Harry Potter : 4 grands moments où la saga a failli être très différente

La Rédaction | 5 mai 2020
La Rédaction | 5 mai 2020

TF1 diffuse ce soir  à 21h05 Harry Potter et la Coupe de Feu. Pour l'occasion on revient sur ces idées abandonnées qui ont failli métamorphoser la saga.

La production, le succès et la longévité de la saga Harry Potter tient du miracle. Mais l'aventure qui a présidé à sa genèse ne fut pas de tout repos, et avant d'aboutir à la franchise, littéraire et cinématographique que nous connaissons, bien des pistes et concepts ont explorés et abandonnés, laissant entrevoir une toute autre licence.

Choix de réalisateurs, nombre de films, rebondissements, infidélités... plusieurs fois, Harry Potter s'est cherché, et a fréquemment été sur le point d'emprunter des chemins très différents de celui que nous connaissons aujourd'hui.

 

Photo Daniel RadcliffeC'est le moment de raconter que tu aurais pu ne pas être

 

UN FILM D'ANIMATION PAR SPIELBERG

Dans une autre dimension, Harry Potter aurait croisé la route de Steven Spielberg pour une saga d'animation. Après que J.K. Rowling ait vendu les droits au studio Warner Bros., la recherche d'un réalisateur et d'un cap pour la saga était lancée, avec beaucoup d'options possibles. Néanmoins, l'écrivain avait une demande : garder un peu de contrôle sur la franchise - c'est à cette condition qu'elle a accepté de céder les droits, après avoir plusieurs fois refusé à des studios.

Spielberg sera l'une des pistes les plus sérieuses pour lancer tout ça. Le boss de Warner à l'époque, Alan Horn, confirmera que le projet lui avait été proposé, et que son idée était de combiner plusieurs des livres pour en faire un film d'animation. La société de Spielberg, Dreamworks, ayant abordé l'animation avec succès, le cinéaste y voyait l'occasion d'explorer toute la magie de cet univers. Mais Warner ne veut ni d'un film d'animation, ni d'un projet qui mixe plusieurs livres. Spielberg vole donc vers d'autres horizons, avec à l'époque Minority Report et A.I. : Intelligence artificielle à l'horizon.

Son implication était tellement réelle qu'il confirmera son départ via un communiqué : "J'ai la certitude que les films Harry Potter seront des succès phénoménaux. La vision de Harry Potter par J.K. Rowling est un génie moderne. Warner Bros. et Alan Horn ont été plus que généreux avec le temps qu'ils m'ont accordé pour prendre cette décision. Néanmoins, actuellement, mes priorités comme réalisateur m'emmènent dans une autre direction. Plus important encore, j'ai hâte de lire le quatrième livre Harry Potter cet été, et emmener ma famille voir le premier film l'été prochain."

 

Photo Steven Spielberg, Haley Joel OsmentSpielberg et Haley Joel Osment sur A.I.

 

Quelques mois plus tard, il sera un peu plus direct dans sa manière d'expliquer son retrait à PageSix : "J'ai intentionnellement décidé de ne pas faire le film Harry Potter, parce qu'il n'y a aucun défi. C'est comme retirer des milliards de dollars et les mettre directement sur son compte en banque."

Entre temps, le studio reparle de ce projet avorté, expliquant que Spielberg avait sa propre vision du premier film, et n'était pas spécialement enclin à devoir adapter tout ça à celle de Rowling et les producteurs.

D'autant que Spielberg envisageait déjà Haley Joel Osment pour la voix de Harry Potter. Sauf que l'acteur révélé dans Sixième Sens est américain, ce que le studio et Rowling ne voulaient pas pour le personnage british (à noter que l'écrivain répètera n'avoir jamais eu son mot à dire sur les réalisateurs). Spielberg le castera à la place dans A.I. et le jeune acteur gardera une dent contre le magicien : interrogé sur Harry Potter à l'avant-première du film de science-fiction où il joue un robot, il expliquera que les films ne pouvaient de toute façon pas être à la hauteur des livres, et pourraient même les ruiner en abîmant la magie de l'imaginaire.

 

Photo Haley Joel OsmentEtat de la carrière de Haley Joel Osment depuis

 

VALSE DES RÉALISATEURS, DÉFAITE DES AUTEURS ?

Avant d'être une usine menée par David Yates, qui a réalisé les quatres derniers épisodes et continue à payer ses crédits avec Les Animaux fantastiques, la saga voyait passer différents réalisateurs : Chris Columbus sur les deux premiers, Alfonso Cuarón pour Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban, et Mike Newell pour Harry Potter et la Coupe de feu.

Et là encore, tout aurait pu être très différent puisque J.K. Rowling rêvait apparemment de Terry Gilliam pour le premier film. En promo pour Les Frères Grimm, le cinéaste expliquait : "J'étais le mec parfait pour faire Harry Potter. Je me souviens être sorti de notre rendez-vous, être monté dans ma voiture et avoir roulé deux heures tellement j'étais en colère. Sérieusement, les films de Chris Columbos sont nuls."

Difficile de ne pas comprendre le choix fait par Warner. Gilliam est un réalisateur féroce, connu pour sa radicalité et son côté guerrier (il avait mené une bataille publique contre les producteurs de Brazil pour défendre son montage, et avait gagné l'affaire). Il n'a donc rien d'un simple technicien obéissant qui respecte le cahier des charges. Columbus, lui, est plus connu pour ses gentils films cultes comme Maman j'ai raté l'avion et Madame Doubtfire. Pour lancer une saga familiale et assurer les ventes merchandising, Gilliam aurait été un choix sacrément audacieux, voire dangereux pour le business.

 

photoRêver d'un Harry Potter avec l'esprit déviant de Terry Gilliam...

 

Plus tard, c'est Guillermo del Toro qui a failli réaliser un épisode. Lors d'une masterclass en 2017, le réalisateur revenait sur de gros projets qu'il avait refusé, et parlait de Harry Potter comme d'un regret. C'est d'ailleurs grâce à lui que Cuarón s'intéressera sérieusement au magicien. Il ne connaissait absolument rien à cet univers, et sur les conseils de Del Toro, il s'y est véritablement plongé et a accepté de réaliser le troisième opus.

Azkaban ayant été un grand succès, qui a marqué les esprits, le retour de Cuarón a été évoqué, et il était lui même potentiellement pour : "C'était une si belle opportunité, et deux années tellement belles dans cet univers. Donc oui je serais très tenté d'en refaire un même si, à ce stade, j'ai plus l'envie d'essayer de faire des films qui n'existeraient pas sans moi. En même temps, je serais bien tenté parce que l'expérience a été vraiment belle".

Autre réalisateur qui a refusé un Harry Potter : Jean-Pierre Jeunet. En 2017, il disait à Europe 1 : "On m'a proposé de réaliser Harry Potter 5 ou 6, ou 4, je ne sais plus. J'ai dit non car tout était déjà sur la table : casting, décors, costumes... Tout était prêt. J'aurai été là pour dire 'moteur' et 'coupé'. Il faut dire aussi que je sortais d' Un long dimanche de fiançailles, j'étais épuisé, et on m'a dit qu'il fallait commencer lundi. Alors que j'ai dit que ça allait pas être possible !"

 

Photo Daniel Radcliffe, Rupert GrintAttendre le nom du prochain réalisateur, sans grand espoir

 

ET SI RON AVAIT ÉTÉ TUÉ ?

Ce n'est pas un secret pour les plus grands fans des aventures du jeune sorcier, mais beaucoup d'entre nous sont sûrement passés à côté de cette révélation majeure qui aurait pu largement bousculer la saga. Dans les bonus du Blu-ray de Harry Potter et les Reliques de la mort - 2ème partie, J. K. Rowling se confie sur une idée qui lui avait traversé l'esprit à mi-chemin de son écriture des romans. Ainsi, dans une mauvaise passe personnelle, elle aurait envisagé de tuer Ron Weasley :

« Curieusement, j'ai prévu dès le départ qu'aucun d'entre eux [Harry, Ron et Hermione] ne mourrait. Puis à mi-parcours, ce qui était sûrement la conséquence d'un mauvais moment que je vivais, j'ai commencé à penser que je pourrais en tuer un par pure méchanceté : "Et voilà, désormais tu ne peux définitivement plus l'avoir [ndlr, elle se parle à elle-même en tant qu'écrivaine]". Mais je pense que dans mon cœur absolu, même si j'ai sérieusement envisagé de tuer Ron, [je ne l'aurais pas fait]. »

Une décision qui enchante sûrement, après coup, tous les fans du sorcier roux et meilleur ami de Potter, qui auraient donc pu pleurer toutes les larmes de leur corps à sa mort.

 

photo, Rupert GrintUn Ron n'est plus et tout est chamboulé

 

Il faut dire que voir Ron décéder en milieu de saga (lors de La Coupe de feu ou de L'Ordre du Phénix peut-être ?) aurait totalement chamboulé le parcours et la destinée de Harry Potter et Hermione Granger. On peut largement imaginer que les deux auraient terminé ensemble par exemple. D'autant plus que J.K. Rowling avait avoué lors d'une interview au Sun en 2014 que Ron et Hermione n'auraient pas du finir ensemble, mais bien Harry et Hermione :

"Pour des raisons qui n'ont pas grand-chose à voir avec la littérature et davantage avec ma volonté de m'en tenir à la trame initiale telle que je l'avais imaginée dès le début, Hermione finit par se mettre en couple avec Ron. [...] C'est un choix que j'ai fait pour des raisons très personnelles, pas pour des raisons de crédibilité."

Qu'en aurait-t-il été de la famille Weasley par conséquent, qui joue un rôle majeur dans l'évolution personnelle de Harry ? Sans elle, le jeune sorcier aurait-il été le même ? Rien n'est moins sûr. Même chose pour Hermione, elle qui évolue largement grâce à Ron dans la saga telle qu'on la connait, aurait-elle pris un tournant désespéré ? La première partie de l'adaptation de Harry Potter et les reliques de la mort esquisse en partie ce qu'aurait pu donner le duo Harry/Hermione sans Ron lorsque celui-ci déserte le groupe par crainte de le détruire (alors même qu'il en sera le sauveur un peu plus tard). Pas sûr que cela aurait fonctionné tant l'univers repose sur l'alchimie du trio et non la complicité de duos.

 

photo, Emma WatsonUn trio transformé en un simple duo ?

 

Au-delà, on peut se demander à quel point le décès de Ron aurait été un retentissement pour la saga en elle-même, bousculant les idéaux préconçus des livres pour ados où la grande majorité des personnages principaux (gentils et ados) gardent la vie sauve jusqu'au bout. Voir Ron mourir aurait largement contribué à une tension permanente, détruisant chaque immunité suggérée en un sort de baguette, et assombrissant grandement le destin de la saga.

Mais le jeune Weasley n'ayant pas rejoint les rangs des nombreux personnages décédés de la saga, de Rogue à Sirius Black en passant par Dumbledore, Dobby ou encore Maugrey Fol-Oeil, on ne le saura sans doute jamais.

 

photo, Rupert Grint, Emma Watson"Imagine tu serais mort à cette page-là, j'aurai été tranquille avec Harry"

 

UN DERNIER VOLET REVOLUTIONNAIRE

Rétrospectivement, les deux parties des Reliques de la Mort ne détonnent pas des films qui les ont précédés. Elles amplifient et prolongent le virage esthétique plus “mature” opéré par David Yates, à la tête de l’armada Potter depuis L’Ordre du Phenix et Le Prince de Sang-mêlé, tant en matière de mise en scène que direction artistique. Pourtant, il a failli en aller tout autrement, au risque de bouleverser totalement l’univers de J.K. Rowling à l’écran. 

Tout d'abord, une conclusion de cette ampleur étant forcément un tremplin prestigieux pour n'importe quel cinéaste désireux de travailler au plus haut niveau de l'industrie hollywoodienne, plusieurs réalisateurs auraient tenté de se placer à la tête du projet - notamment Guillermo Del Toro. Mais ces hésitations sont bien loin d'être les seules à avoir précédé le tournage des deux derniers chapitres de la franchise.

En effet, l’adaptation du dernier tome des aventures du magicien devait initialement être contenue dans un long-métrage unique, et ce n’est qu’en mars 2008 que Warner rendra officielle la décision de découper ce volet en deux productions distinctes. La pratique, inédite, tranchait radicalement avec les usages des studios hollywoodiens et la règle qui présidait alors aux transpositions de la saga.

 

photo, Tom FeltonQuand le comptable du studio s'invite à la réunion de production

 

Cette décision va instantanément engendrer d’intenses débats. Bien sûr, les adaptations de romans célèbres sont aussi vieilles que le 7e art, et c’est déjà Warner qui avait produit Le Seigneur des Anneaux, se préparant à l’industrialisation des franchises. Mais pour le grand public, Iron Man premier du nom vient à peine de sortir et la sérialisation de blockbusters surdécoupés pour fidéliser sur le long terme, n’est pas encore un acquis. Le producteur en charge de la série, David Heyman, est d'abord farouchement opposé à cette possibilité, considérant que priver les fans de leur épisode annuel pour en tourner deux d'affilée est un énorme risque, surtout pour un studio qui va devoir encaisser les pertes liées à la grève des scénaristes.

Pour beaucoup de fervents lecteurs de J. K. Rowling, cette décision est nécessairement un choix vilement commercial, pensé pour doubler les recettes du dernier volet de la licence. Les fans sont d’autant plus agacés que si les films de la saga sont depuis devenus les madeleines de Proust de toute une génération, nombreux sont ceux qui ont regretté ici et là que les précédents longs-métrages aient sacrifié certains aspects ou sous-intrigues des textes originaux. Ils ne comprennent donc pas pourquoi il devient soudain plus évident de doubler la mise. 

 

photo, Emma Watson, Rupert Grint"Ah je crois que les fans ont un truc à dire"

 

Warner, sans doute conscient de l’importance de sa stratégie de communication, enverra le producteur David Heyman répondre aux questions du magazine Empire, quelques jours après avoir officialisé son agenda de production.  

“Nous avons commencé à envisager cette solution avant la grève des scénaristes. Initialement nous comptions ne faire qu’un seul film, comme pour toutes les adaptations précédentes. Puis nous avons commencé à analyser le sujet en profondeur, et nous avons réalisé que nous ne pouvions tout simplement pas tout raconter en une fois. 

Contrairement aux films précédents, où on pouvait abandonner certains éléments, comme Hermione et la société d’aide à la libération des Elfes ou Ron et le quidditch, là, ce n’était pas possible. Il y avait tellement d’intrigues à résoudre, et tellement de choses à conclure qu’on ne pouvait tout aborder. Tous ces ingrédients existaient pour une bonne raison et nous ne voulions pas risquer de compromettre l’ensemble.” 

Difficile aujourd’hui d’imaginer les deux parties des Reliques de la Mort formant un seul long-métrage de deux ou trois heures, tout comme il est impossible de se représenter les dommages occasionnés à cette conclusion et à la saga dans son ensemble, si elle avait dû décevoir les spectateurs avec un dernier acte précipité. C’est peut-être toute la notoriété du Potter-verse et donc la viabilité de la Potter-Mania qui en auraient été affecté... voire même le projet des Animaux Fantastiques ? 

 

photoDavid Yates, après quasiment une année entière de tournage

 

Mais il faut voir plus loin que cela. En effet, cette décision de scinder le dernier tome en deux films va faire des petits et participer d’une mode toujours vivace (et rentable) de nos jours. Twilight et Hunger Games vont se jeter dans la brèche dans la foulée. Ces deux licences au succès planétaire ont en effet calqué leur modèle de production sur Harry Potter, et en particulier sur le dernier acte de sa fabrication.

Enfin, le parallèle est moins évident concernant les Avengers, mais mérite d’être esquissé puisque l'idée de départ était bien d'avoir deux films titrés partie 1 et partie 2 - devenus Infinity War et Endgame. Il ne serait pas surprenant que Disney ait estimé, pour clore cette Phase 3 et sa vingtaine d’épisodes fracassant le box-office, qu’un double film était le meilleur moyen de signifier au public que le studio préparait un évènement à la hauteur de l’attente. Ainsi, il semblerait que la décision, alors plutôt révolutionnaire, de délayer la sauce sur Les Reliques de la Mort, ait non seulement transformé pour le meilleur la saga Potter, mais également dopé et inspiré plusieurs autres par la suite. 

"On en est encore au tout début de la préparation, donc je ne veux pas trop en dire. Mais je suis ravi que David Yates ait décidé de revenir, parce qu’il a vraiment trouvé un esprit nouveau (...) Je pense qu’il va secouer les  choses", confiait David Heyman à Empire à la veille du tournage. Il ne s'était pas trompé et n'a sûrement pas regretté sa décision.

Retrouvez notre classement de la saga Harry Potter, du pire au meilleur, par ici.

 

photo, Daniel RadcliffeHarry vs Hollywood

 

commentaires

Nanoz
07/05/2020 à 15:31

Des fois, dans les films, il change certaine chose ????par exemple dans le 4 c'est Neville qui lui donne la branchiflore alors que dans le livre c'est Dobby

[)@r|{
06/05/2020 à 19:35

Ma compagne me fait justement remarquer que la saga "Harry Potter" sont les seuls films où l'on peut voir des mecs se servir d'un balai. C'est vrai en plus… MDR !

Je n'avais jamais abordé [les films et les romans] sous cet angle là !

Kiss a tutti.

Ethan
06/05/2020 à 16:59

Première fois que je vois le 4. Un peu déçu. Le 3 était super. Là l'histoire un peu décousu. On arrive pas à suivre

Arnaud (Le vrai)
06/05/2020 à 15:58

Je rejoins Myst, si on regarde la saga cine avec du recul (et si on a lu les livres), y a trop d'oublis (qui sont les createurs de la carte du Maraudeur par exemple) et de scenes manquantes (la bataille dans Poudlar a la fin du Prince De Sang Mélé, et les funerailles de Dumbledore absolument grandioses dans le bouquin ne sont que deux exemples parmi d'autres)
Et des choses incomprehensibles comme la dispartion de Dobby apres le 2eme film et sa reapparition comme un cheveu sur la soupe dans le 7eme (et du coup niveau emotion, quand il meurt c'est osef total)

Au final on s'est attaché a des scenes pas importantes et on en a oublié d'autres majeures

Quand je vois les films, oui j'ai un sentiment total d'inachevé. On verra quand ca sera rebooté (parce que ca le sera, ne revons pas)

Ben
06/05/2020 à 14:47

Contrairement au Seigneur des anneaux de P. Jackson, Harry Potter la saga ciné a fait les choses dans l'ordre en ne mettant pas la partie pour les gamins à la fin dans un délayage interminable d'affreux cgi tout moches et indignes du travail réalisé précédemment.

La saga ciné HP a gagné en matûrité avec son public et au fur et à mesures que les acteurs vieillissaient. C'est à mon avis la qualité majeure de cette franchise et la raison pour laquelle elle a marqué une génération.

Les deux premiers opus réalisés par Colombus s'adressent à un public jeune et introduit un univers complexe et foncièrement dur et effrayant mais à la manière d'un Disney. Spielberg n'aurait pas fait mieux.

Ensuite Cuaron débarque et ça devient tout de suite plus intéressant. Le jeu des acteurs principaux, les enjeux portés à l'écran, les mobiles des méchants, l'action y est plus crûe également et les effets spéciaux ont fait de gros progrès.

Et la tendance va se poursuivre dans les parties suivantes avec La Coupe de feu, qui pour moi est vraiment le film charnière où tout bascule dans le "so dark". Tellement que Snyder aurait dû réaliser le diptyque final, moi j'dis. Après tout, il a fait une film d'animation en 3D et Sucker punch qui n'est rien d'autre qu'un animé live. Bon, bien sûr, tout le casting aurait dû suivre un entraînement militaire de Crossfit intensif pour qu'on voit bien les abdos des personnage à la moindre jettance de sorts, mais ça aurait eu de la gueule !

Les deux derniers volets sont, à mon avis, les maillons faibles de la franchise, tout du moins la première partie car les enjeux y sont trop étirés et l'ensemble est beaucoup trop dépressif à mon goût. Et puis cette colorimétrie grisâtre tranche avec tout le reste de la saga qui est plus colorée dans l'ensemble ou du moins plus contrastée dans les teintes.

Là, comme chez DC, on confond la matûrité avec les niveaux de gris et la violence.

Pa rapport aux bouquins, la version ciné est nettement moins bonne, moins ambitieuse aussi. Mais JK Rowlins étant devenue une business woman accomplie et le HPEU une manne sans fin, je gage que tôt ou tard on voit HP adapté en série.

Myst
06/05/2020 à 11:00

Un gros gachi cette saga maintenant que je l'analyse avec le recul de l'age. Tellement d'intrigues interessantes sous exploité voir absentes. De moments qui auraient du etre grandiose remplacé par des scenes insignifiantes. Sans parler de la continuité de l'univers qui est parfois incoherente ou inexistantes entre les differents films. Reste une nostalgie et un souvenir toujours positifs mais un sentiment d'inachevé. J'espere une serie dans quelques annees, serieuse, belle et qui retrouve la magie des livres.

Benoît
06/05/2020 à 10:44

Le pire en matière de livre adapté en film c'est Bilbo le Hobit, il n'y avait clairement pas de quoi faire plus d'un film ! Alors que dans le tome 7 de Harry Potter il y a largement de quoi tenir 2 films

Rogue
06/05/2020 à 07:45

La mort de Ron n'aurait pas deplu grand monde

Nomoreheroes31
05/05/2020 à 22:08

Scinder une oeuvre en deux partie ne pose pas de problème tant qu'il y a suffisamment de matière.
Le problème de Twilight & Hunger Games que n'as pas eut HP, c'est qu'il n'avait RIEN à raconter qui pouvait rétrospectivement tenir deux films ...

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