BATMAN RISES
Avant la saga de Nolan, le gros morceau contemporain en matière de super-héros était sans conteste les deux premiers Spider-Man de Sam Raimi. Ces démonstrations visuelles sans précédent ont également marqué au fer rouge et noir la pop culture, en remettant au goût du jour une passion américaine pour les univers de comic-books. Si le premier volet est apprécié, le véritable chef-d’œuvre de la trilogie est clairement le deuxième opus, conçu avec plus d’argent et plus de liberté grâce au succès de son prédécesseur.
Un statut dont jouit probablement également beaucoup The Dark Knight. Batman Begins avait un budget de 150 millions de dollars, sa suite a obtenu 185 millions et une carte blanche relative théoriquement confiée au cinéaste. Mais étrangement, sa liberté se traduit autrement que chez Raimi, voire d’une façon totalement opposée. Alors que l’auteur de Darkman avait tout misé sur une surenchère super-héroïque vertigineuse, David S. Goyer et les frères Nolan achèvent d’enlever Bruce Wayne à son univers dessiné pour plonger dans des environnements consciemment réalistes.
Déjà que leur Batman tenait à l’origine plus du Charles Bronson d’Un justicier dans la ville que du modèle de vertu à la Schumacher, influence de Frank Miller oblige, il devient ici carrément un pur vigilante, avec tout ce que ça implique de réflexions politiques.
Oui, je suis vigilant, et alors ?
Nolan franchit la limite définitivement lorsqu’il envoie son personnage en dehors des murs de Gotham, à Hong Kong en l’occurrence, pour une extradition musclée. Si Batman Begins se détournait déjà régulièrement du genre super-héroïque pour s’y rattraper in extremis dans son dernier acte, sa suite verse sans mesure dans le thriller urbain, nettoyant au passage les rues de la ville de la moindre forme d’innocence.
Adoubé par la production, Nolan ne se laisse aller à aucune concession, si ce n’est la présence obligatoire de séquences de baston, indispensables dans une aventure de l’homme chauve-souris. Le metteur en scène, fier de se passer de seconde équipe sur un projet de cette ampleur, rechigne à l’exercice, et ça se voit. Les quelques vraies empoignades de The Dark Knight, molles, mal gérées et même parfois illisibles, ennuient profondément. Ce n’est clairement pas ce qui l’intéresse, lui qui noie d’ailleurs souvent ces séquences dans un éclair de génie conceptuel (le climax), un montage alterné (toujours le climax) ou un déluge d’effets spéciaux pratiques ultras spectaculaires.
Là-dessus, rien à redire : le film parvient parfaitement à concilier son esthétique pseudo-réaliste et ses effets, pour un résultat pas avare en scènes marquantes, à l’instar de la fameuse poursuite coupant le récit en deux, bien plus mémorable pour son retournement de camion et sa destruction d’hélicoptère que pour l’affrontement en lui-même. L’initiateur de la future maestria esthétique Interstellar sait décidément s’entourer. De quoi faire passer un thriller qui lorgne presque sur le polar noir pour un blockbuster capable d’attirer les foules en salles, une qualité qui s’est depuis imposée comme sa marque de fabrique.
THE KILLING JOKE
Pour le reste, la narration générale tourne évidemment, du moins dans une première partie, bien plus autour du Joker que de Bruce Wayne. Le clown et son maquillage si efficace qu’il se fond dans son identité sont les véritables stars du film. Inutile d’épiloguer sur la performance d’Heath Ledger, sorti de ses amourettes cinématographiques par le metteur en scène au grand désarroi des fans, puis porté aux nues avant et après sa mort pour des raisons évidentes. Habité, il fait honneur au personnage écrit pour lui, motivant perpétuellement les grandes lignes du récit dans un jeu de chat et de la souris jouissif.
Ce n’est pas un hasard si ce personnage a permis à lui seul de sacrer Nolan, tant il est représentatif de la façon dont le réalisateur traite ses univers. Les deux carburent au concept et toute l’action de The Dark Knight consiste justement à se perdre dans les dispositifs concoctés avec une intelligence parfois complètement surréaliste par le Joker. Les deux se plaisent à manipuler Batman et le public par la même occasion, sans trop se préoccuper de la castagne ou des évènements concrets qui pourraient en découler.
Le réalisateur n’est pas beaucoup moins sadique que son antagoniste quand il accompagne ses exactions de dilemmes moraux profonds, en liant par exemple par radio les deux amants sur le point de se faire exploser la tronche. Un pur procédé de cinéma concocté avec malice par le méchant de l’histoire, avec la complicité du Joker…
De là découle le rythme du récit, inspiré par Heat, qualité pour beaucoup, défaut pour d’autres. Difficile de blâmer ces derniers : l’intrigue se déballe par à-coups, volant de piège alambiqué en piège alambiqué, dans une confrontation bien plus psychologique que physique. C’est tout l’enjeu de l’ouverture très maitrisée, mettant en scène un braquage sous forme de jeu de dupes express, avec un humour noir évident et infusant déjà les péripéties à venir.
En se faisant catalyseur du système cinématographique Nolan, le Joker lui permet également de s’attaquer frontalement aux thématiques qu’il avait déjà insérées un peu plus maladroitement dans le premier opus. Curieux paradoxe : malgré son refus de faire de Batman un super-héros, il s’attèle avant tout à évoquer ce qu’est, en définitive, l’héroïsme. Une idée bien sûr cristallisée par cette réplique désormais culte : « soit on meurt en héros, soit on vit assez longtemps pour se voir endosser la peau du méchant », préparation au paiement épique et réponse désespérée aux crimes du Joker.
La célèbre scène de la battle de danse
Car le but du clown maléfique est justement de se caractériser tout seul comme super-méchant, et donc de faire de son ennemi un héros dépossédé de ses moyens, un affrontement perpétuel selon lui, mais également extrêmement meurtrier, la faute à la diégèse réaliste. Un détail précise la façon dont il conçoit l’anarchie : pour barrer la route au convoi, il brule un camion de pompier, une attention visuelle absurde qui n’a d’autre objectif que d’en faire un bad guy auto-proclamé. Encore une fois, il fait du cinéma.
De fait, qu’on apprécie ou pas la musique controversée d’Hans Zimmer et James Newton Howard, force est de constater qu’elle entre parfaitement en résonnance avec ce duel permanent. Les thèmes musicaux des deux ennemis ont beau s’inviter très différemment dans le film (un crescendo tendu dans un cas, un son brutal dans l’autre), ils se répondent presque parfaitement, les exilant dans leur face à face alors que Gotham souffre autour d’eux.
L’icône des trentenaires rebelles sur Facebook
JUSTICE FOR ALL
Qu’est-ce qui fait de Batman un héros ? La dernière partie du long-métrage entend bien répondre à cette question grâce à la naissance du personnage de Double-Face, incarné avec rigueur par un Aaron Eckhart taillé pour le rôle et des maquillages numériques clairement en avance sur leur temps. Loin d’être défini par son gimmick, le fameux lancer de pièce, un peu au service du scénario, il est caractérisé par son passé de « chevalier blanc », comme les personnages le qualifient eux-mêmes.
Alors que le Joker voudrait en faire le symbole de la justice corrompue par l’anarchie, voyant dans sa vengeance tout sauf impartiale une façon de tourner en dérision le système, Batman finit par le transformer en martyr, quitte à prendre sur lui la colère du peuple qu’il a pourtant contribué à sauver. Ce final, inhabituellement sombre pour une superproduction de ce calibre, a fortement contribué au succès du film, à raison.
Cliffhanger redoutable (Batman reviendra en odeur de sainteté dans la suite), c’est aussi une conclusion parfaite aux questionnements établis précédemment, traitant, via l’agitateur anarchiste, du rôle de la justice et de sa portée symbolique.
Harvey a une Dent contre le Joker
Plus qu’une figure antagoniste marquante, le Joker sert surtout d’outil pour bouleverser tout ce petit monde, semer, comme il le dit lui-même dans son monologue manifeste de l’hôpital, le chaos, histoire de faire de Batman un anti-héros au sens moderne, c’est-à-dire celui qui sera capable de bafouer quelques règles morales, et encaisser. La séquence du sonar de la fin, anticipant si bien le scandale de la NSA qui éclatera cinq ans après la sortie que ça en devient troublant, est un point de rupture total dans la saga, d’autant plus qu’il rejoint l’épisode des bateaux, l’occasion pour Nolan d’esquiver avec l’agilité d’une Catwoman les accusations de misanthropie.
The Dark Knight n’est pas là pour commenter l’organisation sociale et la moralité de ceux qui y participent. Il est là pour analyser la place des héros qu’il met en scène. Le positionnement n’est encore une fois pas sans rappeler les essais de Frank Miller, qui utilisait le manque de pouvoirs du justicier pour interroger sur sa légitimité, dès lors qu’il s’aventure hors d’un univers purement hérité du comic-book.
Dans un coup de maître, le cinéaste parvient dans ce dernier tiers à justifier le titre de son œuvre, première aventure du personnage non intitulée « Batman » au cinéma, et par la même à donner un sens précis à ce surnom installé depuis des décennies dans la franchise. Une vraie profondeur auto-réflexive qu’on retrouvait justement très légèrement dans Spider-Man 2. Comme quoi, les deux films ont plus en commun qu’on pourrait penser.
Christopher Nolan voit déjà trop gros pour cette suite – ou deuxième chapitre plutôt – dont l’ambition est souvent à deux doigts de le voir s’écraser sur lui-même.
Un film encore plus en forme de mini-série, qui commence comme du Michael Mann et finit comme dans « Se7en », faisant donc l’amalgame entre les errances métropolitaines de « Following », et le rapport déséquilibré Loi/Justice déjà à l’œuvre dans « Insomnia » – le Joker y est autant un élément perturbateur que Robin Williams, et Harvey Dent suit la même pente descendante que Pacino (s’il tombe, tout son travail honnête sera décrédibilisé, des meurtriers libérés).
Mais aussi qui traite du Chaos, avec son vilain quasi terroriste (si on devait considérer que la folie opportuniste peut être une idéologie – peut-être comme force nihiliste).
De l’équilibre des forces entre entre Police et Crime, les uns ne pouvant exister sans les autres (frapper les uns au portefeuille était une mauvaise idée, le statu quo garantissant une forme de Paix).
Et de la surveillance et du libre-arbitre, dont la Machine de la future série « Person or Interest » (du frère Jonathan Nolan) représentera une extension.
Ça fait beaucoup tout de même.
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Et toujours ses points de vue différents des aînés :
Le Joker de 89 était d’abord quelqu’un, et il était aussi impressionnant que surréaliste (un emploi naturel pour Jack Nicholson, surtout post « Shinning » et « …Eastwick ») – celui de 2008 n’est personne, et a un pouvoir de fascination tout aussi puissant, même en étant plus terre-à-terre (d’autant que c’est un contre-emploi total pour Heath Ledger)…
L’un meurt dans le premier – l’autre ne peut qu’être sauvé dans celui-ci…
Harvey Dent était construit à la va-vite chez Burton et Schumacher, jusqu’à se sentir à l’étroit dans le film de 1995 – ici son arc est complet, sans être une seconde à l’étroit… ce qui apparaît comme miraculeux car c’est le troisième film qui devait normalement montrer l’ascension de Double Face.
Et au passage, pour Aaron Eckhart il s’agit du rôle de sa vie, il ne trouvera jamais mieux que ce procureur qui a trop abusé d’effets de manche (sa fausse pièce, son moyen de garder le contrôle), et finit tragiquement puni.
Tout comme Batman et Gordon, dans une victoire à la Pyrrhus, en prenant cette fois le meilleur de l’arc narratif Un Long Halloween.
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Et encore une continuité substantielle avec les Batman de Burton, donc de l’action un peu plus libérée (en voyant la poursuite avec le camion qui se retourne, et la voiture qui se transforme, on dirait que Nolan a regardé « Transformers » au moment de sa sortie), toujours un côté grandiose et émouvant, avec une noirceur encore plus forte cette fois… De l’attachement, même si Bruce/Batman s’y fait doublement voler la vedette…
Et l’équilibre entre le côté « grinçant » de la musique de Zimmer sur le Joker, et le lyrisme bouleversant de Newton Howard dans sa dernière ligne droite.
Toujours pas parfait dans la mise en scène, mais globalement très soigné.
C’est une évidence : pas de « Spectre » ou « Avengers » sans ce film (le méchant qui se fait incarcérer exprès), même si la réalisation n’a rien à voir.
Et pas de « Joker », qui se nourrit aussi bien de Nicholson que de Ledger. Sans compter des tas de comics, l’inconscient collectif etc.
Un film un peu imité, mais jamais refait à l’identique. Il faudrait attendre longtemps pour ça – quoique avec une série tv, justement…
C’est un très très très grand film ! Votre histoire de scènes de combat est vraiment futile par rapport à la vraie proposition de cinéma que nous offre Nolan. Ça s’approche de la perfection.
Tous les autres films de super héros font pâles à côté de celui-là. Nolan s’est vraiment surpassé!
Un film qui inspire d’autres œuvres au point de créer une nouvelle norme et qui est apprécié par des millions de personnes, qu’ils soient spectateurs occasionnels ou cinéphiles avertis, n’est sans doute pas un chef d’œuvre ? Affirmer le contraire frôle la mégalomanie, surtout en considérant le niveau de maîtrise du film et les nombreuses éloges qu’il a reçues.
Ce film est exceptionnel ! Ses détracteurs n’ont qu’à bien se tenir.
Les scènes de combat ne constituent pas un véritable défaut du film; elles servent à faire avancer l’intrigue plutôt qu’à simplement démontrer des techniques de combat. De plus, le film propose d’autres scènes d’action vraiment spectaculaires. De toute façon, ce film ne se regarde pas pour les mêmes raisons qu’un John Wick ou un Atomic Blonde. Tout le reste du film est absolument remarquable; d’ailleurs, je l’ai vu une bonne dizaine de fois sans jamais être gêné par les scènes de combat.
Top 1 des films de super héros. Top 3 des films de la décennie 2000 et top 20 des meilleurs films de tous les temps. Un chef d’œuvre ? Assurément !
Inutile d’argumenter en ajoutant une couche inutile. Un chef d’œuvre et un classique intemporel ! Un diamant des années 2000 !
« The Dark Knight » de Christopher Nolan, sorti en 2008, a fait sensation à sa sortie, redéfinissant les attentes du genre des films de super-héros. À une époque où chaque film de bande dessinée cherchait à capturer la même gravité et le même réalisme, il n’est pas surprenant que des œuvres comme « The Amazing Spider-Man » et les films de Zack Snyder aient tenté de reproduire cette esthétique et cette tonalité.
Le film explore des thématiques telles que la nature du héros, la frontière entre le bien et le mal, et l’ordre et la justice face au chaos. Batman se confronte à ces questions tout au long du film, alors qu’il essaie de comprendre ce que signifie être un héros dans une ville corrompue mais néanmoins chamboulée par sa présence. Le Joker, en tant qu’incarnation du chaos, remet en question ces notions en poussant Gotham à ses limites et en forçant Batman à reconsidérer ses propres valeurs.
Les critiques concernant la mise en scène des scènes d’action de Nolan, souvent perçues comme brouillonnes, ne tiennent pas entièrement la route. Contrairement à « Batman Begins », où certaines séquences de combat étaient effectivement confuses, « The Dark Knight » offre des scènes d’action bien plus lisibles et fluides. Sans compter le fait que les scènes au corps à corps sont minoritaires et vite expédiées, on a donc pas le temps de s’ennuyer. La course-poursuite avec le fourgon est un exemple parfait de scène d’action réussie : une séquence magistralement orchestrée, avec une clarté visuelle impressionnante, qui maintient le spectateur en haleine.
L’influence de « Heat » de Michael Mann sur « The Dark Knight » ne se limite pas à la célèbre scène de braquage. L’atmosphère générale du film, avec sa tension palpable et son réalisme brut, doit beaucoup à ce classique du thriller. C’est pourquoi comparer « The Dark Knight » à « Spider-Man 2 » ou au « The Batman » de Matt Reeves est quelque peu erroné. « The Dark Knight » ne cherche pas à être un film de super-héros traditionnel fidèle aux comics ; c’est avant tout un thriller haletant qui cherche à refléter notre monde, ou du moins l’Amérique post-11 septembre. Grossièrement, c’est un film policier avec Batman et Joker en plus.
Les critiques affirmant que le film a « mal vieilli » sont vraiment discutables. Grâce à l’utilisation d’effets pratiques et de séquences en IMAX, Nolan a créé une œuvre qui reste visuellement impressionnante. L’absence d’effets numériques douteux confère au film une qualité intemporelle, préservant son impact visuel même des années après sa sortie.
Je veux dire, ils sont allés jusqu’à inclure une explosion réelle d’un hôpital, que vous faut-il de plus?
En ce qui concerne les personnages, il est largement reconnu que le casting de « The Dark Knight » est exceptionnel. Chaque acteur apporte une profondeur et une nuance à son rôle. Néanmoins, ce sont Heath Ledger, dans son rôle désormais légendaire du Joker, et Aaron Eckhart, en tant que Harvey Dent, qui ressortent le plus.
Il est vrai que le film n’est pas centré uniquement sur Batman. Dans « The Dark Knight », le protagoniste est parfois perçu comme une marionnette dans un jeu plus vaste orchestré par le Joker. Cependant, cela est intentionnel et fait partie de la complexité narrative du film. Batman est un personnage qui évolue et qui est continuellement remis en question, ce qui ajoute une richesse à l’intrigue. C’est rare qu’un film mette son héros dans cette posture et dans le cas d’espèce, c’est un pari réussi.
Bien que le long-métrage fasse partie d’une trilogie, il peut être vu comme une œuvre indépendante. Avec son propre arc narratif, son introduction et sa conclusion, le film se tient seul tout en s’intégrant parfaitement dans la trilogie de Nolan. Cela témoigne de la force de la narration et de la réalisation, faisant de « The Dark Knight » non seulement un film de « super-héros » mémorable, mais un chef-d’œuvre cinématographique à part entière.
Il mérite amplement les éloges qu’il a reçus. Ça a marqué un tournant dans le genre des super-héros, établissant de nouveaux standards. Il y a eu un avant et un après « The Dark Knight » dans l’industrie cinématographique. Bien sûr, certains chercheront toujours à critiquer et à trouver des défauts, mais qu’importe : le film n’a plus rien à prouver. Il n’est peut-être pas fidèle aux bandes dessinées classiques, mais il est indéniablement fidèle au cinéma.
ultra surcoté , Nolan ne sait pas filmer une scène d’action il est surtout sauvé par la musique de Hans zimmer qui donne une impression d’épique alors que ce qu’ont regarde est très moyen visuellement … Toujours eu l’impression de regarder le résumé d’un film plutôt qu’un film et ça vaut pour tout les bat-nolans mais je pense que c’est surtout à cause de son montage et surtout son incapacité à faire qu’ont ai de la compassion pour bruce wayne même quand sa nana meurt .beaucoup le vois comme le chef d’oeuvre ultime moi c’est comme un film correct peu impressionant visuellement et finalement peu interessant à part son joker qui est bien interpreté .