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Cannes, Macron et les Oscars : comment Anatomie d’une chute s’est transformé en bulldozer français

Par Judith Beauvallet
23 mars 2024
MAJ : 28 mars 2024

Anatomie d’une Chute est sans aucun doute le plus gros succès de la carrière de Justine Triet. Mais fait-il un triomphe en salles autant qu’aux César ?

Anatomie d’une chute : joli carton pour le film de Justine Triet

Depuis son sacre à Cannes en mai 2023, les yeux de la planète cinéma sont tournés vers Anatomie d’une chute. Le film de Justine Triet connaît un parcours exceptionnel, au cours duquel la réalisatrice et le scénariste Arthur Harari ont même remporté l’Oscar du meilleur scénario. Mais cette renommée se traduit-elle aussi par un succès en salles ? A quoi est-il dû ? Quelle est réellement son ampleur ?

Aujourd'hui, tout le monde a entendu parler du phénomène Anatomie d'une Chute et de sa réalisatrice Justine Triet. Entre la polémique incompréhensible du Festival de Cannes, les prouesses du chien Messi qui est devenu la véritable star du long-métrage, et les courbettes de Spielberg adressées à Triet et Arthur Harari, l'histoire du film français de l'année semble être sans fin. Mais tandis qu'Hollywood lui fait les yeux doux, qu'en est-il de son parcours financier réel ?

Car l'estime de la critique et de ses pairs n'est pas toujours représentative d'un parcours en salles rentable, tant s'en faut. S'il est évident qu'Anatomie marque un réel bond dans la carrière de Justine Triet en termes de réputation et de fréquentation, qu'en est-il à une échelle plus large ? Les récompenses du film servent-elles à quelque chose ? Quelles stratégies se cachent derrière la réussite commerciale ?

 

 

celle par qui le s-cannes-dale arrive

Avec Anatomie d’une Chute, Justine Triet n’en est pas à son coup d’essai. En 2013, La Bataille de Solférino, son premier long-métrage de fiction, sort en salles. Une sortie et un écho modestes (30 000 entrées et une place dans la sélection ACID cannoise) qui ne connaîtront de suite qu’en 2016 avec Victoria, première collaboration de la réalisatrice avec Virginie Efira. Avec un casting prestigieux, une projection en ouverture de la semaine de la critique et plus d’un demi-million d’entrées, ce film permet à Triet de grimper un barreau sur l’échelle de la renommée. Quand Sybil sort en 2019, de nouveau avec Efira, elle fait enfin son entrée dans la compétition officielle cannoise, après avoir longtemps tourné autour.

C’est donc avec Anatomie d’une Chute qu’elle bouclera la boucle, puisque le film fait sensation sur la Croisette en 2023, et repart avec la Palme d’Or. Les projecteurs se braquent d’un coup sur l'oeuvre et sa réalisatrice, d’autant plus que son discours de remerciement, dans lequel elle dénonce le passage en force de la réforme des retraites, fait polémique. Emmanuel Macron affiche sa vexation en ne félicitant pas la palmée, comme c’est pourtant la coutume, et la Première Ministre Elisabeth Borne exprime plusieurs fois sa colère. Il n’y a pas de mauvaise pub, et ce buzz contribue à faire parler du film malgré (et grâce à) ses détracteurs.

 

Sybil : photo, Gaspard Ulliel, Sandra Hüller, Virginie EfiraSibyl, ou la rencontre entre Sandra Hüller et Justine Triet

 

Un autre tollé arrive dans la foulée : Anatomie n’est pas choisi pour représenter la France aux Oscars dans la catégorie meilleur film étranger, au profit de La Passion de Dodin Bouffant. Ce choix semble incompréhensible (au point d’être vu comme une sanction à la suite du discours de Triet) aux yeux de beaucoup, et là encore, le buzz autour du film ne cesse de croître, même si c’est parfois dans la colère. Le film sort dans les salles françaises trois mois après Cannes, le 23 août 2023, et la curiosité du public n’est pas retombée. Lors de sa première semaine, le film attire presque 350 000 spectateurs, c’est-à-dire plus que les entrées totales de Sybil, et plus que la moitié des entrées totales de Victoria.

On est loin du million atteint par Les Trois Mousquetaires : D’Artagnan lors de son démarrage, par exemple, mais pour un film plus aride et moins grand public, ce score est plus qu'honorable. Autre exemple : un thriller comme Boîte Noire, sorti en 2020 et avec le bankable Pierre Niney en tête d’affiche, avait réalisé 292 000 entrées sur la même période. La performance d’Anatomie d’une Chute est donc d’autant plus remarquable qu’il prend place dans la queue des comètes Barbie et Oppenheimer, tous deux sortis en juillet, et qui continuent de tout casser au box-office à cette période. Mais la course ne fait alors que commencer.

 

Oppenheimer : Photo Cillian MurphyQuand Anatomie d'une Chute te passe devant lors de sa première semaine d'exploitation

 

La conquête de l'Amérique 

Car tandis que le film suit son chemin sur son territoire, le distributeur Neon, qui avait acheté les droits de diffusion américains du film à Cannes, commence le travail. Et ce n’est pas n’importe quel distributeur : Neon avait su accompagner Parasite jusqu’à l’Oscar du meilleur film (entre autres) en 2019. Non pas que le film de Bong Joon-ho ne le méritait pas, mais les Oscars nécessitent une énorme campagne promotionnelle, interne et externe, pour qu'un film soit pris en considération. Et cette campagne, il faut savoir la mener, comme l’a fait Neon dès que La Passion de Dodin Bouffant a été annoncé comme favori du CNC et qu’il a fallu livrer bataille pour attirer des nominations autres que celle du meilleur film étranger.

Mais avant d’en arriver au sacre que l’on connaît, toute une communication parallèle a eu lieu sur les réseaux sociaux, venant largement soutenir les efforts du distributeur. Trois éléments en particulier ont créé un mini buzz chez les Américains. Messi, le chien du film dont la performance a soufflé tout le monde, est apparu dans de nombreuses vidéos, attendrissant la planète jusqu’à être considéré comme objet de concurrence déloyale à l’approche de la cérémonie des Oscars. Swann Arlaud, connu outre-Atlantique sous le pseudonyme de “hot lawyer” (“l’avocat sexy”) depuis qu’un montage de ses scènes a été publié sur les réseaux par une fan, est devenu un argument de vente à lui tout seul.

 

Anatomie d’une chute : photo, Swann Arlaud En plus du titre de "hot lawyer", Swann Arlaud a remporté le César du meilleur second rôle masculin

 

Enfin, la fin du film a suscité de nombreux débats sur les réseaux : Justine Triet a exprimé dans l’émission Beau Geste, sur France 2 et au micro de France Inter qu’elle était surprise de voir à quel point les hypothèses concernant la culpabilité de Sandra variaient d’un pays à l’autre. Selon elle, aux États-Unis, une majorité de personnes pensent que le personnage a tué son mari. En France, ce serait l’inverse. Effectivement, les innombrables discussions publiées à ce sujet sur Twitter et autre Tiktok montrent à quel point le public s’est passionné pour la question. Bonus : l’actrice Sandra Hüller est aussi la protagoniste de La Zone d’Intérêt, dont la sortie en salles se superpose à l’exploitation d’Anatomie.

Le film de Jonathan Glazer, au sujet très dur, fait beaucoup parler de lui et réalise un démarrage similaire au Triet, lui assurant là aussi une nouvelle vitrine par le biais de son interprète. Cette communication parallèle, marchant de concert avec le lobbying de Neon, mène Anatomie jusqu’à la sélection aux Oscars : le 23 janvier, le film est nommé dans 5 catégories, dont Meilleur Film. Un mois après, il est couronné de 6 César en France, dont Meilleur Film et Meilleure Réalisation. Quand la cérémonie américaine arrive enfin, Justine Triet et Arthur Harari remportent l’Oscar du meilleur scénario original. La reconnaissance critique est donc totale. Mais permet-elle de maintenir le succès en salles ?

 

La Zone d'intérêt : photo, Sandra HüllerSandra Hüller dans La Zone d'Intérêt, son autre grand film de l'année

 

le film qui mouche les Mousquetaires

Après le joli démarrage évoqué, encore une fois rapporté au profil du film qui n’a rien d’un blockbuster, l'intérêt n’est pas retombé. A cette date, selon le site Box Office Mojo, Anatomie a encaissé quelque 34 millions de dollars (un peu plus de 30 millions d’euros) à travers le monde. Alors que son exploitation n’est pas terminée, c’est déjà plus que le score de 32 millions de dollars des Trois Mousquetaires : D’Artagnan, qui avait pourtant fait un bien meilleur démarrage, et avait rapporté légèrement plus au box-office domestique (5,6 millions de dollars pour le film de cape et d’épée, et 5 millions pour le Triet, toujours selon Box Office Mojo).

Comment expliquer ce score, d’autant qu’Anatomie n’est sorti en France que sur 379 copies, et D’Artagnan sur 732, selon le site CBO Box Office ? La réponse est dans la longévité. Car si le Triet a davantage été exporté en Asie, où il est sorti en Australie, en Corée du Sud, en Russie, à Hong Kong, en Nouvelle-Zélande et au Vietnam, là où le Bourboulon s’était limité à la Russie, ce ne sont pas ces exploitations relativement modestes (dans le cas de ce film) qui ont changé la donne. En revanche, si D’Artagnan est resté à l’affiche pendant 13 semaines, Anatomie est en salles depuis pas moins de 30 semaines.

 

Les Trois Mousquetaires : D'Artagnan : photo, Vincent Cassel, Romain Duris, Pio MarmaïUn pour tous, tous pour Triet

 

Si la fréquentation avait naturellement et drastiquement baissé à l’automne, un nouveau pic d’entrées est survenu courant janvier. Le Festival Télérama, qui s’est déroulé entre le 17 et le 23 janvier et qui reprenait le film dans sa programmation, n’y est pas pour rien (le film regagne +243.3% de sa fréquentation de la semaine passée sur cette période), d’autant que les sorties à l’étranger qui ont eu lieu entre-temps ont donné lieu à toute la communication virtuelle évoquée plus tôt, continuant de convaincre les Français de voir le film. La semaine des César, qui se sont déroulés le 23 février, est le pic de fréquentation de cette deuxième vague d’audience, certes plus faible que celle du démarrage, mais non négligeable.

En mars 2024, c’est de nouveau la pente descendante, mais celle-ci est très douce, l’aura des Oscar aidant (seulement –4.1% de perte d’audience pour la semaine du 13 mars), si bien qu’il faudra sans doute attendre encore plusieurs semaines avant de connaître les chiffres définitifs de l’exploitation salles du film. Voilà comment un petit film d’auteur à 6 millions d’euros de budget en vient à être bien plus rentable que le blockbuster à la française Les Trois Mousquetaires, dont le premier volet avait coûté environ 30 millions.

 

Anatomie d’une chute : critique d'un drame vertigineuxSandra Hüller a remporté le César de la meilleure actrice pour sa performance

 

Justine, Edith, Amélie et les autres

Le record des précédents films français sacrés aux Oscars, comme The Artist (meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur acteur, meilleure musique, meilleurs costumes en 2012) ou La Môme (meilleure actrice et meilleur maquillage en 2008) n’est cependant pas battu. The Artist avait récolté plus de 130 millions de dollars à l’international, tandis que le biopic d’Edith Piaf en avait engrangé 87. Ça n’est donc pas la première fois qu’un film français fait son effet à l’étranger, surtout à cette échelle.

D’ailleurs, les Oscars ne font pas tout en la matière, puisqu’en 2001, Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain avait été nommé dans 5 catégories sans remporter une seule statuette, ce qui ne l’avait pas empêché d’atteindre les 175 millions de dollars au box-office mondial, autrement dit bien plus que les précédents films cités. A l’échelle cannoise, Anatomie se débrouille mieux que Sans Filtre (26 millions) et beaucoup mieux que Titane (5 millions à peine atteints en pleine période post-Covid), mais beaucoup moins bien que l’autre petit protégé de Neon, le bulldozer Parasite, qui avait rapporté 262 millions de dollars à travers le monde (toujours selon Box Office Mojo).

 

Parasite : photoParasite, l'autre phénomène épaulé par Neon

 

S’il est donc indéniable qu’Anatomie d’une Chute est un grand succès au regard du profil de sa réalisatrice et de son genre exigeant, bénéficiant du soft power inattendu des réseaux, il ne présente pas, à ce stade, de record particulier. En revanche, il se démarque par le nombre de louanges reçues de la part de grandes figures américaines, dont Barack Obama et Cillian “Oppenheimer” Murphy, qui ont révélé compter Anatomie parmi leurs films préférés de l’année. Des stars telles que Jessica Chastain et Joyce Carol Oates se sont aussi fendues de tweets chantant les mérites du long-métrage.

Par ailleurs, Justine Triet a rapporté avec incrédulité et émotion que lors de la soirée des Oscars, Spielberg lui avait confié, ainsi qu’à Arthur Harari, qu’il serait enchanté que la paire de cinéastes lui confectionne un scénario. A voir si tous ces lauriers permettront au projet initial de série de voir le jour, puisque Triet avait initialement pensé réaliser Anatomie pour un format télé. Le comédien Antoine Reinartz a d’ailleurs révélé, dans l’émission Clique, qu'"il y a des volontés de racheter les droits pour en faire une série”. Un tel format verra-t-il le jour ? Si oui, avec ou sans le couple Triet-Harari, à qui Hollywood fait des appels du pied ? L’avenir nous le dira.

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???

Et toutes ces pseudo comédies populaires alors qui caressent « le peuple » dans le sens du poil. Elles ne sont pas là pour engranger du fric facile sur le dos des « prolos », comme vous savez si mal le dire.
À propos, c’est monsieur ??? et non madame Vos conclusions peuvent donc se révéler erronées autant que vos déclarations peuvent être verrouillées et stériles.
Chacun forge sa vérité, tout en décidant de la partager ou non. Le danger, c’est lorsqu’on l’impose aux autres. Toujours se méfier des idéologues qui affirment détenir LA vérité. Tous des pseudo-gourous, aliénés, narcissiques ou sociopathes fantasmant leur toute puissance.
Bref, les Trolls, trouvez-vous une vie, pensez par vous même et arrêtez de vous laissez coloniser l’esprit par des idées toutes faites. Vous n’êtes pas des robots que je sache. Soyez libres ! Hissez vous vers le haut ! Et ça ira mieux ! Pour vous comme pour les autres.
Je vous embrasse pas, mais le cœur y est

@@Spirrou et Fantomas

Non ce film est nul, sur coté c’est un nanard

@Spirrou et Fantomas

Donc en fait ce film est fait pour les mondains branchés et n’est pas accessible aux « prolos » c’est ça ? Faudra nous expliquer en quoi des personnes vivant dans des conditions matérielles précaires ne sont pas concernées par la vie de couple, les crises qui y surgissent, la manière dont on essaye de les résoudre, en se parlant, ou pas. Les drames qui peuvent survenir et la manière dont ensuite l’appareil judiciaire se met en route pour intimider toute personne ne faisant pas partie de la classe dominante. Et faudra essayer d’argumenter, aussi, parce qu’il me semble qu’au contraire ce film est accessible à tout le monde et c’est d’ailleurs l’une des raisons de son immense succès en salles (qui vient à lui seul contredire l’idée d’un film élitiste pour bourgeois).

Ici, on voit bien le schéma patriarcal du tribunal et les mécanismes habituels de déstabilisation envers cette femme. On voit aussi que cette femme a suffisamment de contact pour se payer un bon avocat qui va tenter de la défendre au mieux. Tout ça est parfaitement montré et on comprend aisément que la justice n’est pas la même selon qui se présente à la barre, que ce systémisme est transposable aux autres personnes discriminées (origine ethnique, orientation sexuelle, religion, classe sociale).

C’est sacrément condescendant, en plus d’être complètement faux, d’avancer que les classes populaires sont éloignées de toutes ces considérations. Alors qu’elles sont précisément celles qui en souffrent le plus (la promiscuité dans un petit appart quand une crise de couple explose, l’incapacité à se défendre correctement en cas de souci judiciaire, etc…). Le film le montre avec brio et subtilité et il me semble qu’il fait son chemin auprès de tout le monde sans trop de problèmes.

spirrou

Totalement d’accord avec Fantômas film nul
Bien évidemment que c’est une histoire par et pour les classes se pensant supérieur faut assumer madame ???, on voit que vous aimez donner des ordres et quand on est pas ok avec vous on est sous vous des prolos

???

@fantomas
Merci à toi. Là, au moins, on a un avis plus détaillé. Par contre, la réf à l’occident-titanique, pas nécessaire et surtout aucun rapport. On est ici pour échanger nos goûts et couleurs sur le cinéma et autres. Tout ramener à la politique ou la division des classes, ça devient pesant et toxique. Laissons ça aux chaînes d’informations ou aux politicien(ne)s qui savent très bien entretenir ce type de climats délétères.

Fantomas

Un non film sur une non-affaire qui plus est absolument terrifiant d’ennui. Scénario intellectuel et froid (zéro émotions, rythme mou), sécheresse du naturalisme, musique irritante au possible, aucun angle de caméra original, lumière blafarde d’un téléfilm France 3 limousin, et acteurs qui ont tous une tête bizarre. Pourquoi ça a eu tant de prix ? C’est plat, prévisible, appuyé sur des trucs qu’on a déjà compris…prenez n’importe quel film de procès, n’importe quelle enquête sur un « trouble » ce sera meilleur, ici on a l’impression d’avoir fait une queue looooongue à la préfecture….C’est ça qui branche les mondains ? L’occident-Titanic coule…..

???

@cordialement
Toujours pas d’argumentation sur le pourquoi du vide du film ou du scénario ???
Le seul vide à constater, c’est votre manque flagrant de développement d’idées.
Comme dit si bien l’adage : la critique est facile (encore faut-il qu’elle soit un minimum structurée et/ou demonstrative), l’art est difficile.
Bref, du bla Bla pour ne rien dire. À se demander, ce que vous faites sur ce site et si vous aimez le cinéma ???

Vomito

Perso j’ai bc apprécié l’interprétation des acteurs, l’écriture, la photo.
Mais j’ai horreur de ses films ou on vous laisse déterminer ce qui va passer,ou ce à qui a pu ce passer.
C’est comme faire une devinette à la quel on a pas la réponse.
Dommage.

Cordialement

De nos jours la publicité est plus forte que tout.
Ce film est vide et finalement jugé comme un chef-d’œuvre absolu par corporatisme.
L’industrie du cinéma est de mauvaise foi et ce n’est pas nouveau.
Les gens suivent des modes ou des idéologies bêtement c’est notre époque.
PS : lisez le scénario et peut être vous comprendrez le vide

Merveille

Assez fantastique qu’un film qui truste toutes les récompenses (Cannes, Oscars, Césars, Berlin) et récolte des éloges unanimes de la critique soit également un immense succès populaire : bientôt 2 millions d’entrées en France et 3,5 millions à l’international. Fou.

Et le mieux dans tout ça, c’est que c’est amplement mérité.

Film merveilleux.