian est diffusé chaque vendredi sur Disney+ en France depuis le 7 avril

 

photoLa semaine prochaine, ça va péter

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Lord Sinclair

Pour les enfants, c’est bien …

Daï

Je mettrais bien mon avis mais tout le monde s’en fout !!

Krokmitten

Rien à dire de plus à part que j’attend impatiemment ce dernier épisode…

Lukka

@Neodraken Merci pour le petit spoil sur Star Wars 9 , pauvre tâche !

Mygo

Cette série me fait penser au jeu SWTOR, le MMORPG où on peut incarner un chasseur de prime mandalorien, où les missions nous amènent sur quantité de planètes, ou on tisse des liens avec des compagnons… etc

Certes l’époque n’est pas la même (SWTOR se passe sous l’ancienne république en pleine guerre) mais le gros du jeu se passe non pas en guerre mais sur des planètes de sa faction.