The Last Girl : 5 raisons de ne pas louper le meilleur film de zombies de l'année

Jacques-Henry Poucave | 26 juin 2017
Jacques-Henry Poucave | 26 juin 2017

Depuis l’arrivée de ses premières images, The Last Girl nous avait tapé dans l’œil. Découvert lors du dernier Festival de Gérardmer, le film de Colm McCarthy est depuis resté solidement ancré dans nos mémoires.

Ô bonheur, ce métrage puissant et intelligent aura les honneurs d’une sortie cinéma sous nos latitudes. On en profite donc pour vous redire tout le bien que l’on en pense en dévoilant les 5 raisons qui en font la sortie immanquable du mercredi 28 juin.

 

Photo Sennia Nanua

La révélation Sennia Nanua  

 

1°) Parce qu’on avait besoin d’un bon film de zombies

Walking Dead ronronne, son spin-off s’enfonce dans la médiocrité… La saison n’est pas propice au fan de cadavres en décomposition et autres ambassadeurs du cannibalisme post-apocalyptique putrescent.

La première réussite de  The Last Girl est donc de nous offrir plusieurs séquences qui méritent de figurer au panthéon du genre. Qu’il s’agisse d’une attaque inaugurale d’une brutalité stupéfiante, d’affrontements silencieux ou de la traversée bourrée d’une zone hostile, le métrage nous réserve beaucoup de surprises et de moments forts.

 

Gemma Arterton

Une entrée en matière fracassante

 

2°) Parce que c’est bourré d’excellentes idées

Ce n’est pas tout de nous balancer du zomblard, mais encore faut-il savoir les filmer. Et en matière de caméra, Colm McCarthy se pose un peu là. En témoigne l’ouverture de The Last Girl, énigmatique et quasi-muette, qui pose les enjeux, l’atmosphère et le contexte de ce récit plus original qu’il n’y parait avec une puissance émotionnelle et évocatrice étonnante.

Le réalisateur n’est pas non plus à la peine lorsque l’action s’énerve et choisit régulièrement le meilleur angle et le montage le plus impactant, démultipliant les possibilités de son modeste budget.

 

Gemma Arterton

Une séquence de pur suspense

 

3°) Parce que les comédiens sont fantastiques

Le cinéma d’horreur a tendance à soigner ses effets horrifiques, mais se montre parfois plus léger en matière de direction des comédiens. Aucun problème de ce côté-là, le metteur en scène s’étant attaché les services d’un casting qui sublime le film. Comme à leur habitude, Glenn Close, Gemma Arterton et Paddy Considine font brillamment le taf, mais ce n’est pas d’eux que vient la plus grosse surprise du film.

La toute jeune Sennia Nanua y explose littéralement dans le rôle d’une enfant contaminée mais détenant la potentielle clef de l’avenir de l’humanité. Aussi à l’aise dans l’animalité que dans le déploiement d’une palette d’émotions d’une grande subtilité, elle porte The Last Girl sur ses épaules et rend crédible son climax très audacieux sur le plan scénaristique.

 

Photo Gemma Arterton

Deux comédiennes parfaitement à l'aise dans le film

 

4°) Parce qu’on risque d’attendre encore longtemps avec de voir Last of Us au cinéma

On aimerait bien voir une adpatation cinéma de The Last of Us, en projet dans les cartons hollywoodiens depuis la sortie du jeu, mais la complexité d’une telle adaptation et la prudence de Naughty Dog font que la film paraît quasiment au point mort.

Alors forcément, quand se pointe une histoire lien intergénérationnel, dans un contexte d’apocalypse rampante, avec des gros zombies qui claquent des dents et son infectés par des spores, on a bien du mal à ne pas songer au légendaire jeu vidéo. Et après visionnage, on se dit même qu’on n’a peut-être plus besoin de cette adaptation après The Last Girl.

 

Photo

Un autre duo post-apocalyptique...

 

5°) Parce qu’on manque de films de ce calibre sur grand écran

On ne vous apprendra rien en expliquant qu’à l’heure actuelle et en France, l’exploitation des films de genre est problématique. Entre les salles qui refusent purement simplement l’accès de leurs écrans à ce type de films, un marché resserré et un piratage qui ne marque pas vraiment le pas, ce sont les produits calibrés de type Annabelle qui squattent les cinémas plutôt que les productions ambitieuses.

Il est par conséquent important de soutenir le film de Colm McCarthy, que nous avons la chance d’accueillir sur grand écran et dont on espère qu’il pourra y rencontrer un large public. Surtout seulement une petite semaine après La Fête du Cinéma, largement squattée par d’embarrassantes comédies hexagonales.

Pour les amoureux de frissons, c’est mercredi 28 juin que la fête commencera.

 

Gemma Arterton"C'est bon ? Vous avez bien noté ?"

 

commentaires

Sa
28/06/2017 à 21:08

Super film ce serait bien qu il y ait une suite

sylvinception
27/06/2017 à 12:19

Sympa, mais gâché par une dernière partie foirée, des idées - entres autres cette histoire de "champignons", totalement abracadabrantesque, et de grosses incohérences.
Dommage...

schwepps
26/06/2017 à 19:15

C'est Paddy Considine et non Patty Considine. Je veux une exécution de stagiaire dans les 5 minutes sinon je mets une balle dans la tête à la main :D

tLoU
26/06/2017 à 17:28

Sympa mais mineur. Perso je l'ai déjà oublié. Peut être le manque d'originalité de l'univers très "last of us discount" (d'où le titre français surement...).

amds films
26/06/2017 à 17:09

mais c'est quoi ce sous-titre ? , sinon ça donne envie. :)

Bob
26/06/2017 à 17:04

Super film. Super découverte. La tension et l'angoisse sont omniprésente dans ce film. La mise en scène et l'entrée en matière notamment sont terriblement maitrisé. Sans en dévoiler trop, ce n'est pas le cas de toute les parties du film. Mais avec un début pareil, on devient plus exigeant. Je le conseille tout de même sans hésiter.

votre commentaire