Capitaine tout feu tout flamme
Prendre l’eau, couler, toucher le fond : les métaphores aquatiques ne manquent pas pour caractériser le sort de la série britannico-américaine Nautilus après la fin de son tournage en août 2023. Disney+, qui l’avait commandée, a tout simplement décidé de ne pas la diffuser. Il a fallu un renflouage par la chaîne du câble AMC, qui a ensuite vendu les droits français à France Télévisions, pour lui éviter de sombrer à jamais dans les abysses et d’avoir le droit à sa diffusion, un an après le début du cauchemar.
Un choix doublement curieux de la part de la plate-forme à la souris : d’une part parce que la série correspond à la tonalité familiale qu’elle plébiscite, d’autre part parce que Jules Verne est parfaitement soluble dans son ADN, comme le prouve le quartier Discoveryland à Disneyland. Restait la théorie du raté tellement honteux que même les responsables de She-Hulk : Avocate ne pouvaient pas l’assumer…

Nautilus s’inspire librement de 20.000 lieues sous les mers, qui compte parmi les livres les plus traduits au monde. Elle en conserve l’univers aquatique steampunk, la petite expédition touristique via les profondeurs marines et les monstres en hommage au sympathique calmar de l’œuvre originale. Elle en reprend surtout son fameux protagoniste principal, le capitaine Nemo.
Censée se dérouler avant les événements du roman, l’intrigue en fait un prince indien lancé à la recherche d’un trésor légendaire pour se venger de la Compagnie des Indes Orientales, responsable de la mort de sa famille. S’il est incarné avec conviction par Shazad Latif, familier des icônes littéraires depuis son rôle de Dr Jekyll dans Penny Dreadful, sa caractérisation demeure un peu artificielle.

Les autres protagonistes ne cessent de lustrer son aura en parlant de lui comme d’un impitoyable dur à cuire alors qu’on a plutôt affaire à un Bisounours barbu, défenseur de la baleine et de l’orphelin, dont même les décisions fortes (abandonner des gens à la mer) sont désamorcées par le scénario.
Si l’aspect scientifiquement novateur est moins mis en avant, l’intrigue est jalonnée de thématiques plus contemporaines (écologie, racisme, sexisme) dont le traitement reste superficiel. Nautilus n’a rien de très intéressant à dire sur notre monde, pas plus qu’il n’éclaire l’œuvre originale d’une lumière nouvelle et transcendante. Mais cela ne signifie pas qu’elle a raté sa cible.

Au fond du fun
Nautilus mise tout sur son caractère divertissant et se pare d’un rythme de croisière très agréable : les péripéties ne s’étirent jamais inutilement, les cliffhangers sont de rigueur et il n’est pas rare que plusieurs périls existentiels tombent simultanément sur le râble de nos héros, comme ce magnifique combo bombe + pieuvre + clandestin en début de saison.
Entre le jeu du chat et de la souris en apnée, la chasse au trésor, les diverses avaries, les trahisons et les dangers naturels de l’écosystème le plus hostile de la planète, sa dynamique est celle d’une course échevelée ponctuée de rencontres plus ou moins belliqueuses et/ou azimutées.

Si l’équipage est parfois réduit au rang de comic relief, leurs interactions piquantes et leur énergie emportent notre sympathie. Mention spéciale pour Céline Menville, désopilante en garde-chiourme stoïque d’une héroïne qui, certes, n’en a guère besoin.
Toute reniée par Disney qu’elle soit, Nautilus peut aisément être comparée à la saga Pirates des Caraïbes, dont elle a d’ailleurs emprunté son principal lieu de tournage en Australie. Elle en partage ce sentiment d’aventure décomplexée et cet univers maritime jalonné de légendes et de monstres plus ou moins visqueux. Comme Jack Sparrow, Nemo a maille à partir avec la toute puissante Compagnie britannique des Indes orientales, tentant de se glisser dans les angles morts d’un monde de plus en plus quadrillé.

Reste la question du dépaysement, de l’émerveillement devant des frontières qu’on repousse, fondamentale pour un auteur qui aura étendu l’imaginaire de son époque dans toutes les directions (l’espace, les profondeurs…). Sur ce point, la série accuse un certain manque d’ampleur. Certains extérieurs paraissent un peu étriqués et ses effets visuels sont inégaux, certaines créatures évoquant les pires moments de The Witcher.
Que l’action se concentre si souvent dans un sous-marin, qui coche les attendus de la charte steampunk, aide probablement à camoufler les limites d’un budget moins profond que l’océan. Malgré tout, le charme opère : portée par un montage axé sur le mouvement, Nautilus ne laisse jamais l’ennui s’installer. Si elle est sans doute moins ambitieuse que le 20000 lieues sous les mers abandonné par David Fincher, elle s’impose comme la série fun et familiale par excellence.
Nautilus est disponible en intégralité sur france.tv

Quelqu’un a t’il lu l’île mystérieuse de jules Vernes. Pour avoir été mon livre de chevet préféré dans mon adolescence. J’aimerai que ceux qui commente l’oeuvre de Jules Vernes et ses adaptations cinématographiques parlent en connaissance de cause. L’histoire de némo se trouve dans le tome 2 de l’île mystérieuse et correspond au personnage décrit dans cette série. Arrêtez donc de faire référence au film 20000 lieues sous les mers de Disney. Et parcourez les œuvres de Jules Vernes, Le phare du bout du monde est pas mal aussi, vous y trouverez Ayrton que nous découvrirons peut-être dans une ultime saison de la série…
Personnages caricaturaux et sans profondeur, dialogues pauvres, acteurs en roue libre, scénario inconsistant, etc…
Il faut vraiment être de mauvaise foi ou avoir du guano dans le cerveau pour ne réaliser à quel point cette série est catastrophique. Bravo à l’auteur de cette critique
On s est régalé en famille.
.
eEst ce que disney n en a pas voulu parce qu’il envisage un remake prochain de leur classique avec Kirk Douglas.
.
Quand on a plus d’idées, on fait du Multivers ou du remake en.action live
Série d’avebtures très sympa ! Je comprend pas pourquoi Disney n en a pas voulu…