Joker vs Batman : 5 fois où le Clown Prince du Crime a surpassé le super-héros DC

Arnold Petit | 29 septembre 2019 - MAJ : 30/09/2019 19:15
Arnold Petit | 29 septembre 2019 - MAJ : 30/09/2019 19:15

Le Joker a eu le droit à une nouvelle adaptation de la part de Todd Phillips, qui sort le 9 octobre prochain (et dont vous pouvez trouver notre critique ici). Pour l’occasion, on a décidé de revenir sur cinq moments où le Clown Prince du Crime a surpassé Batman.

Éternel ennemi de Batman, Le Joker est une force destructrice incontrôlable qui tue, massacre et s’amuse de voir le monde brûler. Convaincu qu’il rend le Chevalier Noir à chaque fois de plus en plus fort, il frappe sans prévenir et saccage Gotham sans se soucier du chaos engendré ou du nombre de cadavres laissés derrière lui.

Si la plupart du temps, l’homme chauve-souris réussit à stopper son Némésis, Le Joker compte quelques victoires à son actif, dont certaines ont marqué le Chevalier Noir et ses fans. La sélection fut difficile et on aurait pu citer The Killing Joke (un dossier complet existe juste ici) ou les jeux vidéo de Rocksteady (dont on parle avec tendresse et affection par là). Retour sur cinq moments majeurs où le Joker défait Batman.

 

photo, comicsBatman et Le Joker, une vieille et belle histoire d'amour

  

UN DEUIL DANS LA FAMILLE 

La plus marquante des victoires du Joker sur Batman est sans doute celle qui intervient dans le tristement célèbre Un deuil dans la famille, le comics de Jim Starlin et Jim Aparo publié entre décembre 1988 et janvier 1989. Relevé de son nouveau rôle de Robin par Batman en raison de son impulsivité, Jason Todd part à la recherche de sa mère biologique au Moyen-Orient. Malheureusement, le jeune homme finit kidnappé par Le Joker, qui le torture ensuite à grands coups de pied de biche.

 

photo, comics« Ce n'est pas moi, mais les 5 343 personnes qui ont voté ! »

 

Les lecteurs ont ensuite eu le destin de Jason Todd entre leurs mains. Conscient de l’impopularité du personnage, l’éditeur a mis en place deux numéros de téléphone, chacun correspondant au sort réservé au héros pour que les fans appellent le numéro de leur choix en guise de vote. Finalement, le deuxième Robin a été condamné à mort et s’est retrouvé séquestré par Le Joker dans un hangar, qui explose avant l’arrivée du Chevalier Noir.

Batman jure alors de se venger, mais Le Joker a obtenu l’immunité diplomatique en devenant l’ambassadeur d’Iran auprès des Nations Unies. Cet évènement hantera Bruce Wayne, qui ira jusqu’à laisser son costume au placard dans The Dark Knight Returns, et sera ensuite durablement inscrit dans la chronologie de l’homme chauve-souris.

 

photo, Joker, comicsQuand Le Joker défend plus ou moins le cas de l'Iran lors d'un discours à l'ONU

  

THE DARK KNIGHT 

Dans The Dark Knight de Christopher Nolan, le Joker de Heath Ledger fait régner l’anarchie dans Gotham et tourmente le Chevalier Noir, un stratagème après l’autre. Si lors de son dernier affrontement contre son meilleur ennemi, le Clown Prince du Crime est vaincu, puis capturé par Batman (Christian Bale), on peut quand même considérer qu’il a remporté une petite victoire dans The Dark Knight.

 

Photo Heath LedgerUne interprétation d' Heath Ledger devenue mémorable

 

Le Joker a d’abord réussi à renverser l’homme le plus droit et incorruptible de la ville, Harvey Dent (Aaron Eckhart), puis l’a brisé avec la mort de Rachel Dawes (Maggie Gyllenhaal), au point de le transformer en un meurtrier : Double-Face. Il terrorise Gotham, laissant un tas de gravats fumant sur son passage et poussant Batman jusque dans ses derniers retranchements.

Batman a non seulement perdu son amour de jeunesse, piraté tous les appareils électroniques de la ville pour capturer le Joker et enfreint son propre code en tuant son ancien ami, mais se retrouve en plus contraint de se sacrifier afin que le Joker « ne gagne pas », comme il l’explique au Commissaire Gordon (Gary Oldman). Le Chevalier Noir choisit d’endosser la responsabilité des crimes commis par Double-Face et se retrouve donc traqué par la police.

 

PhotoUne scène qui n'est pas sans rappeler les premières pages de The Killing Joke

  

NO MAN'S LAND 

En 1999, DC Comics décide de réunir tous les titres de la Batfamily (et ce n’est pas rien) dans un gigantesque crossover : No Man's Land. Après avoir été ravagée par un tremblement de terre, Gotham est placée en quarantaine façon New York 1997 et se transforme en zone de guerre.

Les super-méchants font alors régner leur loi pendant qu’Oracle (Barbara Gordon) et Huntress (une justicière du nom d’Helena Bertinelli) essaient de maintenir l’ordre dans ce chaos. Au milieu de tout ce joyeux bordel, Bruce Wayne fait son retour quelques mois plus tard et reprend logiquement du service en voyant sa ville dans cet état. La Batfamily affronte ensuite le Pingouin, Poison Ivy et compagnie, puis réussit progressivement à reprendre le contrôle de la ville.

 

photo, no man's land, Gotham, comicsIl fait toujours aussi bon vivre à Gotham City

 

Après s’être tenu tranquille, le Joker décide lui aussi de s’en donner à cœur joie la nuit de Noël. Il enlève tous les nourrissons de la ville, les enferme dans le sous-sol du commissariat et menace de les tuer. Sarah Essen, inspectrice et femme de Jim Gordon, décide d’aller confronter seule le Clown Prince du Crime. Tandis qu’elle pointe son arme sur lui, le Joker lâche un des bébés. La jeune femme plonge alors pour le sauver et se retrouve désarmée, à la merci du Joker, qui l’exécute d’une balle dans la tête.

Il se rend ensuite tranquillement à la police et Batman convainc Gordon de ne pas le tuer afin de montrer à Gotham que le sens moral existe encore. Encore une fois, plutôt que de l’attaquer frontalement, le Joker choisit de s’en prendre à l’un de ses proches dans l’espoir de faire plier son vieil ennemi.

 

photo, Joker, comics, Sarah EssenL'une des pires atrocités commises par Le Joker

 

THE DARK KNIGHT RETURNS 

Le Joker de Frank Miller dans The Dark Knight Returns, publié en 1986 et adapté en 2012 par Jay Oliva dans un film d’animation, est un des plus malveillants et celui qui aura remporté une des plus grandes victoires contre l’homme chauve-souris. Ayant entendu parler du retour de Batman à Gotham après 10 ans d’absence, Le Joker trompe le personnel d’Arkham et obtient sa réhabilitation dans la société.

 

photo, Batman : The Dark Knight Returns - Partie 1, Batman : The Dark Knight Returns - Partie 2, JokerEn se faisant passer pour une victime de la folie de Batman, il obtient sa libération

  

Interviewé dans un talk-show, le criminel ne perd pas de temps et déverse une dose de sa toxine mortelle sur le public. Le Clown Prince du Crime ne s’arrête pas de sitôt et va ensuite faire un petit tour à la fête foraine, où il distribue gentiment de la barbe à papa empoisonnée à une troupe de jeunes scouts, morts sur le coup.

 

photo, Batman : The Dark Knight Returns - Partie 1, Batman : The Dark Knight Returns - Partie 2« Chouchous, chouchous, qui veut les chouchous ? »

 

Batman poursuit le Joker et réussit à lui crever un œil avant de l’affronter une énième fois. Excédé, le Chevalier Noir n’a plus aucune limite et se rue sur son ennemi de toujours. Il reçoit de nombreux coups de couteaux, mais parvient finalement à paralyser le Joker en lui brisant la nuque. Mais alors que les sirènes s’approchent, le Clown Prince du Crime réserve une ultime surprise à son vieux compagnon et tord ce qu’il lui reste de colonne vertébrale pour se suicider et faire porter le chapeau à Batman.

 

photo, Batman : The Dark Knight Returns - Partie 1, Batman : The Dark Knight Returns - Partie 2Un ultime rire avant de rendre son dernier souffle

  

Le justicier, considéré comme un meurtrier, aura non seulement la police à ses trousses, mais aussi Superman, envoyé par le gouvernement pour stopper son ancien allié. Un affrontement à base d’armure et de kryptonite qui aura très largement inspiré Zack Snyder pour Batman v Superman : L’Aube de la justice.

 

photo, Batman : The Dark Knight Returns - Partie 1, Batman : The Dark Knight Returns - Partie 2, Batman v Superman : L’Aube de la justice« On ne dit pas du mal des mamans !»

 

MASCARADE 

Après avoir malmené toute la Batfamily et disparu au fond de la Batcave dans Le deuil de la famille, publié en 2012, le Joker effectue un retour en fanfare deux ans plus tard dans Mascarade, toujours sous la houlette de Scott Snyder au scénario et de Greg Capullo au dessin.

Le Clown Prince du Crime commence d’abord par empoisonner la Justice League avec une nouvelle toxine qui se transmet par le rire et pousse quiconque à s’en prendre à Batman. Alors que le héros parvient à maîtriser ses partenaires tant bien que mal, il est capturé par le Joker à l’asile d’Arkham. Toute la ville est ensuite contaminée par l’agent pathogène et les citoyens de Gotham se transforment progressivement en zombies qui n’ont plus qu’une seule obsession : tuer Batman.

 

photo, Gotham, comicsTous les citoyens de Gotham sont infectés par la toxine mortelle du Joker

  

Le Chevalier Noir mène donc son enquête avec l’aide du Commissaire Gordon et de Julia Pennyworth, la fille de son fidèle majordome, puis découvre des clichés qui remontent à plusieurs siècles où le Joker apparaît, laissant penser qu’il serait immortel. Le Joker organise une parade dans toute la ville avec les trophées de la Batcave et se retrouve contraint de changer ses plans après l’arrivée de la Batfamily.

Un ultime combat dantesque entre Batman et le Joker a lieu et les deux personnages trouvent finalement la mort après ce dernier affrontement.

 

photo, comicsJusqu'à ce que la mort nous sépare

  

On aurait aussi pu revenir sur les centaines de victimes du Joker dans Lovers and Madmen, mortes sous une pluie de morceaux de verre empoisonnés, l’école pleine d'enfants qu’il fait exploser dans Batman : Cacophony ou la fois où il manipule Superman dans Injustice : Gods Among Us et le rend fou au point d’envoyer Loïs Lane et leur enfant à naître dans l’espace.

À de nombreuses reprises, le Joker a tenté de briser Batman ou ses amis, convaincu que n’importe qui est capable de devenir aussi cinglé que lui en l’espace d’une journée. Très souvent de nombreux innocents sont tués et le résultat est généralement le même : une cellule capitonnée à l’asile d’Arkham.

 

photo, Joker, comics

commentaires

Juju3167
30/07/2020 à 09:49

@Jjg et en général

Pourquoi critiquer «ainsi»? Je dis «ainsi» car la bonne critique est saine.
Personne n’est obligé de suivre écranlarge ou de lire un quelconque article. Cliquer et lire cet article est un choix non une obligation. Si le sujet ne m’intéresse pas je passe mon chemin et ça s’arrête là. Je ne comprends pas la démarche de critiquer ainsi le travail d’un autre... Faut se détendre, on est sur écranlarge pour passer un bon moment après tout ????

Simon Riaux - Rédaction
30/09/2019 à 14:42

@Jjg

Aucune mauvaise foi là-dedans.

On vient de vous l'écrire, logiquement, on hiérarchise, ou plutôt on produit, en fonction de l'actualité et aussi de l'appétence des lecteurs. Parce qu'on n'écrit pas - seulement - pour se faire plaisir, mais bien pour pouvoir échanger avec nos lecteurs, donc, aussi, sur des sujets qu'ils cherchent.

"vous surfez largement sur ce qui va rapporter le plus de likes, vues et commentaires"
Bah oui. Comme tout média qui a l'intention de ne pas mourir, on prend en compte les tendances d'un instant T. Mais ce n'est pas très différent de ce que fait un boulanger hein. Si on arrête tous d'acheter des croissants, le contenu des étals va changer.

Ah et si votre message ne contenait rien d'insultant ou d'agressif, bah détendez-vous, repostez-le, vous avez simplement été victime d'un petit bug. Et ça arrive. Et c'est pas très grave.
Et puis alors franchement, si ma marque de fabrique était d'aller supprimer des coms, je commencerai par ceux qui me chient dans les bottes dès que je froisse une opinion.

Geoffrey Crété - Rédaction
30/09/2019 à 14:41

@Jjg

La mauvaise foi serait de nier qu'un site à l'accès gratuit a besoin d'être lu pour survivre. On ne le nie jamais, on a même fait une vidéo pour clairement l'expliquer dans le cadre de l'abonnement, et ainsi dire clairement la réalité d'un site comme Ecran Large. J'ai d'ailleurs littéralement dit que l'intérêt massif des lecteurs était pris en compte, dans une certaine mesure (et si c'était uniquement ça notre ligne, on ne publierait jamais aucun dossier sur Klapisch ou Hal Hartley par ex).

La mauvaise foi serait aussi de dire qu'un dossier comme celui sur Klapisch est aussi long qu'une news sur Endgame. Ne pas mélanger le fil d'actu et les dossiers.

Enfin, comme déjà dit : un film comme Joker ou Endgame, en plus d'être majeur et central dans l'actu, est totalement dans la ligne Ecran Large. On n'a aucun mépris par principe de ces films, on en aime beaucoup (comme Joker, cf la critique depuis la Mostra).

Vu comme on prend le temps d'expliquer, détailler, justifier si besoin, dans les commentaires, diffcile de voir en quoi on serait si méchants, hypocrites, dictateurs ou autre.

En revanche, ce serait de mauvaise foi de dire qu'un lecteur n'a pas le choix de cliquer et donc soutenir ce qu'il veut. On n'impose rien aux gens, chacun est responsable et son clic-commenter a un pouvoir. A chacun de l'assumer :)

Jjg
30/09/2019 à 14:30

Mon premier commentaire a éte supprimé.

Et il n'avait rien d'insultant ou agressif

Mais ça c'est le Riaux qui a du le faire.

C'est sa marque de fabrique ça

Et arretez la mauvaise foi:

LE NOMBRE D'ARTICLES SUR ENDGAME OU JOKER comparé à Klapisch ou autre

Faut arreter un moment de faire les hypocrites alors que vous surfez largement sur ce qui va rapporter le plus de likes, vues et commentaires

Simon Riaux - Rédaction
30/09/2019 à 12:25

@Jjg

Mais du coup, pourquoi on ne vous a pas vu sur les articles consacrés à Hal Hartley ? Ou la prog du FIFIGROT ? Ou la mise en scène chez James Gray ? Ou l'évolution du cinéma de Klapisch ? Ou Carole & Tueday ? La critique de Bacurau ? Le dossier sur les particularités de l'écriture de Stephen King ?

On traite l'actu chaude et aussi les oeuvres ou créateurs qui nous tiennent à coeur, depuis les débuts d'EL, et ça nous paraît être une position cohérente.

Quant à nous décrire en dictateurs... Dans le sens où personne ne vous force à nous lire, ni à quitter cette page, on comprend mal ce que vous voulez dire. Ah oui, on modère les commentaires, et encore assez faiblement, préférant laisser les gens débattre quand la chose est possible. Mais oui, comme c'est notre site, et qu'on en fait ce qui nous semble juste, et rentrer dans les clous de la loi... bah oui, on modère.

Désolé si cela vous choque, ou vous fait éprouver le terrible vertige de la censure liberticide.

Geoffrey Crété - Rédaction
30/09/2019 à 12:21

@Jjg

Ecran Large ne censure rien. La preuve, votre message est là, tout comme des tonnes de messages insutlant et agressifs, ou de messages qui prétendent être censurés... Mais parfois, on modère, quand les messages sortent du cadre qu'on a établi. Ici, personne n'a modéré de message ce week-end.

Sinon, ce week-end on a par exemple publié un long article sur Hal Hartley. On a aussi publié des critiques de Downton Abbey, Bacarau, Blasphemous, Undone, Portrait de la jeune fille en feu, Missions, Le Dindon. On a aussi parlé de mangas comme Neun, Quand Takagi me taquine et Demon Slayer. On a également profité de la sortie de Deux moi, qu'on a beaucoup aimé, pour revenir sur toute la carrière de Cédric Klapisch. On a aussi couvert la sortie DVD de Vigilante, et reparlé du genre.

Bref, il n'y a pas que Endgame et Joker, même si ces sujets passionnent les lecteurs, sont majeurs dans l'actu, et totalement dans la ligne edito et l'ADN d'Ecran Large.
Que tous ces autres articles, sur d'autres sujets, n'intéressent pas autant et attirent moins de commentaires et réactions, ne relève pas de notre pouvoir. Mais ils sont bien là, et n'attendent que des lecteurs pour exister, et nous envoyer le signal d'en publier plus :)

Jjg
30/09/2019 à 12:15

Ah ecranlarge censure!

Je disais qu'entre les nombreux articles sur endgame et maintenant sur le joker ce site n'etait plus vraiment un site de cinema

Que vous ne faisiez que parler des trucs qui cartonnent par opportunisme

Sans parler des articles people ou voyeuristes (scandales sexuels etc)

Mais on va encore me censurer?


On se la joue progessistes dans les critiques (on crie au racisme, a la misogynie etc) et apres on se comporte comme des dictateurs

Tres drole

Olivier637
29/09/2019 à 18:12

Super article

Number6
29/09/2019 à 18:06

#jesuisquunhomme mais vu le nombre de victimes, d'atrocités, de drame à cause du Joker, y a bien longtemps que j'aurais laissé tomber le joker dans le vide. C'est un truc qui me rend toujours fou.

Gemini
29/09/2019 à 10:50

Bon article!

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