Les nouveautés films et séries à voir sur Netflix du 28 avril au 5 mai

La Rédaction | 29 avril 2022 - MAJ : 29/04/2022 18:49
La Rédaction | 29 avril 2022 - MAJ : 29/04/2022 18:49

Netflix balance nombre de films et séries dans son catalogue chaque semaine, sans qu'on les remarque ou que la plateforme ne l'annonce officiellement. Ecran Large revient sur les nouveautés ajoutées par Netflix du 29 avril au 5 mai 2022, films et séries confondus dans une liste non exhaustive.

Quels sont les films et les séries à ne pas manquer ce week-end sur la plateforme de streaming ?

ozark saison 4 partie 2

Disponible sur Netflix - Durée : 7 épisodes d'environ 1h

 

Ozark : photo, Jason Bateman"Arrêtez avec mon compte CF s'il vous plaît"

 

Ça parle de quoi ? Dévastée, Ruth part à Chicago pour assouvir sa vengeance tandis que Marty tente de la dissuader de commettre un acte qu'elle pourrait regretter.

Pourquoi il faut la regarder ? Prise initialement pour un clone de Breaking Bad, Ozark aura su trouver sa propre voie, celle d’une spirale collective vers les enfers. Plutôt que de décortiquer les agissements ou ressorts mentaux d’un individu, la série a fait le choix de regarder une vaste galerie de protagonistes que l’appât du gain et la violence propulsent au sein d’une mécanique en apparence inarrêtable. 

Et dès le premier chapitre de cette conclusion, le ton est donné : Ozark n’accordera pas la paix à ses anti-héros, immédiatement confrontés aux conséquences d’un récent carnage. Une promesse ténébreuse, et un processus aussi violent qu'implacable. Renouant avec une veine plus tragique le récit fera la part belle aux contradictions de Marty, plus écartelé que jamais entre ses choix de vie, leurs conséquences et sa capacité à supporter le poids d'une existence désormais peuplée de cadavres et d'exactions. Ozark citoyens !

Notre critique de la saison 4 partie 1 d'Ozark

le guépard

Sur Netflix le 1er mai - Durée : 3h06

 

Le Guépard : photo, Alain Delon, Claudia CardinaleUn poil envahissant, Delon

 

 Ça parle de quoi ? Dans la Sicile des années 1860, un prince doit se résigner à voir son statut politique changer alors que son neveu rejoint l'opposition et s'éprend de la fille du maire.

Pourquoi il faut le regarder ? Tentative sublime de retrouver la beauté d’une époque révolue, Le Guépard brille par avant tout par l’exigence de son auteur à signer un mélodrame à la beauté déchirante. Profitant d’une distribution exceptionnelle, et d’une mise en scène millimétrée (laquelle souffre toutefois de quelques longueurs), le métrage est l’une de ces oeuvres qu’il s’agirait de voir au moins une fois dans sa vie, quitte à s’endormir devant.

Réalisé en 1963 par le maître italien Luchino Visconti, Le Guépard se veut être le manifeste du formalisme absolu de son auteur. Pièce maîtresse des cinémas français et italien, le métrage adapté du roman éponyme du prince de Lampedusa, Giuseppe Tomasi, se répond d’une esthétique poussée à son paroxysme et d’une réflexion contemplative sur le temps qui passe, et les multiples changements qui en découlent. Un film monument à l’élégance apothéotique qui remportera l’année de sa sortie, la Palme d’Or du Festival de Cannes.

hippocrate

Sur Netflix le 1er mai - Durée : 1h42

  

Photo Vincent LacosteDocteur Lacoste

 

Ça parle de quoi ? Dans un hôpital parisien, un jeune étudiant en médecine devient interne dans le service de son père et se retrouve confronté à la dure réalité du métier.

Pourquoi il faut le regarder ? Parce que le cinéaste Thomas Lilti n’est pas un réalisateur comme les autres. Il s’agit d’un ancien médecin dont l’expérience dans le domaine médicale lui permet aujourd’hui de toucher dans ses films à une impressionnante précision dans le portrait de l'état de l'hôpital public en France.

Un geste particulièrement signifiant dans Hippocrate où les personnages et leurs problématiques sont retranscrits avec une simplicité et une humanité désarmante, faisant vibrer la corde sensible d'une oeuvre qui ne tombe jamais pour autant dans le misérabilisme. Une constance chez le cinéaste qui se sauve quasi systématiquement du pathos grâce à un humour et une tendresse qui ne dédramatise jamais l'action. Au contraire, Hippocrate sonne terriblement juste, grâce à une écriture tout en finesse et un casting passionnant, de Vincent Lacoste à Reda Kateb, en passant par Félix Moati.

Notre critique de la série Hippocrate

all is true

Sur Netflix le 2 mai- Durée : 1h41

 

All Is True : Photo Kenneth Branagh, Judi DenchWilliam Shakespeare et sa Anne Hathaway

 

Ça parle de quoi ? Suite à la destruction du théâtre du Globe, le célèbre dramaturge William Shakespeare retourne à Stratford-upon-Avon auprès de sa famille qu'il a longtemps négligée.

Pourquoi il faut le regarder ? Qui d’autre que Kenneth Branagh aurait pu réaliser un film sur la vie de Shakespeare et y jouer le premier rôle ? Personne. Souvent considéré comme un meilleur acteur que réalisateur, il décide souvent de lier les deux en jouant dans la plupart de ses films. Avec All Is True, l'acteur et cinéaste semble fermer une boucle. En effet, admirateur de la littérature anglaise, Branagh a transposé à maintes reprises des pièces de Shakespeare au cinéma, dans Peines d'amour perdues, HamletBeaucoup de bruit pour rien, Henry V et Comme il vous plaira.

Dans ce scénario original du dramaturge Ben Elton, Branagh joue un Shakespeare vieillissant, en fin de carrière. On le découvre loin des rues fourmillantes de Londres, dans son village natal, le temps d’une introspection. Ici, il n’est pas question de nous montrer l’ascension de l’artiste ou sa folie créatrice, mais au contraire, de nous montrer un dramaturge qui a décidé d’arrêter d’écrire. Avec Judi Dench et Ian McKellen, All Is True réjouira les amoureux de la langue anglaise.

panique à la centrale : three mile island

Sur Netflix le 4 mai- Durée : 4 épisodes d'environ 45min

 

 

 

Ça parle de quoi ? Des témoins privilégiés reviennent sur les événements, polémiques et conséquences liés à l'accident survenu à la centrale nucléaire de Three Miles Island, en Pennsylvanie.

Pourquoi il faut la regarder ? Parce que Panique à la centrale : Three Mile Island revient sur l'un des accidents nucléaires les plus terribles de l'Histoire de l'Amérique. La description de l'accident, la répercussion sur les citoyens et les polémiques autour de l'étouffement de l'affaire : cette mini-série semble retracer sous toutes ses coutures cette passionnante et terrible histoire de l'accident de Three Mile Island.

Mais en plus de puiser dans une matière riche et méconnue, le documentaire a moyen d'être un objet formellement intéressant puisqu'il semble mélanger des reconstitutions, des images d'archives, des vidéos amateurs et des interviews. Ajoutons à ça que le réalisateur du long-métrage documentaire The Ivory Game, Kief Davidson, s'est ici chargé de la mise en scène, en collaboration avec les producteurs du film Erin Brockovich, seule contre tous, réalisé par Steven Soderbergh.

clark

Sur Netflix le 5 mai - Durée : 6 épisodes à la durée pour le moment inconnue 

 

affiche officielle (1)

 

 

Ça parle de quoi ? L'incroyable histoire de Clark Olofsson, le criminel qui a inspiré le concept de syndrome de Stockholm. D'après ses mensonges et ses vérités.

Pourquoi il faut la regarder ? Et bien parce qu’il serait temps d’élargir ses horizons cinématographiques et quoi de mieux pour cela qu’une série policière suédoise détonante ? Bill Skarsgård, plus jeune rejeton de la très cinéphile famille Skarsgard, y interprète ici une version romancée du célèbre criminel Clark Olofsson, basée sur la fort objective autobiographie de ce dernier. Mis en scène par Jonas Åkerlund, le réalisateur de l’ultra-violent Polar porté Mads Mikkelsen, Clark promet ainsi une expérience décalée à l’extrême, qui n’hésitera nullement à plonger tête la première dans les retords les plus vulgaires.

La série retrace ainsi six épisodes durant, la vie de l’une des figures les plus controversées du pays, laquelle parviendra, en dépit de ses multiples chefs d’accusation, à se faire aimer de toute la nation, popularisant au passage l’expression « syndrome de Stockholm ». Un « nordique noir » décapant au protagoniste prodigieusement incorrect, dont on se délectera de la rocambolesque descente aux enfers.

the pentaverate

Sur Netflix le 5 mai - Durée : 6 épisodes d'environ 30min

 

 

Ça parle de quoi ? Une société secrète qui influe sur l'histoire depuis des siècles doit affronter une grave menace venue de l'intérieur. Le salut viendra-t-il d'un journaliste canadien ?

Pourquoi il faut la regarder ? Si vous aimez Austin Powers et que vous attendez désespérément qu’un quatrième film voie le jour, cette série est faite pour vous. Réalisée par Tim Kirkby, The Pentaverate est une nouvelle idée folle tout droit sortie de la tête de Mike Myers. Doubleur de Shrek, l’acteur est peut-être avec Jim Carrey l’un des visages les plus iconiques de la comédie. Après son rôle de Wayne Campbell dans Wayne's World, mais surtout ses rôles d’Austin Powers et du Dr Denfer dans les trois films réalisés par Jay Roach, Myers revient pour interpréter non pas un ni deux, mais plusieurs rôles.

Dans The Pentaverate, Myers joue un journaliste canadien envoyé pour enquêter sur une organisation secrète, constituée de plusieurs membres, tous joués par... Myers. Mais parce qu’il ne pouvait pas jouer tous les personnages de la série, Ken Jeong (Very Bad Trip, Community) sera également de la partie. Si la série ne s’annonce pas comme la plus réussie de l’année, elle réjouira les fans de Myers et sera le bon petit divertissement, qui ne mange pas de pain, mais qui vous fera probablement rire, du dimanche soir.

MAIS AUSSI...

Les gardiennes, Le passé, Le procès d'Adolf Eichmann, Avant toi, Le sel de la Terre, Transformers : The Last Knight, Echec et mort, Our Idiot Brother, Pachamama, Grace & Frankie saison 7, The Royals l'intégrale, La Haine, Venom, Le choc des Titans...