Arrow Saison 8 Episode 1 : ode à l’archer

Arnold Petit | 17 octobre 2019 - MAJ : 09/03/2021 15:58
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photo, Arrow

Le justicier est de retour pour une dernière saison, qui démarre avec un épisode empli de nostalgie et promet une aventure bouleversante avant la fin.

Toutes les bonnes choses, séries télé comprises, ont une fin. Après sept saisons et des années d’aventures, Arrow réalise un ultime retour avant de tirer sa révérence. La série, qui a donné naissance à ce qu’est devenu l’Arrowverse (composé de The Flash, Supergirl, DC's Legends of Tomorrow, Batwoman et bientôt Black Lightning) et aura changé le monde des super-héros sur petit écran, s’achève avec une huitième saison de seulement 10 épisodes.

Le casting et la showrunneuse Beth Schwartz ont plusieurs fois annoncé que cette ultime saison sera non seulement un prologue au crossover Crisis on Infinite Earths, mais aussi une sorte de retour dans le passé, avec un hommage aux saisons précédentes. Après avoir vu le premier épisode, on comprend exactement ce qu’ils ont voulu dire.

ATTENTION, SPOILERS !

 

photo, ArrowLa fin d'Oliver Queen annoncée par le Monitor

 

À la fin de la saison précédente, Oliver Queen (Stephen Amell) raccrochait son arc et son carquois pour aller mener une petite vie de famille tranquille, mais se retrouvait finalement embrigadé par le Monitor (LaMonica Garrett) dans une aventure cosmique afin d’empêcher le monde d’être détruit. Après ce revirement de dernière minute, on pouvait légitimement se demander comment le scénario allait évoluer et quelle direction la série allait prendre, encore plus avec le départ inopiné d’Emily Bett Rickards, l’actrice qui incarnait Felicity.

Finalement, le premier épisode donne une idée plus claire de la façon dont la dernière saison d’Arrow prépare le terrain pour la crise à venir et du rôle qu’aura Oliver Queen dans cette histoire. Un chant du cygne pour le héros qui porte désormais le destin de l’univers entre ses mains, avec un ultime voyage vers le passé avant sa mort (apparemment) inévitable.

 

DES HISTOIRES À RACONTER

Retour là où tout a commencé. Comme lors de la première scène de l’histoire d’Arrow, Oliver court à travers Lian Yu pour allumer un feu de joie et attirer l’attention des pêcheurs afin d’être secouru, sauf que tout n’est pas exactement comme dans le premier épisode de la série. Cette fois, le masque de Batman remplace celui de Deathstroke sur le piquet installé sur la plage et Oliver n’a pas disparu depuis cinq ans, mais douze.

 

photo, ArrowBruce Wayne aurait lui aussi fait un tour sur Lian Yu

 

Lorsque sa mère Moira Queen (Susanna Thompson) l’accueille au Manoir Queen et lui présente son beau-père, Malcolm Merlyn (John Barrowman), l’expression sur le visage d’Oliver ne laisse pas de place au doute. Il est bel et bien dans une autre réalité, en train de vivre la vie qu’il aurait eue s’il était revenu huit ans plus tard. Tout ceci n’est en fait qu’une mission pour le Monitor sur Terre-2, qui a pour but de récupérer des morceaux d’étoile naine contenus dans les labos de l’entreprise familiale.

Après un détour par Smoak Technologies et un verre en boîte de nuit avec Laurel Lance (Katie Cassidy) et Tommy (Colin Donnell), son meilleur ami (et demi-frère désormais) Oliver poursuit sa quête et recroise un ennemi de longue date : le Dark Archer. Persuadé d’avoir affaire à Malcolm Merlyn comme à l’époque, il s’associe avec Laurel et Adrien Chase (Josh Segarra), qui est le justicier de Starling City dans cette réalité, pour essayer de le faire tomber et accomplir sa mission. Mais comme tout le reste, sur Terre-2, rien n’est tout à fait comme avant.

 

photo, ArrowDiggle trouve quand même le moyen de rejoindre Oliver, même dans un autre monde

 

JE SUIS VENU TE DIRE QUE JE M’EN VAIS

Cette huitième saison d’Arrow se présente visiblement comme une sorte de rétrospective avant la fin. Dès les premières secondes de ce premier épisode, la série surfe clairement sur la nostalgie et continue en nous présentant des visages familiers et en revisitant des scènes directement issues des précédentes saisons.

Plusieurs fois convaincu qu’il avait finalement causé plus de mal que de bien, le héros peut ainsi se rendre compte de l’impact qu’il a eu sur l’existence des personnes qui ont croisé son chemin grâce à ces détournements à la fois drôles et touchants et voit ce à quoi ressemblerait Star City s’il n’était jamais rentré chez lui. Une réalité bien pire, où Tommy, devenu son demi-frère, a été consumé par la haine au point de devenir le Dark Archer à la place de son père pour essayer de venger Thea (Willa Holland), morte à 18 ans d’une overdose de Vertigo. La confrontation avec son ancien meilleur ami est l’occasion pour le justicier à la retraite de prendre conscience du chemin qu’il a parcouru, notamment ce même combat au même endroit contre Malcolm Merlyn, et de tout ce qui le sépare de son passé avec Tommy et de l’homme qui a embarqué sur le Queen’s Gambit il y a plusieurs années.

 

photo, ArrowPeu importe la réalité, la famille Queen reste compliquée quoiqu'il arrive

 

Ces bouleversements aussi bien scénaristiques que sentimentaux sont l’occasion pour Stephen Amell de livrer une prestation impeccable. S’il est capable d’avoir la même légèreté que lors du dernier crossover Elseworlds, l’acteur sait aussi retranscrire toute la douleur et la tristesse que ressent Oliver qui, après avoir quitté femme et enfant, retrouve sa mère et lui demande si elle se serait sacrifiée pour lui et sa sœur.

Une scène poignante où Oliver semble enfin se libérer du fardeau de sa mort, qu’il porte depuis la deuxième saison. Un moment fort, comme la série n’en avait plus offert depuis longtemps, et sans doute empli d’une touche d’authenticité alors que les acteurs tournent eux aussi une page avec la fin de cette série à laquelle ils auront consacré une partie de leur vie.

 

photo, ArrowDes retrouvailles touchantes pour la mère et son fils

 

C’EST LA MÊME CHANSON

Avec la mort annoncée d’Oliver Queen, les scénaristes et le casting d’Arrow donnent l’impression d’être libérés d’un poids immense et de simplement se faire plaisir avant que le rideau ne tombe. À tel point que certains éléments du récit viennent contredire la continuité mise en place par l’univers de The CW.

Dans un épisode de la deuxième saison de The Flash, on apprenait que sur Terre-2, Oliver Queen était mort dans le naufrage du Queen's Gambit et Robert Queen avait survécu pour ensuite devenir le Green Arrow. Des informations contradictoires avec cet épisode, qui nous présente désormais Adrian Chase comme le justicier à la capuche dans cette réalité alternative et ne fait mention du paternel Queen à aucun moment. L’idée était sans doute d’inclure Harry Wells (Tom Cavanagh) et sa fille dans le dénouement catastrophique de cet épisode afin d’amener une dimension encore plus dramatique, mais le résultat massacre carrément ce que l’Arrowverse a construit. C’est généralement ce qui arrive quand on commence à jouer avec le continuum espace-temps (n’est-ce pas Captain America ?).

 

photo, ArrowBlack Siren prend part à l'aventure contre son gré


Si Arrow prend une direction originale d’un point de vue scénaristique, certaines choses, en revanche, ne changeront jamais. Les combats sont toujours trop chorégraphiés et l’intrigue en 2040 avec Mia Smoak (Katherine McNamara) et William (Ben Lewis), déjà superflue lors de la saison précédente, a l’air encore plus inutile et n’a toujours aucun lien avec ce qui se passe dans le présent.

Tout l’intérêt de cette histoire réside uniquement dans le fait de savoir ce qu’a traversé John Diggle Jr (Charlie Barnett) pour qu’il en arrive à devenir le nouveau Deathstroke. Sinon, ces scènes qui apparaissent au beau milieu de l’épisode donnent le sentiment d’être surtout là pour préparer un éventuel spin-off autour des enfants d'Oliver plus qu’autre chose.

 

photo, Arrow« Tu vas me la donner ma série à moi toute seule ? »

 

Néanmoins, difficile de pointer du doigt ces défauts (devenus familiers avec le temps) tant cette nouvelle saison d’Arrow s’avère excitante à suivre, avec ces nouveaux mondes qui font écho aux précédentes saisons dans lesquels Oliver accomplit des emplettes pour le compte du Monitor. Si cette dynamique fonctionne à merveille dans le premier épisode, impossible de savoir si les prochains suivront ce modèle. Dans tous les cas, la fin approche à grands pas. Et ce serait presque dommage.

Le compte a rebours vers Crisis on Infinite Earths a commencé et Oliver Queen entame sa dernière aventure dans l’espoir de sauver l’univers. Avec le premier épisode de sa huitième et dernière saison, Arrow mise sur la nostalgie et emmène son héros dans un voyage excitant qui promet d’être chargé en souvenirs et en émotions.

 

photo, Arrow

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commentaires lecteurs votre commentaire !
Oliver
20/09/2020 à 00:25

Je trouvé super la 8 saison mais sacrifient vous avez c'est une grande erreurs en precipe vous devez continuer un peu...

Raphaël 404
13/02/2020 à 16:50

J'ai trouvé que la saison 8 et tu es super nul et tu aurais pu quand même mieux faire pour la fin

Camille
03/11/2019 à 16:52

J'ai bien aiméla série avec le pilote et les épisodes suivants, puis vite décroché. Les scènes de combat se passent de nuit, on ne voit rien ! Au moins, Walker Texas Ranger, c'était de jour, pas ds la pénombre!

Arnold Petit - Rédaction
18/10/2019 à 15:28

@Cobalt
On va très probablement faire un bilan à la fin de la deuxième saison

Cobalt
17/10/2019 à 15:24

Vous allez terminer la critique de Titans saison 2 ?

Opale
17/10/2019 à 13:13

J'ai passé de bons moments et d'autres forts chiants avec cette série mais, au-delà du côté cheap, des scénarios bourrés d'incohérences, de combats nazes dans des entrepôts dignes de Walker Texas Ranger, il y a un je ne sais quoi d'attachant dans ce show. J'ai lâché l'affaire à la fin de la saison 6 si ma mémoire est bonne. Votre critique de cet épisode ouvrant l'ultime saison me donne envie de m'y replonger...

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