Black Mirror : la saison 4 est-elle à la hauteur des attentes ?

La Rédaction | 4 janvier 2018
La Rédaction | 4 janvier 2018

Bilan de la saison 4 de Black Mirror.

C'est désormais la série sur toutes les lèvres, montée sur le devant de la scène ces dernières années jusqu'à devenir un rendez-vous incontournable bien au-delà des consommateurs de séries : Black Mirror, anthologie de science-fiction de Charlie Brooker, diffusée sur Netflix.

Après une troisième saison qui a offert quelques très bons morceaux, la saison 4 est arrivée le 29 décembre avec six nouveaux épisodes, portés par quelques acteurs et réalisateurs très connus, de Jodie Foster à John Hillcoat en passant par Andrea Riseborough et Jesse Plemons.

Retour sur cette quatrième saison tant attendue.

ATTENTION SPOILERS 

 

 

USS CALLISTER

Au bureau, Robert Daly est un homme effacé et introverti, créateur d'un jeu de réalité virtuelle à succès, Infinity. Le soir, il s'évade dans une version spéciale de sa propre création, où il est le capitaine d'un vaisseau lancé dans de palpitantes aventures spatiales. Mais la réalité derrière cette parenthèse enchantée est bien sombre...

L'épisode-hommage à Star Trek était l'un des plus attendus, notamment parce qu'il semblait briser les codes visuels relativement sobres de l'anthologie. Et avec ses décors que n'auraient pas renié Gene Roddenberry (la salle de contrôle du vaisseau avec quelques aliens colorés, la planète désertique avec sa mare ou sa créature), l'épisode de Toby Haynes (réalisateur passé par Sherlock ou encore Doctor Who) est certainement un plaisir pour les yeux.

Largement vendu sur son aspect aventure spatiale, USS Callister est bien évidemment placé dans une réalité beaucoup plus proche : celle des jeux vidéo et réalités virtuelles, à la manière de Playtest dans la saison 3. Avec le message habituel sur les dangers et dérives d'une telle technologie, illustrés par un personnage d'homme a priori bien sous tous rapports (Jesse Plemons, tête et corps de l'emploi), qui exprime sa cruauté et ses tendances sadiques dans un univers qu'il s'est créé. L'idée de créer des clones virtuels doués de conscience, qu'il enferme dans le vaisseau de son petit monde virtuel où il est un dieu, est particulièrement forte, et en phase avec l'époque. Et le casting porté par Cristin MiliotiJimmi Simpson ou encore Michaela Coel (que le fan de Black Mirror reconnaîtra : elle était l'hôtesse de l'aéroport dans l'épisode Nosedive la saison passée) est excellent.

 

Photo Jesse PlemonsJesse Plemons, le faux-gentil 

 

Mais USS Callister est moyennement satisfaisant pour plusieurs raisons. D'abord, il est trop long pour son propre bien, avec 1h16 au compteur. D'où un rythme très mou, et une efficacité narrative très relative qui étire l'introduction avant de plonger véritablement dans le vif du sujet après une vingtaine de minutes.

La tonalité de l'épisode, parfois résolument légère, puis très premier degré, puis tournée vers le spectaculaire, peine à créer une harmonie. Ce n'est pas aussi drôle et touchant qu'un Nosedive, un autre épisode humoristique, ni véritablement excitant comme un épisode de Star Trek, si bien qu'USS Callister semble hésiter et flotter entre différentes envies et directions.

Dans la même idée, l'écriture des personnages manque de finesse, avec par exemple un Daly très méchant et cruel, et une Cole très gentille et intelligente, tandis que les autres rôles restent bien peu développés. C'est d'autant plus dommage que le scénario pose un regard pas inintéressant sur Star Trek et l'univers des fans en général, interrogeant à la fois le sexisme et la violence virtuelle. Il est à ranger aux côtés de Galaxy Quest dans ses moments les plus amusants, et a suffisamment d'ambigüité (notamment sur la sexualité) pour dresser un portrait parfois très malin de ce héros affreux aux airs de bon gars, qui symbolise pour beaucoup toutes ces bruyantes voix omniprésentes sur le web.

Visuellement stimulant et extraordinaire dans l'univers Black Mirror, avec en arrière-plan des idées parfois passionnantes, USS Callister tourne finalement à la déception. Il lui manque l'ambition, l'inventivité et un grain de folie pour être à la hauteur de ses idées, en plus d'une réflexion plus poussée sur un sujet désormais très usé.

 

Photo

 

ARKANGEL

Grâce à la technologie Arkangel, une mère angoissée a la capacité de surveiller en permanence sa fille, voir à travers ses yeux, et même bloquer toute image violente pour la protéger du monde. Au fil des années et alors que sa fille grandit, Arkangel prend une place de plus en plus problématique...

C'était l'un des plus attendus, avec Jodie Foster derrière la caméra et Rosemarie DeWitt en premier rôle, et donc sans surprise l'un de ceux qui a le plus déçu. Arkangel a pourtant sur le papier tout d'un épisode idéal de Black Mirror : une exploration du rôle maternel à l'aune de nouvelles technologies à peine incroyables, qui permettent d'en étendre le pouvoir et donc, les dérives. Avec l'inévitable question des limites de l'amour, et des bonnes intentions qui peuvent mener à l'horreur.

Alors que notre réalité offre la possibilité de suivre les enfants via des balises GPS dans les sacs à dos, l'idée d'une puce qui permet de voir à travers les yeux du bambin tant aimé, tout en y posant un filtre pour bloquer la violence, est aussi terrifiante que géniale d'un point de vue dramatique. L'approche de l'épisode est d'ailleurs intéressante puisqu'il survole la relation entre la mère et sa fille de son enfance à son adolescence, filmant les conséquences de cette technologie qui efface les frontières de l'intimité.

 

Photo Rosemarie DeWittRosemarie Dewitt

 

Mais Arkangel avance trop sur des rails pour être à la hauteur du concept et surtout des attentes d'un public qui a désormais adopté Black Mirror et intégré ses mécanismes. L'écriture est bien trop sage, avec une utilisation très attendue de l'outil technologique pour mettre en péril la relation entre les deux femmes. Le rapport à la violence notamment se révèle bien peu adressé, alors même qu'il semblait central et passionnant dans l'apprentissage de la vie par un enfant qu'on aurait essayé de placer derrière un mur protecteur virtuel.

A l'image de ce scénario, la mise en scène de Jodie Foster manque d'envergure. Elle est soignée, et témoigne d'un intérêt évident pour le sujet (Charlie Brooker parle notamment du passé d'enfant star de l'actrice oscarisée pour l'idée de grandir sous surveillance), mais peine à décoller et offrir quelque chose de réellement satisfaisant à l'image. Hormis l'idée très amusante des images floutées, la direction artistique manque elle aussi d'imagination. Que la fin voit la fille s'embarquer précisément dans une situation dangereuse, à cause du désir de protection trop fort de la mère, illustre bien les limites de l'épisode, trop simple pour véritablement briller.

Un Arkangel bien trop gentillet et attendu donc, qui se contente de dérouler une petite histoire très classique à partir d'un bon concept qui aurait nécessité un regard plus incisif.

 

Affiche épisode Jodie Foster

 

CROCODILE

Mia, une architecte, pourra-t-elle taire son terrible secret quand Shazia, enquêtrice d'assurance, sonne à sa porte, glanant les récents souvenirs d'un accident voisin ?

John Hillcoat est un très bon faiseur d'ambiance. Le réalisateur l'a prouvé dans The Proposition, un western se déroulant dans l'arrière pays australien mais surtout avec l'adaptation du roman post-apocalyptique de Cormac McCarthy : La Route. Cependant bien au-delà de ses talents de metteur en scène, le cinéaste australien sait aussi parfaitement questionner le spectateur dans ses récits : que ce soit sur les tensions sociales dans The Proposition, la foi et l'être humain dans La Route, ou encore le mythe américain dans Des hommes sans loi.

Avec Black Mirror, John Hillcoat avait donc matière à nous faire réfléchir profondément sur la technologie tout en nous offrant un épisode ambitieux à tous les niveaux : ambiance, scénario et mise en scène. Malheureusement, avec Crocodile, il rate le coche et développe peu ou prou les défauts regrettables de la série.

 

Photo Andrea RiseboroughAndrea Risebourough parfaite

 

Techniquement parlant, on ne peut pas reprocher grand chose à l'épisode. John Hillcoat confirme qu'il sait toujours instaurer une ambiance angoissante. Dès les premières minutes avec cet accident glacial puis au fil de son intrigue au montage alterné où l'on suit l'enquête d'une jeune détective d'un côté, et les déboires meurtriers d'une architecte de l'autre. Au fur et à mesure de son avancée, le récit va se transformer d'un simple polar à un thriller sanglant et violent assez jouissif par moment mais qui se révèle profondément vain.

Crocodile, s'il est en soit un thriller amusant à suivre, déçoit au sein de Black Mirror par son manque évident de technologie. A l'exception de cette machine qui permet de voir les souvenirs de potentiels témoins d'incidents et le camion-livreur automatisé de pizza, l'épisode ne présentera rien d'innovant technologiquement parlant. De plus, dès l'instant où le personnage d'Andrea Riseborough (parfaite) tue celui de l'enquêtrice (excellente Kiran Sonia Sawar), la technologie disparait totalement du récit et ne devient qu'un prétexte aux actes atroces commis par Mia transformant ainsi l'épisode en simple thriller banal.

Enfin, à l'image d'un trop grand nombre d'épisodes de la série, Crocodile est d'une immense cruauté envers ses personnages. De Mia, dont le passé tourmenté qu'elle a subi s'acharne sur elle, à la famille de l'enquêtrice tout bêtement sacrifiée pour le spectacle, chacun voit son destin scellé dans la douleur. Une cruauté qui empêche cependant toute forme d'empathie tant le personnage de Riseborough est sous-développé et ses actions inexorables. Crocodile aurait pu être jouissif dans une anthologie de thriller ordinaire mais se révèle terriblement décevant au sein de l'anthologie de Charlie Brooker.

 

Affiche Crocodile

 

HANG THE DJ

Selon ce système de rencontres, toute relation a une date de fabrication et d'expiration. Mais Frank et Amy remettent vite en question cette logique stérile...

Le monde réel a inventé Tinder, la fiction a inventé le Tinder à échéance programmée. Hang the DJ est sans doute le meilleur épisode de cette saison 4. Il doit beaucoup à son réalisateur Tim Von Patten. L'américain a démontré son talent de metteur en scène dans de multiples séries dramatiques comme Boardwalk Empire, Les Sopranos, The Pacific ou encore Deadwood. Mais pour une fois, sa mise en scène efficace et adroite s'adonne au romantisme. Ici chacun de ses cadres sont pensés pour envoûter le spectateur dans cette aventure à la fois tyrannique et poétique.

Car si Hang the DJ peut s'appuyer sur la mise en scène précise de Tim Van Patten, il reste avant tout un des plus bels épisodes de l'anthologie dystopique grâce à la perfection de sa narration, son concept original et son magnifique duo d'acteur (incroyables Joe Cole et Georgina Campbell). Charlie Brooker touche au plus profond de chaque spectateur en parlant d'amour, de recherche de soi mais surtout de la peur de la solitude. Avec un scénario où le monde et le système empêche d'être célibataire, l'histoire de Hang the DJ n'est pas sans rappeler le conte dystopique de Yorgos Lanthimos : The Lobster. Pire, là où l'oeuvre grecque laissait le choix à ses personnages de trouver leur âme soeur seuls, ici c'est le système qui forme lui-même les couples et décide qui est fait pour qui... à moins que.

 

Photo Georgina Campbell, Joe ColeGeorgina Campbell et Joe Cole, sublime couple et superbes acteurs

 

Malgré son système tyrannique, l'épisode est finalement une ode anarchique à l'amour et toutes les règles qui sont présentées se révèlent être des apparences. Ici, c'est justement la rébellion devant l'ordre et le choix personnel qui sont en fait les clés pour trouver son âme soeur. A travers cet épisode, Charlie Brooker nous prouve à quel point nous sommes dépendants de la technologie mais surtout à quel point cette dépendance est factice. 

Il est clair que pour lui, ce n'est pas à la technologie de guider nos actions mais bien à nos propres sentiments, nos propres pulsions ou nos propres intuitions de mener nos vies. D'où cette ultime séquence fantasmée (ou plutôt virtuelle) de fugue, où le véritable amour entre deux êtres n'a pas besoin d'autorisation à l'image du final du Lauréat de Mike Nichols d'ailleurs.  

Certes le twist final enlève un peu la magie du récit. Terminer l'épisode sur cette sublime évasion extrêmement romantique, où tout s'arrête de vivre à l'exception des deux amoureux, aurait rendu Hang the DJ des plus poétiques et des plus féériques. Cependant grâce à cette dernière et unique séquence dans la réalité, Black Mirror nous met face à nos propres démons : les applications de rencontres. Celles qui essayent d'organiser nos amours, nos sexualités et par conséquent nos vies. La série nous rappelle ainsi que la magie n'est pas si loin. Le seul moyen de la vivre vraiment ne dépend que d'une chose : laisser la technologie de côté et laisser parler son coeur. Ne dit-on pas qu'il a des raisons que la raison ne connait point ?

 

Affiche Hang the DJ

 

METALHEAD

Dans un futur post-apocalyptique, une femme se retrouve poursuivie par un impitoyable robot tueur à l'apparence canine.

Metalhead occupe une place particulière : cet épisode plus court que tous les autres est en noir et blanc, et délaisse les habituels petits twists et réflexions cruelles sur la société (la fin originale voyait le chien contrôlé à distance par une autre personne chez elle), pour emballer un petit survival classique et carré. D'où une modeste impression de fraîcheur pour le cauchemar réalisé par David Slade, derrière des films comme 30 jours de nuitHard Candy et Twilight 3

Ce que l'épisode perd en profondeur thématique, en pertinence par rapport aux réflexions habituelles de Black Mirror, il le gagne en efficacité, en clarté. À la manière de White Bear, de la deuxième saison, Metalhead prend la forme d'un petit cauchemar nerveux à la Terminator, où le monde est devenu le terrible théâtre d'une chasse à l'homme. Mais contrairement à celui-ci, il économise dialogues et ficelles scénaristiques (pas de twist) pour revenir à une trame simple, nette et brutale.

Hormis une ultime image qui pourra servir de chute plus symbolique qu'autre chose, Metalhead ne s'intéresse à rien d'autre qu'aux dernières heures de Bella (excellente Maxine Peake). Ce refus de contextualiser, de livrer des détails sur le pourquoi de ce chaos, l'origine de ces bestioles métalliques ou les survivants, offre à l'épisode une atmosphère plus sèche, proche d'une bonne série B. Le choix malin du noir et blanc permet de contrebalancer la trame très ordinaire, tandis que la mise en scène de David Slade assure le service, avec suffisamment de péripéties, de pauses, d'étapes et de sang pour garantir une quarantaine de minutes très amusantes.

Ces choix permettent ainsi à Metalhead de représenter une petite bulle d'air frais dans le programme de plus en plus prévisible de Black Mirror, qui a habitué le spectateur à chasser les indices pour deviner les twists et les détails. S'il pourra étonner et décevoir par son absence de réflexion sociétale et autres gadgets devenus une quasi-obligation dans la série, il n'en demeure pas moins un petit morceau fort sympathique.

 

Photo Maxine PeakeMaxine Peake dans Metalhead

 

BLACK MUSEUM

Sur un tronçon d'autoroute vétuste, une touriste tombe sur un musée vantant des artéfacts criminels rares. Mais le clou de l'exposition lui réserve une surprise de choc...

Même si Black Mirror est une anthologie et que sur le papier tous les épisodes sont indépendants, leur ordre au sein de chaque saison est loin d'être anodin. D'autant plus dans cette quatrième saison avec Black Museum. Réalisé par Colm McCarthy, derrière The Last Girl et la saison 2 de Peaky Blinders entre autres, ce sixième épisode à une importance particulière au sein de cette dernière saison.

Si dès ses premières minutes, Black Museum frappe par son ambiance aride, silencieuse mais profondément lumineuse aux abords de cette station-service paumée dans ce désert, il va vite rappeler le sombre et hivernal Blanc comme neige porté par Jon HammRafe Spall et Oona Chaplin. Souvent considéré comme l'un des meilleurs segments de la série, ce nouvel épisode s'attaque a du très lourd en reprenant la même construction. Lors de sa première partie, consacré à ce médecin accro à la douleur, Black Museum intrigue profondément grâce à une histoire fascinante. Cependant le schéma narratif de l'épisode va se calquer de manière trop frontale sur son modèle.

La construction trop similaire ne devient alors qu'un artifice un peu grossier pour raconter un récit faussement complexe et assez prévisible. La mécanique de Black Mirror n'est plus inconnue et le dernier acte de cet épisode tombe une nouvelle fois dans la facilité en reprenant un des codes trop souvent usés par la série : un twist final rocambolesque.

 

Photo Letitia WrightDouglas Hodge et Letitia Wright 

 

Reste cependant une double lecture intéressante apporté par Black Museum puisqu'une grande partie des inventions meurtrières de Black Mirror (ou leurs conséquences directes) sont citées : la scanner d'ADN de USS Callister, la baignoire ensanglantée de Crocodile, les abeilles de Haine Virtuelle, la tablette d'Arkangel, le pendu de L'Hymne national. Le centre San Junipero, au coeur d'un des épisodes les plus appréciés de la saison 3, est également mentionné durant l'épisode par le propriétaire des lieux. Le moyen de prouver que chaque épisode est finalement, plus ou moins lié au même univers et que l'anthologie est plus resserée qu'on le pensait. Mais pas que ?

En brûlant le Black Museum dans son plan final grâce a son héroïne d'un jour, Charlie Brooker qui ne laisse rien au hasard avec son écriture souvent irréprochable, pourrait bien nous faire un signe sur l'avenir de sa série en détruisant les représentations technologiques cauchemardesques du show, Comme s'il tirait un trait sur ces technologies cruelles pour ne laisser place, dans une éventuelle saison 5, qu'à des inventions utiles au bonheur, au bien-être, au profit... des hommes et de l'humanité. Laisser place à des intrigues plus légères, plus drôles et moins moralisatrices à une époque où le monde semble en manque d'amour.  L'avenir nous le dira...

 

Photo

 

Avec sa quatrième saison, Black Mirror déçoit plus qu'elle n'enchante. A l'exception d'un superbe épisode romantique en milieu de saison avec Hang the DJ, la série de Charlie Brooker montre une nouvelle fois ses limites, déjà perceptibles en partie dans la saison 3. Cette nouvelle saison manque profondément d'imagination à propos des nouvelles technologies, ce qui fait normalement l'âme du show : la tablette d'Arkangel rappelle la puce de Retour sur image, Crocodile développe très peu l'aspect technologique et Metalhead instaure des chiens mécaniques assez banals. De plus, la mécanique des épisodes est maintenant trop prévisible avec ses twists, la cruauté mais également le côté moralisateur, ainsi qu'une diabolisation de la technologie, d'où se dégage une vision trop manichéenne.

Reste cependant quelques très belles réflexions sur la maternité, la famille, l'amour ou nos dépendances fabriquées et une réalisation au mieux virtuose, au pire maitrisée.  

 

Affiche saison 4

commentaires

B@nZaii
10/01/2018 à 07:32

Très bon article, bien construit avec des arguments intéressants. Ce que je remarque, après avoir consulté pas mal d'avis sur le net (qu'on a soif d'avis d'autres habitués de la série, à la fin de chaque épisode, non?!) c'est que nous avons tous des avis très différents et qu'il est assez ardu de dessiner une tendance générale.

C'est certainement un bon signe. Même si effectivement, je sens que la série s'essoufle un peu.

A ce titre le très jouissif "black museum" pourrait très bien clôturer cette belle aventure que fut Black Mirror avec tous ces easter eggs. Gageons que l'aspect économique ne viennent pas tout gâcher. Une bonne série se juge souvent à son dernier épisode et au fait qu'il ne s'étire pas sur 100000 épisodes...

Pour ma part, comme bcp, j'ai été parfois déçu, parfois très enthousiaste, et c'est arrivé à chaque saison, donc je ne vois pas une baisse de "qualité". J'ai bcp aimé Hang the DJ et Black Museum, mais chacun a son petit charme.

Favoris : Nosedive, The entire history of u, Playtest, Shut up and dance, Hated in the Nation, Black Museum, Hang the DJ

Finissons en! ;);)

hanni_84577
07/01/2018 à 15:38

Perso j'ai beaucoup aimé cette saison.... elle m'a bien accroché... bien sur certains épisodes sont mieux que d'autres mais c'est normal... et puis chacun est différent sur la perception d'un épisode... cela fait quand même un peur vu tout ce qui se rapproche de nous et qui est décris dans cette saison. Drôle de société quand même... :-/

Ip
06/01/2018 à 11:44

@Fargo

Critiquer un travail, un article, c'est tellement facile tout le monde en est capable. Un peu de modestie ne vous ferait pas de mal.

Fargo
06/01/2018 à 10:27

Une saison 4 vraiment chouette, du très bon travail. Critiquer un travail, un projet, un film, un livre c'est tellement facile tout le monde en est capable. Un peu de modestie ne vous ferait pas de mal.

sw1tchback
05/01/2018 à 16:51

Complètement d'accord avec l'article, épisode par épisode. Ceux qui parlent de "lynchage" font rire, à se demander si ils ont suivis les précédentes saisons tellement elles étaient plus puissantes. Dommage pour cette saison, j'étais impatient et c'est plus une déception qu'autre chose...

Je crois que le plus drôle c'est les ordinateurs type minitel dans l'épisode de Crocodile, même en 2017 ces caissons d'écrans ca n'existe plus... Un épisode particulièrement mauvais.

Kouak
05/01/2018 à 14:42

Ah ! Au fait !
J'avais oublié....
Bonne année à toutes et à tous les cinéphiles, "seriephiles" de tous âges...
Ainsi qu'à l'équipe de EL...Bien entendu...
@+

Kouak
05/01/2018 à 14:29

Bonjour,
pour ma part, bonne saison, pour des sujets qui commencent à tourner en rond.
Mais tout le monde n'a pas forcément vu les précédentes saisons...
A part un petit bémol pour "Métalhead"...Une sorte de Terminator version quadrupède...
Et la chute de "Arkangel" est prévisible dès la moitié de l'épisode...
Pas besoin d'être devin...
Série agréable à regarder un week-end pluvieux et tempétueux...

Geoffrey Crété - Rédaction
05/01/2018 à 12:11

@pseudo

On ne supprime pas vos commentaires, la preuve nous en avons plusieurs de vous ce matin. Notre site a un bot chargé de modérer, et il arrive parfois qu'il se trompe, la mission étant épineuse. Navrés si vous en avez été victime.
Mais vu la dose de commentaires négatifs voire agressifs qu'on trouve sur la plupart de nos articles, et notre respect de la diversité des opinions qu'on rappelle constamment (et qu'on voit illustrée ici dans les commentaires), difficile de dire qu'on supprimerait les réactions qui ne nous plaisent pas.

Pseudo
05/01/2018 à 11:26

Vous pouvez arrêter de supprimer mes coms? C'est fou ça! Il est où le respect? Je me fais chier à écrire et vous effacez au nom de quoi? J'ai posté 2 messages, ils sont où punaise?

C'EST QUOI LE PROBLÈME? J'EN AI RAS LE BOL.
Je vais poster tous mes screens sur allociné pour voir si d autres sont dans ce cas. C'est pas comme si je vous avait insulté ou autre, tous mes coms sont cordiaux.

ever
05/01/2018 à 11:21

Hyper d'accord avec l'article, j'avais peur d'être la seule a avoir eu ce ressenti.

Vraiment déçu j'attend cette série à chaque fois avec impatience, après avoir vu le niveau de réflexion et la j'ai été hyper déçue.

Par contre la ou je ne suis pas d'accord avec vous c'est que pour moi les twists fait justement de Black Mirror ce qu'elle est ! Si il n'y a pas de chute attendue ou de retournement de situation l'épisode ne prend pas tout son sens et ne nous fait pas faire : Wouah, ah ouai quand même. ce qui nous fait nous refaire dans la tête l'épisode en ouvrant un peu les yeux sur le monde.

Pour moi dans cette saison il n'y a que Hang the DJ et Black Museum de bien, mais il est vrai que dans la plupart de ses épisodes ont voit des rapports avec ceux des saisons précédentes comme si l'idée de base étaient la même mais juste avec une histoire différente (Black Museum a part bien sur).

Plus

votre commentaire