Labyrinthe : on se perd dans le mulet de David Bowie et du créateur de Dark Crystal

Simon Riaux | 7 avril 2021 - MAJ : 07/04/2021 18:47
Simon Riaux | 7 avril 2021 - MAJ : 07/04/2021 18:47

Mis à l'indexe, moqué, considéré comme un sommet de kitscherie et de malaise confinant au nanar, Labyrinthe n'est-il vraiment que cela ? Ou nous réserve-t-il quelques étranges surprises ?

Depuis plusieurs années, quiconque entend heroic fantasy se figure instantanément la charge des Rohirrim, le siège de Winterfell par des hordes de zombies, les mésaventures d’un certain Hobbit ou les impressionnants dragons de Game of Thrones. Mais il n’en a pas toujours été ainsi. Il fut un temps, que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, ou la fantasy était synonyme de nains rigolards, de bébêtes en latex baveuses, de boules cristallines, de pantalons trop serrés et de coiffures spectaculaires.

Plus spectaculaire qu’on a bien voulu le dire, moins maladroit qu’on ne s’en souvient, et beaucoup plus atypique, Labyrinthe de Jim Henson a bien mérité que nous nous y promenions à nouveau, et que nous nous y perdions. Pas seulement par nostalgie. 

 

AfficheTout commençait bien pourtant

 

L’ARCHE D’ALLIANCE 

Les amateurs de Star Wars et notamment de ses coulisses le savent. Quand George Lucas créé, il n’est jamais meilleur que quand il s’entoure de créateurs amis qui font office de garde-fous. Un constat qui devint évident en 1986, quand sortirent coup sur coup deux longs-métrages produits par ses soins, qui exsudent chacun à leur manière une forme de folie bien particulière, qui les a transformés instantanément en happening kitsch, tantôt révérés, tantôt regardés avec un dédain mêlé d’effroi. Il faut dire que Howard… une nouvelle race de héros ainsi que Labyrinthe n’ont pas gagné par hasard leurs galons de protubérances absurdes des années 80. 

C’est sur le cas du second que nous nous penchons aujourd’hui, lui qui fait figure d’arche d’alliance surréaliste, tant on y retrouve talents et bonnes fées divers. Tout d’abord, plane sur lui l’ombre impérieuse de Dark Crystal, avec lequel il partage une inspiration commune : les créations du dessinateur Brian Froud (lui-même costumier sur le film).

Le chef-d’oeuvre sorti en 1982 a fait forte impression et a laissé comme deux ronds de flanc les passionnés d’effets spéciaux aussi bien que les amateurs de fantasy. L’ambition d’en émuler la somptueuse étrangeté est née dans le cerveau de Jim Henson, alors occupé au sein des studios Elstree, au Royaume-Uni. Et pour cause, il a coréalisé Dark Crystal avec Frank Oz, et il est sur le papier le mieux placé pour émuler sa miraculeuse recette. 

 

photo, David BowieEntre ses boules, son coeur balance

 

Il établit un premier jet de son récit avec Dennis Lee, qui servira de point de départ, avant de confier le scénario à Terry Jones, des Monty Pythons. Ce dernier fera plusieurs allers-retours avec Henson, afin de doser, retirer, réajuster puis rehausser la dimension comique du récit. Parallèlement, le réalisateur voit pour interpréter Jareth, le Roi des Gobelins, une star de la musique. Une icône. Il envisage d’abord Michael Jackson, Prince, Mick Jagger, avant de se ranger aux désidératas de ses propres enfants et de proposer le rôle à David Bowie, en 1983. 

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commentaires
Brosdabid
09/04/2021 à 19:54

Nooon ce film est mauvais, était mauvais et restera mauvais
Voilà voilà

BdoLeOuf
09/04/2021 à 16:20

Salut il n'y a que moi ? ou quelqu'un aurait-il déjà fait le rapprochement entre David Bowie dans ce film et Folken du film d'animation La Vision d'Escaflowne ? https://i.pinimg.com/originals/73/1b/1b/731b1b5d3ca8eda75ac8a16cec791da2.png

shambleau
09/04/2021 à 13:38

ce film est extraordinaire que ce soit pour la BO de david bowie ou pour les personnages secondaires joués par des marionnettes

ce film est un hommage a lewis carroll avec son humour absurde qui donne une rythme unique a la narration de l'histoire : quête de la jeune fille pour retrouver son demi frère avant le retour de ses parents et la quête pour se trouver elle même.
dans un décor de contes de fées la jeune fille ( jouée par jennifer connelly ) vas passer par les énigmes et les mensonges que mettent sur son chemin les kobolds pour la retenir, chemin dont la fin est ponctué par la superbe scène de bal avec david bowie
ce film a peut être vieille mais l'esprit est toujours là ainsi que sa magie et il mérite largement plus qu'une étoile

Numberz
08/04/2021 à 12:22

Je l'ai pris en blu ray 4k en promo, et comment dire, non la nostalgie n'excuse pas tout. Ce film en est une preuve. Je le garde au rayon curiosité ayant très mal vieilli dès sa sortie en salle.

Nul
08/04/2021 à 07:05

Pathétique, ressortir ainsi un film des années 80... Totalement inutile !

Ray Peterson
07/04/2021 à 21:31

David Bowie est énorme dans ce film. Surtout en lancé de bébé dans les airs sur Magic Dance!!!

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