Forrest Gump, Retour vers le futur... 10 scènes cultes du génie Robert Zemeckis

La Rédaction | 8 juin 2020
La Rédaction | 8 juin 2020

Forrest Gump, ce soir à 21h sur M6

Retour sur 10 grands moments dans la filmographie de Robert Zemeckis.

Il a forgé les rêves et fantasmes de plusieurs générations de cinéphiles avec Retour vers le futur, Qui veut la peau de Roger Rabbit ? ou A la poursuite du diamant vert. Il a marqué l'esprit des cinéphiles avec Forrest Gump, Contact et ses expériences avec la performance capture.

Malgré un certain désamour du grand public ces dernières années, avec les échecs en salles de The Walk - Rêver plus hautAlliés et Bienvenue à Marwen, Robert Zemeckis est incontestablement l'un des plus grands cinéastes hollywoodiens. La preuve avec 10 moments inoubliables et magiques de sa filmographie.

 

Photo Robert Zemeckis, Seul au mondeDans l'ombre, le grand Robert

  

RETOUR VERS LE FUTUR 2

Est-il encore besoin de présenter la scène peut-être la plus connue de toute l’œuvre du metteur en scène ? À la manière d’un Jules Verne, le cinéaste aura façonné grâce à son imagination les innovations à venir, comme en témoignent depuis Retour Vers le Futur 2 les innombrables tentatives de fabriquer le célèbre Hoverboard, devenu l’emblème du cinéma de divertissement des années 80 ; comme l’ambassadeur d’une certaine idée du progrès technologique, éminemment positif et ludique. Robert Zemeckis jouera d'ailleurs de la virtuosité de la séquence pour laisser croire au public dans le making-of du film que l'hoverboard existait bel et bien mais que sa commercialisation avait été empêché, en raison de plusieurs plaintes de parents au niveau de la sécurité.

Evidemment, en coulisses, l'hoverboard est une invention pure et simple du cinéaste pour les besoins du film. Sur le tournage, le skate en lévitation prend vie grâce à un savant mélange d'effets spéciaux traditionnels et de technologies modernes. C'est bien simple, lors de la séquence autour de la mairie, Michael J. Fox roule sur un vrai skateboard à roulettes et l'ensemble de la place est jonché de planches en bois pour donner cette impression de fluidité constante à la glisse du personnage (et des antagonistes, eux aussi dôtés d'un hoverboard).

Outre quelques astuces pour dissimuler les effets spéciaux et des plans spécialement conçus pour créer l'illusion (le haut du corps et les pieds sont rarement filmés ensemble), les acteurs et notament Fox étaient attachés à un harnais spécial dont une série de câbles invisibles supportés par une grue donnaît l'impression que les personnages volaient et lévitaient à l'écran. Restait alors quelques rajouts numériques à superviser ici ou là, et le tour était joué, Robert Zemeckis emballant un véritable totem de la pop culture.

  

  

QUI VEUT LA PEAU DE ROGER RABBIT ?

Qui veut la peau de Roger Rabbit date peut-être de 1988, mais ses performances techniques n’ont toujours pas été dépassées et restent une merveille. En matière de mélange entre images réelles et imaginaires, la pépite frénétique de Robert Zemeckis fait toujours figure d’invraisemblable prouesse. En témoigne cette scène d’une complexité ahurissante.

Menotté à ce pauvre Roger, Bob Hoskins doit survivre à l’interrogatoire musclé de trois fouines psychotiques. Jeu entre avant et arrière-plan, travail sur la perspective et la profondeur de champ, interactions entre objets réels, accessoires, décors et personnages de cartoons, le tout accompagné d’un jeu d’ombres ahurissant : la scène est une pure merveille, réalisée avant l’ère du joker numérique. 

L'équipe a redoublé d'effort et d'imagination pour filmer ces scènes, précisément préparées en storyboard. Elles étaient tournées dans le "vide", les acteurs jouant avec leur imagination et la voix des comédiens hors-champ, pour interpréter les toons. Une poupée était utilisée dans les répétitions, pour avoir une référence visuelle. En découvrant les images du tournage avant la post-production, le producteur Steven Spielberg aurait dit que tout ça ressemblait à une nouvelle aventure de l'homme invisible.

Pour les scènes les plus compliquées, où un toon interagissait avec un objet du décor, il y avait d'autres options : l'accessoire était tenu par un technicien (un pistolet accroché à un fil comme une marionnette, un plateau accroché à une perche...), ou un bras robotisé créait  le vrai mouvement avec le vrai objet, face à l'acteur. La magie des effets visuels recouvrait ensuite la machine, avec le personnage animé.

Après un travail non-numérique absolument dingue, image par image, afin de donner vie à ces toons, le chef d'oeuvre était né. Avec un Oscar plus que mérité pour ces effets extraordinaires.

 

 

LA MORT VOUS VA SI BIEN

Dans cette comédie cruelle et grotesque sur Hollywood sortie en 1992, Robert Zemeckis repoussait à nouveau les limites des effets spéciaux avec ILM, l'incontournable studio fondée par George Lucas. La résurrection de Meryl Streep, qui se relève après avoir dévalé d'interminables escaliers comme dans un cartoon, est mémorable, et reste délicieuse malgré le poids des années.

La scène a été tournée en deux temps : d'abord avec Meryl Streep de dos, qui s'approche de Bruce Willis, avec un bonnet bleu sur sa tête et un maquillage sur le haut de son dos pour l'effet du cou tordu ; puis l'actrice sur fond bleu, pour filmer son visage avec les mouvements et différentes lumières recquises. Le tout a ensuite été assemblé en post-production. A l'époque, c'était un tour de force totalement inédit à ce niveau.

En plus de l'excellent timing comique, appuyé par la performance de l'actrice, le réalisateur multiplie les mouvements de caméra et les jeux avec le décor pour que la technologie et le maquillage se fondent au mieux dans l'image. Comme dans Roger Rabbit, il est mené par le désir de brouiller la frontière entre réel et imaginaire, créant un monde où les deux coexistent dans l'espace de la fiction. Plus de deux décennies après, la scène reste réjouissante.

Retrouvez notre dossier complet sur ce bijou.

 

 

FORREST GUMP

De bons effets, ce sont des effets qu’on ne voit pas. Ces séquences de Forrest Gump incarnent parfaitement ce principe et le tordent. Si la prouesse technique est à peu près indiscernable, tant Tom Hanks est parfaitement intégré aux archives du président, sa présence saute aux yeux. L'air de rien, en quelques secondes à peine, le réalisateur propose un véritable paradoxe, qui incarne totalement un des plus  vieux principes régissant la conception des effets spéciaux, tout en s'amusant à le subvertir. Et si de nos jours, ce procédé paraît assez banal, tant les personnages de fiction inclus dans des séquences historiques ou des images d'archives semble sont devenus monnaies courantes et ne réclament pas de performance technologique hors du commun, il n'en a pas toujours été ainsi.

Lors de la sortie du film, la plupart des grands médias ont consacré des sujets à cette scène, qui faisait alors l'évènement, tant  le procédé technologique apparaissait alors révolutionnaire. Aujourd'hui, détourer des éléments d'une image pour les inclure dans une seconde est un procédé de retouche parmi les plus accessibles, dont tous les usagers de Photoshop sont familiers. Mais en 1993, marier deux images en mouvements, truquer l'une d'entre elles (la bouche de Kennedy a dû être transformée pour correspondre aux dialogues de Zemeckis), n'était pas une sinécure. Et à bien y regarder, ce bond technologique ressemble aujourd'hui à une technique artisanale.

Pour faire se rencontrer Tom Hanks et le président décédé, les artistes d'ILM ont dû les découper à partir de différentes séquences pour les réunir. Mais le matériel de l'époque ne permettait évidemment pas d'automatiser ces tâches. Par conséquent, ce sont des dizaines de techniciens qui ont travaillé à retroucher délicatement chaque photogramme, pendant 6 mois, à la manière d'enlumineurs. 

 


 

CONTACT

Cette séquence, souvent citée comme la plus mémorable de Contact, est restée dans les mémoires, tant pour sa perfection technique que son impact émotionnel. Un temps envisagé comme une scène très spectaculaire, avec quantité d'accessoires en mouvements, capturés au ralenti et dont l'ambition était de proposer une sorte de "pré-Bullet Time" (Matrix ne sortira que deux ans plus tard), elle a été ré-imaginée en cours de production. Et sans doute pour le meilleur, tant le résultat est une illusion aux mécanismes quasiment indicernables. Mais comment donc ont-ils fabriqué ce plan de près de 40 secondes, qui paraît impossible à mettre en boîte ?

Cette scène se compose en réalité de deux plans, réunis à l'écran pour créer la fameuse illusion du miroir. La parrtie la plus importante est ce long travelling arrière, réalisé avec une steady cam, laquelle accueille également un dispositif capable, en cours de prise, de modifier le tempo de la pellicule pour générer un ralenti. Ce plan, déjà relativement complexe, a demandé beaucoup de prises, la comédienne et l'opérateur devant se familiariser avec un mouvement rapide, au sein d'un espace exigu, les obligeant à traverser l'obstacle préféré de tous les cameramen : un escalier.

 

photoEncore plus compliqué que ça en a l'air

 

Mais ce plan, s'achevant par l'image de l'adolescente tendant la main vers le miroir, et donc le spectateur, ne suffit pas pour générer l'illusion. Il faut le redoubler d'un second, dans lequel apparaît en amorce le bras du personnage, ouvrant le dit miroir. Et c'est là que tout se complique un peu plus. Premièrement, malgré le grand talent des techniciens impliqués, il faut retoucher les images où apparaît l'opérateur. Rien d'infaisable, mais c'est déjà un peu de travail. Ensuite, au sein de cette scène, pour s'épargner un travail fastidieux de retouches et un risque accru de faux raccord, il n'y a littéralement aucun miroir. Celui dont le personnage ouvre la porte est en réalité un mini fond bleu, sur lequel est d'abord projeté le premier plan tourné lorsque la porte s'ouvre, puis un deuxième plan, dévoilant des étagères et notamment une photo du père décédé.

Théoriquement, ce collage n'est pas très compliqué, mais il a pourtant nécessité quantité de calculs, de répétitions, et de prises. Car lorsque les deux images, le faux reflet et l'action "réelle", se réunissent, la moindre erreur de décalage, la plus petite imprécision, ou faux angle ruinerait l'entièreté de la scène. Mais il n'en fut rien, et comme souvent, Robert Zemeckis a soufflé une bonne partie des spectateurs.

 

 

APPARENCES

Ce thriller sous-estimé avec Michelle Pfeiffer et Harrison Ford a offert à Zemeckis un fabuleux terrain de jeu et d'expérimentation. Avec une intrigue à la Fenêtre sur cour qui prend une direction abracadabrantesque suite à un twist un brin ridicule, Apparences est un pur excercice de style où le cinéaste déconstruit le décor et déplace les limites physiques pour emballer le suspense.

Après une effroyable scène où la baignoire devient un instrument de torture psychologique, la caméra s'affranchit des contraintes physiques (le plancher, la voiture, les vitres) dans une envolée stylistique qui ouvrira la voie au Panic Room de David Fincher, deux ans après. Là encore, c'est un savant mélange entre le vrai (par exemple le sol sur lequel tombent les clés, la caméra étant placée en-dessous d'une surface transparente figurant le plancher) et le faux (des décors en CGI, pour permettre des mouvements irréels). Ce pinceau magique du numérique sera plus ou moins discrètement utilisé dans tout le film, pour modifier la couleur des yeux de l'héroïne possédée, ou faire apparaître un visage dans le dernier plan.

La partition fantastique d'Alan Silvestri, un sens du cadagre fabuleux et un montage d'une efficacité affolante font de ce climax un pur moment de cinéma, et une belle leçon de mise en scène.

 

 

LE POLE EXPRESS 

Évoquer aujourd’hui un long-métrage intégralement réalisé en motion capture n’a rien de révolutionnaire. Et pourtant, lors de la sortie du Polar Express de Robert Zemeckis, tous les regards étaient braqués sur le film... Et pour cause, il était tout le premier du genre à donner autant de place à cette technique, et à avoir créé l’intégralité de ses personnages grâce aux possibilités qu’elle offrait. Il faut dire qu’au-delà du désir de réaliser un film d’animation, le cinéaste avait en tête une idée particulièrement complexe, que seul la motion capture pouvait lui permettre d’envisager. 

En effet, il souhait confier pas moins de six rôles à Tom HanksMaquillages et prothèses avaient déjà montré, dans le cinéma traditionnel, notamment via la comédie, qu’il était envisageable pour un comédien d’interpréter une tripotée de protagonistes. Mais ici, Zemeckis ne veut pas seulement que son acteur interprète un contrôleur de train et Santa Claus, puisqu’il lui confie carrément le rôle d’un enfant. Un défi qu’il eût été impossible de relever avec des effets traditionnels ou sur un plateau “classique”. Mais dans Le Pôle Express, tout est révolutionnaire. 

La performance de Hanks est enregistrée, transformée en une suite de données, de coordonnées pourrait-on dire, qui vont être appliquées au visage du personnage enfantin tel qu’il a été imaginé. Le principe paraît relativement simple, mais il nécessite un niveau de précision en matière d’exécution qui va marquer le médium. Cet exploit technique comptera parmi ceux qui vont transformer en profondeur le rapport des studios aux créations numériques et à leurs potentialités, au même titre que le célèbre Gollum de Peter Jackson. 

 
 
  

Zemeckis persiste et signe dans son défi lancé au Réel. Après un Beowulf tout entier dédié à sensualiser l'image de synthèse voire carrément à la sexualiser, le metteur en scène semble encore pousser le bouchon plus loin cette fois en abaissant toutes les barrières entre fiction et réalité. Il n'y a qu'à voir la prouesse technologique que représente Scrooge dans chacun des plans pour comprendre que cette fois, Zemeckis fusionne les deux mondes pour nous en offrir un nouveau, merveilleux et monstrueux, le tout dans ce qui reste probablement l'adaptation la plus folle et la plus sombre du classique de Charles Dickens. 

Un peu trop d'ailleurs puisque le film sera un échec commercial qui poussera Disney (propriétaire du studio depuis 2007) à fermer les vannes et tuer ImageMovers. Mais le retour forcé au Réel de Zemeckis ne se fera pas sans conséquence, comme la suite de sa filmographie l'a prouvée. Toutefois, il n'est pas interdit de penser qu'une raison de son insuccès s'intitule Avatar. En effet, le blockbuster de James Cameron va écraser le film d'animation et entrer dans l'histoire, notamment grâce à son usage révolutionnaire de la 3D. Or, il n'est pas le seul à proposer un usage passionnant de la stéréoscopie. Le Drôle de Noël de Scrooge est lui aussi très accompli en la matière, et c'est précisément ce qui a motivé Zemeckis à se lancer dans le projet. 

Car si Dickens n'est pas connu pour ses romans d'aventures, son conte de Noël contient plusieurs passages plutôt rocambolesques, voire épiques, et il semble au metteur en scène que la 3D serait, alliée à l'animation, le médium idéal pour parvenir enfin à transposer le texte du maître, tel qu'il l'imaginât. Et c’est sans surprise que les séquences où cette technique est particulièrement mise à contributionla poursuite avec les rats, la rencontre avec le cheval ainsi que les multiples chutes glacées de Scrooge, s’avèrent aussi terriblement immersivce que technologiquement accomplies.  On retrouve également ce  sens de l'épathe, cette gourmandise dans la création des atmosphères, lorsque le réalisateur bénéficie de suffisamment de temps pour dévoiler progressivement son décor et lui conférer une vie propre, jouant sur la profondeur de champ, le mouvement et la lumière, comme dans la scène ci-dessous.

 

 

FLIGHT

Flight n’est sans doute pas l’œuvre la plus aboutie de Zemeckis, mais comme toujours avec son auteur, il contient au moins une scène parfaitement hallucinante. Il s’agit ici d’un crash, ou plutôt d’un sauvetage in extremis. Intensément spectaculaire, techniquement dément, ce passage est en soi une mise en abîme du cinéma de Zemeckis, trop souvent perçu à l’aune de ses seules performances. « Ça va, on vole », annonce Denzel Washington, au beau milieu de la catastrophe. Ainsi va-t-il du cinéma de Zemeckis, qui malgré les turbulences, en dépit de ses ratés ou imperfections, jamais ne s’écrase et ce, même avec un budget réduit.

Avec seulement 30 millions de dollars pour réaliser son film, Zemeckis s'appuie une nouvelle fois sur son expérience et son ingéniosité pour réaliser ses objectifs et ici, concevoir une scène de crash aérien et surtout un vol inversé. En faisant appel aux mêmes équipes que son Pôle Express et Le drôle de Noël de Scrooge pour les imageries numériques, le cinéaste a réussi avec brio à donner vie à cette séquence tout bonnement hallucinante.

Savant mélange d'effets spéciaux (fonds verts, matte paintings...) et de véritables décors (trois cabines d'avion ont été fabriquées pour l'occasion), la séquence est une parfaite réussite. Chaque cabine étant utilisée pour une turbulence différente dont l'ultime ayant la possibilité de rotationner sur 360 degrés pour la scène à l'envers, l'incident et le sauvetage sont plus vrais que nature et ont permis d'offrir une séquence vertigineuse sur grand écran (aussi courte soit elle). Dingue.

 

 

THE WALK

Si The Walk a été accueilli dans une relative et injuste indifférence, il contient pourtant une scène tout à fait sidérante. Montée en sauce tout le long du métrage, l’exploit accompli par Philippe Petit, incarné par Joseph Gordon-Levitt, trouve ici un incroyable écrin.

Conçu pour être visionné en Imax et en 3D, cette scène sidère par son travail remarquable sur la perspective et une nouvelle fois, nous renseigne sur l’art du cinéaste. Contraint à des budgets réduits depuis plusieurs années, Zemeckis n'en amenuise pas pour autant les nouveaux défis techniques qu'ils souhaitent confectionner. Et c'est finalement l'expérience du monsieur acquise en plus de trente ans de carrière qui lui permet d'offrir un spectacle aussi juste et innovant, malgré les obstacles.

Lors d'une interview avec Le Point en 2015 lors de la sortie du film, le cinéaste semblait d'ailleurs presque blasé, conscient d'être rompu à l'exercice d'un tel défi :

"Les défis techniques étaient immenses, mais pas si redoutables que ça dans la mesure où j'ai déjà fait tellement de films à effets spéciaux dans ma carrière que je connais assez bien la procédure. Mon vrai défi était de parvenir à ce que le public soit totalement pris par la traversée funambule. Qu'il soit lié au héros non seulement physiquement – ce que je savais pouvoir obtenir grâce aux effets spéciaux – mais aussi et surtout émotionnellement."

Joli tour de force tant cette séquence est un morceau de narration fabuleux. Cette traversée entre les deux tours du World Trade Center aujourd’hui disparues tient autant du rêve (suspendu) que de la maestria technique ; et Robert Zemeckis parvient à arrêter le temps et briser les limites du médium, qui n’aura jamais paru aussi saisissant de réel. Et là est peut-être son plus grand défi désormais : décupler les émotions à travers de nouvelles innovations techniques. Mission largement réussie depuis dans Bienvenue à Marwen.

 

 

commentaires

Moi
09/06/2020 à 14:36

A titre perso, c'est le boss. Son cinéma est un subtile mélange de technique, d'artistique, et de divertissement. Risqué mais accessible, emotionnel mais également interessant pour les plus exigeants (sauf les fan de cinéma Français qui ne s'interessent qu'aux réunions de famille conflictuelles).

Ca ne passe pas toujours, il y a des echecs, mais c'est toujours louable à mes yeux.

alulu
09/06/2020 à 12:30

Réalisateur un peu sous-coté comme le dit saiyuk. Il a quelques films mineurs mais même Spielberg en a aussi. J'ai toujours pensé qu'il été le plus apte pour tourner une nouvelle trilogie Star Wars.

saiyuk
09/06/2020 à 10:53

Zemeckis est malheureusement sous-coté par tout spectateur lambda, qui ne sauront ressortir son nom alors que tout le monde connais Spielberg. Mais c'est l'un des real les plus inventif et droit dans ses bottes des 35 derniéres années. Puis bon rien que pour Jessica Rabbit ce mec est un génie....lol

Madolic
09/06/2020 à 09:50

Vous faites de sacrés dossiers en ce moment EL ;)

La Classe Américaine
09/06/2020 à 08:14

Encore bravo EL pour cet article qui rend un bel hommage a un réalisateur trop souvent classé dans la catégorie "bon faiseur" mais qui est en réalité encore plus visionnaire que Spielberg.

Ray Peterson
09/06/2020 à 07:31

Il y a tellement de séquences mythiques pour ce réal qui ne l'est pas d'autant moins!
Le dernier acte de Retour vers le Futur 2 avec sa revisite du 1er film au bal des sardines.
Un calvaire pour la scripte!

Sinon, si le très mélancolique Beowulf a effectivement vieilli numériquement sa mise en scène reste d'une inventivité indécente : la rencontre (entre modernisme et trompe l'oeil) de Beowulf et la mère de Grendel dans la grotte, la baston (sous cache sexe) entre Beowulf et Grendel dans le château de Hrothgar, les transitions temporelles avec la couronne de Beowulf qui se transforme en frise, la séquence du dragon. L'un des films qui représente le plus les thématiques de Zemeckis pour ma part.

@ Gaidon, si je ne me plante pas, je crois que Hanks est filmé avec fond vert d'abord en décor pur puis incruste explosions ensuite. Sa co-vedette Mykelti Williamson (Bubba) est attaché à un câble par grue pour alléger son poids et faciliter la course de Gump.

corleone
23/11/2016 à 17:15

Robert Zemeckis. Non mais ROBERT ZEMECKIS ??? Sa filmo est à consommer sans modération. C'est tout.

Dirty Harry
23/11/2016 à 11:31

Beowulf contenait une scène de combat contre Grendel qui était épatante : inventive, brutale, jouant des valeurs de proximité et de plans...et puis Seul au Monde : le plan où le bateau passe silencieusement à coté du radeau de Tom Hanks m'avait mis en joie. Pour retour vers le futur on aurait pu mettre énormément de scènes étant donné que la trilogie est remplie de moments inoubliables.

Gaidon
22/11/2016 à 21:24

J'ai toujours voulu savoir comment la scène ou forest court pour echapper au napalm avait été réalisée à l'époque

Ben
22/11/2016 à 17:15

Le crash de flight m'avait littéralement scotché au siège.... et Contact reste un de mes films préférés. Un grand réalisateur dont l’honnêteté transpire sur chacune de ses œuvres.

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