Clint Eastwood : un maître de guerre sur la route du nanar

Simon Riaux | 23 février 2020
Simon Riaux | 23 février 2020

Icône indépassable du cinéma américain, Clint Eastwood revient avec Le Cas Richard Jewell. C’est l’occasion de revenir sur un des aspects les plus déroutants de sa filmographie.

Peu de metteurs en scène ont réalisé autant de chefs-d’œuvre que Clint Eastwood. Officiant aussi bien du côté du grand mélo, que du polar, du western, du road movie ou du film de guerre, l’artiste ressemble à une encyclopédie du 7e Art hollywoodien, auquel il aura légué plusieurs pièces maîtresses. Prenant sans cesse des risques et questionnant les mythes qui l’ont forgé, Eastwood s’est souvent lancé dans des aventures filmiques audacieuses.

Et si ces prises de risques ont souvent payé, façonnant au fil des décennies sa statue de dernier géant du classicisme, doublé d’un anar droitier volontiers caricaturé en vilain facho, elles ont aussi occasionné leur lot de sorties de route. En effet, tout monument qu’il soit, il a réalisé quelques fumants nanars. Et le plus fascinant avec cette série de films parfois catastrophiques, c’est que même quand il s’agit de se foirer dans les grandes largeurs, Clint le fait mieux que les autres. Regardez donc la bande-annonce de son nouveau film, et embarquez pour notre grande farandole des films loupés du génial Clint.

 

 

LA SANCTION - 1975

Et si Clint Eastwood était James Bond ? Et si Clint Eastwood OSS 117 ? Et si Clint Eastwood était alpiniste ? Et si Clint Eastwood était collectionneur d'Art ? Et si Clint Eastwood était un Don Juan ?  Et si Clint Eastwood était Indiana Jones ? Et si Clint Eastwood était tout ça ? À chacune de ces questions, La Sanction répond "Oui ma couille !", tentant de mêler les grands stéréotypes du héros Eastwoodiens à absolument toutes les modes possibles et imaginables.

Voyez plutôt : ce bon Clint interprète ici Jonathan Hemlock, professeur et collectionneur d'Art, grand amateur de bons vins et de femmes, tueur professionnel à ses heures perdues. Sirotant une douce retraite, il doit sortir de son oisiveté afin de venger le meurtre d'un vieil ami. Voilà en effet un pitch qui renarde bon la gonade de surhomme luttant depuis les collines de Hollywood contre la dépravation des 70's. Le résultat est si absurde et difficile à se représenter comme une aventure narrée au premier degré, qu'il est bien difficile de lui reprocher sa grande bêtise. Peu connu, attachant et tournant à l'absurdité chimiquement pure, La Sanction est un OVNI particulièrement goûteux.

 

photo, Clint EastwoodCliffhanger, ce n’était pas encore ça

 

FIREFOX, L'ARME ABSOLUE - 1982

Ce Firefox a beau renarder copieusement du goulot, il est devenu avec les années un divertissement furieusement drôle. Il faut dire qu’à peu près tous les clichés de son époque s’y donnent rendez-vous. Des vilains Russes à l’accent indigne d’un porno sibérien, une intrigue à base d’espionnage, mais surtout de gros bras, une arme ultime produite par l’URSS (à l’appellation curieusement anglophone), un Clint imperturbable, un design option le plastique c’est vraiment chic… Bref, pour les nostalgiques de l’action patriotique des années 80, ce Firefox fait office de Madeleine de Proust rôtie au sang de vilain coco.

En revanche, si vous n’êtes pas attaché à l’époque et à tous ces ingrédients un peu particuliers, le visionnage de ce gros pudding dont les effets spéciaux ont tragiquement vieilli pourrait bien vous rayer le cristallin à jamais. À moins, bien sûr, que vous n’ayez développé, depuis le visionnage de Furtif, une passion coupable pour les avions du futur ringard qui n’existeront jamais. Si tel est le cas, vous tenez probablement le chef-d’œuvre du genre.

 

photo, Clint EastwoodIl a pris cher Tom Cruise

 

LA RELÈVE - 1990

Quand il est un peu paumé, Clint hybride ses succès passés et les modes du moment. Ici, c'est le noyau d'action badass de L'Inspecteur Harry qui vient faire des mamours au buddy movie. Le souci, c'est que le cinéaste n'a pas la légèreté d'un Shane Black (sans déconner) et que son personnage de flic à la gâchette facile l'intéresse surtout quand il s'agit de le confronter à ses limites. Par conséquent, faire équipe avec Charlie Sheen dans un film d'action bourrin a beau paraître une bonne idée, en l'état, on assiste surtout à l'ouverture d'un charnier d'idées foireuses.

L'absurdité du projet donne la fausse impression que Clint est tout rouillé, son charisme grippé, tandis que l'absence d'alchimie avec son jeune comparse confère au duo une profonde antipathie. Ajoutons à cela des dialogues très lourds et un scénario bourré de ventres mous, pour mieux saisir l'étendue de l'échec. Mais La Relève a au moins pour lui un désir de pousser dans leurs derniers retranchements les clichés du héros Eastwoodien, avec un jusqu'au-boutisme déjà anachronique à l'époque. Dans cette dimension parallèle, notre héros attire à lui la concupiscence de la galaxie, toutes les femmes, surtout la méchante entreprenant d'abuser de son corps d'Apollon un peu rance.

Heureusement, si Clint est victime d'un viol à l'eau minérale d'une rare sauvagerie, il se verra vengé par son enthousiaste acolyte, qui exécutera la vilaine méchante de plusieurs belles de gros calibres à bout portant, s'assurant avec un grand professionnalisme de sa mort. Le tout dans un sommet de ridicule qui désamorce grandement le sexisme de la chose, et lui donne des airs de comédie apocalyptique d'un  genre nouveau.

 

photo, La Relève"Ce n’était vraiment pas traumatisant du tout de tuer tous ces méchants-là."

 

LES PLEINS POUVOIRS - 1997

Le Président, sous ses airs affables de grand homme politique, est en fait un vilain pervers qui fait rien que tuer des femmes après leur avoir fait des cochoncetés. Et ça c’est toujours une mauvaise idée quand Clintou est dans le coin ou, comme dans ce cas précis, planqué derrière un rideau. C’est bien simple, rien ne va dans ce thriller auquel on ne croit jamais, dont chaque articulation achève de rendre l’intrigue, grossière et ridicule. Impossible de s'intéresser vraiment à cette traque, dans laquelle un vieux grigou décide de renverser le Président des États-Unis, mais en se complexifiant terriblement la tâche. En effet, il paraît évident que notre héros pourrait régler le problème... dès l'ouverture du film, ce qui rend tout ce qui suit aussi poussif qu'invraisemblable.

Et puis bon, on le connaît Clint, ce qu’on veut, quand il s’en prend au Président des États-Unis d’Amérique, c’est qu’il casse des bouches, pas joue le voleur d’art un peu mateur et redresseur de torts. Malheureusement, il semble désormais évident que l’interprète de L'Inspecteur Harry n’a plus l’envie ni la capacité de transformer ses contemporains en purée. Et c’est bien triste.

 

photo, Clint Eastwood"Tire mon doigt, punk"

 

SPACE COWBOYS - 2000

Difficile de croire que ce film ait pu être envisagé un jour comme un hommage à Howard Hawks, tant le résultat se rapproche des grandes heures de Jean-Marie Poiré. Et pourtant, sur le papier, il y avait de l'idée. Un récit faisant la part belle aux professionnels et aux perfectionnistes, traitant d'amitié virile, de fierté et de dignité, le tout au sein d'un domaine technique en diable : l'aérospatiale. Manque de pot, Clint Eastwood n'est que rarement à l'aise avec la comédie et son style millimétré s'accorde mal à la poilade cosmique, comme en témoigne ce ratage cosmique.

Persuadé de pouvoir emballer une comédie de vieux bonshommes, nous narrer la préparation d'une mission complexe puis toute une série de péripéties plus énormes les unes que les autres, le film ne trouve jamais son ton. Il faut dire que le réalisateur n'est pas aidé, tant il paraît ne pas réussir à diriger son phénoménal casting. Donald Sutherland fait mumuse avec son dentier, sous les yeux embués de scotch de Tommy Lee Jones, pendant que James Cromwell fronce les sourcils comme une gouvernante dans un mauvais vaudeville. Houston, on a un problème.

 

photo, Clint Eastwood, Tommy Lee JonesUn de ces deux comédiens se sent vraiment très seul

 

CREANCE DE SANG - 2002

Avec ce récit centré sur un profiler du FBI dont la vie personnelle et professionnelle a été bouleversée par une greffe de coeur, on ne sait pas bien ce qu'a voulu faire Eastwood. Il manque terriblement d'énergie et ne parvient pas à nous faire croire à la motivation de cette énième itération du flic taillé dans un noble bois, et plein d'échardes. L'étude de caractère n'est pas d'un grand intérêt, et l'investigation au coeur de l'intrigue est bien loin d'être fascinante. L'acteur-réalisateur paraît déconnecté de son époque comme rarement.

Un peu comme si, revigoré par le visionnage d'un Seven, le grand Clint avait tenté à son tour de repenser la figure du tueur en série, mais sans parvenir à lui donner chair. Même Anjelica Huston traverse le film comme un fantôme, ce qui n'est jamais bon signe. Avec le recul, tout semble indiquer que cette Créance de sang marquait surtout la fin d'une époque, l'avènement d'une bascule thématique, qui prendra forme dès l'année suivante avec Mystic River. Clint est de moins en moins fait pour divertir, la mort hante désormais son cinéma, et pas question de greffe pour remettre une pièce dans la machine.

 

photo, Clint Eastwood, Anjelica Huston"Alors déjà poupée, j'ai pas le coeur dans le dos hein."

 

INVICTUS - 2009

On a souvent moqué la tendance de Woody Allen à tourner un nanar dans une capitale européenne contre de généreuses subventions issues des offices du tourisme locaux. Mais pour le coup, Clint Eastwood n'a pas fait mieux avec cet Invictus lénifiant. Tout d'abord, pour qui apprécie la force et l'intemporalité du découpage propre au metteur en scène, regarder ce long clip publicitaire aura des airs de torture terriblement sophistiquée. L'image paraît curieusement atone, la tension ne transparaît jamais, même dans les séquences d'affrontement sportif ou de joutes politiques.

C'est un peu comme si le républicain énervé, le cowboy crépusculaire et l'artiste auscultant toujours plus implacablement ses doutes avaient laissé la place à un communicant sous Lexomil, chargé de faire la publicité de la réconciliation sud-africaine. Et si derrière la caméra, on peine à distinguer Eatswood, le fait est qu'il n'est pas aidé par ses comédiens. Non seulement Matt Damon semble annoncer que sa collaboration avec le géant sera restée curieusement infructueuse, mais il ne peut guère compter sur le répondant de Morgan Freeman, qui paraît grillé par le soleil comme un taco oublié aux abords de la vallée de la Mort.

Enfin, nos pensées les plus contrites vont aux amateurs de rugby, qui pensaient jusqu'alors que leur sport favori était un mélange de grandeur, de puissance, de bordel et d'enthousiasme. Ils découvriront à l'occasion d'Invictus qu'on peut aussi le représenter avec la grâce d'un concours de ballet pour lamantins.

 

photo, Morgan Freeman, Matt DamonVous prendrez bien une petite coupe ?

 

AU-DELÀ - 2010

Quand un géant du cinéma nous la joue crise de foi, ça passe ou ça casse. Et dans le cas présent ça ne passe pas, mais alors pas du tout. On comprend d'ailleurs mal ce que cherche à nous raconter Clint, qui se contente d'aligner des clichés éculés sur la parapsychologie, les dons médiumniques, la vie, la mort. Pourtant, les spectres et autres figures fantomatiques ont toujours hanté son cinéma, notamment dans ses westerns, qui flirtaient parfois volontiers avec le fantastique (L'Homme des hautes plaines), mais ici, Eastwood explore plus les terres d'Elisabeth Tessier que celles du questionnement existentiel.

Accompagné de comédiens tous au bord de l'AVC, le réalisateur semble se perdre un peu plus à chaque scène, et ce jusqu'à un épilogue qui n'essaie même plus de masquer sa dimension auto-parodique, tant les greffes entre les différents arcs scénaristiques sont voyantes. Formellement, le résultat est d'une laideur confondante, ce que le classicisme du metteur en scène ne peut dissimuler convenablement. Il faudra attendre  Le 15h17 pour Paris afin de retrouver un aussi évident déraillage artistique.

 

Photo Cécile de FranceL'attaque des profanateurs de coiffure

 

J. EDGAR - 2011

Un maître du 7e Art, plutôt droitier, se penche sur une des figures les plus ambivalentes et ombrageuses de la politique américaine, dont les actions ont façonné une culture du secret et de la manipulation au sein des agences fédérales qui ont inspiré jusqu'aux législations du Patriot Act. Le programme était incroyablement prometteur... Avant de se muer en pastiche constipé du Muppet Show. C'est bien simple pour retrouver un si triste rendez-vous raté, il faut remonter jusqu'au Dahlia noir de Brian De Palma.

Comme intimidé par l'ampleur mythologique de la figure de J. Edgar Hoover, le réalisateur peine franchement à traiter de son héritage, passant quantité d'éléments sous silence, quand il ne les simplifie pas à l'extrême (la confrontation avec les Kennedy, emballée en deux malheureuses scènes), le scénario ignore tout ce qui fait la puissance tragique du personnage, pour se concentrer sur une bluette embarrassante. Clint Eastwood reprend à son compte la rumeur voulant que le directeur originel du FBI ait vécu en secret une histoire d'amour homosexuelle 40 ans durant avec son premier adjoint.

Malheureusement, entre clichés antédiluviens, scènes d'intimité d'une maladresse spectaculaire et dialogues interprétés avec la finesse d'enclumes lancées dans un accélérateur à particules, rien ne va, et le film s'achemine lentement mais sûrement vers le point de non-rupture nanar. Et quand les maquillages les plus surréalistes de la décennie passée apparaissent à l'écran, on croit un instant à une pure hallucination, tant le résultat paraît invraisemblable.

 

photo, Leonardo DiCaprioQuand tu sens que l'Oscar, ce n’est pas pour cette année

 

LE 15H17 POUR PARIS - 2018

L'héroïsme américain, son statut et sa réception travaillent Clintou depuis des décennies, c'est même devenu le centre névralgique de son univers créatif au cours des dernières décennies. Et avec Le 15h17 pour Paris, l'artiste s'est risqué à une pure expérimentation... qui lui a pété au nez. Traitant de l'attentat interrompu par de jeunes soldats américains en goguette, à bord d'un Thalys en août 2015, le film prend le risque de l'hyper-réalisme, choisissant carrément pour interprètes les véritables marines qui sont intervenus.

Le dispositif est casse-gueule, et à l'image, on sent bien que le réalisateur perd progressivement le contrôle du projet. Ses héros jouent comme des tanches beurrées à la bière, le rendu naturaliste est triste à pleurer... pire encore, le scénario, en voulant se concentrer sur le quotidien de deux jeunes Américains finalement bien ordinaire, ne parvient pas à relever la sauce. D'où l'étrange impression d'assister à un piratage mental d'un des plus grands cinéastes américains, exécutés par les équipes de France 3 pays du Poitou. Un évènement en soi, mais pas de ceux qu'on souhaite se rappeler.

 

Affiche

commentaires

Megamind
27/02/2020 à 12:47

Mettre "nanar" dans votre titre pour certains films d'Eastwood, c'est une insulte aux vrais nanards !

Hocine
27/02/2020 à 09:41

Robert Lorenz, qui a travaillé avec Clint sur plusieurs de ses films, de Sur la Route de Madison à American Sniper, d’abord comme assistant-réalisateur puis comme producteur, a déclaré qu’il est parfois arrivé que Clint tourne des films pour rester actif. Même si certains projets ne le passionnaient guère.
Robert Lorenz avait cité pour exemples, Créance de Sang et Jersey Boys. Clint tourne beaucoup et il ne peut pas être à fond tout le temps.

Maintenant, au sujet de la liste des nanars de Clint selon Écran Large,
la plupart de ces films comportent des qualités qui font que je ne les qualifierais pas de nanars.
En somme, c’est subjectif.
Traditionnellement, on a tendance à considérer des films tels que Le 15h17 pour Paris, Firefox, La Relève, La Sanction et Au-Delà comme ses films les plus ratés.
Clint Eastwood a toujours tenté quelque chose de différent, même si le résultat escompté n’était pas garanti. C’est sans doute l’une des raisons qui le poussent à continuer à faire des films.
Tout au long de sa carrière, il a parfois fait des compromis avec les studios pour pouvoir acquérir et conserver sa liberté et son intégrité d’artiste. Il a par exemple fait La Relève pour pouvoir faire Chasseur Blanc Coeur Noir.
Il aurait fait La Sanction parce qu’il devait encore un film à Universal, avant de s’installer à la Warner.
Le défi de Space Cowboys était de faire un film avec des effets spéciaux alors qu’il s’était juré de ne plus en faire après l’expérience mitigée de Firefox.
Il m’arrive de revoir des films qu’il a faits à une époque où il n’était pas encore considéré comme un réalisateur majeur. Et franchement, la qualité était déjà là.
Par exemple, la bande originale de La Sanction par John Williams vaut le détour, ses scènes de montagne également. Revoir Clint et George Kennedy ensemble après Le Canardeur était également fun.

Enfin, Clint Eastwood, comme tout autre réalisateur, a le droit de rater des films.

Insgardoced
26/02/2020 à 00:28

Franchement , invictus est excellent et j’adore le rugby...

Charles14
25/02/2020 à 10:45

@Flash : quelle répartie originale et cinglante, quelle argumentation solide et convaincante, je suis ébloui

Flash
25/02/2020 à 07:22

@Charles14, arrête de creuser, tu viens de toucher le fond.

Rorov94
25/02/2020 à 00:38

Des barres de rires cet article!
EL vous venez de vous faire déchirer!

luthéo
24/02/2020 à 23:51

ce bonhomme est une vraie légende

Charles14
24/02/2020 à 18:07

@sylvinception : qu'est-ce qui est trollesque? le fait de relever que l'interprétation grimaçante de Sean Penn dans Mystic River est grotesque et rend le film très balourd? Que le Maître de guerre où Eastwood s'auto-caricature en militaire borné et réac est nul? Ou qu'on pourrait peut-être s'interroger sur le piédestal sur lequel on met un cinéaste (surtout en France) qui a réalisé pas mal de films de médiocres, faibles ou ratés à côté d'éclatantes réussites?

Deny
24/02/2020 à 14:37

Mince, des films que j'aime sont des nanars!

sylvinception
24/02/2020 à 13:40

Pas du tout d'accord concernant "Space Cowboys" (superbement mis en scène... et tellement moins chiant qu'"Apollo 13!!) et "Les Pleins Pouvoirs".

Sinon pour un exemple de "vrai" troll, voir ci-dessous notre ami Charles 14, qui nous fait bien rire.

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