The Expanse saison 5 : pourquoi c'est la série de SF du moment, sur Amazon Prime Video

Lino Cassinat | 15 décembre 2020 - MAJ : 17/12/2020 16:05
Lino Cassinat | 15 décembre 2020 - MAJ : 17/12/2020 16:05

The Expanse est la série de science-fiction au long cours la plus respectée du moment, et on vous explique pourquoi en cinq points-clés.

Drôle de destin que celui de The Expanse. Lancée dans l'indifférence quasi-générale sur la peu recommandable chaîne SyFy (oui on sait pour Stargate SG-1, Battlestar Galactica et Deadly Class), annulée au bout de trois saisons faute d'audience avant d'être ressuscitée sur Amazon Prime Video grâce à une pétition de fans, elle s'est constitué un public peu nombreux, mais enthousiaste, qui a su reconnaître des qualités rares et qui la défend becs et ongles.

Alors qu'elle était destinée aux poubelles des séries B de SyFy, The Expanse est la série de science-fiction au long cours la plus respectée (jetez un oeil aux scores sur Rotten Tomatoes, c'est unanime), et on vous explique pourquoi c'est si bien en cinq arguments.

 

photoRocinante, paré au décollage

 

LA PURETÉ DU GENRE : LA HARD SF

En surface, la première qualité de The Expanse est qu'elle appartient au genre sous-représenté de la hard SF, sous-genre de la science-fiction qui a pour particularité que la technologie, les sociétés et les évolutions culturelles telles qu'elles sont représentées peuvent être vraisemblables au regard de l'état des connaissances scientifiques au moment où l'oeuvre est produite. Bien sûr, la série n'évite pas quelques éléments de soap-opera de l'espace pour dynamiser son action, mais de fait The Expanse fascine parce qu'elle fait de l'anticipation son moteur narratif principal.

De ce fait, The Expanse reconnecte avec une approche du genre qui pourrait paraître assez old-school, la hard SF ayant connu son âge d'or entre les années 30 et 50, mais qui n'a en réalité rien de désuet. Bien au contraire, et comme Mass Effect a pu le montrer en son temps à l'époque du culte de la pop culture et du kitsch où espace rime avec sabre-laser, extraterrestres verts et collants Marvel, une série comme The Expanse se démarque fortement de la concurrence. Ce qui lui confère une rareté qui constitue une première qualité non-négligeable et suffit à ce qu'on s'y attarde.

 

photoFutur plausible, débarquement immédiat

 

LA RIGUEUR DE L'UNIVERS

Évidemment, une telle approche ne peut fonctionner que si l'on est attentif aux détails. Méticuleuse et attentive, The Expanse parvient à transformer ses contraintes en particularités créatives qui viennent enrichir la série et surtout lui donner du cachet, de la saveur, en plus de renforcer la sacro-sainte suspension d'incrédulité et de produire naturellement de nouveaux ressorts scénaristiques à exploiter. Bien entendu, il y aura toujours quelques impossibilités, mais voici tout de même quelques exemples de cette attention aux détails, sans spoilers.

Outre les vaisseaux et fusées se déplaçant à des vitesses scientifiques plausibles, les passagers et pilotes doivent s'attacher pour éviter de finir collés aux parois une fois que les vitesses extrêmes sont atteintes, et recevoir une injection automatiquement administrée par les combinaisons ou les sièges des vaisseaux pour éviter de tomber dans les pommes suite à l'augmentation de la gravité.

 

photoUn univers où il vaut mieux pas avoir un pet au casque

 

Les communications vidéo en direct ne sont possibles que lorsque les distances ne sont pas trop éloignées, mais à cause du délai la plupart des personnages communiquent par messages non instantanés.

Cérès, le plus gros astéroïde du système solaire, a été colonisé, mais l'eau y est strictement rationnée, car elle doit être acheminée depuis la Terre, ce qui rend la vie sur place extrêmement dure. D'ailleurs, quiconque n'est pas né sur Terre ou sur Mars est sujet à un problème physique majeur : à force de vivre dans des environnements à faible gravité, les membres du corps et la colonne vertébrale s'étirent. Le coeur s'adapte également. Tout cela signifie qu'une personne qui a vécu toute sa vie sur une colonie, ou pire, dans l'espace, va souffrir immensément en retrouvant une gravité terrestre le temps que le corps s'adapte... si elle ne meurt pas instantanément d'une crise cardiaque.

D'ailleurs, les soldats de la République de Mars, en guerre froide avec la Terre, s'imposent des entraînements de Saiyans avec une gravité extrêmement élevée pour devenir plus forts et pouvoir potentiellement faire face aux soldats de la Terre, qui a naturellement une gravité plus élevée que Mars. Et cetera, et cetera.

 

photo, Cas AnvarQuand tu ne captes pas parce que ta go est sur Pluton

 

L'AMPLEUR ÉPIQUE

Et puisqu'on parle de politique, venons-en à l'histoire en elle-même (toujours sans spoilers). Comme un Game of Thrones de l'espace, The Expanse n'a pas de protagoniste héroïque à proprement parler, tout au plus pourrions-nous nous raccrocher au capitaine de l'équipage principal de la série pour remplir cette case, mais il s'agit plutôt ici de sauter de personnage en personnage, de multiplier les sous-arcs narratifs et de voir comment ils interagissent entre eux et comment l'arc général de la série influe sur ses sous-intrigues.

On reconnaît bien là encore une logique réaliste qui a fait ses preuves : aucune personne n'a le pouvoir à lui seul d'imposer sa volonté sur le cours du système solaire. Même les plus puissants individus de la série sont en lutte contre la marche de l'univers et soumis aux évènements, et les intrigues politiques sont nombreuses. Mais là où The Expanse fait fort, c'est que cela lui sert de marche-pied pour disséquer de nombreux rouages sociaux et dresser de passionnants portraits de société, qui se tirent la bourre à cause de querelles passées et d'idéaux contradictoires. En plus de son récit d'aventures, The Expanse s'organise autour de conflits de valeurs extrêmement nuancés qui résonnent profondément avec notre propre univers.

 

photo, The Expanse Saison 4Un martien, une ceinturienne et deux terriens sont dans le même bateau

 

C'est un sacré sac de noeuds, qu'on va tenter de résumer (sans spoil) pour vous faire envie et vous donner une idée de la densité de la série : au début de la série, la Terre est unifiée depuis longtemps et a colonisé la majeure partie du système solaire. Mais gouverner malgré les distances est un exercice difficile, et la colonie de Mars a déclaré son indépendance, lassée par la bureaucratie terrienne et souhaitant accélérer le rêve productiviste de tous les martiens : terraformer Mars et la transformer en jardin.

Entre une république de Mars, militaire autoritaire et la Terre, puissance libérale et ultra-riche, se trouve l'OPA qui tente des fédérer tous les autres astres sous une même bannière. Les colonies que se disputent Mars et la Terre et leurs habitants ont développé leur propre culture et langage, mais ne sont pas reconnues à part entière. Elles sont donc une minorité culturelle exploitée sans aucune représentation politique alors qu'elles jouent un rôle clé dans le développement de l'Humanité grâce à l'extraction de ressources.

Les Ceinturiens (en gros, tous ceux qui ne sont ni terriens ni martiens) vivent en plus généralement dans la pauvreté et dans des environnements difficiles qui diminuent leur espérance de vie, ce qui nourrit leur ressentiment à l'égard des deux autres super-puissances, qui considèrent d'ailleurs l'OPA et tous ceux qui la rejoignent comme des terroristes.

Et encore, ça pourrait être pire, imaginez qu'au milieu de tout cela débarque la découverte d'une forme de vie alien...

 

photo- Alors ce premier contact c'est comment ? - Euh... c'est bizarre chef

 

UNE AUTRE FORME DE VIE

Parlons-en, mais très brièvement pour ne pas spoiler : The Expanse est une série dans l'espace, et à ce titre, même si elle obéit aux règles du réalisme, on ne pouvait pas ne pas passer par la découverte d'une autre forme de vie... mais là encore de nombreuses surprises vous attendent. Notez que l'on emploie bien le terme "autre forme de vie", ce qui signifie qu'il vaut mieux ne pas vous attendre aux petits hommes verts ou à un décalque anthropomorphe.

On n'en dira pas plus sur cette chose, mais sachez que l'apparition de cette entité provoque évidemment de nombreux remous politiques passionnants... et aussi deux-trois évènements dantesques d'ampleur cosmique (littéralement). Il suffit de prononcer le mot Éros devant un fan de la série pour provoquer immédiatement une crise de tremblements de peur mêlée de jouissance. On vous voit dans les commentaires, on tremble avec vous.

 

photoEros

 

Profitons-en néanmoins pour évoquer les effets spéciaux et l'action : SyFy oblige, le budget de la série est serré, mais elle fait partie de ces oeuvres qui, par miracle souvent inexpliqué, parvient à transcender les limites de son budget et à régulièrement décrocher la mâchoire de son auditoire malgré quelques modélisations 3D de vaisseaux et de planètes manquant de fignolage. On accepte cependant d'y croire tant le récit est bon. Les combats spatiaux restent d'excellentes qualités, et puis ce n’est pas tous les jours qu'on voit du remorquage de comètes ou des catapultes à astéroïdes dans une série, donc on ne va pas se plaindre.

 

photoOn a p'tet pas le plus beau vaisseau, mais on a celui qui va le plus loin

 

LES PERSONNAGES

Pour ce qui est de l'action, là en réalité, pas de miracle : ça marche malgré le budget tout simplement parce que les personnages sont tous divers, nuancés, perclus de défauts et surtout extrêmement bien écrits. Bien sûr, il y en a des plus réussis que d'autres. Évidemment le "protagoniste" James Holden, tel un Jon Snow de l'espace, est aussi plat qu'un trottoir de rue. Mais pour un personnage unidimensionnel, les fortes personnalités se comptent par bataillons entiers et peuplent les rangs des personnages principaux (Amos, Bobbie, Chrisjen...), comme secondaires (Prax Meng, Drummer...) et même tertiaires (Diogo, Jules-Pierre Mao, oui oui on a retenu les noms).

 

photoOuais, y'a du carnage parfois

 

Pas étonnant, puisque la série va piocher dans de nombreux genres pour épicer ses péripéties, et cette variété permet d'explorer toutes les facettes émotionnelles des différents personnages. Au thriller politique s'ajoute également le soap-opera d'action évidemment, tout autant que de l'exploration, de l'aventure, du film noir, du drame, et même, tenez-vous bien, du film d'horreur sauce survival avec mort gorasse.

 

photoLe (très) gros bras Amos, plus fort que le Kiri

 

Pour revenir sur les personnages, comment ne pas s'extasier devant Amos par exemple, homme d'arme et mécanicien de l'équipage principal et improbable alliance de contraire, à la froideur quasi-sociopathe, capable d'une violence rare et en même temps équipier protecteur, gentil et à la loyauté indiscutable ? Comment ne pas évoquer Chrisjen Avasarala et ses répliques cultes, dirigeante de la Terre à la tête dure et au cuir épais, maîtresse charismatique absolue des apparences et diplomate n'hésitant pas à bousculer de nombreux ordres établis voire court-circuiter ses supérieurs pour arriver à ses fins (si possible en ajoutant "fuck" au passage avec sa voix divine à la Jeanne Moreau) ?

La liste pourrait s'allonger éternellement, mais sachez qu'une série où l'on parvient même à retenir le nom de Diogo, un pirate de l'espace apparaissant furtivement au détour de trois épisodes disséminés dans les trois premières saisons, est une série qui sait caractériser ses personnages. Tout au plus fera-t-on cette concession : il manque à la série un antagoniste clairement identifié, un de ces personnages que l'on adore détester. La saison 4 a commencé à rectifier le tir avec Marco Inaros et Adolphus Murtry, mais il y a encore un léger manque de ce côté-là et l'on attend beaucoup d'eux dans les saisons à venir, surtout le second.

 

photoOuuh qu'il est vilain

 

Celui-ci est en effet interprété par Burn Gorman, l'une des plus vilaines têtes à claques d'Hollywood, et son incarnation infecte rend le personnage absolument imbuvable, un parfait punching-ball pour les spectateurs. Toutefois, l'acteur n'est pas le seul à abattre un travail remarquable : SyFy se fait habituellement une spécialité de caster des acteurs médiocres, mais décidément The Expanse sait aligner les planètes et tout le casting fait un travail excellent, parachevant un travail d'écriture irréprochable pour donner de la chair à cette galerie de plus de soixante personnages.

Pour toutes ces raisons, on ne tarit pas d'éloges sur la passionnante The Expanse, passionnante épopée spatiale que vous ne devez pas rater. Énormément de qualités, peu de défauts, rare et précieuse, constante et jamais ennuyeuse, The Expanse transporte par-delà les étoiles et l'imaginaire. Si vous nous cherchez dès le 16 décembre, on sera devant Amazon Prime Video pour accueillir les trois premiers épisodes de la saison 5.

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commentaires

sAg
15/01/2021 à 16:00

Gros fan de la série j'avoue être dépité par cette dernière saison. Visuellement toujours aussi réussie, le virage effectué ne plaira pas à tout l'monde. Trop de drama. A trop vouloir fouiller les personnages ils en deviennent caricaturaux et le rythme et l'action en patissent.

thorgal67
12/01/2021 à 23:53

c'est vraiment un chef d'œuvre de Science fiction cette série que ca soit au niveau du scénario et des personnages,
e suis tombé par hasard sur une bande d'annonce et depuis je dévore les épisodes de chaque saisons .
Heureusement que cette série SF a été sauvé par Amazon suite à une pétition de fan.
Je te trouve dommage qu'on ne trouve pas cette série en Blu-ray ou 4k.
Je vais me mettre à lire les livre grâce à cette série SF qui pour moi est la meilleure du moment.

Ender37
30/12/2020 à 19:01

La saison 5 a laissé de coté tout ce qui faisait le sel des précédentes. Tout se passe désormais dans un petit monde étriqué, ce n'est plus qu'une petite fable sociale basique ou il ne se passe plus grand chose. A force de vouloir faire durer le filon, la série se perd dans une histoire qui n'a plus grand interet. Quelle déception....

Aokiji
23/12/2020 à 14:23

APE ( Alliance des planètes extérieures) OPA (outside planets alliance)... Edelhade

Andarioch1
20/12/2020 à 11:07

L'équipage en combinaison étanche, les balles qui traversent le vaisseaux, les débris qui planent, pas de champs de force, pas de lasers, pas de gros impact qui fait tout trembler.
Le premier combat spatial de la série m'a de suite convaincu que cette série était une perle rare

Edeldahe
17/12/2020 à 13:37

Cette série est vraiment intéressante, merci pour l'article détaillé qui donnera envie à d'autre de la découvrir je l'espère.

Sinon, un petit détail mais tout de même.... Il me semble voir une légère confusion dans l'article entre une OPA (Offre Public d'Achat) et l'APE (Alliances des Planètes Extérieurs)

Gunner
16/12/2020 à 19:51

LA meilleure série de SF / space opera du moment. On en a une par décennie de ce niveau (Battlestar Galactica et avant Stargate SG1, dont l'âge laisse penser qu'un remake pourrait se justifier un jour prochain pour les jeunes générations).
Pour la qualité des intrigues et la structure, les deux auteurs des romans sont d'anciens collaborateur de Georges Martin, d'où la filiation avec Game of Thrones, mais transposé dans l'univers de la série : on a des royaumes (la Terre, Mars, la Ceinture), une lutte de pouvoir, une galerie de personnages pour explorer toutes les intrigues et toutes les lieux, et un élément perturbateur fantastique venant tout bouleverser dont le mystère constitue le fil rouge de la série (les marcheurs blancs dans GOT, la "forme de vie" nouvelle dans The Expanse).
J'aime pas Amazon, mais merci à eux d'avoir sauvé cette série de la bêtise de Scy fy qui ont osé jeté à la poubelle leur seule création tenant la route (alignement des planètes effectivement ; pas de star, peu de moyens, et pourtant tout fonctionne parfaitement et toute l'équipe artistique a fait son taf au maximum : costumes de qualité, acteurs inconnus, effets spéciaux corrects et parfois bluffants, réalisation prenante et intrigue bien adaptée des livres). Un seul oubli pour les personnages : Miller, l'inspecteur tourmenté qui porte aussi la série sur ses épaules, avant que les seconds couteaux soient de plus en plus développés, notamment la géniale Avasarala et d'autres moins connus.

Gutterk@t
16/12/2020 à 18:26

Bonjour,
C'est pas pour troller mais l'âge d'or de la hard science ce n'est pas les années 30/50!
Les années 30/50, c'est plutôt l'âge d'or du space opéra ! Buck Rodgers, Flash Gordon, tout ça, tout ça...
La hard science on s'en est approché avec Asimov, à partir de la moitié du XXe siècle.
Mais être vraiment précis, je dirais à partir des années 60, 70, quand le développement des programmes spaciaux à permis de réaliser que les fusées ne faisaient pas fiooo fiooo dans l'espace.
L'exemple parfait étant Arthur C Clark, qui travaillait avec la NASA et à scenarisé 2001 Odyssée de l'espace.
Voilà voilà, Il m'a paru important de rectifier l'erreur, car par ailleurs votre article est très chouette !
4 the Expense!

Mateus
16/12/2020 à 18:23

J'en suis aussi grand amateur ... Toujours pas compris pourquoi elle ne fait pas un carton cette serie !

-Scénario de OUF ! CHECK

-personnages SURCHECK ( Chrisjen Avasarala: la preuve qu'une vieille politique peut te visser à ton écran !!)

-L'action ( parce qu'elle est plus réaliste et du coup te procure un "vrai" stress) check

-Le caractère "Epic" ( quand la mâchoire tombe et tu fais "mais Nooon" ;) ) check

-L'humour (saupoudré habillement mais efficace ) check.

...Bref la liste serait trop longue.

Depuis GOT rien trouvé d'aussi prenant et si vous me demandez lequel des deux je préfère... Probablement the Expanse même si leurs charmes restent assez différents : leur autout maître c'est leurs scenarios et clairement the expanse n'a rien à envier !!

Si vous hésitez, franchement, tentez!!

Omale
16/12/2020 à 12:17

Oui, The expanse se tient de bout en bout, niveau scénario, personnages, écriture etc.
Pour une raison simple, la série colle de très prêt aux romans, qui sont eux mêmes excellent.
c'est réellement frappant (1 roman = 1 saison). Et lorsque la série s'éloigne un peu, pour simplifier généralement (retirer un personnage ou un arc narratif), elle le fait intelligemment, en reportant les enjeux qui ne sont pas transposés directement sur d'autres personnages conservés. Bref, une adaptation qui arrive à composer avec son propre format tout en exploitant la subtilité/richesse de son matériel de base.

Quelqu'un parlait dans les com d'Alterned Carbon. C'est un trés bon roman également, mais plus centré sur un seul personnage, avec des enjeux moins universels, une narration plus simple que the expanse. Donc les scénaristes ont essayé d'ajouter des enjeux, des personnages majeurs, des sous-intrigues. Et ces greffes, sont plus ou moins réussies et ont des impacts sur la trame principale fidèle au roman,
il fallait soit être fidèle, soit assumer et l'être moins, mais surtout éviter cet entre deux bancals qui n'a su convaincre ni les lecteurs, ni les nouveaux venus téléspectateur. (Même si cette serie à d'autres qualités)

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