Films

Machete Kills : critique

Par Laurent Pécha
1 octobre 2013
MAJ : 27 juin 2021
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Voilà un retour que l’on n’attendait pas forcément.

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Voilà un retour que l’on n’attendait pas forcément. Le premier Machete nous avait autant déçus qu’il n’avait pas explosé le box-office mondial (contrairement à d’autres productions Rodriguez comme les Spy kids). Mais, fort d’un succès important en vidéo, le public semblait désireux de retrouver leur vengeur à la machette selon les propres dires du cinéaste. Le roi de la bricole (l’homme fait littéralement tout sur et hors plateau) a donc appelé ses fidèles (Danny, Michelle, Jessica et consorts), dragué quelques guest stars susceptibles de faire de la concurrence à ceux du premier (Mel Gibson, Charlie Sheen et Amber Heard remplacent Robert de Niro, Steven Seagal et Lindsay Lohan) et adapté un tournage aux désidératas de chacun. Qu’importe que tout ceci soit foutraque puisque le but même de l’entreprise réside dans cet esprit soit disant « grindhouse » où l’amateurisme apparent est finalement un atout artistique.

 

 

Dans cette nouvelle vendetta tout aussi décomplexée que la première, Machete tue donc effectivement beaucoup mais il le fait avec une absence de jouissance visuelle bien plus pénalisante que sa devancière. Il y a ici un mode bis repetita qui agace grandement au point qu’on a vite l’impression que rien ne varie jamais d’une séquence à l’autre et que seuls les adversaires de Machete se chargent de changer la donne. Chacun y va alors de son petit numéro et à ce jeu-là, Amber Heard est presque la seule à surnager en jouant avec entrain la garce dure à cuir. Au rayon sexy, Michelle, Jessica et Sofia font plus de la figuration tout comme Lady Gaga venue faire acte de présence furtive dans l’univers Rodriguez.

 

 

Roi de l’excès, comme un enfant à qui on ne refuserait rien, Robert Rodriguez ne ménage pas sa peine, à l’image d’une durée bien trop conséquente (on dépasse les 110 minutes) mais oublie la recette miracle qu’il avait appliquée à son génial Planète terreur. Ironie de la situation, l’ouverture de Machete kills, soit la bande-annonce d’un possible numéro 3 (Machete kills again… in space) offre les moments les plus réjouissants de cet nouvel opus. De quoi nous rappeler avec amertume que le réalisateur mexicain avait déjà tout dit et de façon bien plus jubilatoire dans le trailer ayant donné naissance à son charismatique Machete.

 

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