Apocalypto : la fresque historique et sauvage ultime de Mel Gibson

Mathieu Jaborska | 22 novembre 2020
Mathieu Jaborska | 22 novembre 2020

Peut-être le plus radical des films de Mel Gibson, au cœur d'une guerre critique sans précédent, Apocalypto reste un objet absolument unique à Hollywood. Quoi qu'on en pense, personne n'investira plus jamais 40 millions de dollars dans pareilles expérimentations pour pousser les potards du survival et du jusqu'au-boutisme immersif dans des extrémités inégalées. De quoi en faire une théorie de la reconstitution à part entière ?

  

photo, Rudy YoungbloodRudy Youngblood, habité

 

WELCOME TO THE JUNGLE

Avant d’occuper une place particulière dans l’industrie américaine des années 2000, Apocalypto occupe une place particulière dans la carrière de son auteur. Car en 2004, Mel Gibson est au sommet de sa gloire en tant que cinéaste. Après L'Homme sans visage, il a explosé auprès du grand public en 1995 avec Braveheart, succès commercial mesuré (213 millions de dollars de recette dans le monde pour 72 millions de budget), mais triomphe d’estime chez un public de plus en plus friand de grandes épopées.

C’est juste ce qu’il faut pour mettre en chantier une œuvre aussi provocatrice qu’unique : La Passion du Christ, dont la liberté de ton est garantie par un financement assuré principalement par sa propre structure Icon. Magnifique scandale dont on vous parle plus en détail ici, le long-métrage a définitivement assis son statut d’auteur, refusant la concession et divisant forcément la critique. Et vu l’audace de la proposition, il aurait pu en rester là, si le succès n’était pas au rendez-vous.

 

photoLa Passion du Christ

 

Mais La Passion du Christ est rapidement devenu le plus gros succès classé R de tous les temps, rapportant 612 millions de dollars pour à peine 30 millions de budget. C’est donc l’occasion pour le cinéaste de pousser dans leurs derniers retranchements ses idées, et de se lancer à corps perdu dans un projet quasi-suicidaire, une fresque délirante, telle qu’Hollywood n’en a jamais vu. Apocalypto touche en effet les limites du système dans sa conception et dans ce qu’il montre, si bien qu’il rapporte bien moins que son prédécesseur : 120 millions dans le monde pour 40 millions de budget.

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commentaires

Styl'
23/11/2020 à 02:32

.... nullement regretté.

Styl'
23/11/2020 à 02:29

@Kyle Reese T'as vraiment été c.. d'écouter les critiques. Apocalypto est une claque monumentale. Je l'ai vu à sa sortie et je n'ai nullement regretter. Mel Gibson est un sacré bon réalisateur!!

Kyle Reese
23/11/2020 à 00:25

Rah ! Mais quel con j'ai été d'écouter les critiques négatives et de ne pas avoir été voir ce film au ciné ! Une énorme claque dans la tronche. Totalement radical, totalement immersif qu'on en oublie souvent d'être devant un film. Du pur cinéma.
Une expérience incroyable, l'impression d'être durant 2h devant une fenêtre ouverte sur un moment du passé en prise directe. Mel Gibson atteint par la grâce, je comprend maintenant.
Merci encore pour la critique.

caribou
22/11/2020 à 19:51

Dans mon top 5 de tous les temps. Mel , ou est tu ????????????????????

Xbad
22/11/2020 à 19:24

@alulu
Haha Excellent,
la passion du Christ aussi en sortant du cinoche ça mettait un gros coup , mais celui là reste bien au dessus pour moi

alulu
22/11/2020 à 17:02

J'ai encore la marque des doigts de Mel sur ma gueule.

Ozymandias
22/11/2020 à 15:33

J'avais beaucoup aimé ce film à l'époque..

bennn
22/11/2020 à 15:00

Une dépiction formidable de la fin d'une civilisation. La force et l'angoisse existentielle procurée par le film n'est que plus puissante aujourd'hui. Tout est là visuellement, à l'image d'un Mad Max Fury Road. Miller étant probablement le seul autre réalisateur contemporain à même d'atteindre cette portée mythologique au sein d'un film d'une maestria visuelle à la viscéralité qui ramène toute la concurrence à ses études. Un véritable chef d'œuvre.

Flash
22/11/2020 à 14:52

C'est juste du très grand cinéma et qui confirme que Gibson est l'un des plus grands réalisateurs de ces dernières décennies.

Rayan Montreal
22/11/2020 à 14:39

Une merveille qui a met Mel Gibson définitivement en haut toute en haut et meme sur le trône des réalisateurs

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