Critique : Camping

Magali Cirillo | 22 avril 2006
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Au « Camping des Flots bleus », Michel se traîne des tonnes de cafard. Michel, c'est Michel Saint-Josse, chirurgien esthétique de son état, incarné par un Gérard Lanvin plus viril qu'une armée de George Clooney. Lâché sur la route de Marbella par sa nouvelle voiture (la même que James Bond, tout de même !) le docteur bon chic bon genre se retrouve coincé sur la côte Atlantique. Il est alors immédiatement pris en charge par une bande de joyeux campeurs campés par Franck Dubosc, Mathilde Seigner, Claude Brasseur, Mylène Demongeot et Antoine Duléry.

Après s'être attaqué au monde des nantis festifs (Jet set 2) et à celui des footeux (1,2, 3, zéro), Fabien Onteniente plante sa tente dans l'univers sympathique du camping. Aidé dans l'écriture du scénario par Franck Dubosc, qui a lui-même connu les joies de la caravane et des sanitaires « à la turque » pendant plus de trente ans, Fabien met en scène un groupe d'amis qui se retrouve tous les ans, au même endroit, afin de passer des vacances paisibles entre plage, apéro et matchs de volley avec les culs-nus.

De toute évidence, les deux hommes éprouvent beaucoup de tendresse pour cette communauté. Et c'est bien là que la tong blesse. Car, paradoxalement, le film est à la fois trop caricatural (le playboy looser, la blonde godiche, la course des canards…) et pas assez caustique. Franck Dubosc et Fabien Onteniente semblent avoir eu peur de froisser la susceptibilité des uns et d'être accusés de « moquerie » par certains. Du coup, comme dirait l'autre, ça sent trop le savon et pas assez la merguez. Les personnages sont attachants mais peu crédibles et Franck Dubosc se croit encore sur scène. On notera toutefois la fraîcheur de la callipyge Mathilde Seigner, pétillante d'énergie et plus belle que jamais.

Malgré quelques bonnes trouvailles et des répliques bien senties (« Chassez le naturiste, il revient au bungalow »), on sourit plus qu'on ne rit devant cette comédie un peu fade où l'humour est aussi mal dosé qu'un pastis servi par un Parisien. Finalement, même si le séjour n'y est pas désagréable, ce « Camping » ne mérite que deux étoiles, pas plus.

Résumé

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