Expendables : unité spéciale - critique de bourrin

Laurent Pécha | 18 août 2010 - MAJ : 17/09/2018 16:40

Il y a des films que l'on attend plus que d'autres avec le risque d'être déçu face à ce que l'on a pu fantasmer durant de longs mois. Expendables : unité spéciale fait partie assurément de cette race-là. Sylvester Stallone nous laisse le sentiment mitigé de ne pas avoir vu le (ou l'un des) plus grand film d'action de tous les temps. La faute à qui ? Un peu à tout le monde serait-on tenté de dire.

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RENDEZ VOUS DANS 10 ANS

D'un projet finalement modeste, l'idée de faire un film d'action à l'ancienne entre potes, Expendables : unité spéciale est devenu une énorme machine de guerre quand Sylvester Stallone a tenté de réunir tous les talents et amis qui ont façonné le cinéma d'action des 30 dernières années. La valse du casting a donc fait sans cesse monter la sauce : Van Damme, Seagal, Whitaker, Bullock... la liste est longue des stars un temps espérées et qui ont décliné pour diverses raisons.

Difficile d'être plus chaud qu'une baraque à frites après une telle mise en condition. La réalité à l'écran est tout autre : Bruce Willis et Arnold Schwarzenegger ne font que passer lors d'une séquence de dialogues assurément savoureuse mais tout aussi frustrante. Quant à Mickey Rourke, dans une prestation proche de son The Wrestler, il ne prend jamais part au combat.

 

Image 502435Terry Crews et Sylvester Stallone

 

Restent donc Sly, Jason Statham, Jet Li, Dolph Lundgren, et dans une moindre mesure les stars du catch ou de free fight que sont Steve Austin et Randy Couture pour faire monter la mayonnaise et nous impressionner lors de combats attendus comme spectaculaires et différents. Mais quand on sait que la performance de Jet Li s'avère au final à des années lumières de ce que l'artiste martial produit depuis plus de deux décennies, Expendables : unité spéciale semble bien mal en point, d'autant que l'histoire est des plus basiques et met du temps à trouver son rythme de croisière, malgré une scène d'ouverture réjouissante.

 

Image 499641Jet Li vs Dolph Lundgren vs Sylvester Stallone

 

PLACE DES GROS BONHOMMES

Déception ? Heureusement non, car Sylvester Stallone est un cinéaste ambitieux et surtout respectueux de son public. Tel un funambule, il ne s'attarde jamais en route et cherche à maximiser les temps de présence à l'écran de chacun. Réservant le beau rôle à Jason Statham (c'est lui qui a le droit aux scènes d'action les plus réussies), Stallone s'est conçu un personnage proche de son John Rambo. Les fans du réalisateur seront en terrain conquis d'autant que le bonhomme continue à proposer un cinéma d'action autre, qu'il avait déjà bien mis en exergue dans le dernier opus de son ex-béret vert.

Dans le prisme de caméras qui ont la bougeotte sans pour autant que cela soit illisible, les affrontements renvoient aux heures de gloire du passé, quand les cascades et autres effets pyrotechniques n'étaient faits que sur le plateau du tournage. Les gentils jouent aux gros durs avec toujours une petite punchline rigolote à balancer aux collègues. Les méchants en font des tonnes - Eric Roberts dans son élément, Dolph Lundgren en roue libre. Les combats prennent en compte les caractéristiques de chaque adversaire - les fans de catch prendront leur pied quand Austin et Couture se foutent sur la gueule avec entrain.

 

Image 498454Elle est belle ma bécane ?

 

Et puis, il y a cette dernière demi-heure où ces fameux Expendables prennent d'assaut une île infestée de soldats. 5 contre 800, et l'occasion pour Sylvester Stallone d'offrir un spectacle guerrier totalement décomplexé à la générosité sans équivalence de nos jours. Les fantômes de Commando et autres joyaux du genre reviennent alors en tête. Qu'importe si le second degré n'est presque plus de la partie, le plaisir de voir cette joyeuse bande en découdre dans la bonne humeur est bien là.

 

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Résumé

A l'heure où le blockbuster américain fait bien pâle figure, l'idée de repartir aux bases du genre doit être accueillie à bras ouverts.

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Ratarayar
18/09/2018 à 01:45

Avec du recul on a quand même affaire à l'une des plus grosses bouses de l'histoire du cinéma , C'est même pas drôle mal réalisé mal monté les scènes d'action son mauvaise et j'en passe... Stalonne à voulus surfer sur la nostalgie des gosses des années 80/90 mais il n'a fais que les insulter. Heureusement la suite est un peu meilleur grâce à JcvD

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