Critique : Percy Jackson : la mer des monstres

Laurent Pécha | 14 août 2013
Laurent Pécha | 14 août 2013

Sans avoir été un carton mondial, les premières aventures de Percy Jackson ont suffisamment engrangé de sous (plus de 225 millions de dollars dans le monde) pour que la Fox donne son feu vert pour adapter d’autres tomes de ces relectures de la Mythologie grecque pour les nuls… pardon les ados. Voici donc Percy et ses copains – dont toujours l’insupportable Grover, sorte de Jar Jar Binks de l’Olympe avec ses blagues moisies – embarqués dans une quête épique pour récupérer la toison d’or, seul artefact à pouvoir sauver leur monde (et le nôtre par la même occasion) des forces du mal. Avec un titre comme La mer des monstres, on pouvait donc s’attendre à du grand spectacle surtout quand on avait été plutôt séduit par le premier film, finalement bien plus sympathique sur de nombreux points que les exploits du jeune sorcier de Poudlard. Grave erreur !

A l’image d’un titre honteusement mensonger (ils sont où LES monstres ? c’est plutôt un monstre et ça dure une petite dizaine de minutes à l’écran), Percy Jackson 2 rate tout ce que son prédécesseur avait modestement et laborieusement réussi à entreprendre. Le décalage mythologique ne fonctionne jamais ou s’avère infiniment lourd et appuyé. L’action ne s’emballe pas non plus et l’on doit se coltiner des tunnels de dialogues résumant tous les quarts d’heure l’intrigue pour que personne ne soit perdu, à commencer par les bouffeurs de pop-corn ayant besoin de se réapprovisionner régulièrement. Niveau effets spéciaux, c’est correctement emballé mais question bon goût, il ne faudra pas faire la fine bouche. La 3D ne sert à rien si ce n’est à vous prendre un peu plus de pognon –  une leitmotiv qui devient particulièrement irritant.

Embarqué dans un scénario incroyablement chiche en rebondissements (soit pourtant le béaba du blockbuster), le réalisateur de Palace pour chiens (!!!!!) enchaîne les plans sans le moindre sens dramaturgique et visuel, au point que l’on oublie instantanément la moindre séquence. Tout juste sauvera-t-on un boss de fin de niveau qui a de la gueule à défaut d’être mis vraiment à contribution. Un bilan désastreux, à l’instar d’une autre suite mythologique (La Colère des titans) qui ne donne vraiment pas envie de retrouver Percy en action. Pour ça, cela va dépendre de vous. Aux USA, le film a démarré deux fois moins fort que son prédécesseur… On dit ça, on ne dit (presque) rien !

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