Pourtant, on ressort de Il était une fois avec le cœur léger et la sensation de ne pas avoir perdu son temps. Une raison à cela : Amy Adams ! Encore peu connue (on l’a vu donné la réplique furtivement à DiCaprio dans Arrête-moi si tu peux ou encore devenir aussi dingue que Will Ferrell dans Ricky Bobby) cette comédienne éclaire chaque parcelle de l’écran d’un charisme et d’une joie de jouer des plus enthousiasmants. Rappelant Julie « Poppins » Andrews par un peps inouï et cette capacité à ne jamais avoir peur de prendre la scène à bras le corps, Amy Adams ose toutes les fantaisies naissant du décalage entre le monde de princesse en dessin animé d’où elle vient et la dure réalité de la vie new-yorkaise. Gesticulant à tout va, poussant la chansonnette dès qu’elle peut, délicieusement craquante dans ses minauderies, l’actrice nous fait partager avec bonheur les diverses péripéties d’un récit finalement très prévisible.
Elle est aussi bien épaulée lorsque l’histoire lui donne l’occasion par James Marsden, tout aussi déchaîné et grandiloquent en prince vaillant venu secourir sa belle. Jouant à fond la carte du premier degré, l’ex-Cyclope démontre ici un talent de comédien presque insoupçonné. Malheureusement, ce grain de folie ne touche pas la reste du casting (très fade Patrick Dempsey, cachetoneuse Susan Sarandon) ni même la mise en scène passe-partout de Lima. L’audace ne dure qu’un temps et Il était une fois nous laisse avec la sensation tenace d’être passé à côté d’une vraie belle réussite. Reste il était une fois… Amy l’enchanteuse !