Saint-Jean-De-Luz 2021 : une ouverture en bonne et due forme

Christophe Foltzer | 5 octobre 2021
Christophe Foltzer | 5 octobre 2021

Alors que tout laisse penser le contraire, le Festival international du Film de Saint-Jean-De-Luz veut nous rappeler cette année que le cinéma se découvre avant tout en salle, sur grand écran. Et il se pourrait bien qu’il ait raison.

Après une édition 2020 engagée et courageuse, entre deux confinements, en pleine pandémie (et au final, 0 cas positif, bien joué), le Festival international du Film de Saint-Jean-De-Luz nous invite cette année à une nouvelle compétition aux doux airs de normalité presque retrouvée, mais avec une mission : tandis que les chiffres au box-office ne sont pas au mieux de leur forme, le FIF de Saint-Jean-De-Luz entend bien nous faire retrouver le plaisir de découvrir un film en salle obscure, sur grand écran et entouré de gens. Un pari que l’on peut d’ores et déjà qualifier de réussi à l’issue de la soirée d’ouverture.

Présidée par le réalisateur Thierry Klifa (entouré des comédiennes Nadège Beausson-Diagne, Lolita Chammah, Florence Loiret Caille et du producteur Christophe Rossignon), cette nouvelle édition n’a effectivement pas perdu de temps en nous proposant, dès son film d’ouverture, la première œuvre en compétition.

 

 

Rose

Une longue attente récompensée ?

 

 

ROSE

 

Premier long-métrage d'Aurélie SaadaRose est un objet cinématographique bien étrange. Chronique du deuil d’une famille juive du 19e arrondissement parisien, le film se révèle être une comédie douce-amère aux personnages très contrastés. S’y mêlent une douloureuse reconstruction, une vie qui avance et des instants plus aériens, petites pastilles qui frisent constamment la naïveté. Et de la bouffe, beaucoup de bouffe…

Et c’est peut-être le plus grand défaut du film, que de vouloir proposer un patchwork très fourni au risque de perdre son spectateur (notamment lors d’un dîner parisien au final assez étouffant). Néanmoins, si le métrage ne remplit pas totalement sa promesse et se perd parfois dans ses sous-intrigues au détriment de ce qu’il souhaite nous raconter, il peut se reposer sur une brochette de comédiens en pleine forme.

 

 

Rose

 

Françoise Fabian voit la vie en Rose

 

 

 

Qu’il s’agisse de Françoise Fabian, émouvante en veuve qui tente de retrouver sa liberté de femme, d’Aure Atika, parfaite en fille à la vie sentimentale compliquée (et qui aurait mérité un film entier), ou encore Grégory Montel et Pascal Elbé, touchants dans leurs fractures dissimulées sous une couche de douceur, tous semblent prendre un grand plaisir à nous dévoiler les coulisses de cette famille haute en couleur.

Si l’on reste sur sa faim à l’issue de la projection, nul doute que le film trouvera son public le 8 décembre prochain, à en juger par l’ovation que lui a réservée la salle comble.

Tout savoir sur Thierry Klifa

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commentaires
CinemaGalaxieAire
05/10/2021 à 17:24

J'y étais, le public est très 3eme age, tant mieux, le film aussi :)

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