Josh Trank, le réalisateur de Chronicle, soutient les attaques contre Max Landis, accusé de viol et d'agressions

Christophe Foltzer | 20 juin 2019
Christophe Foltzer | 20 juin 2019

On vous l'avoue immédiatement : nous étions bien contents qu'il n'y ait pas de gros scandale ces derniers mois parce que cela nous permettait enfin de parler à nouveau de cinéma. Et puis, Max Landis s'est fait gauler.

On pourrait se poser la question (et à juste titre d'ailleurs), de l'utilité de parler d'une telle affaire dans nos colonnes. Après tout, pourquoi nous rabaisser à passer en mode presse-people alors qu'il y a tant d'autres choses à raconter ?

En fait, c'est capital, parce que cela raconte une industrie un peu malade en ce moment, car trop ivre d'elle-même.

 

photo, Kevin Spacey Kevin Spacey rit beaucoup moins aujourd'hui, par exemple

 

Parce qu'aussi cela dévoile l'envers du décor d'un univers qui met en avant la bonne conscience, les sourires et les paillettes. Alors, évidemment, ce n'est pas la première fois qu'un tel scandale se produit à Hollywood (et pas la dernière fois non plus, malheureusement) mais, vu l'ampleur de l'affaire Weinstein et ses retombées dans le milieu, ce qui pourrait passer pour un fait divers sordide se transforme en indicateur nous relatant les profondes transformations de l'industrie.

Bien qu'aucune enquête judiciaire ne soit ouverte pour le moment, on peut d'ores et déjà supputer que le scénariste Max Landis, fils du réalisateur culte John Landis, est complètement cramé dans le milieu suite à la divulgation il y a peu d'une enquête à charge menée par le site The Daily Beast. Ce ne sont pas moins de 8 femmes qui ont dénoncé le comportement cruel et malade du bonhomme avec moult exemples de tentatives de viol, d'agressions sexuelles et de manipulations psychologiques.

 

photo Max LandisMax Landis

 

Un fait qui n'est pas nouveau en soi puisque les rumeurs d'un tel comportement répréhensible couraient depuis longtemps concernant Max Landis, mais qui est à présent étalé en place publique, exemples à l'appui.

Une enquête coup de poing qui trouve le soutien inconditionnel de Josh Trank, qui avait débuté sa carrière au cinéma en 2012 avec Chronicle, film écrit par Max Landis justement, et qui s'est emparé de Twitter dans les heures qui ont suivi la publication de l'article :

"Je crois à 100% chaque mot contenu dans cet article et qui concerne Max Landis. Je l'ai interdit de plateau pendant les prises de vue principales de Chronicle et je ne lui ai pas parlé depuis 2012. Lire la terreur qu'il a insufflée à tant de femmes depuis me rend malade au plus haut point. Et mon coeur en est brisé au-delà de la raison."

 

latest?cb=20140405181056Chronicle

 

Une déclaration qui n'entre cependant pas dans les détails exacts concernant la fameuse interdiction de plateau et qui s'est vue accueillie de façon positive par la communauté bien qu'un point vienne quelque peu assombrir la déclaration. En effet, à la suite du tweet, Marlow Stern, directeur de la rédaction du Daily Beast, partie divertissement, lui a demandé pourquoi, dans ce cas, il n'avait pas répondu présent lorsque le journaliste l'avait sollicité pour son enquête.

À ce jour, le commentaire n'a pas encore eu de réponse et Josh Trank garde ses raisons pour lui.

 

Image 586924La carrière de Max Landis, allégorie.

commentaires

sylvinception
20/06/2019 à 15:51

lol Kouak excellent!!

@Birdy t'es un pote à Besson ??

Simon Riaux - Rédaction
20/06/2019 à 14:43

@Tom

Peut-être plus encore que le milieu, c'est la question de la position de pouvoir qui est possiblement centrale.

Aujourd'hui encore, rapporter les abus commis par une personne en position de pouvoir, c'est plus risqué pour la victime que le bourreau.

Tom
20/06/2019 à 13:30

Un cinglé pareil en circulation et aucune plainte, sacré milieu quand même ????

Kouak
20/06/2019 à 12:10

Bonjour,
@CinéGood
Moi j'ai 3 noms dans le cinéma français...Ouais, ouais...
3 mecs louches...
Y'a Claude Le Louch, Gilles Lellouche et Philippe Lellouche...
Si ça c'est pas une preuve !
;-)

soupe au lait
20/06/2019 à 12:03

et un autre prédateur sexuelle dans les bureaux de DC comics, le dernier ils ont mis 5 ans à l'éloigner de ses victimes, malgré de nombreuses plaintes. c'est les auteurs qui ont refusé de bossé avec, pour que DC comics réagisse. on peut espérer une réaction un peut plus réactive et digne.

CinéGood
20/06/2019 à 11:25

@Birdy

Ok, on veut savoir, que se passe-t-il ?
Preuves à l'appuie.

Birdy
20/06/2019 à 11:13

Les gars, si vous saviez ce qu'il se passe dans le cinéma/tv français, pas besoin d'aller jusqu'à Hollywood...

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