Critique : TMNT- Les tortues ninja

Ilan Ferry | 20 mars 2007
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Pour toute une génération, les Tortues Ninja se sont d'abord fait connaître sous la forme de figurines avant de devenir le phénomène culturel que nous connaissons. Vingt ans après leur première apparition télévisuelle et trois films à la qualité inégale, nos quatre « tortues d'enfer » se réincarnent en images de synthèse dans un film d'animation au doux parfum de revival. Passée la surprise de voir Leonardo, Raphaël, Michelangelo et Donatello arborer un look proche des productions 3D de Nickelodeon (un parti pris artistique judicieux qui se révélera à l'origine de quelques scènes d'une beauté saisissante), le film offre aux fans de la première heure des retrouvailles dignes de ce nom et à nos chères têtes blondes un spectacle riche en action, conciliant ainsi deux générations d'aficionados. Si le plaisir de revoir nos ninjas mutants préférés reste intact bien aidé par une caméra frénétique à la démesure de ses personnages principaux, le long-métrage de Kevin Munroe n'en est pas exempt de défauts pour autant.

Malgré un impressionnant casting vocal (Laurence Fishburne , Zhang Yiyi ou encore Sarah Michelle Gellar), certaines voix se retrouvent malheureusement sous-exploitées quand elles ne sont pas tout simplement en totale décalage avec leurs personnages (du regretté Mako en Splinter à Patrick Stewart en pendant diabolique de Bruce Wayne). Reléguée au second plan, l'intrigue ne sert que de prétexte à mettre en valeur nos quatre héros- tous parfaitement à leurs places dans leurs gestuelles et mimiques- et ainsi mettre en exergue leurs relations (le pragmatisme légendaire de Donatello répondant à l'exubérance de Michelangelo tandis que la fougue de Raphaël menace à chaque moment de s'entrechoquer avec la sagesse de Leonardo). On pardonne toutefois aisément les quelques raccourcis scénaristiques de l'ensemble et le manque d'ampleur flagrant d'un final pourtant énorme, tant ces retrouvailles teintées de conflits et emprunt d'un humour bon enfant, sans jamais être débilisant, font chaud au cœur.

Résumé

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