Cannes 2015 : découvrez les films les plus dingues de la sélection officielle

Jacques-Henry Poucave | 17 avril 2015
Jacques-Henry Poucave | 17 avril 2015

À en croire certains, Cannes serait un horrible happening pour intellos obsédés par un cinéma d’auteur abscons, exigeant et aussi divertissant qu’une vasectomie un jour de pluie. C’est faux, la preuve avec notre panel des films les plus excitants de la sélection officielle.

Mad Max : Fury Road

On s’en doutait évidemment, on l’attendait, on priait pour que le comité de selection ne fasse pas d’erreur historique… Et on a eu raison, puisque le nouvel opéra de bruit et de fureur signé George Miller sera bel et bien à Cannes.

Traînant Tom Hardy et Charlize Theron dans son sillage, le réalisateur nous promet un déluge de tôle forissée et d’images inoubliables. Cette année le Festival sera furieux.



 

Vice-Versa

Cela fait maintenant quelques années qu’on attend de voir Pixar retrouver la créativité de ses débuts. Et Vice-Versa pourrait bien représenter le renouveau tant attendu. Doté d’un concept extrêmement sympathique (suivre les mésaventures d’une fillette depuis l’intérieur de son crâne où bataillent les émotions), d’une de ces directions artistiques dont le studio a le secret, le film pourrait bien faire une nouvelle fois sa fierté et celle de son propriétaire, le tout puissant Disney.

 

Le Petit Prince

On ne sait encore à peu près rien de ce film d’animation, sinon qu’il est terriblement ambitieux. C’est qu’il faut une sacrée volonté pour se frotter à l’un des chefs d’œuvres incontestés de Saint-Exupéry, lu et adoré internationalement.

Mark Osborne, le réalisateur de Kung Fu Panda, l’a bien compris, c’est pourquoi il s’est entouré de James Franco, Marion Cotillard, Jeff Bridges ou encore Benicio Del Toro, excusez du peu. Ajoutez à cela un récit mêlant animation image par image traditionnelles et prouesses numériques, et vous tiendrez là la recette d’un des potentiels chocs esthétiques du Festival.

 

Macbeth

Justin Kurzel a déjà réalisé Les Crimes de Snowtown et devrait prochainement s’atteler à Assassin’s Creed, à la demande express de Michael Fassbender, qui a été sidéré par son talent sur le tournage de Macbeth.

Soit un homme capable de passer d’un thriller aux limites de l’expérimentation, terrifiant et d’une perversité absolue, à un blockbuster épique scruté par la planète entière. Inutile de détailler plus avant pourquoi sa relecture de Shakespeare nous fait trembler d’excitation. Sans compter que les premières images, sauvages et plastiquement fascinantes, laissent à penser que Fassbender et Cotillard pourraient bien trouver là deux de leurs plus fantastiques rôles.

 

 

Sicario

Denis Villeneuve est aussi à l’aise dans le thriller d’exploitation que la SF complètement barrée, comme en témoignent Prisonners et Enemy. Il nous plongera ici au cœur de la traque menée par le FBI pour arrêter un puissant dirigeant de Cartel. Sauf que bien sûr, rien ne se passera comme prévu.

Une descente aux enfers qui pourrait bien être une hallucinante réussite, puisqu’elle a déjà attiré à elle Emily Blunt, Josh Brolin ou encore Benicio Del Toro.

 

 

Sea of Trees

Grand cinéaste de l’errance, Gus Van Sant pourrait bien signer ici une nouvelle merveille avec l’histoire de deux hommes, qui après une rencontre impromptue au cœur d’une forêt, vont lentement remonter la pente ensemble et tenter de se sauver l’un l’autre. Et comme les deux rôles principaux sont tenus par Matthew McConaughey et Ken Watanabe, que le tout a été tourné au Japon du côté du Mont Fuji, on se dit qu’on tient peut-être là une des propositions les plus envoûtantes du Festival.

 

 

The Lobster

Alors on vous voit venir. Oui, jusqu’ici, le cinéma de Yorgos Lanthimos (Canine, Alps) était un truc assez indigeste et faussement provocateur, un peu emmerdant aux entournures. Mais toujours rempli d’idées excitantes, voire de fulgurances géniales.

Du coup, quand le monsieur se lance dans une comédie de SF complètement barrée avec Colin Farrell, Rachel Weisz, Léa Seydoux, John C. Reilly et Ben Wishaw, on est sacrément excités, surtout que le pitch s’annonce bien azimuté comme il faut.

Dans un futur proche, les célibataires sont légalement obligés de trouver chaussure à leur pied. Pour ce faire les plus récalcitrants sont enfermés 45 jours dans un hôtel afin de rencontrer l’âme sœur. Ceux qui n’y parviennent pas sont transformés en animaux et relâchés dans les bois.

Franchement, si ça ne vous titille pas…

 

 

Tale of Tales

Matteo Garrone avait subjugué la Croisette il y a quelques années avec son implacable Gomorra, chronique réaliste et impitoyable de la vie criminelle italienne. Inutile de préciser donc qu'on ne l'attendait pas le registre du conte fantastique sexuel et gore. Pourtant c'est bien le chemin qu'il a choisi avec Tale of Tales, soit un récit ou s'entremêlent les mésaventures de trois suzerains, dont les destins seront éclaboussés de monstruosité, de sexe et de sang. La bande-annonce vient de tomber, et elle impressionne autant par sa grâce que l'élégance absolue de ses cadres, l'étrangeté de son atmosphère ou la folie de son casting. Ça va saigner.

 

Sachant qu’il reste encore quatre films que le Festival se garde sous le coude, que nous ne connaissons pas encore les sélections de la Semaine de la Critique et de la Quinzaine des Réalisateurs (où se promènent toujours des pépites de films de genre), le Festival de Cannes 2015 s’annonce particulièrement remuant et furieux !

 

Tout savoir sur Mad Max : Fury Road

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commentaires
Francisco
18/04/2015 à 11:33

Perso, la B.A du Matteo Garrone me fait plutôt penser à du Pasolini un peu pompeux et mal révisé.

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