Mike Tyson, Shaquille O’Neal… un bref retour des sportifs qui n’auraient jamais du faire de cinéma, à l’occasion de la sortie de Space Jam : Nouvelle ère.
Parce que le sport c’est bien, et que le cinéma c’est bien, la rédaction d’Ecran Large a décidé de s’amuser un peu en parlant des deux domaines (si, si). D’autant plus que l’occasion est toute trouvée puisque Space Jam : Nouvelle Ère est à l’affiche depuis le 21 juillet et met en scène le champion de basketball LeBron James dans un long-métrage accompagné des Looney Tunes. L’ailier des Los Angeles Lakers entre donc dans la liste fermée des sportifs ayant bifurqué vers le cinéma.
Si Michael Jordan s’est plutôt bien débrouillé dans le premier Space Jam et que certains grands sportifs comme Eric Cantona sont devenus avec les années des acteurs confirmés, d’autres fidèles de la salle de sport et des terrains en tout genre s’y sont parfois cassé les dents. Et ce sont bel et bien ces personnes à qui l’on va rendre hommage aujourd’hui.
Malheureusement, nous ne pouvons pas parler de tout le monde, la liste serait bien trop longue et c’est pour cela que nous allons nous concentrer sur cinq sportifs qui n’auraient jamais dû entrer dans un studio de cinéma. Revenons donc en détail, sur ces « brillantes » carrières pour notre plus « grand » plaisir.
Quand Ecran Large s’attaque au sport
Mike Tyson
Qu’a-t-il fait avant de s’essayer au cinéma ? Après seulement 5’35 » de combat , Mike Tyson, 20 ans, devient le plus jeune champion du monde de poids lourd. Nous sommes en 1986 et un an plus tard, Tyson deviendra même champion du monde incontesté des poids lourds pendant près de trois ans. Son style de combat brutal, sa vivacité et sa force de frappe en font un adversaire redoutable. Mais son arrogance sur et en dehors du ring ainsi que son train de vie sulfureux auront raison de sa ceinture de champion.
La chute commence dès 1990 après sa première défaite contre James Buster Douglas, jusqu’à sa condamnation à six ans de prison pour viol en 1992. Il en ressortira trois ans plus tard pour reprendre son ascension, jusqu’à son match-revanche contre Evander Holyfield en 1997, qui s’achèvera prématurément à cause de l’appétit de Tyson pour les oreilles d’Holyfield, mordu par deux fois jusqu’au sang. Victime de ses frasques et de son train de vie, il quittera le ring à 39 ans après un dernier combat contre Kevin Mc Bride.
« Comment j’en suis arrivé là déjà ?«
Dans quelles catastrophes a-t-il joué ? Iron Mike possède le genre de parcours qui ferait baver d’envie n’importe quel producteur hollywoodien. Sa vie a déjà été adaptée chez HBO en 1995 dans le téléfilm Tyson, avec Michael Jai White et d’innombrables documentaires tentent d’en rendre compte, dont le plus connu est tout simplement… Tyson, sorti en France en 2009. Au-delà, le mangeur de lobes a fait quelques caméos au cours des années 2000 dans Crocodile Dundee III ou Rocky Balboa, mais c’est son apparition dans Very Bad Trip qui va le propulser au firmament.
Le crochet du droit qu’il balance à Zach Galifianakis sur le rythme de In the air tonight de Phil Collins lance sa carrière de caméoteur professionnel : Very Bad Trip 2, Match retour, Scary Movie 5 jusqu’au point culminant Les Portes du soleil – Algérie pour toujours, où il cotoie Smaïn et Lorie Pester dans des rôles de bad-guys improbables.
Il rejoindra ensuite le panthéon des acteurs d’action cachetonnant dans des DTV, partant du meilleur en adversaire de Donnie Yen dans Ip man 3, en passant par China Salesman avec un Steven Seagal bouffi dans sa chemise à manches courtes, jusqu’au clou du spectacle Kickboxer : Retaliation où il vient payer ses impôts aux côtés de Christopher Lambert et Jean-Claude Van Damme et même Ronaldinho Gaúcho.
Et sinon, Mike a carrément sa propre série animée sur la chaîne Adult Swim, Mike Tyson Mysteries, où il résout des mystères à la sauce Scooby-Doo. Mais à l’image de ses combats, ce n’est pas vraiment pour les enfants.
« Non on ne mangeait pas d’oreilles dans Bloodsport, Mike«
Pourquoi n’aurait-il jamais dû devenir acteur ? Mike Tyson est la raison pour laquelle carrure et carrière sont des mots aussi proches phonétiquement dans la langue française. Doté d’un physique de bodybuilder élevé à manger des troupeaux de buffles au petit déjeuner, le boxeur n’est jamais engagé pour autre chose que son physique et sa nervosité caractérielle. En même temps, vous ne pouvez espérer que du sauvage et de l’authentique d’un mec s’autorisant par deux fois à arracher l’oreille de son adversaire en plein combat.
El patator professionnel n’est jamais engagé pour plus que ça et c’est toujours un plaisir de non-jeu de le voir froncer les sourcils et lâcher de grands sourires disant « c’est fou comme ton visage est conçu pour accueillir mon poing ». Peu importe le film, la caméra et le découpage font toujours en sorte de dissimuler le poids des années, tentant de maintenir l’illusion d’un jeune boeuf adroit plutôt qu’un zébu usé. C’est particulièrement visible dans China Salesman où la réalisation tente de concilier ça avec les moulinets de matous enragés de Steven Seagal.
Scooby Doo et le secret de la patate de forain
Au vu de son capital sympathie et de son profil « typecast », il serait presque difficile de savoir s’il est un mauvais acteur puisqu’on ne lui demande de ne jouer que lui. Rôle qu’il exécute admirablement bien, jusqu’au moment où on lui demande d’avoir l’air concerné par ce qui se passe. Tout de suite, le jeu se fait plus hésitant et One-Punch Man perd un peu de sa superbe.
Heureusement, les dieux du bourre-pif font toujours en sorte de le ramener à la tatane au bout de quelques scènes. Sûrement pas de carrière à en tirer, mais des caméos plus que sympathiques. Faisons juste en sorte que quelqu’un vole le tigre de Mike Tyson dans chacun de ses films.
Shaquille O’Neal
Qu’a-t-il fait avant de s’essayer au cinéma ? Il fut tout simplement un des joueurs de basket les plus adulés de l’histoire de ce sport, et demeure encore aujourd’hui un des pivots les plus révérés, aux performances et aux facéties toujours bien connues. En effet, le colosse de 2m17 était célèbre pour avoir détruit plus souvent qu’à son tour des panneaux de basket, bien incapables de résister à la charge de l’athlète.
Médaille d’or olympique, champion du monde, accession au Hall of Fame… les récompenses ont plu toute sa carrière à un rythme insensé. Ainsi, il constitue, avec Willis Reed et Michael Jordan, l’un des seuls joueurs à s’être montré capable de cumuler, au cours d’une même saison, les titres de MVP (Most Valuable Player), les distinctions des All Star Game ainsi que des Finales NBA.
Dans quelles catastrophes a-t-il joué ? Comme beaucoup d’icônes médiatiques issues du sport de haut niveau, les premiers rôles du basketteur sont souvent des caméos où il joue son propre rôle. Il fera un premier pas dans le long-métrage de science-fiction grâce à un entre-deux relativement confortable, mais aussi la bénédiction d’un grand nom du cinéma américain, à savoir William Friedkin. Dans Blue Chips, il interprète un jeune joueur extrêmement prometteur, qui semble écrit pour qu’il puisse lacer ses chaussures sans inconvénient.
Mais si son jeu est loin d’être transcendant, celui de Friedkin est également balbutiant, et ce récit de corruption au sein d’une équipe de basket ne laissera pas beaucoup de traces dans les mémoires. Shaquille O’Neal n’en souhaite pas moins entamer une carrière digne de ce nom sur grand écran, et pour ce faire, les super-héros paraissent tout indiqués. Ainsi, bien avant Blade ou Black Panther, un super-héros noir va tenir le haut de l’affiche.
Le haut de l’affiche d’un nanar. Steel le justicier d’acier suit John Henry Irons, concepteur d’armes ultra-modernes qui décide de se transformer en espèce de super-chevalier pour s’en prendre à ceux qui ensanglantent les rues de sa ville.
Pourquoi n’aurait-il jamais dû devenir acteur ? Rien ne va dans ce festival de mauvais goût où s’empilent tous les clichés hollywoodiens sur les communautés afro-américaines, dans lequel personne ne joue atrocement, pas même les super-armes de notre héros. Improbable rencontre entre un chevalier beurré à la cervoise et un caillou. Quelques tristes punchlines et un fauteuil roulant équipé de pistolets laser plus tard et il se verra de nouveau condamné aux caméos, ou apparitions comiques désastreuses.
Et il suffit d’observer l’athlète quelques minutes à l’écran pour sentir combien il avait peu de chances de domestiquer Hollywood. Le premier élément qui joue contre O’Neal est celui-là même qui lui permit de triompher dans les stades. Absolument gigantesque, il est perpétuellement en décalage avec les autres comédiens, qu’il dépasse de la tête et des épaules. Et à moins d’avoir à faire à d’excellents techniciens, la plupart se cassent les dents sur cette anatomie hors-norme, qu’ils ne savent guère utiliser à son meilleur escient pour composer leurs cadres.
Le sportif n’est certes pas un foudre de guerre en matière d’interprétation, mais il est loin d’être le seul, et Hollywood a su former des créatifs autrement moins doués que lui. Malheureusement, son tempo de diction assez spécifique, et le peu d’appétence des studios de l’époque pour de premiers rôles d’Afro-Américains le condamnent à devenir au mieux un faire valoir.
Estella Warren
Qu’a-t-elle fait avant de s’essayer au cinéma ? La première passion qui motive l’existence d’Estella Warren n’est autre que la natation synchronisée, pratique sportive exigeante, à laquelle elle consacre le plus clair de son temps. Un investissement qui lui vaudra de rejoindre l’équipe nationale basée à Toronto, afin d’envisager une véritable carrière d’athlète. Elle a alors 19 ans, et se voit pré-sélectionnée pour les Jeux olympiques qui se tiendront en 1996 à Atlanta.
Mais, comme Jason Statham avant elle (si si), c’est le monde des strass et des paillettes qui la rattrape. Tandis qu’elle participe à un défilé de mode caritatif, elle est repérée par un agent qui lui propose d’enfiler des maillots moins humides. Deux ans plus tard, la reconnaissance internationale pointe grâce à une publicité où elle incarne Le Petit chaperon rouge. Le cinéma lui tend dès lors les bras.
Dans quelles catastrophes a-t-elle joué ? Si sa carrière se révèle une bien curieuse brochette de productions obscures ou de téléfilms conçus pour occuper des spectateurs comateux entre deux toilettes expéditives, dès ses débuts Estella Warren a donné le plus puissamment nanar de son potentiel. Après une brève incursion du côté du thriller sexy avec Sex Trouble, alors même que le sous-genre se mourait, à l’aube des années 2000, Estella est apparue dans le pire film de Sylvester Stallone et une version de La planète des singes à l’aura catastrophique.
Le premier n’est autre que Driven, film de course techniquement aux fraises, où personne ne semble en contrôle du récit. Tout y est artificiel à commencer par les courses, contaminant le traitement global qui paraît totalement creux. C’est sans surprise le cas de Warren qui ne dispose d’aucun argument pour contrer une écriture qui la traite au mieux comme une poupée gonflable.
Le pompon est atteint avec La Planète des singes de Burton, qui l’utilise à la fois comme une belle plante, un pur accessoire, mais feint de lui donner un rôle conséquent. Le résultat est une leçon de gêne et d’embarras, jusqu’à un climax au cours duquel le héros joué par Mark Wahlberg ne sait plus trop quel personnage féminin honorer d’un baiser, tant sa sculpturale partenaire est devenue transparente.
N’est pas crocodile Dundee qui veut
Pourquoi n’aurait-elle jamais dû devenir actrice ? Tout simplement parce que la machine hollywoodienne n’est pas des plus bienveillantes envers les jeunes femmes à la plastique « parfaite » qui s’approchent des projecteurs, tout comme l’essentiel des producteurs ne sont pas mus par le bienveillant désir de transcender les carrières des aspirantes comédiennes venues des podiums de la mode. Voilà qui explique que le CV d’Estella Warren contienne pour l’essentiel des productions de seconde zone vues par une poignée de spectateurs et jamais exploitées à l’international (même s’il y a quand même eu Kangourou Jack).
Mais surtout, l’écueil premier à sa réussite, celui qui a drastiquement limité sa capacité à fasciner le 7e Art et y faire une grande carrière… c’est parce qu’elle est nulle. Puissamment et irrémédiablement nulle. Un regard à ses trois premiers films permet de comprendre instantanément la nature du problème. Athlète devenue mannequin, Warren est logiquement en pleine possession de ses capacités physiques, et sait se mettre en avant dans une image. Dotée d’un charisme véritable, c’est peu de dire que chez Renny Harlin ou chez Tim Burton, la caméra l’aime.
Il est dès lors d’autant plus frappant que son regard, perpétuellement dans le vague, n’accroche jamais le nôtre, qu’aucune de ses répliques ne sonne juste, et que son texte est récité avec l’enthousiasme d’une brebis menée à l’abattoir. Pire, par endroit, on jurerait sentir un sincère désintérêt pour ce qui se déroule sous ses yeux, ce qui ne fait que rajouter à l’embarras de l’ensemble.
Le sommet d’une carrière de second plan
Hulk Hogan
Qu’a-t-il fait avant de s’essayer au cinéma ? Basé sur sa puissance et sa relation avec le public, les qualités de catcheur ont fait de lui une figure de ce mixte entre le sport et le spectacle. Alors qu’il était encore régional, le catch se centralise avec la WWF (ancienne WWE) qui se diffuse sur l’ensemble des canaux de diffusions américains. Et Hulk Hogan sera la principale publicité de ce changement et obtiendra une hégémonie totale sur la “compétition”. De 1984 jusqu’au début des années 90, Hulk Hogan sera LE champion incontesté et remportera à six reprises le championnat du monde des poids lourds de la ligue.
Il basculera en 1994 vers la WCW, une autre fédération qui souhaite remettre un coup d’accélérateur à la HulkaMania. Ce sera chose faite puisqu’entre 1994 et 2000, Hulk Hogan remportera six fois le titre du champion du monde poids lourds dans cette fédération. Et après un titre à la WWE en compagnie d’Edge, le catcheur raccroche… son bandana (il fera quelques retours épisodiques pour le fun) et est intronisé dans le Hall of Fame de la WWE en 2005.
Dans quelles catastrophes a-t-il joué ? Avant d’être reconnu pour ses qualités de showman du ring, Rocky III lui apporta une renommée des plus utiles pour le monde du catch. Pour capitaliser sur ce coup de projecteur, la WWF lança quelques années plus tard, la production d’un long-métrage ou plutôt une publicité de 1h30 sur le catch et sa star. Dans Cadence De Combat, Hulk Machine est champion du monde de catch et vedette de Allied Television et finalement, la production se troue complètement et aura été un échec commercial dévastateur.
La faute à un scénario écrit avec du LSD dans le corps et à des acteurs sous protéines et cocaïnes gueulant leurs répliques absurdes. Brièvement apparu dans son propre rôle dans Gremlins 2 – La Nouvelle Génération, Hulk Hogan se tournera ensuite vers les productions cinématographiques similaires à des épisodes de télévision de basses qualités. Dès Space commando, Hulk Hogan incarne un extraterrestre qui s’essaie au skate…
Rien qu’avec ça on a tout dit. Il recyclera par la suite la figure paternelle musclée, mais avec un cœur gros comme son biceps, notamment dans Monsieur Nounou, Agent double et surtout le fameux Force Spéciale où il recherche sa fille stripteaseuse enlevée par un leader d’un mouvement terroriste. Toutefois, il continuera à apparaître dans des séries B avant de se tourner vers le doublage de dessins animés et fera même une petite apparition aux côtés des célèbres marionnettes Kermit la grenouille et Gonzo dans Les Muppets dans l’espace.
Pourquoi n’aurait-il jamais dû devenir acteur ? Malgré son combat singulier contre Sylvester Stallone, alias Rocky en catcheur dans Rocky 3, on ne peut pas dire que le célèbre catcheur ait fait les meilleurs choix de carrière pour exprimer son talent. Car oui, Hulk Hogan sait jouer la comédie, en atteste son extraordinaire caméo dans le très rafraîchissant Gremlins 2.
Par la suite, les productions de mauvaise qualité se sont enchaînées et n’ont jamais fait passer un cap à notre blond musclé à la truffe. Et il a quand même dû raser sa moustache ou couper cette infâme coupe de cheveux à quelques reprises, mais ça n’a jamais suffi. Mis à part les problématiques capillaires, Hulk Hogan a constamment joué les gros lourds amateurs de combat et les baby-sitters (oui, il s’occupe souvent des enfants des autres).
Ne renouvelant pas sa carrière et ne cassant jamais son image, l’ancien catcheur a trouvé son terrain d’expression dans son Alerte à Malibu du pauvre, Caraïbes Offshore, alias Thunder in Paradise. Cette série d’espionnage (même si elle est vachement nulle) a en effet davantage comblé l’image dépassée du beauf américain en accord avec sa masculinité débordante qu’était Hulk Hogan.
« Je range mes enfants dans le placard et j’arrive. »
O.J. Simpson
Qu’a-t-il fait avant de s’essayer au cinéma ? Lors de la draft 1969 de la NFL (la National Football League), un jeune demi-offensif d’à peine 22 ans arrive premier de la sélection et s’apprête à vivre une brillante carrière dans la ligue de football américain. Même s’il ne remportera jamais le Super Bowl (la finale du championnat de la NFL), O.J. Simpson a accompli des performances extraordinaires lorsqu’il jouait pour le compte de la franchise des Bills de Buffalo et avec les 49ers de San Francisco à la fin de sa carrière. Il a notamment durant la saison 1973 été le premier joueur à dépasser les 2000 yards en une seule saison.
Et grâce à cette performance et ses autres talents de coureur, O.J. Simpson sera récompensé du titre de meilleur joueur de la saison cette année-là. Il continuera à répéter tout au long des saisons et sera en conséquence à six reprises sélectionné au Pro Bowl (un match réunissant les meilleurs joueurs du championnat). Membre également de l’équipe type de la saison entre 1972 et 1976, ses accomplissements sportifs seront finalement salués par ses pairs qui l’introniseront College Football Hall of Fame en 1983 et au Pro Football Hall of Fame en 1985.
Dans quelles catastrophes a-t-il joué ? Étonnamment, O.J. Simpson avait déjà commencé une carrière d’acteur, avant de devenir professionnel de son sport. Il débuta en effet dans le premier épisode de Medical Center, avant d’apparaître régulièrement sur le grand écran à la fin des années 70. Sa rampe de lancement se fera au côté de Lee Marvin et de Richard Burton, qu’il prendra pour modèle, dans le film policier de Terence Young (James Bond 007 contre Dr. No, Bons baisers de Russie) : L’Homme du clan.
Il continuera à apparaître dans des productions de bonnes factures tels le film pré-coronavirus, Le pont de Cassandra de George Pan Cosmatos au côté de Sophia Loren et de Martin Sheen ou Capricorn One avec le très bon Elliott Gould. Et même si, on se souvient davantage du trio Steve McQueen – Faye Dunaway – Paul Newman, O.J. Simpson est membre du casting du film de catastrophes, La Tour infernale.
Pour la suite de sa carrière fut principalement remplie par sa présence en tant que Nordberg dans la trilogie Y a-t-il un flic. Alors qu’O.J. Simpsoon n’est pas inoubliable pour un sou, l’humour de Leslie Nielsen prend le dessus dans ces productions parodiques inégales. À noter tout de même, on peut apercevoir l’ancien footballeur avec une gigantesque coupe afro dans Y a-t-il un flic pour sauver Hollywood ? et le voir aussi mourir dans d’atroces souffrances dans Y a-t-il un flic pour sauver la reine ?.
Entre temps, il aura participé à Hambone and Hillie, un film pour marmot fan de chiens totalement oubliable, mais également dans les séries Z, Haute trahison et No place to hide, où il incarne le protecteur handicapé de Drew Barrymore durant deux scènes avant de se faire bêtement tuer. Puis viendront son fait divers meurtrier et son procès en 1994, signifiant une fin de carrière et une sortie par la petite porte.
O.J. fait vraiment le sale boulot
Pourquoi n’aurait-il jamais dû devenir acteur ? Outre les quelques rôles intéressants durant sa courte carrière au grand écran, O.J. Simpson n’a jamais su être entièrement convaincant. Régulièrement relégué à de seconds rôles, comme dans la trilogie parodique Y a-t-il un flic…, O.J. Simpson n’a jamais été prédestiné à incarner les premiers rôles et ce malgré l’intention de James Cameron de le prendre pour jouer le T-800 dans Terminator. On se dit qu’Arnold Schwarzenegger était quand même un bien meilleur choix, merci James.
Sinon, c’est principalement le meurtre de sa femme et de son compagnon qui a cassé la progression d’O.J. Simpson en tant qu’acteur. Y a-t-il un flic pour sauver Hollywood ? venait de sortir quelques mois avant le début de l’affaire et sera sa dernière apparition au cinéma. Il tentera de revenir sur le devant de la scène avec sa propre émission de télé en caméra cachée, où la farce fréquente le mauvais goût. Finalement, la première saison d’American Crime Story sur ses affaires est à ce jour le meilleur objet audiovisuel concernant O.J. Simpson… mais c’est sans lui et tant mieux.
The rock alias Dwayne Johnson.
Pas tout à fait vrai, même si vos exemples sont pertinent.
Vinnie Jones, Swcharzy, Vesmulere sont des contre exemple. Par contre excusez l’orthographe des noms.