Castle Rock Saison 1 - Episode 1 : retour au bercail

Créé : 18 octobre 2018 - Christophe Foltzer
Photo Castle Rock
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Teasée depuis un long moment comme la rencontre exceptionnelle d'une bonne partie de l'oeuvre de Stephen King au sein d'une même histoire, Castle Rock vient enfin de commencer sa saison sur Hulu. L'occasion de savoir si la promesse a été tenue ou non. Attention, SPOILERS !

 

LA PART DES TENEBRES DU BAZAAR DES EVADES

En plein hiver 1991, le jeune Henry Deaver a disparu depuis 11 jours et le froid glacial interrompt les recherches jusqu'au printemps. Seul le shériff Alan Pangborn se décide à continuer et, en pleine nuit, il le retrouve comme par magie sur le lac Castle Lake gelé, indemne et sans aucun souvenir de ce qu'il vient de se passer. 27 ans plus tard, en 2018, le directeur de la prison Shawshank, Lacey, part pour son dernier jour de travail avant une retraite bien méritée. Mais, au lieu de de se rendre à son travail, il arrête sa voiture à Castle Lake et se pend. Ambiance.

 

 

La nouvelle directrice de l'administration pénitentiaire prend ses fonctions et, dans un soucis de rentabilité, elle souhaite héberger plus de détenus. Pour ce faire, elle ordonne la réouverture d'une section abandonnée depuis 30 ans. Là, un des gardiens trouve une étrange cuve dans laquelle vit un jeune homme dans une cage. Personne ne sait qui il est et il semble muet, en état de choc. Passés les tests médicaux, tandis que la directrice ne veut prévenir personne de cette découverte pour ne pas s'attirer de problème et le jeune homme demeurant sans identité, elle envisage de le supprimer ou de le maitre en cellule avec un dangereux criminel qui règlera le problème. Le jeune homme ne balbutie qu'un seul nom : Henry Deaver. Révolté par son triste sort, le gardien qui l'a découvert profite d'un moment de libre pour appeler en secret le vrai Henry Deaver et lui demander de revenir à Castle Rock.

 

Photo Castle RockHenry Deaver (Andre Holland)

 

Henry Deaver est devenu avocat au Texas et plaide sa dernière affaire. Il tente d'empêcher l'exécution de sa cliente. En vain. Il revient donc à Castle Rock et y découvre sa mère, qui n'a plus toute sa tête et se passe de l'assistante médicale qui s'occupait d'elle et une ville qui n'a pas oublié sa triste réputation. En effet, quand Deaver a été retrouvé en 1991, il n'a pas fallu longtemps aux autorités pour découvrir également le cadavre de son père, pasteur de la ville, et penser que le jeune homme avait quelque chose à voir dans cette mort violente. Deaver comprend aussi que le Shériff Pangborn et sa mère sont en couple, ce qui ne lui fait pas particulièrement plaisir.

 

photo, Bill SkarsgårdLe mystérieux prisonnier (Bill Skarsgård)

 

En parallèle, une habitante toxicomane croise Deaver à sa sortie du bus et se cache por ne pas qu'il la remarque. Une fois chez elle, elle sort d'un carton un avis de recherche datant de 1991 ainsi que le pull que portait le jeune garçon. Nous n'en saurons pas plus. Deaver se rend à la prison mais la directrice joue la carte de l'incompréhension, elle ne voit pas qui aurait pu l'appeler. Si Deaver repart bredouille, il reste un peu à Castle Rock, bien décidé à trouver le fin de mot de cette histoire. La nuit, alors que le mystérieux jeune homme est mis en isolement, quelque chose se produit et il sort de sa cellule.

Sur les caméras de sécurité, le gardien voit que ses collègues ont été massacrés et que l'énigmatique prisonnier s'approche de lui. Dans une dernière séquence, nous comprenons que le directeur Lacey est bien celui qui avait retenu l'homme dans une cage et que, lors de sa dernière visite, il lui avait demandé d'exiger de voir Henry Deaver lorsqu'il serait retrouvé. Deaver, lui, se rend à Caslte Lake en pleine nuit et est soudain transporté en plein hiver et observé par lui-même lorsqu'il était enfant. A suivre.

 

photo, Sissy Spacek, Andre HollandHenry retrouve sa mère (Sissy Spacek)

 

LE FLEAU DU SIMETIERRE DE CARRIE AU BAL DE ÇA

Comme on pouvait s'y attendre, Castle Rock joue énormément sur son mystère. Un peu trop d'ailleurs. Comme beaucoup de séries fantastique avant elle, elle blinde son pilote de pistes plus éparses les unes que les autres, laissant suggérer un gros plan d'ensemble traumatisant. Et c'est probablement son plus gros point faible. En effet, si les références à Stephen King sont constantes (bien qu'il n'ait rien écrit lui-même de l'épisode), c'est surtout l'ombre de J.J. Abrams qui plane sur le pilote. Et en particulier le J.J. Abrams de Lost, les disparus.

Ce qui ne nous rassure pas vraiment. Qui se rappelle de la fameuse série, se souviendra aussi que sa spécialité était de lancer de gros hameçons au spectateur pour lui faire croire à la densité d'une énigme incroyable alors qu'au final les scénaristes ne savaient pas eux-mêmes où ils allaient. On ne dit pas que c'est la même chose ici mais l'accumulation d'indices, de points d'interrogations, de comportements bizarres de certains personnages nous le rappelle douloureusement.

 

photo Episode 1Une ville qui ne change pas trop. Encore que...

 

D'un point de vue strictement formel, Castle Rock est plutôt bien fait. Nous ne sommes pas dans une direction artistique de dingue ou dans une prise de risque énorme, le tout reste dans les canons actuels, mais comme l'épisode se base en partie sur l'ambiance de la ville, ce volet est particulièrement réussi. Si l'on a encore un peu de mal à s'imaginer la géographie et la personnalité de cette ville, nul doute que les épisodes ultérieurs sauront aller encore plus loin.

Evidemment, ce qui intriguait le plus, c'était cette notion de Kingverse, où toutes les histoires les plus emblématiques de l'écrivain se retrouvaient connectées. Il faut bien avouer que ce premier épisode commence en douceur. Les férus de King y verront bien quelques correspondances (Alan Pangborn est une figure récurrente de son oeuvre, il y a la prison de Shawshank) mais nous sommes encore loin du jeu de piste promis. Ce qui n'est pas forcément une mauvaise chose puisque du coup la série prend son temps pour installer ses personnages, son univers, son histoire et les références ne prennent pas le dessus sur ce qu'elle veut nous raconter.

 

Au final, ce premier épisode de Castle Rock laisse un peu perplexe. Il inquiète par sa profusion de promesses mystérieuses comme dans les séries fantastiques grand public les plus bancales, tout comme il intrigue par l'énigme qu'il installe autour de Henry Deaver et le mystérieux garçon. On espère que la suite transcendera ce début tout en douceur.

 

Affiche

commentaires lecteurs votre commentaire !

adel10 19/10/2018 à 14:24

bonne série avec p^plein de référence au Maitre , toutefois un bémol comme souvent la série est trop longue,. 6 épisode sufisait largement

CinéGood 19/10/2018 à 09:46

Cette série est une énorme déception. Elle est lente, pénible, les personnages peu intéressants pour un final qu'on voit venir et où l'on se dit : "Tout ça pour ça ?"

Vraiment dommage parce que l'équation King + Abrams aurait dû avoir un résultat bien au-dessus.

Bibi 28/07/2018 à 12:49

Vous la trouverez sur toutes les plates-formes "officieuses" du web ;)

Cruz 28/07/2018 à 12:11

Où voir cette série?

Est ce qu'il est prévu qu'elle soit diffusée ou distribuée en France ?

Help

B. Pivot 28/07/2018 à 10:51

de le « maitre » en cellule

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