La vie d'Adèle selon Kechiche et ses actrices

Matthieu Leniau | 23 mai 2013
Matthieu Leniau | 23 mai 2013

Abdellatif Kechiche et son équipe se sont rendus en conférence de presse pour répondre aux questions des journalistes concernant La vie d’Adèle - chapitre 1 & 2.

Inspirée de la bande dessinée Le Bleu est une couleur chaude de Julie Maroh, le film de Kechiche sort du contexte politique des années 90, pour se focaliser sur la rencontre, l’histoire d’amour entre ces deux adolescentes : «L’histoire de la BD se déroule dans un contexte militant que j’ai voulu éviter, pour me concentrer sur la rencontre, la difficulté de vivre ensemble et la rupture.» Une oeuvre centrée sur l’humain, «l’histoire de la rencontre qui va bouleverser la vie du personnage, la révéler à elle-même.»

A travers ce thème, l’évocation des scènes de sexe et de la difficulté pour le réalisateur de capter «une sensualité qui est plus difficile à filmer dans les scènes de repas. Même si ce n’est pas non plus évident pour les scènes de sexe, il y a déjà les sculptures des corps, la lumière, la beauté des visages.»

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Face à face à l’écran pour interpréter les deux adolescentes, Adèle Exarchopoulos et Léa Seydoux racontent la manière dont travaille Abdellatif Kechiche : «Ce qui est intéressant avec Abdel, c’est qu’on n’a jamais fini, il y a des possibilités infinies. Avec les rushes, il doit pouvoir faire un tout autre film», d’après Léa Seydoux. «Il a une manière de diriger sans vraiment diriger. Et nous actrices, on ne sait même pas quand on est filmé ou non», poursuit Adèle Exarchopoulos. Avant de mettre en avant, pour la première, une réalisation singulière : «Il a une façon de faire des films qui est unique au monde. Tout est fait sur l’instant.» Une instantanéité qui colle avec certaines utilisations de la caméra : «Le gros plan permet de capter des expressions très fines qu’on ne voit pas forcément dans la vie. Mais ce n’est pas une chose à laquelle on réfléchit vraiment» conclut le réalisateur.

A la question de savoir s’il pense d’ores et déjà à une suite, Kechiche concède qu’il «a toujours eu du mal à quitter (ses) personnages. Pour Adèle, j’imagine qu’il pourrait se passer tellement de choses dans sa vie, que j’ai effectivement commencé à imaginer d’autres chapitres. Je ne peux pas vous dire s’ils se concrétiseront, mais le fait de l’imaginer m’excite.» 

 

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