Harry Potter : notre classement de la saga, du pire au meilleur

La Rédaction | 14 décembre 2020 - MAJ : 16/12/2020 10:04
La Rédaction | 14 décembre 2020 - MAJ : 16/12/2020 10:04

Pour un éventuel marathon de près de vingt heures (oui on a compté en vrai ça donne 19 heures et 24 minutes) à suivre les pérégrinations du sorcier, Ecran Large a décidé de classer chaque épisode. Voici donc notre classement des longs-métrages adaptés de la série de livres écrite par J. K. Rowling, du pire au meilleur.

Retrouvez sinon 4 grands moments où la saga Harry Potter a failli être très, très différente.

 

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8. HARRY POTTER ET LA CHAMBRE DES SECRETS

Ce qu’il se passe : Harry s’apprête à effectuer sa deuxième rentrée à l’école des sorciers bouffis d’hormones. Mais avant la rentrée, il se voit mis en garde par un mystérieux Elfe de Maison, qui l’enjoint de ne pas retourner à Poudlard, pour cause de conjuration pas cool. Le môme n’en fait qu’à sa tête, et découvre au sein de l’école un complot des plus inquiétants.

Plusieurs personnes sont retrouvées pétrifiées, tandis qu’une rumeur mentionne l’ouverture d’une mystérieuse et maudite Chambre des Secrets, dont de gros vilains pourraient faire usage, afin de ramener Voldeprout à la vie. Comme de par hasard, on soupçonne Harry Potter. Ce dernier mettra fin à tout ce bazar avec l’aide salutaire d’Hermione et de Ron. Mais une chose est claire, des forces obscures travaillent au retour en force de celui dont on ne doit pas éternuer le nom.

 

photo, Daniel RadcliffeHarry "badass" Potter

 

Pourquoi ça marche : Avec 2h20 au compteur, La Chambre des Secrets offre aux parents désespérés une occasion inespérée de forniquer longuement, pendant que leurs enfants se ruinent le cerveau dans un nanar de compèt’. En 160 minutes, c’est littéralement une bonne moitié du kama-sutra que les heureux géniteurs pourront expérimenter, à moins qu’ils optent pour une séance de bondage, histoire d’expier leur erreur reproductionnelle à coup de cordages. Quoi qu’il en soit, ils remercieront Warner d’avoir pondu un interminable film pour hypnotiser leurs marmots. 

Pourque ça ne marche pas : Essentiellement parce que donner une caméra à Chris Columbus est à peu près aussi pertinent que d’offrir un stylo Montblanc à une poule et d’attendre qu’elle ponde une autobiographie teintée de phénoménologie. Ajoutons à ce triste constat un choix de production alors dans l’air du temps mais aux conséquences tragiques : une bonne partie des maquillages et des effets physiques préservés par le premier film a été remplacée par des barbouillages numériques immondes, qui rendent ce chapitre quasiment irregardable de nos jours.

 

photoUn climax vraiment très spectaculaire

 

7. HARRY POTTER ET LE PRINCE DE SANG-MÊLÉ

Ce qu'il se passe : Maintenant que Voldemort est de retour, le monde entier est en danger (sorciers et moldus compris). Alors que, durant l'été, Drago Malefoy est devenu un mangemort, Rogue a passé un pacte avec Bellatrix Lestrange et la mère Malefoy pour protégrer le jeune Drago (chargé d'une mission par Voldemort en personne). A Poudlard, Harry Potter devient un as en cours de potions grâce au livre d'un certain Prince de Sang-Mêlé et cherche à détruire avec Dumbledore les Horcruxes de Voldemort cachés un peu partout dans le monde.

Lorsqu'ils reviennent d'une mission, ils découvrent qu'une partie de l'école a été envahie par des mangemorts. Après les avoir combattus un temps, Dumbledore est piégé et désarmé par Drago Malefoy, chargé de le tuer. Mais comme il manque de courage, c'est finalement Severus Rogue qui lance un Avada Kedavra au vieux directeur. Alors que Harry le poursuit pour venger la mort de Dumbledore, Rogue réussit à s'échapper avec les autres mangemorts et lui annonce qu'il est le Prince de Sang-Mêlé. Le temps est grave et Harry, Ron et Hermione décident de partir en quête des Horcruxes manquant pour pouvoir tuer à jamais Voldemort.

 

Photo Tom FeltonTom Felton, un Drago Malefoy perdu entre le bien et le mal

 

Pourquoi ça ne marche pas vraiment : Si Harry Potter et les reliques de la mort (partie 1) est particulièrement lent rythmiquement parlant, David Yates sait en tirer profit (on y revient un peu plus bas). Des qualités qu'il a peut-être tiré de l'échec du sixième volet particulièrement confus. Le film manque évidemment de dynamisme, use de flashbacks (ou souvenirs) mal fichus visuellement mais ce n'est pas le pire. Le plus gros point noir de Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé repose surtout sur ses choix scénaristiques. Ici, les amourettes adolescentes prennent une trop grande importance au profit de la quête noire centrale du bouquin. En résulte, un mélange de moments sombres et dures et une forme de comédie ou niaiserie peu à propos. La tragédie qui s'annonce est bien peu mise en valeur ainsi.

Pourquoi ça marche un peu quand même : Le sixième roman de la saga de J. K. Rowling est sans doute un des meilleurs. Impossible donc que l'adaptation cinématographique signée David Yates soit totalement ratée. Ainsi, le film bénéficie certes de très peu de scènes d'action mais elles sont toutes très maîtrisées. La séquence dans la caverne signe le point d'orgue du long-métrage mêlant découverte magique, terreur et surtout passage de relai entre Dumbledore et Harry. La séquence finale à Poudlard conclut, elle, admirablement le film entre révélations et surtout grands moments d'émotions, le tout magnifié par la photographie du Français Bruno Delbonnel.

 

Photo Daniel Radcliffe, Michael GambonLa fin d'une époque dans une esthétique grisonnante magnifique

 

6. HARRY POTTER À L'ÉCOLE DES SORCIERS 

Ce qu'il se passe : Harry est un pauvre petit orphelin, que t'es obligé d'aimer vu qu'il est rangé dans un placard par ses odieux oncle et tante, qui préfèrent leur fiston obèse. Heureusement, Harry a du noble sang de sorcier, et il est un garçon pas comme les autres : c'est un enfant-star dans le monde des sorciers, depuis qu'il a survécu au diabolique Voldemort. Et en fait, tout lui réussit à Harry : il trouve de super potes avec Ron et Hermione, il est super courageux et le favoritisme lui tombe dessus dès son arrivée à Poudlard. Il a un destin extraordinaire Harry, et même s'il est tout petit, il affronte déjà un grand méchant et gagne. Harry sourit donc beaucoup, à pleines dents.

Pourquoi c'est pas bien : Bien sûr, Harry Potter à l'école des sorciers est le tout premier, il faut donc lui excuser bien des choses. Mais pas tout puisque le film de Chris Columbus reste bien fade, en terme de direction artistique déjà. Avec le recul, ce premier opus semble encore plus plat et sans partis pris, comme si l'intention ici était de concocter la superproduction la plus lisse et familiale possible, afin de sonder l'intérêt du public. La logique fait sens, vu les ambitions du studio vis-à-vis de la saga. Mais à l'écran, cette première aventure, hormis quelques images amusantes dans le climax en carton, est peu mémorable au-delà de son statut de démarrage. Et la dose écœurante de niaiserie, couplée avec des images de synthèse pas bien heureuses, n'aide pas.

Pourquoi ça peut aller quand même : Justement parce que c'est le premier, et donc un épisode fondateur, incontournable, qui est donc obligé de raconter des choses importantes (contrairement à d'autres épisodes). Le charme opère donc plus par nécessité qu'autre chose. Reste qu'il y a des choses amusantes, comme cette partie d'échec. Et que tout le monde lui a bien plus pardonné qu'à la Chambre des Secrets, pourtant à peu près aligné sur les mêmes défauts.

 

Photo Daniel RadcliffeHarry à la découverte de sa baguette

 

5. HARRY POTTER ET LA COUPE DE FEU

Ce qu'il se passe : Après avoir été hanté par Voldemort et avoir assisté à une finale de coupe du monde de Quidditch mouvementée avec l'arrivée des mangemorts, la rentrée à Poudlard est pleine de surprise pour Harry. Ron, Hermione et lui apprennent que cette année y aura lieu le Tournoi des Trois Sorciers.

Harry va être choisi de façon inattendue et va devoir participer à un concours d'apnée, affronter un dragon et ramener la coupe à la maison (Vegedream tmtc). Sauf qu'à cause d'un trompe Fol'Oeil, il est piégé aux côtés de Voldemort ressuscité. Il essaye de tuer Harry mais ne réussit pas. Harry s'échappe et annonce le retour de Voldemort, les membres de l'Ordre du Phénix le croient mais pas le Ministère de la Magie, et pourtant...

 

Photo Daniel RadcliffeUn joli oeuf d'or que voilà

 

Pourquoi il est vraiment pas mal : Mike Newell n'est pas un réalisateur de folie. Cependant, il tire le meilleur du bouquin en jouant de la richesse du monde des sorciers (quidditch, portoloin) et ses nouveautés pour son adaptation. Qu'il s'agisse des décors, des costumes ou des effets visuels (la partie sous l'eau), Harry Potter et la Coupe de Feu impressionne visuellement et offre de vrais moments épiques (l'épreuve du dragon, le grand final). Bien plus important, il marque surtout un véritable tournant dans l'univers de la saga puisqu'il lance définitivement Harry Potter et ses amis dans une saga plus mature, adulte et noire, grâce à un opus initiatique plus profond qu'il n'y paraît. Et puis, c'est le film qui a lancé la carrière de Robert Pattinson alors rien que pour ça...

Pourquoi il n'est pas totalement réussi : Clairement la mise en scène de Mike Newell est d'une extrême pauvreté et n'apporte strictement rien à l'oeuvre qui manque cruellement de personnalité. A côté de cela, le jeu des jeunes comédiens est toujours aussi faiblard qu'il s'agisse du trio principal ou pire du personnage de Viktor Krum incarné par Stanislav Ianevski extrêmement mauvais. Enfin, la narration du film n'est pas optimale puisqu'après un début percutant, l'intrigue subit un grand flottement pendant une bonne demi-heure avant de retrouver son rythme de croisière. Dommage.

 

Photo Daniel Radcliffe, Robert PattinsonFini la rigolade, bonjour la terreur

 

4. HARRY POTTER ET LES RELIQUES DE LA MORT PARTIE 2

Ce que ça raconte : Harry, Ron et Hermione continuent leur quête des Horcruxes pour en finir avec Voldemort. Ils en volent un à Gringotts, puis vont à Poudlard pour les suivants. Voldemort se met à assiéger le château, mais ça marche pas terrible (même si plein de gens meurent, mais le film s’en tape). Il tue Rogue (un type super chouette en fait), pensant que ça le fera devenir le vrai maître de la baguette de Sureau, mais ça marche pas de ouf non plus (décidément).

Gloubiboulga messianique nul et moche dans une forêt, puis sur la voie 9 3/4 aka le Paradis. Harry et Voldy se battent, chope, TP, Kamehameha Père-Fils contre Garlic Canon, mort de Voldemort en mode Thanos qui claque des doigts, épilogue gênant avec des maquillages ratés. FIN

Ce qui marche : Alors c’est super simple, toute la première partie. Le casse de Gringotts est prenant, et si le renversement de Rogue est traité par dessus la jambe, le début de l’assaut sur Poudlard et les péripéties de la salle sur demande se suivent bien. Le sentiment de désespoir est prégnant, et l’imagerie de la cité sur la colline (ou Londres bombardé, comme vous voulez) pertinent sans être trop appuyée. Et puis le moment de grâce pure : la mort de Rogue, qui est un vrai éclair de génie. David Yates alterne une scène d’une sécheresse choquante (violence hors-champ, refus de la dramatisation par la musique) pour mieux préparer le grand drame de la pensine. Ça marche à fond, on pleure et on se tatoue Always sur le front.

 

photo, Daniel Radcliffe"Mais non, ne me dites pas que c'est le dernier film ?"

 

Ce qui ne marche pas : Alors c’est super simple, toute la deuxième partie, après la mort de Rogue. Qu’un film rate un peu son final, bon ça arrive, c’est dommage, c’est un exercice difficile. Sauf qu'Harry Potter et les reliques de la mort (partie 2) lui se plante violemment, dans les grandes largeurs comme dans le détail.

Récit sur-explicatif, symbolisme pesant et ampoulé versant dans le spirituel vaguement christique à deux balles... tous les choix sont mauvais. On doit, par exemple, se taper toute la scène super nulle de la voie 9 3/4 du Paradis juste pour faire revenir Dumbledore, alors que d’autres personnages secondaires clés sont scandaleusement évacués (Tonks, Remus... mais on souligne particulièrement l’aberrant duel Bellatrix Lestrange / Molly Weasley) ou ramenés (Neville, très fort en magie du montage). Le duel final, véritable montagne qui accouche d’une souris, vient quant à lui nous signifier que l’inspiration a définitivement quitté le plateau. Et non, on ne reviendra pas sur cet embarrassant épilogue.

 

photoVoldemort tentant de tuer la rédaction en vain

 

3. HARRY POTTER ET L'ORDRE DU PHÉNIX 

Ce qu'il se passe : Ça commence à partir en vrille pour Harry, poursuivi par des Détraqueurs dans son quartier, et viré de Poudlard parce qu'il a utilisé de la magie devant son abruti de cousin. Heureusement, on sort encore un joker pour lui : l'Ordre du Phénix, un club de sorciers qui veulent affronter Voldemort. Mais faut pas trop lui faciliter la vie, donc on sort encore un nouveau professeur : Dolores Ombrage, gros bonbon sucré tendance réac de droite.

Comme d'hab, c'est une méchante côté Voldemort et on l'a tous compris, et elle va semer la terreur bureaucrate et politicienne. Pour une sombre histoire de boule de cristal, les héros affrontent les mangemorts, et la géniale Bellatrix tue Sirius. Harry est colère, mais il est bon, donc il ne la tue pas. En revanche, on arrête de prendre les sorciers pour des demeurés : ils reconnaissent ENFIN que Voldemort est officiellement de retour, et ça va chauffer.

 

Photo Ralph Fiennes"I'm back biache"

 

Pourquoi c'est vraiment bien : Parce que c'est l'un des épisodes les plus carrés et maîtrisés de la saga. Premier film de la saga signé David Yates, passionné ou séquestré par le studio puisqu'il a réalisé les trois suivants et continue avec Les Animaux fantastiques, Harry Potter et l'Ordre du Phénix s'impose comme une superproduction visuellement spectaculaire, qui laisse enfin un peu les sorciers utiliser la magie. Il y a la sensation que l'univers s'élargit enfin, sort des sentiers battus de Poudlard, assume enfin sa fantaisie et ouvre de nouvelles portes en terme de décors et d'ambiances. Par ailleurs, c'est encore une étape dans le virage plus sombre de la saga, avec la mort d'un personnage central, et un aperçu des enjeux à venir. Avec en plus Helena Bonham Carter qui vient donner un peu de vie à ce festival de têtes tristes et sérieuses.

Pourquoi c'est pas parfait : La sensation que les intrigues se répètent et tournent en rond (nouvelle année, nouveau prof diabolique), et que Daniel Radcliffe et Emma Watson sont capables du meilleur comme du pire dès qu'il y a quelque chose à jouer. Et le coup de ralentir toute l'histoire parce que personne ne croit Harry et Dumbledore, avant qu'il ne soit en gros trop tard, sent le réchauffé à plein nez. 

 

photo, Daniel Radcliffe, Gary OldmanBientôt la fin pour l'un des meilleurs personnages de la saga

 

2. HARRY POTTER ET LES RELIQUES DE LA MORT (PARTIE 1)

Ce qu'il se passe : Dumbledore n’est plus et Voldemort est de retour en pleine capacité : c’est la misère totale. Harry, Ron et Hermione sont contraints de fuir, plus isolés que jamais tandis que les alliés tombent (Maugrey Fol'Oeil, Hedwige). Ils marchent pendant des heures, trouvent un Horcruxe, marchent, dansent sur du Nick Cave, détruisent l’Horcruxe, marchent, en apprennent plus sur les Reliques de la Mort, courent, se font capturer puis sauver par Dobby, qui en meurt. Voldemort vole la baguette de Sureau dans la tombe de Dumbledore.

 

photo, Emma Watson, Rupert GrintVeuillez patienter

 

Pourquoi ça marche : Cet épisode d’Harry Potter est très facilement un des meilleurs films de la saga, tout simplement parce que c’est probablement le plus intime de tous. Prenant les attentes du spectateur complètement à contrepied, David Yates fait ici le choix audacieux de ne pas livrer un blockbuster d’action/aventure comme un autre, mais un vrai film d’errance et de déshérence, mélancolique, posé (lent diront les détracteurs) et anti-spectaculaire au possible, dont le sommet émotionnel est atteint lors de la danse entre Harry et Hermione.

Pourquoi ça marche pas : Globalement on aime bien le film, alors ça fait un peu du mal de le dire mais allons-y. Autant la dilatation du temps ressenti fonctionne bien, autant la gestion du temps de la narration boîte un peu, et on sursaute un peu lorsque le film souligne certains marqueurs temporels (surtout Noël). Nos trois acteurs jouent toujours mal. Ça passe hein, surtout vue la perf ahurie d’Helena Bonham Carter, mais c’est toujours pas terrible. Enfin, on sent dans quelques images et quelques looks (genre le chef des Rafleurs, ou le mariage chez les Weasley) que Twilight est bien à la mode en 2010.

 

photoLa fin approche et va te choper

 

1. HARRY POTTER ET LE PRISONNIER D'AZKABAN

Ce qu’il se passe : Harry Potter entame une nouvelle saison d’aventures à Poudlard. Mais cette année s’annonce sous de bien sombres hospices, puisque l’individu condamné pour avoir livré ses parents à Voldemort est de nouveau en liberté. Enfermé à Azkaban, Sirius Black (Gary Oldman) aurait dû ne plus jamais être une menace pour quiconque et certainement pas Harry et les siens. Manque de pot, avec son évasion, c’est tout le quotidien de Poudlard qui est menacé.

Les horribles gardiens de la mythique prison, les Détraqueurs, rôdent, et s’ils sont supposés protéger nos héros, leur présence n’est pas franchement rassurante. Et comme toujours, notre binoclard à balais va comprendre que des choses pas tout à fait catholiques se trament autour de lui et que tous ses professeurs ne sont pas aussi respectables qu’il y paraît.

Et si tout le monde lui mentait ? C’est la question qu’il pourra se poser après une terrible découverte. Sirius Black, en réalité son parrain, n’a jamais trahi, mais fut piégé par Peter Pettigrow, sa soi-disant victime. Et tout ça va péter à l’occasion d’une confrontation où vont s’affronter tous ces personnages… et un loup-garou.

 

photoUn look loin des gros bourrins-garous habituels...

 

Pourquoi ça marche : Miracle, même au sein d’une série cadenassée à mort par son studio, conçue par et pour le fan service le plus stérile, produite au pas de course, il peut exister un ilot de créativité, ici incarné par le metteur en scène Alfonso Cuarón (futur réalisateur des Fils de l'homme ou Gravity). Aujourd’hui encore, on comprend mal comment Warner a eu l’audace de donner à un créatif aussi irréductible les clefs d’un tel blockbuster. Et le résultat est sans appel : seul film de la franchise à bénéficier d’une véritable mise en scène, d’une patte, d’une âme et d’une riche palette d’émotions.

Pourquoi ça ne marche pas : Cuarón, ordinairement grand maître de la narration, orchestre le plus souvent des récits à la fluidité admirable. Rien de tel ici, puisqu’il doit premièrement respecter le cahier des charges de cet énorme chantier qu’est la saga Harry Potter. Il ne peut pas totalement jeter à la poubelle l’héritage de Chris Columbus entre autres. Puis, il ne peut pas non plus traumatiser totalement les enfants. C’est sans doute la raison pour laquelle on voit peu son sublime loup-garou.

 

photoLes Détraqueurs

Tout savoir sur Harry Potter et les Reliques de la mort - 2ème partie

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commentaires
jessyjoe
08/01/2021 à 01:13

Les arguments laisse clairement à désirer.
On voit la haine totale sans réel justification envers Columbus.
Les deux premiers films reste très beau et fidèle aux livres.
Le deuxième et dans la veine du premier et les effets visuels reste de qualité surtout pour l’époque donc aucun mal à revoir ça aujourd’hui.
Le 3 est celui qui s’éloigne trop des Livres en présentant une version bien plus sombre et plus terne de l’histoire, en plus la transition est bien trop brutale entre le 2 et le 3. D’ailleurs en ayant lu le tome 3 après avoir connu le film, j’avais l’impression de redécouvrir l’œuvre totalement.
Après un classement est très subjectif donc normal que chacun a son avis mais de la à qualifier HP2 de « Nanar de compet’ » je trouve pas ça justifié. Malheureusement aujourd’hui on qualifie bien trop souvent à tord un film qu’ont aime pas de « Nanar » sans connaître la définition du mot.

Gollem13
17/12/2020 à 12:09

D'accord que pour votre numéro 1 que je revois toujours volontaitement. L'épisode 7 est juste catastrophique pour moi. Il.ne s'y passe rien. Un filler à 150M.

BdfMatt
16/12/2020 à 02:57

Olala, je suis mort x)
C'est dingue les goût et les couleurs ????
Perso, ma liste c'est: 6, 7(2), 3, 2, 4, 1, 5, 7(1)
Après, je n'ai pas lu les livres, donc il est normal que mon avis soit différent, mais franchement, je peux pas laisser passer ça, le 6 que vous avez placez si bah ! Pour moi, c'est le meilleur, et qui mérite amplement sa place dû à sa direction artistique ????, qu'il est beau,
Mais voilà je voulais juste donner mon avis, à vous d'en faire ce que vous voulez après...

Julia
15/12/2020 à 23:02

Faire un classement sur une saga aussi légendaire qu’Harry Potter est clairement impossible car tout le monde a un avis différent sur les films, les livres, les personnages ect.. personnellement le 3 est celui que j’ai le moins aimé est mon classement serait plutôt comme ça (du meilleur au pire): 7(2) > 6 > 4 > 1 > 7(1) > 5 > 2 > 3. Surtout que vos arguments n’ont parfois aucun rapport avec Harry Potter et sont très absurdes..

Mouais Bof...
15/12/2020 à 22:50

Ne faites pas comme les mecs de Nociné.Restez objectifs E.L.

Cuaron',aussi génial soit-il n'a pas réalisé le meilleur Harry Potter.

Classement bizarre et avec de simplistes arguments.

Morgane
15/12/2020 à 19:13

Dommage ce top est vraiment de parti pris ???? Visiblement vous vouez une haine viscérale à Chris Colombus et votre top ne reflète pas vraiment la réelle qualité des films ni l'avis de la majorité des fans de ciné et/ou d'HP, même si bien sûr un avis reste subjectif, chacun le sien ???? Par rapport au rendu livre au film par exemple, et même pour l'ambiance, personnellement je place vraiment le 6 et le 4 en toute fin de top, le 1 pour le coup reflète très bien l'ambiance du livre !

Fraise
15/12/2020 à 14:46

Découvert au hasard durant la fête du cinéma car la séance pour le film que je voulais voir était complète, j’ai adoré le 3 eme opus.
J’avais déjà lu le premier des années avant mais ce film m’a donné envie de me plonger dns les livres.
J’ai adoré lire le prince de sang mêlé et pour Le coup détesté le film Tellement il s’éloigne du livre et que je trouve le style du réalisateur extrêmement mauvais. Malheureusement c’est toujours le même depuis maintenant 6 films de la franchise, quel gâchis.

Miami81
15/12/2020 à 12:21

On va pas se mentir hein?, Chris Colombus n'a été choisi que parce que son nom faisait un temps soit peu sorcier. Bon juste pour dire que votre blague avec la poule m'a fait marrer. Pour le reste, je ne sais pas trop, je ne me souviens pas assez des films pour les classer, juste que les romans étaient plus sympa à lire que les films à regarder, et qu'à trop respecter l'œuvre originale chapitre par chapitre, on fini par se retrouver avec des films qui manquent de peps à l'instar de Hunger game.

Tymo
15/12/2020 à 12:19

@Myst

C'est marrant comme y'a aucune règle surtout.
Je n'ai pas lu les livres, et je trouve le 3ème plutôt bien.
Une amie adore les livres et les connaît par coeur, et déteste le 2ème, de très loin le pire à ses yeux. Et elle aime beaucoup le 3, malgré les libertés prises.

Morcar
15/12/2020 à 11:35

Comme quoi il est impossible de mettre les gens d'accord sur une telle saga.
Pour ma part, je n'ai jamais été grand fan de la franchise (je n'ai même toujours pas vu le 8) et n'ai pas lu les bouquins. Mais au fil du temps, vu tout le bien qu'on m'en disait autour de moi, je me suis forcé à les voir.

Et celui que j'ai le d'avantage apprécié était le 4 (le seul vu au cinéma), tandis que celui que j'ai trouvé le pire est le 5 (un film qui ne sert à rien, on termine au même point qu'on a commencé).

Evidemment, la réalisation de Chris Colombus est la plus planplan, mais pour une telle saga, je ne trouve pas que ça soit une bonne chose d'avoir laissé une telle liberté à Cuaron sur le 3, tant l'univers du film n'a plus rien à voir avec les deux premiers volets. Si au moins le changement avait été progressif. Mais là, on a carrément l'impression d'être dans un univers parallèle à celui des deux premiers films.

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