Derby Girl : la série décalée sur le roller derby arrive avec une bande-annonce très GLOW

Camille Vignes | 27 février 2020 - MAJ : 27/02/2020 15:09
Camille Vignes | 27 février 2020 - MAJ : 27/02/2020 15:09

Dix ans après Bliss, le Roller Derby fait son retour sur les écrans français.

En 1913 déjà, Max Linder portait les patins à roulettes jusqu’aux salles obscures. Peu de temps après, en décembre 1916, Charlie Chaplin renouvelait l’expérience avec son film Charlot patine. Est venu en 1975 le long métrage Rollerball, de Norman Jewison, un film de science-fiction dystopique qui parle plus d'évolution sociétale que de sport et qui fait de ce dernier un enjeu de liberté. Sans faire de la beauté du sport leurs enjeux, Luc Besson s'est aussi essayé à l'exercice, faisait rouler un de ses personnages dans Subway en 1985. 

D’autres films faisant à roulettes pourraient être cités, comme Riders (Gérard Pirès) ou La Fièvre du roller (Norman Vance Jr.), mais le roller derby reste assez anecdotique dans l'histoire du cinéma. Un court-métrage Roller Derby Girl, est sorti en 1949 et avait été nommé à l'Oscar du meilleur court-métrage de fiction. Plus de trente ans après, en 1982, sortait À toute allure de Robert Kramer et en 2009, Drew Barrymore réalisait Bliss, avec Ellen PageZoë Bell ou encore elle-même devant la caméra. 

 

BlissDrew Barrymore aussi actrice dans Bliss

 

Depuis plus rien. Les pistes, chutes, matchs intenses et souvent brutaux ont déserté les écrans jusqu’à Derby Girl, la série à venir réalisée par Nikola Lange, un homme plus habitué aux formats courts et publicitaires qu’au format sériel.

Pour la plateforme de streaming de France Télévisions, Lange a tenté de relever le défi de porter à l’écran un disciple qu’il ne juge absolument pas télégénique. Imaginez-vous, sur un terrain ovale où une joueuse de chaque équipe doit doubler ses adversaires, faire un maximum de tours de terrain pour gagner des points pendant que le camp adverse tente par tous les moyens de lui barrer la route... On imagine sans peine les difficultés à rendre lisible un tel sport, surtout pour un homme qui se lance dans la réalisation de série.

 

 

En 10 épisodes de 20 minutes tournés en seulement 30 jours, il a capturé l’histoire de Lola Bouvier, une star déchue du patinage artistique à l’ego surdimensionné qui décide de devenir la plus grande championne de roller derby de tous les temps et qui intègre, malgré elle, l’une des plus mauvaises équipes de France : les Cannibal Licornes.

La première bande-annonce de Derby Girl ne dévoile pas grand-chose de ses scènes de roller derby, s’attardant plus sur le personnage principal qui, en apparence, est en décalage total avec l’esprit de ce sport, sur la dimension comique (un peu lourdingue) de la série, et sur son ambiance générale. Cette dernière rappelant la série GLOW de Netflix dans ses personnages extravagants et hauts en couleur, son esthétique un peu kitsch et, évidemment, en s'attardant sur un sport très majoritairement féminin assez peu connu du grand public. 

Avec Chloé Jouannet (Infidèle), Sophie-Marie Larrouy (L'Hermine) , Jisca Kalvanda (Exfiltrés, L'Ordre des médecins), Vanessa Guide (Alad'2, Comme des garçons) ou encore Olivia Cote (ChamboultoutMoi, Maman, ma mère et moi) au casting, Derby Girl n’a pas encore de date de diffusion, mais est attendue pour 2020 sur la plateforme de streaming de France Télévisions.

 

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