Christian Clavier, Alad’2, Toto : c’est quoi le problème de la comédie française ?

Simon Riaux | 20 septembre 2020
Simon Riaux | 20 septembre 2020

Genre régulièrement plébiscité par le public, la comédie est aussi un de ceux que les cinéphiles brocardent le plus volontiers. Pourquoi la France en produit-elle tant ? Est-elle vraiment si tragiquement nulle ? 

Alors que les cinémas tentent de maintenir leur activité et de ramener les spectateurs dans les salles, de nombreux lecteurs s’interrogent sur l’offre disponible sur grand écran. Au rang des interrogations et critiques les plus répandues, on trouve souvent des griefs assez durs à l’encontre du cinéma français et de son genre le plus largement médiatisé : la comédie. 

L’occasion était donc trop belle de proposer un petit point afin de revenir sur les principales raisons de sa force, les motifs de sa détestation par une fraction du public, mais aussi les raisons de nuancer le portrait souvent à charge qui en est fait. 

 

photo, Medi Sadoun, Ary Abittan, Frédéric Chau, Noom DiawaraMais qu'est-ce qu'on a fait au cinéma ?

 

DU RIRE AU KILO 

Le cinéma hexagonal est très loin de ne produire que des comédies. Polars, films d’animation, drames et récits variés, mariant volontiers les genres et les approches forment le gros des plus de 200 films produits chaque année. Un constat demeure néanmoins indiscutable, les comédies sont les œuvres les plus relayées médiatiquement, celles qui bénéficient de la meilleure exposition médiatique et publicitaire, ainsi que d’un nombre d’écrans souvent conséquent. 

Pourtant, pour qui visite régulièrement sur les réseaux sociaux les pages dédiées à l’actualité du 7e Art, suit les publications critiques ou les nombreux commentaires émaillant les divers sites ou blogs consacrés aux sorties hebdomadaires, le genre a tout d’un vilain petit canard. Volontiers honni par des hordes d’internautes maudissant sa médiocrité endémique, cette image est largement faussée, tant elle est démentie par les chiffres. 

 

photo, Chantal Lauby, Christian Clavier"Attention, Ecran Large va encore nous en mettre plein la mouille"

 

Au box-office français, le rire demeure roi, comme le confirment les chiffres de l’année 2018. Année où parmi les 10 plus gros succès français, un seul long-métrage n’est pas de nature comique (Belle et Sébastien 3 : Le dernier chapitre). Avec 1,6 million d’entrées, la production d’aventures familiales demeure loin, très loin des pharaoniques 5,6 millions d’entrées de Les Tuche 3, qui régnait alors avec 5,6 millions de billets vendus. 

Toutes les comédies attirent-elles le public ? Non, tant s’en faut, mais leur potentiel rend leur financement beaucoup plus aisé que les autres types de films, quand leur image de potentiel jackpot encourage les producteurs à en fabriquer. 

 

photoLe public n'a qu'à bien se tenir

 

TÉLÉ-TRAVAIL  

Et lorsqu’il est question de produire de la comédie, les producteurs trouvent souvent une oreille attentive du côté des chaînes de télévision. Et pour cause, elles sont obligées par la loi de réinvestir une partie de leur chiffre d’affaires dans la production de longs-métrages. Un dispositif qui date de 1984, né du constat suivant : les chaînes réalisant une part conséquente de leurs revenus publicitaires lors de la diffusion de films, et leurs audiences correspondant alors à une baisse significative de celles des salles, le législateur a choisi de les contraindre à investir dans la fabrication de longs-métrages. 

Sont concernées les chaînes qui diffusent plus de 52 films par an et/ou diffusent plus 20% de films et/ou affichant un chiffre d’affaires supérieur à 350 millions d’euros. Les chaînes en clair doivent investir au moins 3,2% de leur chiffre d’affaires quand les chaînes cryptées (essentiellement Canal) doivent investir 12% de leur CA et au moins 9% de leurs ressources totales. 

En 2018, la totalité des investissements venus des télévisions représentait un volume de 281, 70 millions d’euros, répartis entre 175 films. Et si les dotations de Canal Plus étaient à la baisse, la chaîne cryptée demeurait encore, malgré une baisse de ses investissements en recul de 25% par rapport à l’année précédente, un pilier incontournable du cinoche national avec pas moins de 114 millions investis sur 113 films. En comparaison, TF1, premier investisseur parmi les chaînes non cryptées, participait à hauteur de 35,9 millions d’euros. 

 

photo, Josiane Balasko, Didier BourdonPersonnages génériques N°7645

 

Or, les chaînes, à fortiori privées, investissent prioritairement dans des projets dont elles estiment qu’elles vont efficacement nourrir leur antenne, spécifiquement le prime time. Et en la matière, on peut le comprendre, elles se doivent d’investir le plus efficacement possible, et privilégient donc les comédies. Ces dernières présentent un double avantage. 

Tout d’abord, susceptibles de marcher massivement au box-office, elles peuvent donc transformer un investissement contraint par l’état en bénéfice, ce qui n’est pas rien. Mais surtout, un film qui ne marche pas au cinéma n’est pas forcément un film qui floppe à la télévision. Nombre de comédies, qui n’ont pas su attirer à elles le public, trouvent ainsi sa faveur un dimanche soir, entre le journal de 20h et une plâtrée de flageolets tièdes. 

Le problème, c’est que quand on calibre à mort pour la télé, on peut perdre la salle. La preuve, si les grosses comédies trustent le haut du classement du box-office, elles pavent aussi les flops. Quand on regarde les films français dont les sorties salles ont été parmi les plus décevantes de 2019, par rapport à leur budget, on trouve : All Inclusive, Toute ressemblance..., Made In ChinaLa Vérité si je mens ! Les Débuts, Just a gigolo, Rendez-vous chez les Malawas ou encore Le Dindon. Ce dernier est un cas d’école, avec seulement 241 530 entrées en salles pour un budget ahurissant de 14 millions. Ils illustrent le fait que fabriquer un film peut être avant même sa sortie une manière de rentabiliser une société de production. Ces productions, avec lesquelles on n’est pas tendres sur EL, illustrent non seulement ce qu’on vient de dire, mais sont emblématiques de beaucoup de reproches faits à la comédie française en général. 

 

photo, Christian Clavier, Mathilde SeignerNos Avengers à nous

 

RETOUR VERS LE TURFU 

Et c’est peut-être l’origine de l’incompréhension entre deux parties du public qui ne se connaissent pas. En effet, ces productions capables de rassembler plusieurs millions de spectateurs obtiennent de tels scores quand elles touchent et aiguisent l’intérêt d’un public qui n’est pas celui qui hante les salles obscures le reste de l’année.

Pour aller plus loin sur cette question, on vous recommande l’excellente conférence de Jean-Baptiste Thoret, dans laquelle l’historien et cinéaste s’interroge sur la forme bien particulière de la comédie contemporaine française et sur l’héritage de cinéma (ou son absence) qui est le sien. Et si on a vu que les gros scores du genre ainsi que l’importance des chaînes de TV dans sa production lui assurait une belle vigueur, pourquoi la comédie déçoit-elle tant de cinéphiles ?

 

 

Tout d’abord, elle souffre d’une redondance thématique qui la rend cruellement répétitive. Chaque année contient son lot de blagounettes familiales, à base de confrontations avec des beaux-parents, de garde d’enfants, de divorces rocambolesques ou autres imprévus de vacances. Motifs rebattus et vus mille fois, ils sont le plus souvent hybridés avec des mécaniques pas de première fraîcheur. 

Il est en effet saisissant de constater le nombre de productions qui reproduisent presque telles quelles les schémas issus du vaudeville et du théâtre de boulevard, vieux de plus d’un siècle et demi. Ironiquement, ce théâtre était plutôt remuant et moquait les conservatismes, quand la comédie française contemporaine est souvent très conservatrice. 

 

Photo Arnaud DucretFlanflan la Tulipe

 

Et au-delà de ses habitudes volontiers ringardes, c’est là un autre motif de dédain d’une part du public. Il est bien sûr impossible d’établir de chiffres clairs, mais la cinéphilie, en France, est une pratique culturelle qui rassemble beaucoup de citoyens et de citoyennes ayant le cœur battant plutôt à gauche (spoiler, les profs lisent Télérama et vont au cinéma). Ils ne sauraient être perçus comme les seuls cinéphiles, c’est une évidence, mais ils constituent sa partie la plus organisée, structurée et bénéficiant des relais d’opinion ou caisses de résonnance les plus établis au sein des médias traditionnels (Télérama, Inrocks, Libé, Les Cahiers du Cinéma et consorts n’étant pas connus pour leurs tropismes droitiers). 

Politisé, “conscientisé” et souvent vocal sur les réseaux sociaux, ce public ne se reconnaît logiquement pas dans une production humoristique qui dans sa majorité ne s’adresse pas à lui, voire qu’il se complaît à moquer et à dénoncer. Une opposition caricaturale et de principe, qui ne fait qu’accentuer un fossé dont on ne voit déjà plus le fond. Et pourtant, ce que les spectateurs révoltés contre le LOL franchouillard oublient peut-être, c’est que ce dernier ne saurait être pris comme un tout uniforme. 

 

Photo"Police du rire bonjour !"

 

MOURIR DE RIRE 

Après la réouverture des cinémas, un temps paralysés par la pandémie de Covid-19, les commentaires sarcastiques à l’égard de la programmation des salles n’ont pas tardé. D’autant plus déconnectés de la réalité de la programmation que cette dernière était tout bonnement excellente (FelicitàBenniÉté 85Ip Man 4 : Le Dernier Combat, The Vigil, Madre, et beaucoup d’autres se sont succédé en un laps de temps très court), la réception du choix proposé au public a parfois été très rude. 

Première cible des attaques, les comédies françaises, parmi les premières à envahir les salles obscures, avec des productions (couronnées de succès) telles que Divorce Club ou Les Blagues de Toto. Beaufs, simplistes, déjà vues... les critiques fusent, et la caravane du box-office passe. Mais si une part non négligeable des spectateurs et cinéphages poussent des cris d’orfraie, ils sont bien moins audibles quand il s’agit de défendre des créations humoristiques d’un autre calibre. 

 

photo, Michaël YounFigurante qui rit...

 

Elles existent pourtant et sont bien loin d’être des exceptions. Au contraire, les propositions originales, qualitatives ou plus azimutées que la moyenne arrivent régulièrement sur les écrans, sous des formes variées. En quelques semaines à peine, les salles françaises ont accueilli Tout Simplement NoirTerrible jungle, Effacer l'historique et se préparent déjà pour Adieu les cons d’Albert Dupontel. Soit un documenteur unique dans le paysage hexagonal, une rigolade plus classique, mais impeccablement exécutée, un coup de boule poétique des auteurs du Groland et le nouveau long-métrage d’un des auteurs les plus appréciés en France. 

L’alternative existe donc bien, et ne doit pas sa visibilité actuelle au chaos post-confinement. En 2019 (et chaque année avant), les salles obscures ont accueilli leur lot de marrades décalées, plus créatives que la moyenne du Christian Clavier Cinematic Universe. Le Daim, Perdrix, Rebelles, Yves, Mon Inconnue, La Lutte des Classes, pour ne citer que les plus évidents, étaient là pour faire mentir beaucoup de clichés sur les comédies françaises et leur supposée médiocrité. 

 

photo, François-Xavier Demaison, Valérie Lemercier"On ne prêtre qu'aux riches ma bonne dame"

 

DUR DUR D’ÊTRE UN MARRANT 

Ainsi, la situation de la comédie française s’impose comme un paradoxe total. Poumon économique du cinéma français, leader incontestable de son rayonnement international, elle est méprisée par la presse et honnie par des cinéphiles qui la perçoivent comme un champ de mines dédié à la médiocrité. Agacements et grosses colères qui paraissent bien absurdes, le gros de la marrance franchouille ne s’adressant tout simplement pas à ceux qui hurlent haut et fort qu’ils ne veulent pas la regarder. 

 

photo, Albert Dupontel, Virginie EfiraVirginie Effira et Dupontel en embuscade

 

À bien y regarder, ces ruades contre le rire gras, droitier ou perçu comme rétrograde sont d’autant plus absurdes que bien souvent, ceux qui s’indignent de l’existence de ces films leur doivent un soutien important, dispensé par le CNC, à d’autres productions plus fragiles, qui leur semblent dignes d’intérêt. Comme on l’expliquait il y a peu dans cette vidéo consacrée à l’absence de blockbusters dans les salles, et dans celles traitant du financement public du cinéma français, les champions du box-office engendrent indirectement des sources de soutien, de subvention, pour d’autres pans de la production française. Et le cinéma dit d’auteur, ou de niche, plus pointu ou “exigeant” se retrouverait singulièrement sensible à la bise, si les Tuche et autres Ch’tites Familles n’étaient plus là pour partager leur bas de laine. 

L’ironie est d’autant plus grande quand on constate qu’il existe des auteurs d'autres comédies, imprévisibles, étonnantes et finalement très éloignées des canons industriels d’un genre trop souvent caréné pour la télévision. Genre populaire par excellence, plébiscité et pourtant méprisé, la comédie hexagonale semble concentrer tous les atouts, névroses et malentendus entourant un 7e Art et sa perception en France. 

 

Affiche officielle

Affiche officielle

Affiche française

Affiche française

commentaires

Miami81
21/09/2020 à 12:23

La France a toujours été un pays de comedie, bien avant que les chaînes investissent dans le cinéma. Et on l'oublie peut être mais il n'y a pas eu que des Funes ou Bourvil. On voit encore à la Tv du Max pecas et autre mon curé.... Bref. Les mauvaises comédies, ça ne date pas d'aujourd'hui.
Je passerai sur le côté politique qui existe peut être au niveau de certaines critiques professionnelles bien tranchées mais à mon avis moins au niveau des critiques plus mesurées ou du public hormis peut être certains acteurs (ou film) vraiment catalogués.
Je rajouterai qu'à mon sens, pour les films de genre, prenons action, la réussite française dans les années 70-80 résultait surtout de de l'acteur qui attirait le public plus que le film lui même. C'était le delon le Belmondo ou le Lino Ventura de l'année. Aujourd'hui, il n'y a pas d'acteur capable d'attirer le public sur un film d'action français par sa seule présence (face à la montagne de film américains). besson a bien essayé en incluant des ex-star américaines (et pour l'internationaliser aussi), mais les scenarii ne suivaient pas et ils ont au final fait plus de mal au cinéma d'action français qu'autre chose. Je pense que certain acteurs pourrait faire changer la tendance comme omar Sy, Dupontel et peut-être Dujardin, mais ils sont déjà bien catalogués comedie.

Simon Riaux - Rédaction
21/09/2020 à 10:11

@Lol3

Je me garderais bien de parler pour la rédaction, puisque je ne sais pas qui l'a lu parmi nous.

Pour ma part, j'y vois un curieux mélange des obsessions de l'auteur, qu'on retrouvait déjà dans ses textes de fiction, et de clichés véhiculés par une partie de la presse, quasiment tous faux, absurdes, ou simplement anachroniques.

Ses descriptions de comédiennes sont centrées sur leur physique et le fait qu'elles soient ou non ménopausées, voire sur leurs appétits sexuels supposés.
Ses "analyses" sociologiques sont franchement déconnectées de la réalité : considérer qu'un réalisateur à succès est représentatif des techniciens du cinéma, c'est stupide ; expliquer qu'un vrai artiste ne devrait pas gagner sa vie mais toujours être au bord du gouffre pour trouver l'inspiration, c'est stupide ; écrire que le cinéma français meure de ses subventions, c'est stupide.
Ah et le livre fait aussi preuve d'une curieuse amnésie, ou inculture crasse, considérant que tout ce qui a été produit avant les années 90 était génial, et tout ce qui sort aujourd'hui, nul.

bref, c'est le travail dispensable d'un monsieur bien décidé à vendre facilement un texte approximatif à un public conquis d'avance.

Marc
21/09/2020 à 08:46

Pour réagir à cet articule mais surtout à la vidéo de S Riaux, faites attention (vous-même) aux clichés.
Les citoyens « de droite », ne sont pas tous des franchouillards amoureux de JP Pernault et de Zemmour.
Beaucoup (parmi les jeunes sans doute), de personnes de « droite » conchient tout autant que vous les valeurs « d à bras ouvert » et sont à la recherche de cinéma consistant .
Les amis qui sont d avantage de votre « bord «  ont des opinions nuancées (être de gauche et ne pas être systématiquement contre Disney par exemple). Imaginez donc qu il y a de grosses nuances dans le camp d en face

Lol3
21/09/2020 à 01:19

Que penzez vous du livre de Éric neuhoff très cher cinéma français ? Qui raconte que même ces films d'auteurs ont toujours cette bien pensance clichée bobo infâme? Il a raison quand il dit que ces film sont de l'entre soit avec des bobos parisiens, d'ailleurs dans climax ça se voit tellement qu'ils sont bobos parisiens

SimoneRial
20/09/2020 à 22:39

Une simone Rial ,
Des simon riaux

SimoneRibail
20/09/2020 à 22:38

Rorov , pas besoin de donner les films que t aimes ,on sait deja que t aimes beaucoup de daubes.

Moi, du moment qu il y a christian clavier dedans, je fuis le film, et ne veux meme pas en entendre parler.
A part (un peu) dans le 1er des bronzes, je ne l ai trouve amusant, ou juste dans aucun film. Et encore les bronzes,ca vole pas haut. C est juste un film qui degage une bonne humeur sympa. Mais je suis loin d adorer.
Mais je n ai jamais vu un bon film avec lui.

Rorov94
20/09/2020 à 22:13

Je préfère LES 3 FRÈRES,LE DINER DE C...,CASE DÉPART,LES TUCHES,LE BONHEUR EST DANS LE PRÉ,PAPY FAIT DE LA RESISTANCE,PRÊTE MOI TA MAIN....
Aux m..... encensé par la presse gaucho!
Et j'ai oublié LA CITÉ DE LA PEUR!

Crise2nerf
20/09/2020 à 22:06

A force de mettre tjr les MM têtes d'affiches, il ne faut pas s'étonner que ça rame au box office. Puis faut avouer que c'est souvent mal joué, lourd et rébarbatif. Le cinéma français ne sais pas vraiment prendre de risque et c'est dommage.

vcbcde
20/09/2020 à 21:58

"très loin des pharaoniques 5,6 millions d’entrées de Les Tuche 3, qui régnait alors avec 5,6 millions de billets vendus" donc 11,2 millions en tout lol

Francis Bacon
20/09/2020 à 21:38

C'est intéressant votre dossier sur la comédie française. Contrairement à ce que pensent bcp d'haters du cinéma français, la différence n'est pas entre la comédie française et la comédie américaine mais entre la comédie d'auteur (par ex Les Beaux Gosses même si ça commence à dater) et la comédie commerciale. Les grosses comedies américaines commerciales sont tout aussi nulles que les nôtres (suite à votre dossier sur Judd Apatow j'ai regardé 40 ans tjs puceau : quelle daube). Le terme de Christian Clavier cinematic universe est particulièrement bien trouvé tant Clavier symbolise parfaitement la comédie commerciale à la française (je disais encore il y a peu qu'un des bons critères pour détecter les mauvaises comedie fr était la présence de Clavier). Il y a un point que vous n évoquer pas et qui me semble pertinent pour expliquer la production/médiatisation massive des comédies en fr c'est la starification des comiques (Foresti, Dubosc, Elmaleh) qui ont une carriere de one-man show réussie (en termes de billets vendus) mais tourne des films médiocre (et oui le one-man show et le cinéma ne sont pas du tout le même exercice). Le problème je pense est que les producteurs peuvent être tentés de miser sur ses stars comiques et de leur laisser les clés du camion. A l'inverse, la fr dispose de bcp moins de stars (c-a-d qqun qui traîne avec lui une certaine garantie de succès publique) en dehors des comiques ou adapté a des films d'un autre genre.

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