Critique : La Maison des 1000 morts

Ilan Ferry | 6 juillet 2006
Ilan Ferry | 6 juillet 2006

Non content de jouer les hard rockeurs d'outre tombe, le bien nommé Rob Zombie s'essaye à la réalisation et marque un premier essai plus que concluant avec cette maison des 1 000 morts ,où monstres de foire et tueurs psychopathes se bousculent pour notre plus grand plaisir ! Alors sortez vos haches et rangez vos peacemakers car si les portes de cette demeure de l'horreur vous sont grandes ouvertes, la visite guidée risque d'être sanglante !

 

 

 

Une bande de jeunes un peu trop curieux se perdent au cœoeur de l'Amérique profonde et tombe sur une famille de tarés qui ferait passer Leatherface et ses congénères pour des enfants de choeœur, ça vous rappelle quelque chose ?
Avec ce premier film, Rob Zombie réalise un remake plus ou moins officieux de Massacre à la tronçonneuse pour mieux dévier dans sa dernière partie dans le conte gothique lorgnant furieusement du côté du célèbre jeu vidéo « American McGee's Alice ». Une filiation totalement assumée par le réalisateur qui dissémine ici et là tout ce qu'il a pu digérer comme références en matières de survival (De Psychose à Délivrance en passant par un petit clin d'œil du côté de La Nuit du chasseur) . Ainsi, contrairement au récent remake de La Colline a des yeux, La maison des 1 000 morts se révèle viscérale de bout en bout, et nous prend littéralement à la gorge pour ne nous lâcher qu'au terme d'une éprouvante virée au coeœur d'une Amérique malade, rongée de l'intérieur par ses freaks. Toutefois, si les multiples effets de style (split screen, filtres…) de l'ensemble rendent ce voyage dans le ventre de la bête oppressant à souhait, force est de constater qu'ils désamorcent toute tension lors de scènes chocs pourtant très intéressantes sur le papier. L'ami Rob peine à affranchir son film de tout esthétique clip et livre un objet filmique aussi étrange que déconcertant.

 

 

 

 

Malgré ces menus défauts, il serait toutefois dommage de bouder le film de Rob Zombie tant le résultat fait preuve d'un jusqu'au boutisme rare qui fait malheureusement défaut aux récentes incursions hollywoodiennes dans le genre. ŒOeuvre hybride à la croisée des chemins, ce film somme, s'il fait office de véritable patchwork, témoigne cependant d'un véritable amour de son auteur pour le cinéma d'horreur. En cela, La maison des 1 000 morts reste terriblement sincère dans son propos et augure du meilleur concernant sa suite sobrement intitulée Les Rejetons du Diable… Tout un programme !

 

 

 

 

Résumé

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