Nos Oscars du meilleur film favoris

Jean-Noël Nicolau | 5 mars 2010
Jean-Noël Nicolau | 5 mars 2010

Les Oscars c'est ce soir ! Quel que soit le lauréat, il y aura plus de frustrés que d'heureux, mais l'Académie ne se trompe pas si souvent. La preuve avec la sélection effectuée par l'équipe d'Ecran Large. Parmi les gagnants de l'Oscar du meilleur film depuis la création de la cérémonie, quels sont nos préférés ? Et quels sont les vôtres ?

 

Stéphane Argentin

Autant en emporte le vent de Victor Fleming

Tout simplement la quintessence du Septième Art.

 

 

Ilan Ferry

Impitoyable de Clint Eastwood

L'un des plus grands westerns américain.Clint au sommet de son art nous livre un requiem déchirant et crépusculaire. Ou quand l'homme sans nom du Bon, la brute et le truand rencontre la Walt Kowalski de Gran Torino.

 

 

Julien Foussereau

Rebecca d'Alfred Hitchcock


Dans tous les palmarès et célébrations à la con entre gens de bonne compagnie, on a coutume de décerner avec un temps de retard. En général, c'est le César / Oscar / Golden Globe / BAFTA (rayez la mention inutile) estampillé "N'oublie pas que tu vas mourir" ou "Tu n'as pas toujours senti le moisi". En 1941, Hitchcock n'était plus un débutant mais il n'était pas encore le mythe qui allait aligner l'affolante série de chefs d'oeuvres des 50s / 60s. Avec le couronnement de Rebecca, ce fut soit un excellent sens du timing pour les membres de l'Académie, soit David O'Selznick qui arrosa un max en pots de vin divers et variés. Dans tous les cas, cela avait de la gueule.

 

Sandy Gillet

Eve de Joseph L. Mankiewicz

Une critique acerbe et à peine voilée d'Hollywood et du star system entre conflits de générations et obsession de la réussite par la représentation de soi...  

 

 

Vincent Julé

Le Parrain 1 et 2 de Francis Ford Coppola (1973 et 1975)

C'est ce qu'on appelle un sacré doublet, mais pouvait-il en être autrement ? Le Parrain n'est pas seulement un film à Oscars (meilleur réalisateur, meilleur scénario, meilleur acteur pour Marlon Brando et meilleur acteur dans un second rôle pour Robert De Niro), il est THE fresque familiale, THE adaptation parfaite, THE n°1 sur IMDb, THE film qui a secoué et révolutionné Hollywood. Définitif ? Oui, et d'ailleurs où est Tetro cette année ? 

 

 

Julio Lopez

Macadam Cowboy de John Schlesinger

Macadam Cowboy, bien sûr. Le seul film classé X à avoir remporté l'Oscar du Meilleur Film ! 

 

Thomas Messias

Voyage au bout de l'enfer de Michael Cimino (Oscar 1979)


Dieu que la guerre est jolie tant qu'on ne l'a pas vécue. Partis presque sereinement (presque) buter du Viêt, 3 types plutôt ordinaires (chasse, mariage et picole) sont rapidement pris dans un engrenage démentiel qui finira par les broyer, eux et leurs proches. Personne n'a pu, mieux que Cimino, disséquer les ravages de la guerre sur ceux qui la font et surtout ceux qui en reviennent. Une très grande tragédie dont il est difficile de revenir.

 

Jean-Noël Nicolau

Casablanca de Michael Curtiz (Oscar du meilleur film en 1944)

Les Oscars auront raté Citizen Kane, mais ils se sont bien vite rattrapés avec l'autre "meilleur film de l'histoire du cinéma". Il faut dire que le chef-d'oeuvre de Michael Curtiz atteint sans doute la perfection. A la fois politique et divertissant, c'est un polar passionnant et une romance déchirante. Et si nous autres français avons encore un peu de crédit auprès des américains, c'est grâce à l'usage de La Marseillaise dans ce film. "Play it Sam... Play As time goes by..."  

 

Laurent Pécha

Amadeus de Milos Forman

On n'a jamais évoqué avec autant de maestria et de justesse le génie d'un homme. L'un des rares films qui touche au sublime autant au niveau des yeux que des oreilles.

 

 

Nicolas Thys

American beauty de Sam Mendes

Une merveille de Sam Mendès, son premier film pour le cinéma et une critique de l'Amérique contemporaine qui fait encore mouche aujourd'hui. L'un des Oscars les plus réjouissants et mérités.

 

 

Didier Verdurand

Vol au-dessus d'un nid de coucou de Milos Forman

Il fallait un chef d'oeuvre de cette trempe pour battre des concurrents aussi redoutables que Barry Lyndon et Les Dents de la mer, qui ne l'auraient pas volé non plus. Premier Oscar pour Michael Douglas au passage. Un film passionnant et émouvant porté par un casting génial, qui se voit et revoit avec le même plaisir, même une trentaine d'années plus tard.

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