Cowboys & envahisseurs : Critique

Sandy Gillet | 29 juillet 2011

Les voies de la traduction d'un titre de film en France sont décidément impénétrables. Un Cowboys & Aliens se transforme donc chez nous en un Cowboys & envahisseurs décidément plus évocateur (sic). À se demander si les têtes chercheuses du département marketing chez Paramount France ont craint la confusion avec au hasard la saga moribonde Alien Vs Predator (sauf pour notre F. Moury national qui la préfère à 2001 de Kubrick. Une thèse à découvrir ici). 

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Difficile au demeurant de leur donner tort tant le principe scénaristique reste intrinsèquement le même et il est vieux comme le monde : mélanger deux univers, deux genres, deux concepts de cinéma pour les opposer au sein d'un film et voire ce que cela donne. Maciste a bien affronté Zorro, Freddy le pauvre Jason, Hercule les vampires, Les Charlots Dracula, King Kong Godzilla et De Funès a bien fait goûter de la soupe aux choux à Villeret... Mais je m'égare.

 

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Paramount France a donc à l'évidence, voulu se démarquer de ces illustres modèles précités de peur certainement que le film de Jon Favreau ne soit catalogué d'entrée de jeu « comédie des  ZAZ » (du trio Jim Abrahams, David Zucker, Jerry Zucker, scénaristes et réalisateurs par exemple de Y a-t-il un pilote dans l'avion ?). Le mot envahisseur rappelant alors Rencontre du troisième type ou... David Vincent. Bon vous allez me dire que tout ça c'est top mais le film il vaut quoi parce que deux paragraphes à discourir sur le titre, t'es gentil mais... Soit. En fait c'est un pari à la rédac où l'on demande une fois l'an à chaque critique de faire un texte façon bloggeur boutonneux qui se croit drôle avec ses vannes pourries, et pertinent avec ses références de films déviants que personne n'a vu. Et si vous m'avez lu jusqu'ici et bien c'est que j'ai gagné...

 

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Ah et sinon Cowboys & envahisseurs est un bon blockbuster estival (pléonasme detected) respectant au micron près les codes des deux genres choisis : d'un côté on a des indiens à cheval, une chevauchée un peu vengeresse, une jolie pépé, un cowboy taciturne qui n'en veut et au physique à provoquer le coming out du plus macho des routiers, avec son calendrier Pirelli aux pages collées. De l'autre côté on trouve bien de l'Alien vindicatif venu puiser dans les immenses ressources de la Terre et des enlèvements (on dit « abduction » en anglais) forcément trop injustes. On mélange le tout avec castagne, effets spéciaux convaincants, joli cul de Daniel Craig (je m'égare again) et yeux magnifiques d'Olivia Wilde (ou le contraire je ne sais plus) pour une nouvelle réalisation certes lisse mais roublarde à souhait de Jon Favreau, qui confirme ici l'excellente surprise Iron Man. On retrouve même un Harrison Ford enfin concerné, lui qui s'était paumé sur le tournage d'Indiana Jones IV. Tiens un autre film avec de l'Alien dedans et une rencontre de deux univers de cinéma. La boucle est bouclée.

Résumé

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